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Baisse du taux d'alcoolémie autorisé en vue

Vers une limitation à 0,2 g/l de sang pour les jeunes permis

L'alcool impliqué dans 1 accident mortel sur 3 en 2013

Baisse du taux d'alcoolémie autorisé en vueDe nouvelles mesures encore plus restrictives vis-à-vis de l'alcoolémie seraient actuellement en préparation. C'est en tout cas ce que révèle Le Parisien qui a eu accès à un rapport confidentiel de l'évaluation de la politique de sécurité routière. Ce dernier préconiserait de diminuer le taux d'alcoolémie autorisé pour les conducteurs débutants de 0,5 à 0,2 g/l de sang.

Certaines associations de défense des usagers n'ont pas tardé à montrer leur opposition à l'image de l’Automobile Club Association (ACA) pour qui cette mesure n’aurait pas d’impact significatif en termes de sécurité routière et de réduction de l'accidentalité routière. L'ACA indique ainsi que les conducteurs impliqués dans des accidents mortels avec un taux d’alcool positif, affichent des niveaux d’imprégnation largement supérieurs au seuil réglementaire.

Taux d'alcoolémie des conducteurs impliqués dans un accident mortel (source ONISR 2011) :

  • 8,4 % ont un taux d’alcool entre 0,5 - 0,79 g/l
  • 31,6 % ont un taux d’alcool entre 0,80 - 1,49 g/l
  • 59,9 % ont un taux d’alcool supérieur à 1,50g/l

L'association ne dénigre pas pour autant la lutte contre l'alcool au volant qu'elle considère comme un enjeu majeur de la sécurité routière. On rappellera ainsi que près de 29 % des accidents mortels impliquaient un taux d'alcoolémie positif en 2013.

Didier Bollecker, Président de l’Automobile Club Association :

En matière d’alcool au volant, la priorité doit être donnée aux renforcements des contrôles dans le cadre de la réglementation déjà existante pour tous les conducteurs. Les contrôles d’alcoolémie préventifs sont en baisse depuis 2009 et nos récentes études ont montré qu’un conducteur risque d’être contrôlé en moyenne 1 fois tous les 5 ans.

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Commentaires

AlainAstouric

Alors que la vitesse inadaptée constitue la troisième cause de mortalité sur les routes, loin derrière l’alcool et la somnolence, l’État s’entête à "criminaliser" les petits excès de vitesse et continu de construire des ronds-points et quelques autres aménagements dont la justification n’est pas toujours évidente.
Un peu comme si la "sécurité-spectacle" qu’offrent certains radars était plus utile que la lutte contre les ravages de l'alcool ; un peu comme si la somnolence au volant était une fatalité dont on ne connaît même pas les causes.
Alors pourquoi un tel aveuglement ? Qui a intérêt à inonder la France de radars, de ronds points et de ralentisseurs ? Quelle autre politique de sécurité routière peut-on imaginer ?
Réponse: "La politique de Sécurité-Spectacle des radars, ronds-points et ralentisseurs". Étude téléchargeable gratuitement sur le site "meslivres2. com"

10-09-2014 09:32 
 

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Shoei