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Etre pilote : se faire comprendre sans radio

Les pilotes de moto sont maîtres de leur course

Du panneau et puis c'est tout !

L'ancien panneau du SRC, remplacé par un affichage éléctroniqueDimanche matin, aux alentours de 9 heures et demie, on a pu voir Randy de Puniet allonger un peu son relais pour aller titiller la moto du SERT, alors à la troisième position. Pendant qu'il jouait des coudes avec Etienne Masson, son stand l'attendait patiemment pour le ravitaillement. Il est rentré deux tours plus tard. Voila un exemple de la liberté que les pilotes ont en course d'endurance moto. Et à part tenter d'incruster un smiley pas content sur le panneau, il est difficile de dire autre chose que "Box".

Car la communication entre le stand et le pilote est assez limitée. Hormis par le panneau, il est impossible pour le pilote de communiquer avec son stand. Sauf quand sa moto ralentit subitement et qu'il lève la main pour le signaler aux autres : indirectement, il le fait savoir à son équipe qui se prépare alors à l'accueillir.

Que faire en cas de problème mécanique ?

Sans communiquer, il parait compliqué de prendre une décision, surtout quand on ne peut pas le dire oralement à son stand pour qu'il décide de quoi faire. Pour Pierre Scomo, directeur de la compétition chez SRC Kawasaki, le tout est dans l'anticipation des problèmes :

"A moto, le pilote est seul maître à bord. Il sait ce qu'il doit faire et il est le seul à décider que ce qui lui arrive est assez grave pour qu'il rentre. Pour chaque problème potentiellement rencontré, on a déjà mis au point une marche à suivre pour qu'on puisse agir rapidement."

Pour le team et notamment les mécaniciens, c'est une pression supplémentaire. Le pilote peut décider de rentrer à tout moment, en cas de problème. C'est pour cela que les managers, ici Gilles Stafler passent leur temps à regarder le classement actualisé en temps réel via les transpondeurs. A partir du moment où le pilote passe la ligne des stands, un message "PIT" orange s'affiche à côté de son nom.

L'écran des temps, qui affichent tous les chrono des pilotes, y compris par secteurs (3)

La réaction doit être immédiate : en général, un simple cri suffit.

IL RENTRE !

A ce moment, tout va très vite. Le box est dégagé, pour que le pilote puisse entrer directement à l'intérieur en roulant. A lui d'expliquer le problème rencontré, si le stand n'a pas vu de casse à l'image. Car il n'y a aucune donnée récupérée sur la moto. Pierre Scomo résume ça simplement :

Le temps est notre juge de paix. Si on voit un chrono qui baisse sensiblement, on sait qu'il se passe quelque chose dans la seconde et on peut se préparer à travailler.

Une situation à laquelle on a pu se frotter dans le box SRC. Vers une heure du matin, la #11 est entrée d'un coup pour un sélecteur cassé en deux. Une sensation indescriptible de type "Je dois vite me tirer d'ici avant de me prendre un bidon" se fait ressentir de façon assez violente. Rien qui donne envie de rester dans les pattes des mécanos.

Une chose est sûre, voila un procédé qui assure le spectacle, peut être même dans la dernière heure de course !

En application : après l'appel, le box passe de ça...

Un box relativement calme...

A un box plein et le tout en moins de trente secondes !

A un box plein !

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