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Un arrêt aux stand chez SRC

Pas plus de vingt secondes d'immobilisation

Sous la direction de Gilles Stafler

Un arrêt aux stand chez SRC KawasakiChez SRC Kawasaki, on connait le sens de l'expression "Service Rapide". Ils ont pris quatre gars, les ont disposés autour de la Kawasaki ZX-10R et roule ma poule ! En 20 secondes, les deux pneus sont changés et le plein est fait. En prime pas de nounours ni de paire d'essuie glace offertes pour le pare-brise de votre moto, mais un changement de pilote ! Une véritable prouesse que réalisent les mécanos et pilotes qui s'entraînent toute l'année à ces ravitaillements. Car avec plus d'une vingtaine d'arrêt dans l'ensemble de la course, la moindre seconde compte, quand on voit des courses d'endurance se jouer dans les dernières minutes et un podium se jouer pour quelques secondes, même au bout de 24h !

L'entrée dans les stands

Le pilote doit prendre la voix réservée pour rentrer vers les stands. Au Mans, il s'agit de prendre un autre chemin que la dernière chicane, pour passer sous le pont où se trouve le podium de la course. Sur la ligne blanche qui matérialise l'entrée dans la ligne droite des stands. A partir de cette ligne et juste à la sortie, la vitesse maximale doit être de 60 km/h (et attention, le radar n'a pas la même grille tarifaire que sur les routes françaises si vous dépassez le panneau !).

Le pilote est rappelé à son stand par le team manager qui lui indique la position de son box. Une fois que la moto se positionne pour l'arrêt, les mécaniciens se jettent à toute vitesse sur la moto pour débuter le ravitaillement. Le but : rester le moins de temps possible dans la voie des stands.

Première étape : le pilote descend et le moteur est arrêté

Avant toute chose, le moteur est coupé. Dans la foulée, le pilote descend de la moto. il se précipite vers celui qui prend le relais pour lui donner quelques infos rapides : état de la piste, comportement de la moto. Il rentre ensuite dans le box. Le remplaçant se tient prêt au signal du chef, ici Gilles Stafler, qui contrôle l'ensemble de la manoeuvre. Dans ce cas de figure, Randy de Puniet est sur la fin de son relais, remplacé par Mathieu Gines.

Un arrêt aux stand chez SRC

Deuxième étape : changement de pneus !

Les jantes sont remplacées par les mécaniciens. Au total, ils ne peuvent pas être plus de 4 à intervenir en même temps, selon la réglementation de l'ACO. La Kawasaki ZX-10R est chaussée de pneumatiques Pirelli Diablo Supercorsa. Cette partie de l'arrêt est assez rapide, les deux gommes étant changées en même temps.

La cave à pneumatiques

Troisième étape : c'est à boire qu'il lui faut !

Dernière partie du passage par la case stand ! le ravitaillement en carburant. Ah oui ! C'est bien beau d'avoir des pneus tous neufs, si c'est pour tomber en panne en sortant des stands.... C'est là que l'homme au pistolet à carburant entre en scène. Ici, c'est Gilles Jacquot, bien connu dans le paddock pour sa moustache longue et ses 30 ans de présence dans le paddock qui s'y colle ! Son pistolet, à deux sorties, doit se brancher sur la moto au moment où le bras de Gilles Stafler se baisse. C'est le signal et ça marche aussi en sens inverse. Quand le bras du chef se relève, on enlève le pistolet pour libérer la moto.

Un arrêt aux stand chez SRC : ravitaillement en carburant

Quatrième étape : en selle cow-boy

Dernière étape de l'arrêt, le départ du pilote, aidé par ses collègues qui poussent sa moto pour faciliter son envol. Les pneus sont ensuite emmenés au fond de la pièce pour être dégonflés. D'autre gommes neuves arrivent et le manège peut recommencer, une heure plus tard !

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