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Visite au Café Racer Festival de Montlhéry

Expos, parades, roulages...

Le rendez-vous des fans de motos de caractère sous le soleil et la bonne humeur

Quel est le point commun entre une Indian Roadmaster, une Royal Enfield Continental GT avec un carénage "nez de cochon comme dans la fin des années 50, un side-car Ural Pustinja II, une Ducati Monster avec le tête de fourche refait en osier, une GSX-R SACS avec des pneus à crampons, des Harley dépouillées, des motos de flat-track, des vendeurs de t-shirt, des vendeurs de casque jet à la peinture faite à la main, un baby-foot sur le stand Triumph, juste à côté d'un barbier, des mecs qui tournent sur un anneau classé monument historique (des qui font la course et d'autres qui sont contentés de se balader), un anneau de dirt track, une concentration de motos à cadre Martin, des 500 de GP, une Nimbus à quatre cylindres en ligne dans le sens de la marche, une Moto Guzzi avec cadre façon bois, la DS3 Racing des marshalls et bien d'autre choses encore ?

Hein, quel est le point commun ? Parce que c'est n'importe quoi cette liste.

vintage racing spirit

Inventaire à la Prévert

On s'était fait la réflexion en allant l'an dernier aux Wheels and Waves à Biarritz et en ayant du mal à en tirer une synthèse. Mais les synthèses, ça fait "so parti politique d'avant 2017 !". L'idée, ce n'est pas tant de rassembler que de s'ouvrir. S'ouvrir à tous ceux qui ne voient pas la moto comme un objet de consommation standardisé, uniforme et sans saveur. La moto, c'est l'expression d'un besoin, d'une personnalité ; certes, cette assertion peut vite tourner au conformisme boboïsant à base de types qui roulent en Mash et qui se prennent pour Steve McQueen en snobant au feu rouge des types qui roulent en Tmax et qui se prennent pour des cadors, mais la variété des machines présentes et des profils d'utilisateurs présents au Café Racer Festival rend foi en la multiplicité des modes d'expression.

On prend la pose au Café Racer Festival

Dans les années 70, sur les rassemblements de motards, ceux qui roulaient en japonaises en venaient souvent aux poings avec ceux qui roulaient en anglaises. Et ceux qui roulaient en françaises prenaient de doubles rations de mandales.

Aujourd'hui, on est tous frères : quelques sessions passées à regarder des types se tirer la bourre sur l'anneau de Montlhéry montrent que c'est vraiment l'alliance de la carpe et du lapin. Quel point commun entre une Martin CBX 1000 à 6 cylindres, une Harley préparée racing, un mono de flat track, une Ducati 900 Superlight, une Yam 350 RDLC 4L0 ? Aucun et n'imaginez pas que le pedigree des machines se retrouve dans l'ordre après quelques tours de piste. Ca roule, ça enquille, ça se promène, ça fait du bruit pour le plus grand plaisir des spectateurs...

Martin

Bonne ambiance

C'est ce sentiment qui ressort lors des déambulations dans les allées du Café Racer Festival : quelle que soit votre monture, il y a un vrai plaisir de vivre et de partager ce moment.

Side-car au Café Racer Festival

Un moment pas dénué d'ambitions commerciales non plus, mais oh, les mecs, on est en 2017 et la vente de t-shirts, si elle permet de financer des événements et de se faire des souvenirs, elle est donc doublement la bienvenue.

Et c'est cela qui caractérise le Café Racer Festival. Des hipsters barbus fraternisent avec des types au crâne rasé, quelques constructeurs se paient des stands gigantesques pour montrer ô combien ils sont cool, les spectateurs viennent regarder, se montrer, rouler.

Et tout cela dans une belle ambiance : la force de ces rassemblements où le Café Racer Festival fait figure de tête d'affiche, c'est de mettre sur un pied d'égalité le type qui a une moto à 500 € et celui qui en a une à 50 000, ou presque. Et çà, c'est sans doute un miracle en soi.

5e édition du Café Racer Festival

Plus d'infos sur le Café Racer Festival