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JNMM : les motos farfelues de la gendarmerie

Des modèles qui n'ont jamais trouvé leur place chez les forces de l'ordre

Exposées au musée du CNFSR de Fontainbleau

Dans les musées de motos sont généralement exposées des modèles de légende, adulés, qui ont fait leurs preuves sur des milliers de kilomètres. Mais quelle place donner aux incompréhensibles, aux motorisations improbables ? Si certaines ont élu domicile dans les tops de Philippe, le CNFSR de Fontainebleau a également dédié une partie de son musée à ces deux-roues prévus pour les forces de l'ordre, mais qui se sont révélés inadaptés à leur usage. Exceptionnellement, ce temple de la mécanique a ouvert ses portes, le temps des Journées Nationales de la Moto et des Motards, pour permettre au public de les découvrir.

La BFG 1300 et son demi tour impossible

BFG 1300 : vous avez dit large ?

Quel est le point commun entre la BFG 1300 et une Citroen GS ? Un moteur quatre cylindre à plat de 1299cm3 de 70 chevaux.

L'idée de cette routière au grand gabarit est née dans l'esprit de Louis Broccardo, Dominique Favario et Thierry Grange, qui ont créé au début des années 1980 la firme BFG, près de Chambery. Les premiers prototypes sont sortis en 1982 des usines et ont immédiatement été essayés par la gendarmerie nationale. Très performante selon les forces de l'ordre sur autoroute avec une vitesse de pointe de 190 km/h, l'histoire devenait particulièrement compliquée quand il s'agissait de faire demi-tour sans avoir besoin d'un grand parking. Un problème qui a sonné la fin de cette moto et de BFG, en 1988, avec 600 modèles produits.

Ligier 650 Pantah : oui, vous avez bien lu Ligier !

Une Ligier Ducati, ca ne s'invente pas.

Dans les années 80, la gendarmerie désire renouveler son parc de motos et décide d'essayer de nombreuses motos européennes. La Ligier 650 Pantah fait partie de ces essais durant toute l'année 1984. Rapidement, celle-ci a montré ses limites. Son moteur de 650cm3 s'étant révélé trop pointu et trop fragile pour une utilisation rigoureuse sur les routes, elle n'a jamais trouvé sa place dans les rangs des forces de l'ordre. Les plus avertis hurleront "Quoi ! Mais y'a écrit Ducati sur le moteur !". Cocorico oblige, cette moto est simplement une Ducati 650 Pantah, carénée par la marque française Ligier. Comme quoi, le rebadgeage avait déjà de beaux jours devant lui.

MF 650R : le retour de Citroen

MF 650 R : le retour de Citroen !

En 1981, Louis Boccardo, licencié par l'usine BFG, décide de retenter l'aventure gendarmerie. Après la 1300 vue plus haut et son moteur de Citroen GS, c'était désormais au tour de la Visa d'être victime d'un vol d'organe et de se voir retirer son moteur de 650cm3. La MF 650R était ensuite née. En 1982, la Gendarmerie, non refroidie par l'échec de la BFG 1300 décide de retenter l'essai avec la MF, sans grand succès. Cette fois, c'est le manque de puissance et de fiabilité qui l'ont empêché de rentrer dans la flotte des forces de l'ordre.

Laverda 750 type SF : la trop sportive jamais peinte

Cette pauvre Laverda n'a même pas eu droit à la peinture bleue...

Dernière moto exposée dans la partie des motos mal aimées de la gendarmerie, la Laverda 750 SF. Une moto italienne construite à partir de 1971 et elle aussi proposée à la gendarmerie. Avec ses 200 km/h de vitesse de pointe et son profil, elle a été considérée comme trop sportive par les forces de l'ordre, qui ne l'ont jamais intégrée à leur flotte. Elle n'a même pas reçu la livrée bleue classique et est restée noire avec un bande blanche, signifiant qu'elle s'était révélée inapte au service sur les routes.

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