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Radars : une privatisation pour l'argent

La FFMC dénonce le renforcement constant de la répression

Toujours rien sur le doublement des glissières, l'absence d'éclairage, l'entretien du réseau...

Radars : une privatisation pour l'argentLa Sécurité Routière passe à la vitesse supérieure en matière de répression avec la volonté de privatiser les radars mobiles. Annoncé en octobre 2015, le gouvernement a décidé de confier la gestion des voitures-radars à des sociétés privées pour en améliorer le rendement et donc les recettes pour l'Etat. Mais alors que l'on n'est qu'en phase d'expérimentation, on se doute bien que le projet a toutes les chances d'être étendu à l'ensemble du territoire par la suite.

Face à cette annonce, la Fédération Française des Motards en Colère (FFMC) n'a pas tardé à réagir et pointe du doigt l'expansion incessante de la répression rentière :

La chasse aux profits est lancée, avec les usagers de la route en guise de gibier.

Rappelons également que la privatisation des contrôles n'est pas le seul projet dans les cartons puisque la baisse des limitations de vitesse est toujours à l'étude, sans compter les nouveaux dispositifs automatiques qui devraient voir le jour ces prochaines années.

Jusqu’où ira l’État en matière de casse du service public ? Après avoir vendu nos autoroutes (réseaux les plus sûrs) à des sociétés toujours plus avides d’année en année, les contrôles de vitesse au moyen de voitures radars se feront désormais via des sociétés privées. Et la « grande » idée de la sécurité routière est encore réduite à la vitesse et son contrôle, avec toujours plus d’amendes automatisées au profit des caisses de l’État.

Au-delà de l'aspect purement financier de ces mesures, le principal problème selon la FFMC est que les différents revenus générés par la répression ne servent qu'à renforcer cette dernière et non pas à améliorer la sécurité sur les routes :

Si au moins cette manne servait à renforcer les actions pédagogiques en faveur de l’enseignement aux risques routiers, à doubler les glissières de retenue qui sont toujours de vrais hachoirs à motards, à rétablir l’éclairage supprimé sur les voies express peri-urbaines, à mieux entretenir un réseau routier laissé à l’abandon…

Mais non ! Avec la « sécurité rentière », c’est toujours gaz en grand vers plus de privatisation des recettes… à fond !

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