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Violences sexuelles : balance ton entraîneur

Le Ministère des Sports sanctionne le centre de motocross

Violences sexuelles : un entraineur condamné toujours en activité - Photo d'illustrationL'affaire Weinstein a accéléré la mise en lumière des violences faites aux femmes avec une vague de révélations tout au long de l'année 2017. Tous les secteurs ont été concernés même si le sport a plutôt été épargné. Le Point et Le Monde ont même dénoncé une omerta plus grande dans le sport qu'ailleurs dans des articles récents alors qu'une enquête du Ministère des Sports pointait déjà en 2008, 11% d'athlètes sportifs ayant subi des violences sexuelles contre 6% hors du secteur sportif.

C'est aujourd'hui au tour de Médiapart de révéler que le directeur d'un centre de moto-cross a continué d'exercer ses fonctions sans jamais avoir été condamné par la Fédération Française de Motocyclisme alors que les plaintes pour agressions sexuelles de deux élèves avaient été déposées en 2011. Le journal assure que la FFM aurait été informée de l'ouverture de la procédure en justice dès la fin 2012. Le Ministère avait pourtant renouvelé son label "site d'excellence sportive" au centre en 2013 et 2015, un label qui ne peut être retiré que par le Ministère via un arrêté.

Pourtant, le directeur du centre avait bien été condamné en septembre 2015 à quatre ans de prison avec sursis pour agression sexuelle sur une élève, mineure au moment des faits. Il avait par contre été acquitté pour les faits de viol et d'agression sur l'autre plaignante. Lors de ce jugement, l'homme s'était alors vu interdire de travailler au contact de mineurs féminines.

L'entraîneur avait fait appel de la condamnation, tout comme le parquet à propos de l'acquittement. Le procès était attendu pour ce mardi mais celui-ci a été reporté par la Cour d'Assises pour des raisons médicales.

Alors que l'histoire vient de refaire surface, le ministère des Sports a expliqué ne pas avoir été mis au courant de cette affaire et reconnait un "dysfonctionnement". La FFM estime de son côté que, le verdict ne lui interdisant pas de poursuivre ses activités, l'appel de la décision et la présomption d'innocence ne permettaient pas de mettre en place de sanction.

Pour la FFM "nous respectons la loi et les recommandations du Ministère des Sports".

Quoi qu'il en soit, le Ministère a d'ores et déjà annoncé quant à lui que le label en cours d'examen était suspendu.

Pour le Ministère, « Il convient de tout mettre en œuvre pour qu’une telle situation ne puisse se reproduire, dans n’importe quel sport », confirmant ainsi un rappel à l’ordre général des fédérations et de leurs services.

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