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Voitures-radar : une plainte pour favoritisme

L'association Anticor dénonce une attribution sans mise en concurrence

Un marché de 54 millions pour la société Fareco

Voitures-radar : une plainte pour favoritismeAssociation luttant contre la corruption et pour l'éthique en politique Anticor a déposé une plainte pour délit de favoritisme dans l'attribution des marchés publics des voitures-radar.

C'est un nouvel écueil qui vient donc secouer la privatisation des voitures après les contrôles positifs aux stupéfiants des conducteurs. L'association Anticor vient en effet de porter plainte contre X devant le Parquet National Financier pour délit de favoritisme.

L'association reproche à l'Etat d'avoir attribué le marché d'équipement à la société Fareco sans être passé par la mise en concurrence pourtant obligatoire.

Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que des attributions de marchés sont mises en cause dans le domaine du contrôle automatisé. En 2014, l'Inspection générale de l'administration avait pointé du doigt, dans un rapport, les relations entre l'ANTAI et les sociétés du Groupe ATOS qui avaient permis de pratiquer des prix plus élevés. L'association avait alors déposé une première plainte en novembre 2015 pour favoritisme. Une enquête préliminaire, toujours en cours, avait été ouverte.

C'est désormais sur l'équipement des voitures-radars que le gouvernement est mis en cause. En effet, le 1er février 2017, Fareco s'était vu attribuer le marché de 54 millions d'euros sans que l'Etat n'assure la publicité de l'attribution du marché ni la moindre mise en concurrence. Fareco avait alors été choisi par le Ministère de l'Intérieur qui s'était justifié en expliquant qu'il y avait une "absence de concurrence pour des raisons techniques".

Anticor estime par ailleurs que cette mise en concurrence était possible. Quoiqu'il en soit, elle est normalement obligatoire et prévue par la loi.

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