Menu
Fil RSS Facebook Twitter Instagram Pinterest Youtube

JDM, baby !

Acronyme JDM : le mantra menant au Graal ?

Pour les amateurs de machines japonaises à quatre roues, l'acronyme JDM est le mantra menant au Graal. Bizarrement, ce phénomène est absent chez leurs cousins qui préfèrent les Japonaises à deux roues. Pourquoi ?

Kronik : JDM, baby !

Japanese Domestic Market, ou JDM. Il s'agit d'un qualificatif s'appliquant aux machines développées pour le marché japonais et vendues là-bas. Des petites merveilles qui n'en sortent pas, ou des abominations qui feraient mieux d'y rester. Des voitures rares, ou rendues fameuses par un jeu vidéo ou un film et qui sont importées au compte-goutte vers différents marchés comme l'Australie ou la Grande-Brexit.

Tu as peut-être déjà vu une GTR. Mais une Hachi-Roku ? Une S15 Spec-R ? Une Chaser V ? Sur des sites spécialisés comme Japancar.fr, on voit souvent passer des voitures en provenance d'Angleterre, puisqu'elles partagent avec le Japon une certaine approche de la latéralité.

Motardus simplex parisiensis étant ce qu'il est, l'importateur hésite à homologuer en France des machines disponibles au Japon, mais qui auraient sans doute du mal à trouver preneur chez nous parce que ~stouquette. Toutes les 250 twin, 400 quatre cylindres et autres bidules bizarre façon FTR 223 qui pullulent là-bas principalement du fait de la réglementation en matière de permis de conduire. On en aperçoit de temps en temps dans les magazines à l'occasion de salons. Quelques rares illuminés font venir des motos d'outre-Manche et se fadent la procédure d'homologation de motos inconnues chez nous, mais le phénomène reste l'exception. Je laisse de côté la scène 50 cm3 où le débridage est une simple mesure de bon sens tant se traîner aux 45 km/h légaux est dangereux.

Il ne s'agit d'ailleurs pas seulement des machines, mais aussi de tout le marché des pièces détachées. Les risques y sont limités, les marges plus que confortables -quand on voit ce que coûte un bloc cylindre en sortie d'usine- et la logistique comparativement aisée. On se retrouve avec, sur étagère, de quoi transformer n'importe quelle trapanelle de 1960 à nos jours en (petit) avion de chasse hurlant.

Mais voilà : sorti de sa bulle fumée et de ses rétroviseurs rikiki, Motardus simplex parisiensis est notoirement frileux quand il s'agit de taper dans ces catalogues de pièces. De plus, il considère toujours qu'il n'y a pas de vie en dessous de 600 cm3 et faire joujou avec un moulbif qui t'envoie à plus de 180 km/h c'est un chouia plus dangereux que de se taper une barre de rire entre potes avec un 72 cm3 kité 98 dont on a juste resserré le câble de frein avant par mesure de sécurité. Il faut dire aussi que comme tout foul'camp-mapauv'dame, motardus simplex n'a plus que l'ombre des compétences techniques de la génération d'avant.

Il existe cependant une exception : la bécane à Jean-Pierre. Là, c'est l'apothéose. Comme quelques-uns lui ont montré la voie, le proprio de T-Max ose aller au-delà de la trinité bulle-clicos-rétros. La mécanique est presque aussi bien rodée qu'au Japon : une officine sort un modèle profondément modifié, obtient une parution dans un magazine quelconque et Jean-Pierre se dit que ça serait super d'avoir le même. Comme il n'a pas les sous, il se contente d'une préparation allégée, mais qui fait tout de même son petit effet auprès des potes du forum, ce qui constitue 90% du cahier des charges de la modif'. C'est la gloire, Jean-Pierre est heureux et un commercial mouille déjà à l'idée de fourguer à d'autres Jean-Pierre des bidules en métal mou à 85% de marge nette.

(note qu'aucun Hipster n'a été vilipendé pendant la rédaction de cette Kronik)

Plus d'infos sur les kroniks

Suzuki