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Histoire constructeur : Norton

L'épopée anglaise

Histoire constructeur : NortonJames Landsdowne Norton, passionné de mécanique depuis son plus jeune âge, fonde la Norton Manufacturing Company en 1898 et débute son activité industrielle dans la production de chaînes. Quatre ans plus tard, la première moto estampillée Norton est créée. Il s’agit en réalité d’un vélo sur lequel est monté un moteur français Clément de 162cm3.

La production s’intensifie au point qu’en 1906, la gamme présente sept modèles de motos allant du monocylindre de 200cm3 au V-twin 1000cm3. Tous les modèles sont alors équipés de moteurs Peugeot. L’année qui suit, Norton inscrit une machine au Tourist Trophy et remporte le titre de sa catégorie.

Les premiers moteurs maison

La réputation de la marque ne cesse alors de croître et Norton décide de se lancer dans la production de ses propres moteurs. Le premier du nom sera un quatre temps de 475cm3.
Après un premier succès au Tourist Trophy, Norton poursuit son implication en compétition avec succès mais n’en oublie pas pour autant les routières avec le lancement en 1910 de la 633cm3 Big Four.

Norton 16HAu fil du temps, les moteurs Norton démontreront leur fiabilité et viendront remplacer tous les autres. Cependant, la santé financière de la marque n’est pas au beau fixe et à la sortie de la guerre, Norton ne propose plus que deux modèles dont la Big Four qui sera choisie pour effectuer un voyage de près de 5000km en Afrique. La machine effectue le trajet sans encombre, prouvant sa grande fiabilité et offrant par la même occasion une publicité incomparable pour la marque.

Toutefois, le fondateur de la société, James Landsdowne Norton, rongé par un cancer décède peu de temps après la victoire des machines au Tourist Trophy de 1924.
Pendant les années qui suivront, la firme sera contrainte de voir ses prix à la baisse et surtout de produire des motos de plus petites cylindrées, plus faciles à vendre. Ce sera aussi l’époque de la diversification pour la marque qui mettra au point des machines tout-terrain et des scramblers.

Bert Hepwood

Norton manx (photo : DR)Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, l’activité du constructeur anglais se trouve ralentie et Norton va concentrer ses efforts sut une 500cm3 baptisée 16H destinée à un usage militaire. Il faudra attendre 1949 pour voir apparaître la véritable nouveauté avec le Model 7 Dominator, le premier vertical twin de Norton signé par Bert Hopwood, débauché chez Triumph.

Norton cherche ensuite à se renouveler en adoptant le cadre Featherbed qui sera intégré à la Manx, une véritable machine de compétition qui raflera bien des victoires.
Malgré une réputation grandissante et de nombreuses victoires grappillées sur les circuits, Norton souffre d’une gestion malmenée qui la contraint à intégrer le groupe Associated Motor Cycles AJS/Matchless.

Les années difficiles s’accumulent pour Norton qui ne fera son grand retour qu’en 1955 avec Bert Hopwood en tant que directeur général. Ce dernier mettra au profit sa grande expérience pour redorer la marque et ouvrir l’exportation vers le marché américain.
La Dominator 99 vient couronner le soixantième anniversaire de la marque et sera vite déclinée en une multitude de versions et de cylindrées.

Les années sombres

Norton Commando 961En 1966, le groupe Associated Motor Cycles se sépare de Norton qui est alors reprise par Dennis Poore. La nouvelle société Norton-Villiers voit le jour et commence à faire le ménage dans sa gamme. L’Atlas sera ainsi remplacée par la P10, un twin 800cm3 à double ACT. Puis c’est la Norton Commando Fastack qui arrive sur le devant de la scène avec son système Isolastic, un montage de l’ensemble moteur-boîte de vitesses-bras oscillant sur bloc de caoutchouc pour atténuer les vibrations.

Bien que modernisée, notamment avec une série équipée de démarreurs électriques, la Commando ne tarde pas à céder face à la concurrence des japonaises. Sa production sera stoppée en 1977.
La suite ira de mal en pis pour Norton qui tentera plusieurs repercées avant d’être rachetée en 1998. Ce ne sera qu’en 2010 que la marque ressuscitera grâce à un mécène de l’industrie britannique. Les commando font ainsi leur grand retour, plus en formes que jamais avec une version Sport, café racer et Special Edition.

En 2012, Norton a annoncé son retour officiel en compétition pour le Tourist Trophy, espérant ainsi faire revivre les grandes heures de son passé légendaire.   

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