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Les maxi-scooters pour le permis A2

Une quinzaine de modèles, de l'utilitaire urbain au gros scoot sportif

Ce n'est pas facile à dire, mais il n'y a pas que la moto dans la vie, surtout si on se déplace essentiellement en zone urbaine. Ainsi, on peut parfois vouloir privilégier le confort et la praticité d'un scooter aux sensations d'une vraie moto digne de ce nom.

Mais quels sont les choix qui s'offrent à nous lorsque l'on vient tout juste d'obtenir son permis et que l'on se trouve sous le coup des règles du A2 ? On dresse la liste des maxi-scooters compatibles avec le permis A2 et actuellement commercialisés par les principaux constructeurs de deux-roues motorisés.

BMW

C400X et C400GT

BMW entre sur le créneau du scooter de moyenne cylindrée avec le C400X et le C400GT, 7 ans après avoir abordé ce segment une première fois avec les C 650 Sport et GT et en ayant rencontré un succès assez mitigé. L'air de famille est garanti par le dessin du feu avant, qui reprend celui des récents trails F 750 et F 850 GS. Un écran TFT couleur associé à une molette de contrôle, au commodo gauche, apporte une belle touche de modernité, tout comme le système anti-patinage. Mais attention, certains équipements sont en option et font sérieusement grimper la note, à l'instar du système de démarrage sans clé ou justement de l'écran TFT. Le monocylindre de 350 cm3 développe cependant 34 chevaux et offre de belles performances amplement suffisantes pour un usage quotidien, y compris pour faire du péri-urbain. Enfin, on note le système de Flex Case (à l'arrêt, un coffre se déploie au-dessus de la roue arrière). Astucieux ! La version 400 GT apporte plus de protection et un look totalement différent du C400X, pour 1.000 euros de plus.

BMW C400X
BMW C400X

C650 Sport

Avec cet engin, BMW avait des ambitions claires : concurrencer, voire dézinguer le Yamaha Tmax. La concurrence oui, le succès commercial, non. Et pourtant, ce C650 Sport tient ses promesses question tenue de route et performances moteur. Et pourtant, une finition plastique (qui s'est bonifiée avec le temps) ainsi qu'un variateur qui patinait vraiment trop à bas régime sur les premiers millésimes ont suffi pour ne pas convaincre réellement. Toujours est-il que les prestations, désormais, de ce C650 Sport sont pleinement convaincantes, que ce scooter est moins connoté que l'icône japonaise et que le taux de vol est nettement moindre. A méditer, donc...

MW C 650 Sport
BMW C 650 Sport

C650 GT

Voici l'une des propositions les plus sérieuses pour qui cherche un gros scooter pour les voyages au long cours. Nettement plus moderne que son principal concurrent, le Suzuki 650 Burgman (non disponible en version A2), ce BMW propose une bulle haute, une selle confortable et une belle capacité d'emport, sans oublier les poignées chauffantes (en option). Le bicylindre est plein de ressources et dispose d'une bonne allonge et la tenue de route est très sûre. De fait, cette C650 GT mériterait un plus grand succès.

BMW C 650 GT
BMW C 650 GT

Honda

SH300i

Alors que cette catégorie cartonne en Italie (ça s'explique par les centres-ville historiques pleins de rues pavées, là où les grandes roues de ces scooters permettent d'avoir une meilleure stabilité), elle est assez peu répandue en France. Et c'est dommage, car pour qui fait de l'urbain et un peu de péri urbain, ce SH 300 propose l'agilité d'une 125 et les accélérations d'une grosse grâce aux 25 chevaux de son monocylindre, vraiment très vif au démarrage. Le SH 300 se bonifie au fil du temps (pas trop sur le plan des amortisseurs arrière, toujours trop durs !) en se dotant par exemple d'un démarrage sans clé, pratique à l'usage.

Honda SH300i
Honda SH300i

Integra (NC750D)

Cet Integra est brillant à plus d'un titre : si l'on excepte la capacité d'emport, assez faible (un tout petit espace sous la selle, que l'on peut toutefois compenser en installant un topcase), ce scooter d'un genre nouveau apporte une belle stabilité grâce à ses roues de 17 pouces. Mais ce n'est pas tout : la boîte de vitesse à double embrayage apporte une douceur de fonctionnement et une vivacité jamais vues (il y a plusieurs modes de gestion de l'électronique) et le bicylindre vertical offre une sobriété incroyable, permettant de rester sous la barre des 4 l/100.

Honda Integra 750
Honda Integra 750

X-ADV

Honda a inventé un nouveau genre avec cet X-ADV, qui, en gros, retranscrit le phénomène des SUV que l'on voit en auto, appliqué ici au scooter. Tout comme bon nombre de ces faux 4x4 qui ne feront jamais de tout terrain, on ne fera surement pas beaucoup de hors piste avec cet X-ADV, mais peu importe : le look baroudeur est garanti et pour le reste, on retrouve l'essentiel des qualités de l'Integra, qui lui sert de donneuse d'organes. On a donc le même problème avec la capacité de rangement, mais le freinage, la tenue de route et la sobriété sont tout simplement impeccables. Cerise sur le gâteau : un tableau de bord archi complet, au look de tripmaster des motos de rallye raid et une bulle haute, réglable, qui protège bien. Par contre, la selle est un peu dure. Dommage car sinon, c'est un modèle très plaisant à conduite. Attention pour les petits gabarits qui ne toucheront pas pied à terre par contre.

Honda X-ADV
Honda X-ADV

Kawasaki

J300

On est ici tout simplement dans ce que l'on appelle du "badge-engineering" : en gros, il s'agit d'un produit existant d'abord sous un autre label, en l'occurrence un Kymco XCiting 300, repeint en vert et vendu (plus cher !) sous le blason Kawasaki. Du coup, le Kymco de départ n'étant pas foncièrement mauvais, Kawasaki a donc un engin honnête dans sa gamme, mais avec un design sensiblement différent.

Kawasaki J300
Kawasaki J300

Kymco

X.Town 300

Succédant au Dink Street, le X-Town 300 se veut nettement plus moderne. Le moteur monocylindre propose 24,4 chevaux et 25 Nm, ce qui permet d'obtenir des performances correctes même si l'on peut trouver un poil mieux dans ce segment. Le coffre sous la selle est suffisamment généreux pour loger deux casques intégraux. Le X-Town 300 pourrait faire valoir une belle polyvalence entre un usage urbain et des aptitudes routières certaines, mais on gardera à l'esprit que les suspensions arrière sont vraiment raides et que le confort, du coup, est un peu limite en dépit d'une selle très correcte. Dommage.

  • Cylindrée : 276 cm3
  • Puissance : 24,4 ch
  • Bridage : -ch
  • Poids : 200 kg
  • Prix : 4.499 €

Downton 350i

Kymco Downtown 350
Kymco Downtown 350

Xciting 400i

Souvent, on se rend compte que les cylindrées intermédiaires sont les meilleures dans le monde des scooters. Et ce 400 Xciting est en effet très convaincant : les 35,5 chevaux du monocylindre autorisent des performances qui permettent les voyages au long cours, puisque la vitesse de pointe frôle les 160 km/h compteur, ce qui est bien sûr rigoureusement interdit (sauf sur circuit). Dommage que la bulle ne soit pas un peu plus haute, pour offrir plus de protection. On notera que le millésime 2018 de l'XCting 400, arrivant à l'automne, est complètement modernisé dans le design de sa face avant et de son instrumentation.

Kymco Xciting 400

AK550

Là, c'est simple : Kymco veut bouffer du Tmax ! Et le AK 550 s'en donne carrément les moyens, mais il reste le point essentiel lié à l'image de la marque et du produit. Car sinon, en dépit d'un poids trop élevé, le Kymco a carrément le niveau : tenue de route, performances, confort, tableau de bord et connectivité, il n'a pas à rougir de la concurrence. Et comme le tarif est bien placé, cela mérite que l'on se penche sur son cas.

Kymco AK550
Kymco AK550

Suzuki

Burgman 200

Il pèse le même poids que le Burgman 125 (en réalité, il y a deux kilos de plus : 164 au lieu de 162) et pour quelques centaines d'euros de plus, il offre un petit peu plus d'agrément mécanique : on passe en effet de 12,4 chevaux et 1,1 m/kg de couple à 18,4 chevaux et 1,7 m/kg. De fait, pour qui possède le permis "gros cube", l'agrément progresse sensiblement. Un choix avisé.

  • Cylindrée : 200 cm3
  • Puissance : 18,4 ch
  • Bridage : - ch
  • Poids : 164 kg
  • Prix : 4.799 €

Burgman 400

Renouvelé l'an dernier, le Burgman 400 a été repensé entièrement. Celui qui fut le premier "maxi-scooter" de l'histoire a un peu perdu en capacité d'emport (le coffre de la précédente version était gigantesque) tandis que son tarif a grimpé dans des proportions sensibles. De même, la protection régresse un peu ; on se console avec le poids qui a perdu 7 kilos par rapport à la version précédente. De fait, le Burgman rentre un peu dans le rang, mais n'en constitue pas néanmoins un choix remarquablement pertinent, car c'est un modèle d'efficacité et de polyvalence.

Suzuki Burgman 400
Suzuki Burgman 400

Yamaha

Xmax 300

Renouvelé en 2017, le Xmax 300 innove en proposant notamment un contrôle de traction : certes, avec 28 chevaux, la puissance, respectable pour un scooter 300, n'est pas débordante, mais cela apporte une sécurité supplémentaire sur sol mouillé ou sur les bandes blanches. La présentation est également modernisée avec des feux ayant une signature de LEDs à l'avant et le tableau de bord est moderne. On regrette les amortisseurs arrière, toujours trop durs bien qu'ayant été améliorés, selon Yamaha.

Yamaha Xmax 300
Yamaha Xmax 300

Xmax 400

Plus lourd et pas beaucoup plus puissant que le 300, le Xmax 400 a un peu du mal à justifier sa supériorité dans la gamme Yamaha, d'autant que sa garde au sol est plus limitée en virage et que la béquille centrale frotte plus facilement. On découvre néanmoins un scooter polyvalent et agréable, avec un coffre généreux qui permet de loger deux casques intégraux. Tout comme dans le cas du 300, le confort est un peu ferme.

Yamaha Xmax 400
Yamaha Xmax 400

Tmax

C'est sans conteste le phénomène de la famille des scooters et son succès ne se dément pas, année après année. Le Tmax a été renouvelé l'an dernier, avec plus d'équipements (cartographie moteur, selle et poignées chauffantes, bulle électrique, régulateur de vitesse et App connectée qui fait office de tracker en cas de vol) selon les versions. Le coffre augmente un peu sa capacité, ce qui n'était pas un mal. De fait, le tarif commence à s'envoler un peu si l'on prend la version la plus équipée, mais il faut reconnaitre à cet engin un équilibre et un niveau d'efficacité qui sont proprement ahurissants.

Yamaha Tmax
Yamaha Tmax

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