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Pilote de légende : Eric Offenstadt

Champion de France 175cm3 en 1961

Une vocation tardive

Pilote de légende : Eric Offenstadt (photo : François Beau)Né en 1939 à Cognac, Eric Offenstadt se lance dans la compétition moto après avoir rencontré le champion de France 250cm3 Jean-Claude Bargetzi. Ce dernier lui donne en effet l’envie d’aller rouler sur sa Matchless 250 fraîchement achetée sur le circuit de Montlhéry dans le cadre des Coupes Eugène Mauve. Si la première course s’avère peu fructueuse, la seconde révèle déjà de grands talents de pilotage puisqu’Offenstadt termine deuxième derrière son coéquipier. Il n’a pas encore vingt ans mais Eric Offenstadt vient d’être mordu par la fièvre de la course dont les symptômes se traduisent par une violente envie de prendre de la vitesse.

Débuts en championnat de France

En 1960, il reprend le guidon d’une Matchless et se lance tête baissée dans le championnat national. Une expérience qui confirme sa vocation tardive puisqu’il poursuit en inter l’année suivante et devient champion de France 175cm3.
Pour la saison 1962, il donne un coup d’accélération à sa carrière de pilote et s’engage dans plusieurs catégories, à savoir en 250cc et 350cc sur une Aermacchi et en 500cm3 sur une Norton 88 SS.
Hélas, il manque de peu le sacre en 500 en raison d’une casse et doit laisser Georges Monneret s’emparer du titre. Pour la dernière course, il se voit confier la 125 Ducati desmodromique sur laquelle il se frotte de près à la star de l’époque, Jean-Pierre Beltoise.

Reconversion à quatre roues

Pilote de légende : Eric Offenstadt (photo : DR)En 1963, Offenstadt prend un nouveau tournant dans sa carrière de pilote. Il se lance dans le milieu de la course automobile et acquiert une Lola. Il débute dans la discipline avec une première victoire mais le reste de la saison n’est pas aussi glorieux malgré une superbe seconde place aux Coupes du Salon et un record du tour.

L’année suivante, il bénéficie du soutien de quelques sponsors et prend bientôt la tête du championnat de France. Un problème mécanique le freine néanmoins dans sa quête du titre mais Offenstadt ne laisse pas indifférent. L’Equipe le classe même troisième meilleur pilote européen derrière Jackie Stewart et Silvio Moser.
En 1965, le Français prend le chemin de la Formule 2 au volant d’une Cooper. La saison n’est guère brillante et il décide de reprendre sa bonne vieille Lola avec laquelle il connait un grave accident sur le circuit de Monza. Sortant miraculeusement indemne, il rachète une Lola et participe à la Temporada où il remporte la dernière épreuve, se classant au troisième rang final.

La saison 1966 reste comme l’une des plus belles de sa carrière. Une fois sa Lola équipée d’un moteur BRM, il fait la rencontre du mécanicien Dewar Thomas qui effectue un travail remarquable sur la voiture. Ses prestations lui permettent d’obtenir une place au sein de l’écurie Lotus avec laquelle il court jusqu’en 1968.

Retour à la moto

La H.O de Grand Prix But par Eric Offenstadt (photo : DR)En 1969, Offenstadt signe chez Pygmée avec qui il connait une série de malchances. Finalement, il décide de revenir à la moto dès 1970. Il fait la connaissance de Xavier Maugendre, l’importateur Kawasaki en France. Grâce à son aide, Eric Offenstadt peut remettre un pied dans la compétition moto et termine second du Championnat de France.
Parallèlement, l’écurie Kawasaki – Baranne est créée et au guidon des 500 H1R, Offenstadt fait sensation à Nogaro où il signe le meilleur temps des essais. Avec son coéquipier Christian Ravel il rafle également une victoire au 1000 km du Mans. En Grand Prix, ses performances sont moins remarquables et il prend la décision à la fin de la saison de construire son premier cadre monocoque.

C’est donc sur une Kawasaki transformée qu’il reprend le championnat en 1971. La machine semble faire ses preuves puisqu’à son guidon le Français termine troisième en Autriche derrière le grand Agostini et second en Belgique où Christian Ravel connait une fin tragique. A la fin de la saison, il pointe au sixième rang final.

Désillusions en Grand Prix et retraite

Pilote de légende : Eric Offenstadt (photo : DR)En 1972, la saison est marquée par de trop nombreux problèmes mécaniques et malgré l’arrivée de la 750 H2, le pilote ne parvient pas à réaliser une bonne saison.
L’année suivante est sa dernière saison en Grand Prix. Il prend alors les commandes d’un twin de 750cm3 sur lequel il se classe 7ème au Grand Prix de France et termine 13ème du championnat.

En 1974, Eric Offenstadt ne délaisse pas la compétition moto puisqu’il contribue au développement d’une machine de course avec Motobécane. Une machine qui sera à l’origine du sacre de Michel Balloche en championnat de France la saison suivante.
Jusqu’en 1980, il se consacre à la conception d’une moto de course 100% française baptisée H.O (Houzé – Offenstadt) qui est rachetée par BUT et court en Grand Prix avec les pilotes Hogrel et Guilleux.

Offenstadt se lance quelques temps plus tard dans la restauration avant de prendre sa retraite dans le sud de la France.

Palmarès en Grand Prix

Saison Catégorie Course Victoire Podium Moto Classement
1973 500cc 4 0 0 Smac 13
1972 500cc 1 0 0 Kawasaki 29
1971 500cc 3 0 3 Kawasaki 6
1971 350cc 1 0 0 Kawasaki 40
1970 500cc 3 0 0 Kawasaki 14

Plus d'infos sur Eric Offenstadt

Commentaires

div19

Retraite particulièrement active puisqu'il présente dans quelques jours, lors du salon de Paris, sa dernière réalisation : la GECO !

21-11-2013 16:15 
froggyfr99

Pépé est un génie! J'espère qu'on ne le réalisera pas trop tard.

21-11-2013 20:11 
pépé gros pouces

Bonjour
Sympa l'article sur Eric Offenstadt !
la photo de la BUT N° 39 vous l'avez récupéré sur mon site ?
c’était en 1978 à Nogaro
Cdt
CM
[motos-course-anciennes.blogspot.fr]

18-10-2017 22:45 
 

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