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Pilote de légende : Evel Knievel

75 sauts réussis, une quarantaine de fractures et une légende encore tenace

Un trompe la mort emblématique

Pilote de légende : Evel KnievelLe 17 octobre 1938 nait Robert Craig Knievel dans la ville de Butte dans le Montana, premier enfant d’une famille aux racines allemandes et irlandaises. Celui qui deviendra plus tard le mondialement connu Evel Knievel est alors élevé par ses grands-parents paternels. A l’âge de huit ans, c’est la révélation: il regarde le Joie Chitwood Auto Daredevil Show et il éprouve aussitôt l’envie de devenir lui aussi cascadeur.
Il s’entraîne alors au guidon de son vélo sur les terrains escarpés et accidentés avoisinants la ville de Butte.

Mauvaise graine

Sa soif de sensations fortes ne fait que grandir au fil des années et le jeune Knievel commence rapidement à faire parler de lui. Mauvais élève, indiscipliné, le jeune Robert Craig Knievel termine plusieurs fois sous les barreaux et se forge une mauvaise réputation dans sa ville natale. Il ne tarde pas à s’engager dans l’armée et épouse à son retour Linda Bork avec qui il fonde une famille. Une fille nait rapidement de leur union et Knievel doit bientôt trouver un moyen légal de gagner de quoi faire vivre sa famille.

Il décroche alors un premier travail dans les mines de cuivre avant d’être licencié pour avoir détruit la ligne d’alimentation principale en électricité de la ville en tentant de réaliser un wheeling aux commandes d’un engin de terrassement.
Les ennuis se poursuivent pour Knievel qui est victime d’un accident à moto après une course poursuite avec les forces de l’ordre en 1956. Rattrapé pour conduite dangereuse, il est emmené en prison où le geôlier le surnomme Evil Knievel. Il modifie par la suite ce surnom pour devenir Evel Knievel, enlevant ainsi toute référence négative à ce pseudonyme.

A la recherche d'une vocation

Pilote de légende : Evel Knievel (photo : DR)Amoureux des challenges et de l’adrénaline, il n’hésite pas à prendre part à des rodéos professionnels locaux ainsi qu’à des compétitions de sauts à ski. Il se montre rapidement très doué puisqu’il décroche la victoire lors d’un championnat de saut à ski en 1959. De retour dans l’armée, ses qualités physiques lui permettent de rejoindre l’équipe d’athlétisme où il pratique régulièrement le saut à la perche.
Il intègre ensuite une équipe semi-pro de hockey et persuade l’équipe de hockey tchéquoslovaque des jeux olympiques de 1960 de venir jouer un match à Butte. Ces derniers acceptent contre rémunération mais à la fin du match, l’argent qui leur a été promis est introuvable, tout comme Knievel.

Dans les années 60, Knievel cherche encore sa voie. Après s’être lancé un temps dans le milieu de la chasse en défendant la cause animale, il devient pilote amateur mais une blessure le contraint à changer de voie rapidement. Devenu vendeur d’assurance, Knievel s’avère être un excellent commercial mais lorsqu’on lui refuse une promotion, il décide de claquer la porte et de tenter sa chance ailleurs.
Sa famille et lui emménagent à Moses Lake où il ouvre une concession moto Honda. Mais dans les années 60, les machines japonaises n’ont pas vraiment la côte dans un pays prônant le made in USA. Finalement, la boutique ferme ses portes assez rapidement et Knievel se rabat sur un travail au magasin motos de Sunnyside. Il y fait une rencontre déterminante pour le reste de sa carrière puisqu’il croise la route de Jim Pomeroy, un pilote moto talentueux qui lui apprend à réaliser un wheeling et à se tenir debout sur le siège d’une moto en mouvement.

Les débuts du Dardevil

TPilote de légende : Evel Knievel (photo : DR)out en s’entraînant à ces nouvelles acrobaties au guidon, Knievel se remémore les spectacles et cascades du Joie Chitwood show et s’imagine bien devenir cascadeur moto. Il décide alors de monter son propre spectacle, loue une salle, envoie des communiqués de presse et se produit devant un public restreint mais tout de suite séduit par ses prouesses au guidon.
Au vu du succès de ses performances, Knievel voit plus grand et organise des spectacles de plus grande ampleur. Il réalise alors un saut d’une vingtaine de mètres de long au-dessus d’une caisse remplie de crotales et d’une cage renfermant deux pumas et commence à accéder à une petite notoriété.

Naissance d'un showman

Pilote de légende : Evel Knievel (photo : DR)Knievel sent que le succès est à portée de main et part à la recherche de sponsors. Il trouve bientôt l’appui d’un distributeur moto qui lui fournit quelques Norton.
Les débuts du casse-cou Evel Knievel se déroulent lors d’un festival national à Indio en Californie en janvier 1966. Le spectacle du pilote américain connait un succès retentissant et plusieurs offres pour accueillir le show lui parviennent. Hélas, lors de sa seconde représentation, Knievel chute et doit passer quelques jours à l’hôpital.
Baptisé Daredevil, le spectacle itinérant se poursuit ensuite dans plusieurs petites villes tandis que Knievel peaufine ses cascades.

Une célébrité naissante

Bientôt, les sauts se font de plus en plus risqués et en juin 1966, Knievel se blesse sévèrement après avoir raté son saut au-dessus d’une douzaine de voitures. Pourtant, il revient bientôt au guidon et propose à un public toujours plus nombreux des cascades de plus en plus spectaculaires allant jusqu’à sauter au-dessus de 16 véhicules. Devenu un personnage populaire et apprécié, Evel Knievel attire bientôt l’attention des médias qui font de lui une véritable star aux Etats-Unis.

La célébrité arrive avec le fameux saut au-dessus des fontaines du Caesar Palace de Las Vegas. Il tente de vendre les droits de la retransmission télévisée de sa performance à la chaîne ABC qui refuse. Knievel réalise le saut mais chute, récolte de multiples fractures et plonge dans le coma durant un mois.
Finalement, la chaîne de télévison ABC débourse une somme monumentale pour obtenir les droits de retransmission du saut et les médecins condamnent Knievel à ne plus jamais pouvoir remarcher et encore moins piloter une moto à nouveau.

Des records et des blessures

Liste des blessures d'Evel KnievelPourtant, à peine quelques mois plus tard Knievel reprend du service et réalise un saut par-dessus quinze voitures. Mais là encore, l’Américain chute et se blesse.
Une fois remis sur pied, il enchaîne les prestations à un rythme effréné, se blessant régulièrement et forgeant sa légende.
En 1971, il établit un nouveau record au guidon de son Harley-Davidson XR-750 en sautant par-dessus 19 voitures pour les besoins du film tourné en son honneur Evel Knievel.

Désireux de sauter au-dessus du Grand Canyon, Knievel doit renoncer au projet en raison d’un refus de la part du gouvernement américain. Il se tourne alors vers le Snake River Canyon où il fait construire une sorte de moto fusée spécialement pour l’occasion mais le saut est un échec.

Fin de carrière

Il tente ensuite un saut au Stade de Wembley situé à Londres mais échoue à nouveau. Il annonce alors sa retraite mais revient rapidement sur ses paroles et saute au-dessus de quatorze autobus dans l’Ohio. En 1977, une idée folle trotte dans sa tête ; sauter au-dessus d’un aquarium rempli de requins vivants. Hélas, lors de la répétition, Knievel perd le contrôle de sa machine qui vient heurter de plein fouet un caméraman. Si le pilote s’en sort avec un bras cassé, le caméraman perd un œil dans l’accident. Bouleversé, Knievel refuse de montrer les images à la télévision et commence à se faire plus rare en public.

Il défend par la suite un projet de loi pour le port du casque et se fait défenseur de la sécurité à moto. Ayant survécu à de nombreuses chutes, fractures et accidents violents, Evel Knievel décède en novembre 2007 à l’âge de 69 ans des suites d’une fibrose pulmonaire.

La vidéo du saut au Caesar Palace

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