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Pilote de légende : Olivier Chevallier

champion de France 250 en 1970

Vainqueur de l'opération "Jeunes Tigres" 1966

Pilote de légende : Olivier Chevallier (photo : DR)Cinquième enfant d’une famille qui en compte huit, Olivier Chevallier voit le jour le 6 février 1949 à Vendôme. Bien loin d’être une vocation, il se découvre une passion pour les sports mécaniques d’abord en regardant son père courir au volant de ses automobiles au Mans ou à Montlhéry puis en s’achetant sa propre 50 Motobi avec le salaire de son job d’été.  
Au guidon de sa petite cylindrée, il prend goût au pilotage et décide de s’engager en 1966 à l’opération « Jeunes Tigres » initiée par le célèbre George Monneret. C’est une révélation puisqu’il décroche la victoire et se voit proposer une place au sein de l’écurie de l’importateur français du constructeur Aermacchi.

Les véritables débuts en compétition

Malgré des résultats prometteurs, Olivier Chevallier préfère privilégier ses études et ce n’est qu’en 1970 qu’il prend la décision de se consacrer exclusivement à la compétition. Il décroche ainsi son premier titre de champion de France national en 250. C’est ensuite le pilote britannique Peter Darvill qui lui donne une chance en lui proposant la place de son coéquipier absent pour le Bol d'Or. Et là encore c’est une révélation puisque les deux hommes parviennent à se hisser sur la seconde marche du podium à la surprise générale. Olivier Chevallier est sous les feux des projecteurs et profite de sa petite notoriété pour aller démarcher des sponsors.

Bien que sa saison 1971 soit en demi-teinte, Olivier Chevallier ne baisse pas les bras et décide de s’engager en Grand Prix avec deux Yamaha. Pourtant le chemin est semé d’embûches et il se voit notamment refuser l’accès à la course en Allemagne. Il doit attendre le Grand Prix de France pour participer à son premier GP mais l’attente est récompensée lorsque Chevallier file à toute vitesse prendre la cinquième place devant des pointures tels que Rodney Gould ou Barry Sheene. Hélas, ses pots d’échappement se crèvent et ruinent tout espoir de podium.

Chevallier, démarcheur de sponsors

Olivier Chevallier et Patrick Pons (photo : Yamaha)Pour la saison 1973, Chevallier obtient un contrat avec l’importateur Harley-Davidson et échappe de justesse au drame de Monza, ce terrible accident qui coûte la vie de Jarno Saarinen et Renzo Pasolini. Quelques temps plus tard, il est licencié par l’importateur Harley-Davidson après avoir participé à la grève des pilotes. Dépourvu de machine mais pas d’ambition, il reprend le guidon de ses Yamaha avec le soutien de ses sponsors. En fin de saison, il se lance à la recherche de nouveaux contrats et contacte le manufacturier de cigarettes françaises, la SEITA auprès de qui il trouve un budget pour courir.

A la fin de l’année 1974, lorsque la SEITA lui fait part de son envie de s’investir davantage dans le milieu de la compétition, Olivier Chevallier propose à la marque de lier un contrat avec le team Sonauto où se trouve son ami Patrick Pons. Jean-Claude Olivier conclut l’affaire et la marque Gauloises fait son apparition sur les machines de Pons.
Après avoir connu des problèmes mécaniques, Chevallier décide de travailler avec son frère Alain, mécanicien de génie qui lui prépare alors ses Yamaha.  
De bons résultats ne tardent pas à tomber, notamment en Espagne où il se classe troisième.

Cheval contre Agostini

Pilote de légende : Olivier Chevallier (photo : DR)Contraint d’effectuer son service militaire, Olivier Chevallier connait un passage à vide et les résultats en course en pâtissent. Il revient l’année suivante aux côtés de son frère Alain et enchaîne les bonnes places. Second en Tchécoslovaquie en 350cc et cinquième en 500cm3. Entre temps il continue la pêche au sponsor, domaine dans lequel il excelle et retient l’attention du pétrolier Esso.
Avec le soutien financier de ce nouveau partenaire, il acquiert deux nouvelles motos qu’il laisse aux mains expertes de son frère. La recette s’avère gagnante puisque celui qu’on surnomme Cheval parvient à occuper les avant-postes non seulement en France mais aussi en Autriche et en Italie. En Yougoslavie, il sent qu’il peut enfin s’offrir une victoire mais un bruit suspect dans la roue arrière lui fait ralentir la cadence et il doit se contenter de la troisième marche du podium.

Du côté de la catégorie 350cc, il parvient à suivre de près l’intouchable Agostini qui fait alors son retour sur les MV Agusta. Coup de chance, Ago est victime d’une casse moteur et Olivier Chevallier se hisse en tête de la course. Régulier jusqu’à la fin, il s’offre sa première victoire en Grand Prix en battant au passage le record du tour du circuit détenu précédemment par Agostini lui-même.

L'accident

En compagnie de son frère Alain, Cheval poursuit sa carrière, signe quelques belles performances en course et continue d’œuvrer en coulisse pour débaucher de nouveaux sponsors. Il parvient ainsi à convaincre Pernod de s’investir dans le milieu de la course motocycliste.
En 1980, Olivier Chevallier envisage de piloter pour une dernière saison et espère bien signer une autre victoire avant de se retirer. Doué en affaires, il s’imagine bien rester dans le monde de la moto mais malheureusement, il chute dans les esses de la Verrerie dans le cadre du Moto Journal 200. Gravement blessé, il décède quelques heures plus tard mais reste pour beaucoup un pilote et surtout un précurseur en matière de « sponsoring » à qui Sonauto et le monde moto dans son ensemble doit beaucoup.  

Le palmarès d'Olivier Chevallier

SaisonCatégorieCoursesVictoirePodiumMotoClassement
1979 350cc 3 0 0 Yamaha 20
1979 250cc 5 0 0 Yamaha 11
1978 350cc 7 0 0 Yamaha 10
1978 250cc 5 0 0 Yamaha 12
1977 350cc 6 0 2 Yamaha 6
1977 250cc 6 0 1 Yamaha 13
1976 500cc 1 0 0 Yamaha 29
1976 350cc 5 1 1 Yamaha 9
1976 250cc 4 0 1 Yamaha 9
1975 500cc 1 0 0 Yamaha 20
1975 350cc 1 0 1 Yamaha 17
1975 250cc 1 0 0 Yamaha 30
1974 350cc 4 0 1 Yamaha 15
1974 250cc 2 0 0 Yamaha 24
1973 350cc 2 0 0 Yamaha 26
1972 250cc 1 0 0 Yamaha 43

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