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Histoire pilote : Thierry Espié

Champion de France de vitesse 125 Inter en 1979 et 250 Inter en 1980

Grande figure de la vitesse française

Histoire pilote : Thierry Espié (photo : DR)Thierry Espié naît le 2 février 1952 mais ne débute sa carrière de pilote qu’en 1975, année au cours de laquelle il se lance dans la compétition motocycliste grâce à la Coupe Kawasaki. Dès sa première année de participation, il parvient à décrocher de bons résultats et termine sur une belle huitième place au classement général. L’année suivante, il progresse jusqu’à atteindre la seconde place finale.
Ses performances ne manquent pas d’attirer l’attention de certains constructeurs dont Motobécane qui décide de lui confier au cours de la saison 1976 un guidon d’usine tandis qu’il décroche la victoire au Challenge ACO puis le titre national en catégorie 125cm3.

Les premiers pas en Grands Prix

Fort de ses premiers succès en compétition, Thierry Espié ne tarde pas à faire ses débuts en Grands Prix. Ainsi, en 1977 il court au Grand Prix de Finlande avec une 125 Motobécane et termine septième de la course. Hélas, il est contraint à l’abandon sur la course suivante en raison d’un serrage.
Parallèlement, il profite de cette année 1977 pour participer au Bol d’Or avec une 1000 Benelli engagée par Motobécane mais les résultats ne sont pas au rendez-vous.

Le premier podium avec Motobécane

En 1978, Thierry Espié reprend le chemin du championnat du monde de vitesse en compagnie du constructeur Motobécane à qui il offre un premier podium en Espagne où il se classe second. Ce premier résultat inaugure une série de belles places au cours de la saison avec notamment une troisième place en Suède et une seconde position en Allemagne. Pourtant, la saison 1978 est également marquée par un nombre important de chutes et de problèmes mécaniques et Espié ne peut guère faire mieux qu’une cinquième place au classement mondial.
Pendant l’année, Thierry Espié s’essaye à la catégorie 250cm3 avec une Yamaha privée mais ne parvient pas à truster les meilleures places et se contente d’une dixième position en Allemagne.

Guy Bertin, un remplaçant en or

Histoire pilote : Thierry Espié (photo : DR)Pour la saison 1979, Espié reprend les commandes de la 125 Motobécane et offre d’emblée au constructeur français un podium au Venezuela en terminant second. Engagé sur une Yamaha privée en 250cm3, il ne marque de points qu’en Allemagne avec une dixième place tandis qu’en catégorie 125 il lutte avec Angel Nieto pour le podium.
A plusieurs reprises, le pilote tricolore frôle la plus haute marche du podium mais le règne de Nieto est sans partage.

En Hollande, Thierry Espié est victime d’une lourde chute qui le contraint à rester éloigné des circuits pendant un temps. C’est alors Guy Bertin qui reprend sa place au guidon de la Motobécane et décroche la victoire au Grand Prix de France au Mans.
De retour sur les pistes à la fin de la saison, Espié termine cinquième au classement mondial et est couronné Champion de France Inter 125cm3.

Champion de France 250 Inter

Malgré des résultats peu encourageants en catégorie 250cm3 jusque là, Thierry Espié choisit de se consacrer aux catégories 250 et 350cm3 lors de la saison 1980 aux côtés de l'équipe Pernord.
Dès la première course, le tricolore parvient à s’offrir une belle quatrième place alors que trois autres Français occupent le top 5 avec notamment Jean-François Baldé qui se classe second et Eric Saul cinquième.
En Espagne et en France, il s’offre la troisième place juste derrière les pilotes d’usine Kawasaki, Kork Ballington et Anton Mang.

Histoire pilote : Thierry Espié (photo : DR)A la fin de la saison, Espié se classe au quatrième rang mondial en catégorie 250cm3 et 19ème en 350cc. Il ajoute alors une nouvelle ligne à son palmarès en devenant Champion de France 250 Inter.

L'ascension en 350cm3

En 1981, Espié poursuit son ascension dans la catégorie 250 et 350cm3. Au cours de la saison, il signe de belles performances en 350cm3 en montant notamment sur la troisième marche du podium en Allemagne. Son plus beau résultat reste sa seconde place lors du Grand Prix de France où il se classe second derrière Anton Mang avec le record du tour.
En catégorie 250, les performances bien que moins flamboyantes restent honorables avec une cinquième place au Grand Prix de San Marin. Hélas, il chute en Angleterre et doit laisser son guidon à Christian Estrosi pour terminer la saison.
A la fin de l’année, il occupe le septième rang mondial en 350cm3 et termine onzième en 250cm3.

Un podium 100% français

La saison 1982 s’avère moins fructueuse pour Espié et sa 250 Pernod qui ne parviennent qu’à de très rares occasions à accéder au top 5. C’est en Allemagne, que le Français signe sa plus belle performance en s’octroyant la troisième place en signant au passage un record du tour.
A la fin de l’année, il termine à la douzième place du classement mondial à égalité de points avec Jean-François Baldé. Du côté de la catégorie 350cm3, c’est sur une décevante 19ème place qu’il termine l’année.

Podium 100% français en 1983 avec Espié, Bolle et Sarron (Photo : DR)Thierry Espié reprend du poil de la bête en 1983 sur sa Yamaha Chevallier. Il signe plusieurs beaux résultats dont la seconde place du Grand Prix de Grande-Bretagne avec un podium 100% français derrière Jacques Bolle et devant Christian Sarron.
A la fin de l’année, il se classe au cinquième rang mondial de la catégorie 250cm3. Cette année là, il décroche également la victoire aux 24H de Spa avec Jacques Cornu et Didier de Radiguès.

Des saisons difficiles

L’année suivante, Espié s’aligne de nouveau avec sa Yamaha Chevallier sur la grille de départ de la catégorie 250. Toutefois, les belles performances se font plus rares et il ne parvient pas à faire mieux qu’une quatrième place en France pour finalement occuper la douzième place du classement final.
En 1985, le Français se lance dans la catégorie reine toujours aux commandes d’une Yamaha Chevallier. Néanmoins, la saison est difficile pour le pilote qui se classe au 20ème rang mondial du championnat à la fin de l'année.

L'heure de la retraite

A l'issue de la saison 1985, Thierry Espié décide de se retirer du mondial et participe à quelques courses d'endurance à l'instar des 24 Heures du Mans où il décroche la troisième place aux côtés de Jean Foray et Thierry Rapicault au guidon d'une Yamaha 750 FZ.
L'année suivante, il termine sixième des 8H de Suzuka avec Christian Le Liard sur une GSX-R750 et raccroche finalement le cuir pour se consacrer à une nouvelle carrière professionnelle chez le manufacturier Dunlop.

Palmarès de Thierry Espié

SaisonCatégorieCoursesVictoirePodiumsMotoClassement
1985 500cc 7 0 0 Chevallier 20
1984 250cc 11 0 0 Chevallier 12
1983 250cc 11 0 3 Chevallier 5
1982 350cc 1 0 0 Rieju 19
1982 250cc 6 0 1 Pernod 13
1981 350cc 4 0 1 Yamaha 7
1981 250cc 5 0 1 Pernod 11
1980 350cc 2 0 0 Yamaha 19
1980 250cc 7 0 3 Yamaha 4
1979 250cc 1 0 0 Yamaha 34
1979 125cc 4 0 4 Motobecane 4
1978 250cc 1 0 0 Yamaha 28
1978 125cc 7 0 3 Motobecane 5
1977 125cc 1 0 0 Motobecane 27

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