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Comparo Suzuki Gladius 650 SFV vs Kawasaki ER-6N

Essai comparatif Suzuki Gladius vs Kawasaki ER6

La Gladius est la nouveauté Suzuki 2009, directement issue de la SV : un bicylindre V-Twin de presque 70 chevaux venu donner un coup de peps à la famille bi et concurrencer la fameuse ER6N remodelée en 2009 qui s'est emparé du segment depuis 3 ans. Hormis le moteur qui rappelle immédiatement ses origines, le look de la SFV (nom de code de la Gladius) est vraiment novateur et n'emprunte à personne ni style ni allure. Gladius et ER6n partagent cadre treillis, bicylindre, bicoloris et formes oblongues. Les lignes sont juste un peu plus courbes sur la Gladius et un peu plus tendues sur l'ER6.

Suzuki Gladius 650 vs Kawasaki ER6n

Découverte

La Gladius surprend d'abord par sa livrée bicolore : blanc et bleu (triton), blanc et rose (magenta), noir et vert métal... prolongée jusqu'au cadre treillis en tubes d'acier. Le phare oblong donne une touche de féminité. Si le pot de l'ER6 disparaît sous le moteur , celui de la Gladius typé scooter est plus apparent.

Compteur Suzuki Gladius 650

Côté Gladius, on découvre un compteur de dernière génération, avec compte-tours analogique et compteur digital agrémenté d'un indicateur de vitesse engagée, mais sans jauge à essence. Coté ER6, le compteur est plus moderne et dispose lui d'une vraie jauge à essence; par contre, il se révèle beaucoup moins lisible à l'utilisation.

A l'arrière, les poignées passager arrondies offrent une bonne préhension pour les deux machines.

Suzuki Gladius 650

En selle

Les deux machines sont du même poids (à 500grammes près). La Gladius donne l'impression d'être plus légère mais l'ER6 offre une selle plus fine et basse et permet de mettre plus un peu facilement pied à terre pour le pilote d'1,60m.

Le guidon est plus large sur la Gladius alors que sur l'ER6 la position est plus ramassée et recroquevillée (en partie due au guidon cintré vers l'intérieur et à l'espace selle-repose-pieds). Du coup, l'ER6 est plus compacte et étroite. La position est au final un peu plus naturelle sur la Gladius.

Phares Suzuki Gladius 650 Kawasaki ER6

Les formes courbes du réservoir accueillent idéalement les jambes sur la Gladius. L'ER6 plus fine demande à serrer davantage. Les grands gabarits apprécieront davantage la Gladius pour cette raison.

Les rétros bien larges de la Gladius associés au guidon plus large offrent une meilleure visibilité que ceux de l'ER6.

Contact

Le bicylindre de la Gladius s'ébroue dans un joli son sourd et rond, bien présent, tandis que celui de l'ER6 est plus rauque et rageur.

La Gladius emmène immédiatement sur un filet de gaz, sans y penser. Les accélérations et déccélérations de l'ER6 sont plus vives, presque violentes, pour le non habitué à un bicylindre. Mais aucun des deux modèles n'offre d'à-coups, même sur le filet de gaz.

Alors que la Gladius donne envie d'enrouler, l'ER6 incite à tourner la poignée, donnant l'impression de ronger son frein en permanence.

Moteur bicylindre Suzuki Gladius 650 Kawasaki ER6

En ville

La Gladius se révèle un régal en ville : légère, facile, maniable... l'ER6 ne la bat que sur les demi-tours plus faciles à son guidon. Les deux machines révèlent déjà leur caractère différent. Là où l'ER6 incite à se faufiler, et avoir une conduite dynamique, la Gladius a envie de prendre son temps sans excitation... Quand la Gladius autorise la 6e à 1.500 tr/min, l'ER6 pilonne un peu au même régime.

Suzuki Gladius 650 sur route

Les deux boites se révèlent précises et faciles.

Sur autoroute

Les deux bicylindres se stabilisent à 6.000 tr/min à 130 km/h... et commencent à prendre le vent de la même manière. L'absence de protection est identique pour les deux modèles qui n'acceptent que ponctuellement de monter jusqu'à 150 km/h, mais au prix d'une fatigue certaine. Les deux motos sont ainsi idéales pour respecter les vitesses maximales et autorisées par la loi...

Suzuki Gladius 650 sur route

Départementales

Gladius et ER6 retrouvent avec plaisir les routes qui leur conviennent : petites routes viroleuses et départementales. 3e et 4e rapport montrent leur efficacité respectives alors que les compteurs oscillent entre 110 et 140 km/h, déjà bien trop vite pour la loi.

La Gladius se révèle plus naturelle, quand l'ER6 demande à être emmenée pour plonger dans le virage. La Gladius semble suivre la route quand l'ER6 a envie de l'attaquer. La Gladius ne demande aucun effort quand l'ER6 commence à demander un peu de pilotage. Par contre, dès que le rythme s'accélère, l'ER6 passe plus rapidement à l'attaque pour passer d'un virage à un autre. La Gladius se trouve plus rapidement en zone rouge et demande à jouer un peu davantage du sélecteur pour suivre le même ryhtme. Le guidon plus cintré et la position de conduite de l'ER6 favorisent l'attaque alors que le large guidon de la Gladius et la position favorisent plus la conduite enroulée même si elle peut être très dynamique.

Suzuki Gladius 650

Au jeu du rythme soutenu, la Gladius va frotter plus rapidement que l'ER6 à cause d'une garde au sol plus réduite; c'est la béquille gauche qui touche en premier.

Avec le moteur rageur de l'ER6, on pourrait imaginer des reprises plus violentes, mais les deux motos font quasiment jeu égal aux tests de reprises réciproques et quels que soient les rapports concernés.

Tenue de route, suspensions

Les suspensions de la Gladius gomment presque parfaitement les défauts de la chaussée. L'ER6 est beaucoup plus ferme et révèle tous les défauts de la chaussée quand le bitume se dégrade, remontant toutes les informations dans le dos et sautant sur les revêtements défoncés. Les deux selles font jeu égal et demandent le repos du pilote après 150-200 km.

Freins

Le freinage de l'ER6 offre un bien meilleur mordant que celui de la Gladius... et une puissance renforcée par l'ABS. A contrario, l'ABS se déclenche presque facilement sur l'ER6. La Gladius demande plus de poigne pour obtenir le même effet, même si le frein arrière se révèle particulièrement efficace.

Duo

Les poignées de la Gladius sont un peu plus haut et offrent une position un peu meilleure.

Pratique

L'ER6 offre plus de place sous la selle... pour la version non ABS.

Le réservoir enitèrement en métal de l'ER6 permet une sacoche cavalière magnétique, quand la Gladius offre un mélange de métal et plastique moins idéal.

Par contre la Gladius se révèle plus adaptée pour arrimer un sac à l'arrière avec des tendeurs .

La base de la béquille de la Gladius est plus large et offre un meilleur soutient de la moto sur tous les terrains et notamment meubles que l'ER6.

Pour les deux motos, il est impossible de glisser le moindre antivol dans la roue avant; seule solution, glisser l'antivol dans la couronne arrière avec l'un des batons de la roue arrière.

On apprécie la vraie bavette de la Gladius pour la protection contre les projections les jours de pluie mais aussi la serrure d'ouverture selle bien placée.

Suzuki Gladius 650 avec sac sur selle

Consommation durant l'essai

A rythme égal, les deux motos consomment exactement la même chose, sous la barre des 5 litres au cent, frôlant même les 4 litres en conduite cool ! L'ER6 incitant à tourner un peu plus la poignée par son caractère tend à faire consommer un peu plus. Mais elle offre un litre de plus de contenance et offre donc une autonomie globale plus importante pouvant dépasser les 300 kilomètres.

Mini : 4,2 l. - Maxi : 5,5 l - autonomie avant réserve : 220 km pour la Gladius, 240 km pour l'ER6.

Kawasaki ER6 Suzuki Gladius 650 feu ar

Classement

  Kawasaki ER6 Suzuki Gladius
  • Moteur
5
4

 

  • Partie-Cycle
5
5
  • Freinage
5
4
  • Facilité
4
5
  • Confort
3
5
Place finale
2e
1ere

Conclusion

La Gladius est une vraie nouveauté et vient réellement attaquer l'ER6n sur son terrain. L'ER6 2009 a fait d'énormes progrès par rapport à la version 2006. Facile, légère, souple, la Gladius se prend en main sans difficulté et s'impose de suite comme la moto idéale pour le débutant. Elle arrive même à détrôner l'ER6 qui était la référence en la matière, jusqu'à présent, au niveau facilité. Presque tranquille sous les 6.000 tr/min, la Gladius offre un net gain de vitalité et de pêche au-dessus dévoilant une personnalité qui ne demande qu'à être cravachée pour donner tout son potentiel, tout en étant exploitable et douce à tous les régimes. Seuls les motards virils préféreront peut-être le moteur plus rageur et expressif de l'ER6 pour attaquer sur petites routes, même si la Gladius est plus efficace en reprises pures, mais moins démonstrative. Au final, sous un air de tranquilité, la Gladius se révèle être une vraie réussite et une vraie rivale pour l'ER6N à laquelle elle est capable de suivre le rythme en cas d'arsouille, mais avec moins d'efforts. Un comparatif Gladius ER6 2006 aurait donné un net avantage pour la Gladius. Le différentiel est moins net avec l'ER6 2009 qui a gommé une bonne partie de sa "brutalité" antérieure (toute relative quand même). Les motards virils aimant arsouiller fort préféreront l'ER6 quand la Gladius ravira tous ceux qui souhaitent alterner ville, balade et arsouille sympa avec une moto sur laquelle ils se sentiront toujours à l'aise. Mais au final, ce seront surtout le look, un peu le prix (200 euros de plus pour la Gladius face à l' ER-6) et les finitions respectives qui feront la différence.

La fiche technique Gladius | la fiche technique ER6n | comparatif fiches techniques Gladius/ER6

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Commentaires

YomaSFV

Pour tous ceux & celles qui ne rêvent pas de gros cubes et ne se languissent pas devant les 4 cylindres, car leur préférence va vers l’agilité, une puissance raisonnable et utilisable, une ligne & une esthétique singulière, la SFV 650 représente un choix judicieux. La raison en est, que l’on apprécie son esthétique ou pas, que le châssis est au top tout autant que son moteur en V dont la puissance est largement suffisante. Le Vtwin est coupleux et s’époumone avec plaisir quel que soit le rythme. La moto est saine, son comportement tout autant, avec une monte digne de son comportement (à changer vite fait les Dunlop Quailifier première génération qui ne rassure pas du tout, lents à monter en température). Même si la SFV a pris du poids par rapport à la SV (2003-2009) +-8kg, l’excellent centrage des masses semble la rendre plus légère et la selle (très peu confortable hélas) permet aux utilisateurs d’au moins 1m70 de mettre les pieds au sol. De plus, avec quelques changements, tels un pot d’échappement plus léger et moins restrictif (ici un Arrow), des plaquettes Brembo fritées, la pose de durits type avia, le remplacement du filtre à air par un filtre KN (ou BMC) et l’apport d’un saute vent Puig, vous obtenez là une machine très joueuse et facile à emmener. Et quoi que les belles italiennes bicylindrées peuvent prétendre par leur élitisme budgétaire, la SFV 650, dans ses limites, ne rougit jamais ni de ses performances, ni de sa tenue de cap. Quant à moi, après ces quelques transformations, à chaque prise de contact, j’ai la banane dans le casque. Courez les occasions!

06-01-2017 12:50 
 

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ixon