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Essai masque anti-pollution Tucano Urbano

Une protection discrète contre les émissions polluantes

Masque en tissu Polyamide, polyester et élasthanne avec filtre électrostatique au charbon actif

Masque anti-pollution Tucano Urbano Smoggy

Auparavant, les équipements de protection proposés aux motards concernaient les chocs, chutes et autres accidents. En ville, un nouveau type d'élément extérieur est venu bouleverser un peu le marché : la pollution. Dans les bouchons, les deux-roues subissent une proximité avec les émissions des automobilistes et autres poids-lourds (bonjour le vieux semi-remorque qui crache un bon gros gaz d'échappement sous le visage à l'accélération). Les masques anti-pollution ont alors commencé à se démocratiser, avec des filtres qui bloquent une partie des émissions nocives. Seul hic, la plupart des protections donnent un peu un look de pestiféré, ou de chirurgien qui s'apprête à opérer dés qu'il sera descendu de son deux-roues.

Tucano Urbano s'est penché sur cette question pour proposer sa version du masque anti-pollution, avec le Smoggy, une promesse de protection optimale avec un look discret. Est-ce que le pari est réussi ? On l'a testé pour vous.

Prise en main

Le masque en taille unique est livré avec deux filtres. Nous avons reçu la version noire, la plus discrète. Le toucan urbain le décline également en gris et en bleu ciel, un coloris un peu plus voyant.

Il se compose de deux parties, avec un tissu synthétique pour ce qui est de la partie extérieure et la partie protection à proprement parler, avec un masque blanc doté d'un filtre au charbon actif et d'une valve anti-vapeur. Pour se fixer au visage, une fermeture à scratch à attacher au niveau de la nuque est montée sur le Smoggy.

Côté extérieur, le masque est conçu dans un mélange de polyamide et de polyester au niveau du visage et en élasthanne sur les languettes de fixation, pour plus d'ajustement. Une décision judicieuse puisque le masque est vendu en taille unique... La protection contre la pollution à l'intérieur a un look plutôt conventionnel, avec un filtre circulaire vert, au charbon actif. une tige métallique est montée sur la partie supérieure pour être ajustée sur le nez, pour plus de tenue. Rigide, elle est livré directement montée dans le masque en tissu.

Première étape : l'enfiler !

Le premier contact est un peu rude. Ajuster le masque au visage et l'attacher derrière la nuque est un peu hasardeux, avec une fixation qui pourra serrer un peu ceux qui ont comme moi un tour de tête assez important. Attention à ne pas trop forcer sur les côtés du masque, avec des coutures internes qui ont tendance à lâcher dès les premières utilisations. Une sensation d'inconfort est également ressentie au niveau du visage, sous les yeux, à l'endroit où le masque prend fin. La partie supérieure a tendance à appuyer sur le visage, en raison de la présence de la protection rigide, qui s'assouplit avec le temps. Une fois en place, l'ensemble protège bien le visage, du menton jusqu'au nez. On regrettera cependant que les lanières élastiques soient si courtes, pour les plus grands visages.

En extérieur : protection contre la pollution...et contre le froid !

Impossible d'affirmer qu'un masque comme celui-ci bloque 100% des émissions polluantes. Pourtant, la réduction des odeurs que l'on rencontre en utilisation laisse penser qu'une amélioration de l'air inspiré est réellement constatable. La valve centrale joue son rôle en s'ouvrant à l'expiration, pour évacuer rapidement l'air expiré et reste fermée à l'inspiration. Conçu pour être porté avec un casque jet, cette protection possède un deuxième effet : il protège bien contre le froid ! A la manière d'une bavette montée sur un casque intégral, le Smoggy descend sous le menton et empêche l'air froid de s'infiltrer à l'intérieur. L'alliage du polyester et de polyamide montée sur le visage constitue un bon rempart contre le froid, très appréciable en hiver (à moto comme à vélo). Mais cette protection n'est pas hermétique. La tige en métal montée sur la partie supérieure peine à se fixer autour du nez et l'air (non filtré) parvient toujours à s'infiltrer et à sortir de ce côté. Les porteurs de lunettes apprécieront ainsi la formation de buée, quasiment systématique sur les verres non traités !

Au chaud à vélo, tant qu'on n'accélère pas

Pour voir toutes les utilisations possibles du Smoggy, je l'ai utilisé aussi à vélo. Petit rouleur, j'essaye de faire 20 kilomètres par jour, après le travail. Un trajet uniquement urbain qui peut se révéler désastreux pour les poumons quand on suit certaines voitures qui tournent avec une huile vieille de 10 ans. Sur un rythme de balade, le masque est appréciable et protège aussi bien des fumées. L'air s'évacue sans encombre et le masque protège toujours aussi bien du froid. C'est quand le rythme s'accélère et que la route commence à monter que la situation se corse. Ayant tendance à respirer fort en plein effort, n'étant pas un Chris Froome ou un Alberto Contador, j'ai du rapidement l'ôter pour pouvoir respirer convenablement et ne pas étouffer. Les sportifs les plus aguerris ne seront sans doute pas confrontés à ce problème. Pourtant la tenue au visage était quasiment parfaite, malgré les difficultés évoquées au dessus au moment de l'enfiler.

Un prix dans la moyenne, confortable, tant qu'on a la bonne taille !

30€ : voila le prix de vente du Masque Smoggy, proposé par Tucano Urbano. Un tarif dans la moyenne du marché. La véritable question : vaut-il le coup ? Tout dépend. Le mieux est de l'essayer quand c'est possible. Ceux qui auront la taille de visage adéquate le trouveront très confortable, tandis que ceux qui ont un tour de tête plus important, comme moi (...cm, taille de casque -) pourront se sentir un peu à l'étroit.

Points forts

  • Deux filtres fournis, remplaçables
  • Design sobre et discret
  • Protection au froid
  • Coupe-Vent
  • Peut être portée sous un casque jet
  • Réduction des odeurs (et des gazs !)
  • Rebord en mousse dans le filtre pour le confort
  • Partie en tissu lavable en machine

Points faibles

  • Filtre rigide difficile à placer dans la partie en tissu
  • Taille unique peu adaptée aux visages les plus larges
  • Scratch un peu courts, ayant tendance à griffer la peau nue
  • Formation de buée sur les lunettes
  • Coutures fragiles au niveau de la partie en élasthanne

Conditions d’essais

  • Porté au quotidien en ville et dans le métro parisien