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Essai Yamaha XMax 400

Le scooter manquant entre 250 et 530 cm3 au diapason

XMax 125, XMax 250, TMax 530… on aurait pu imaginer que Yamaha aille chasser sur les routes du SRV 850 pour compléter sa gamme, mais c’est plutôt la jonction entre 250 et 530 qui vient de s’effectuer avec le XMax 400, au détriment de feu le Majesty 400, dont il hérite en partie de la motorisation. De fait, le XMax est motorisé par un nouveau moteur 4 soupapes deux ACT 4 temps monocylindre à refroidissement liquide, évolution de celui qui équipait le Majesty avec une puissance portée à 31,5 chevaux à 7.500 tr/min. Alors, la solution idéale pour une utilisation urbaine et péri-urbaine, parce que moins gros qu’un TMax mais plus puissant qu’un 250 ? Essai…

Yamaha XMax 400 en ville

Découverte

La filiation XMax est évidente à tel point qu’il est difficile de faire la différence de la cylindrée du modèle en face de soi au premier coup d’œil. On retrouve la même ligne globale élancée, sportive, fine, dynamique.

Vue de côté du Yamaha XMax 400

La double optique frontale est à la fois caractéristique de la famille XMax et dans la lignée des optiques Yamaha, élégante. A l’arrière, on retrouve un double feu (toujours comme sur les 125 et 250), désormais à LED (1er maxi-scoot à en bénéficier) mais plus affûté, marquant de façon supérieure la sportivité annoncée du modèle.

Phare Yamaha XMax 400

La marque aux diapasons a su une nouvelle fois jouer sur l’alternance de parties mat, chromées et peintes pour un résultat particulièrement réussi, aussi bien de loin que de près. Car la qualité des détails de près est tout simplement impressionnante, des emboitages de pièces, au détail du logo sur la selle, ou au mat des poignées de maintien.

On note ensuite une bulle relativement haute, avec une prise d’air centrale, un moteur et un échappement noir mat, une selle à deux étages (séparés par une pièce alu avec le diapason). Les vide poches latéraux eux-mêmes sont bien réalisés, au niveau finition mais aussi manipulation et s’ouvrent et se ferment facilement.

Le tout offre une jolie ligne, valorisante et encore plus agréable dans sa livrée blanche, justement par l’alternance de blanc, gris et noir.

Fau arrière Yamaha XMax 400

En selle

Les XMax ont une hauteur de selle importante, renforcée encore plus et surtout par la largeur de selle. Car en effet, si sur le papier, la hauteur de selle n’est que de 785 mm et donc dans les standards habituels, en pratique, c'est haut perché. Ainsi avec une selle large, le pilote d’1,70m mettra tout juste la pointe des pieds à terre. Il faut de fait faire plus d’1,80 pour espérer pouvoir poser les deux pieds à terre. Heureusement, le centre de gravité est bas et permet de ne pas ressentir les 211 kilos tous pleins faits de l’engin.

Vue du ciel du Yamaha XMax 400

Les cadrans du tableau ronds des plus petites cylindrées sont ici devenus hexagonaux, plus sportifs. On découvre alors sous les yeux un double compteur analogique (vitesse à gauche, compte tours à droite) qui encadre un écran digital affichant : totalisateur, double trip partiel, horloge, jauge à essence, température extérieure et température moteur, alerte de changement d'huile). Le tout se révèle très lisible, même sous le soleil.

Ceci dit, l'oeil à tendance à regarder surtout l’écran central de façon naturelle. Du coup, regarder la vitesse que l’on a pour ne pas dépasser – facilement – les vitesses autorisées demande un peu d’attention.

Compteur et tableau de bord Yamaha XMax 400

La position est naturelle et le guidon tombe instinctivement sous les mains. Si la selle est haute, le plancher l’est lui aussi et les jambes sont sensiblement relevées.

Les rétroviseurs enfin offrent une excellente vision.

Vue de dessous du Yamaha XMax 400

Contact

Le compteur se réinitialise et la poignée droite entraine en douceur le départ du 400. L’aiguille du compte-tours grimpe jusqu’à 6.000 tours/min (zone rouge à 8.200 tr/min) puis redescend entre 4.500 et 5.00 tr/min en fonction de la vitesse. Il y a 8 Nm de puissance de plus que le 250 cm3 mais également 31 kilos de plus sur la balance. Du coup, si l’on espérait se rapprocher du TMax, on est plus près de l’efficacité du 250 que du 530. Il n’en reste pas moins que les démarrages au feu rouge sont efficaces.

En ville

Le XMax 400 est un X-Max avec tous les avantages du gabarit du modèle, quelle que soit la cylindrée. Du coup, la taille de guêpe permet de se faufiler partout et à n’importe quel rythme avec aisance et sans y penser.

Avec un compte-tours oscillant davantage entre 4.000 et 5.000 tours en ville, le scoot donne parfois l’impression de se ménager. Les démarrages poignées au taquet au feu rouge ne décapent pas, mais permettent de s’extraire parmi les premiers.

Le freinage est ensuite largement à la hauteur des velléités du maxi-scooter, voire plus puissant que nécessaire. Dans l’utilisation au quotidien, on se contentera même de deux doigts pour actionner l’avant ou l’arrière avec un bon feeling et une puissance instantanée au rendez-vous. Çà freine et çà freine même très fort.

En ville, le seul bémol viendra de la présence éventuelle d’un passager qui, situé plus en hauteur, apporte un sensible jeu de balancier et un peu plus de difficulté à très basse vitesse.

Attention tout de même à l’échappement proéminent à droite qui peut vous permettre de toucher lors de slaloms entre les voitures. On se dit que çà passe sans souci et en fait, au final, on touche… avant de s’excuser auprès de l’automobiliste (vécu).

Yamaha XMax 400 sur route

Autoroute

Le XMax 400 s’élance avec vigueur sur autoroute et dépasse tranquillement les 130 km/h pour se caler à 140 km/h à 7.000 tr/min à 1.200 tr/min de la zone rouge. Une zone rouge qu’il peut approcher bien lancé et en légère descente pour titiller les 160 km/h (sur circuit), même si les derniers kilomètres/heures s’obtiennent doucement. Par contre, il peut tout à fait se caler à 150 km/h sur de longues distances sans sourciller ni faiblir. A cette vitesse, la bulle haute protège bien le haut du corps et ne génère pas de son ni de bruit particulier au niveau du casque plus que de coutume. De fait, la bulle est juste à la bonne hauteur car ne gênant jamais la vision du pilote, même de petit gabarit.

A cette vitesse, le XMax apprécie même alors énormément un passager, qui permet de le stabiliser et de lui faire prendre les grandes courbes au régime maximal sans bouger. Par contre, en solo, l’avant un peu léger et la bulle haute tendent à générer un léger shimmy par vent prononcé, un effet qui disparait pour peu que l’on mette un peu plus de poids sur l’avant en solo ou complètement sans effort en duo. Mais de toute manière, le code de la route interdit de dépasser les 130 km/h, donc jusque là, tout va bien.

Les simples feux de croisement offrent un très bon éclairage et il est possible de rouler fort et vite de nuit en plein phare avec une vraie puissance d’éclairage.

Yamaha XMax 400 sur autoroute

Confort

Sur long trajet, la selle se révèle plutôt confortable. Le passager confirmera ce confort, aidé par des poignées bien positionnées. Un trajet de 450 km dans la journée en duo pour l’essai a confirmé ce confort, avec une bonne utilisation d’autoroute.

Duo et Yamaha XMax 400

Maintenant, si les XMax 125 et 250 étaient déjà fermes, le XMax 400 ne déroge pas à la règle, que ce soit en solo ou en duo. Et il ne sert à rien de changer l’amortisseur arrière. Cette rigidité est liée à la  conception même du deux-roues, due à l’emplacement de l’amortisseur qui ne peut jouer 100% de son rôle à l’arrière vu sa position. Donc, autant, sur route lisse et autoroute, en solo et en duo, on peut vraiment rouler longtemps sans souffrir grâce à une selle efficace et des poignées de maintien bien conçues pour le passager, en ville, dès que la route se dégrade même sensiblement, on a davantage l’impression d’être sur un vrai bout de bois. Ceux qui viennent d’une sportive ne seront pas dépaysés, même si certaines sportives amortissent mieux les défauts de la route que le scooter. Les premiers kilomètres font vraiment ressentir cette fermeté globale. Et puis on finit par s’y habituer. Car au bout d'une semaine et 800 kilomètres, on finit - presque – par l’oublier, appréciant alors uniquement les qualités de sportivité, de freinage et de rangement. Comme quoi, on peut s'habituer à beaucoup de choses.

Yamaha XMax 400

Freinage

Le XMax 400 freine fort, vraiment très fort. En version non ABS, il est même très facile de bloquer l’arrière par temps sec… une raison suffisante pour espérer très rapidement l’arrivée de l’ABS.

A l’usage on se contente donc de deux doigts pour freiner à l’œil efficacement et en toute sécurité. Le freinage offre en plus un excellent feeling au quotidien, avec une puissance rarement exploitée au jour le jour tellement on peut freiner court et sans comportement parasite du maxi-scoot. Même en n’utilisant que le frein avant, il déjauge à peine et l’utilisation de l’avant et l’arrière combinés permettent un arrêt quasi immédiat. Le freinage est sans nul doute l'un des points forts et sécurisant du modèle.

Freinage Yamaha XMax 400

Consommation

Avec un réservoir de 14 litres, le XMax 400 offre une autonomie avant réserve tournant autour de 210 kilomètres, en fonction de la conduite. En ville, avec une conduite très souple et des démarrages tout en douceur, le scooter passe sur réserve à 230 kilomètres. Sur autoroute à vitesse soutenue, la réserve peut s’allumer dès 190 km. Heureusement, il reste de quoi faire encore alors une bonne quarantaine de kilomètres (voire 50 en ralentissant un peu). En fait, si on roule à vitesse stabilisée sur nationale, la consommation peut juste descendre sous la barre des 5 litres au cent (4.9 l/100) qui donne alors une autonomie théorique de 270 km. La jauge est assez précise, faisant disparaitre le premier bâton au bout de 70 km, puis environ un bâton tous les 30 km. C’est ensuite le dernier bâton qui se met à clignoter pour signaler le passage en réserve.

Pratique

Deux vide-poche à l’avant intégrés au tablier et un immense coffre sous la selle permettent d’emmener tout ce qu’il faut avec soi pour un week-end.

Vide-poche Yamaha XMax 400

De fait, on peut caler sous la selle deux casques modulables sans souci (un schéma imprimé au centre explique dans quel sens les insérer) ainsi que deux combinaisons de pluie. Avec cet espace, le maxi-scoot offre l’une des plus importantes contenances du marché et c’est un vrai plus pour son utilisation au quotidien.

Rangement sous la selle du Yamaha XMax 400

On notera la chaleur intérieure sous la selle qui permettra de récupérer des gants bien chauds et un casque sec (idéal pour des affaires au chaud, au détriment des éventuelles courses de surgelés).

Yamaha X-Max 400

Conclusion

Valorisant, dynamique, bien fini, le XMax 400 est un excellent maxi-scooter qui ravira ceux qui cherchent un maxi-scooter pratique, suffisamment puissant pour les emmener également en week-end, mais sans dépenser le prix d’un 530 ou 600 cm3 (et également avec moins de risques de vol). Le motard qui ne fait que de la ville et du péri-urbain occasionnel se contentera pleinement d’un 250 cm3, plus léger et moins cher, même si ce n’est que 500 euros de moins, mais surtout cinq mille euros de moins qu’un TMax ! Celui qui voudra s’offrir des escapes en duo de plusieurs centaines de kilomètres lorgnera plutôt du côté du 400 avec sa vitesse de pointe supérieure. Dernier point, avec un modèle made in France (hormis le moteur Minarelli fabriqué en Italie), le XMax ravira aussi les plus chauvins des motards.

Points forts

  • Freinage
  • Rangement
  • Finition
  • Protection

Points faibles

  • Hauteur de selle
  • Confort
  • Absence d’ABS

La fiche technique

Conditions d’essais

  • Itinéraire: de la ville pendant une semaine, des petites routes variées, de l'autoroute sur 500 km
Minarelli 

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