Elle et Lui : de l'importance du Sac de Sable"Chère Meute, Je vous propose le récit d'une tranche de la lente initiation du candide BlAz. Lieu : le Morvan, quelque part entre Château-Chinon et Avallon. C'était Lundi. Le Soleil de l'après-midi déversait son flot de chaleur et de lumière sur le paysage vallonné. Je connaissais cette route. J'y étais passé la veille avec ma douce lors de notre plus belle balade depuis l'obtention de mon permis. Dimanche en effet, la GPZ nous avait entraîné à bon rythme sur une partition de virolos inoubliables, parfois agrémentés de quelques gravillons farceurs, histoire de se rappeler que la concentration doit rester de mise. Quel plaisir, quel délice d'enrouler Zen(c) !!! Mais toute bonne chose à une fin, et nous étions sur le retour pour/vers la grise capitale. Cependant l'enchantement de la veille nous obligeait à traverser à nouveau le Morvan. Seulement voilà, dès les premiers virages où je m'essayais à nouveau la pratique de la zénitude, voila ti pas que la GPZ -la veille droite comme la justice-, se met à tortiller perfidement des fesses dans les courbes... "Mûh?" m'interrogeais-je... Passage d'une allure Zen à lopettisante, et début du psycottage. "Les pneus ne sont pas chaud ou koi ?? Meuh non, rien à voir." Bien sûr, aujourd'hui il y a les sacoches cavalières, la moto est un poil plus lourde, mais même à l'aller je n'ai jamais subi un tel phénomène. "Le pneu arrière s'est dégonflé ?". En si peu de temps, peu probable. "C'est l'amorto qu'est mort ?!?". Quand même, du jour au lendemain ? Et à chaque courbe prise à allure un poil rapide -enfin moins lente-, le même refrain : vas-y que ça tortille, ça saucissonne... Ce n'est donc plus avec plaisir mais avec appréhension et frustration que je vois l'entrée de chaque nouveau virage. "Bon, tant pis pour les sensations, profitons au moins de ces si beaux paysages" me renfrognais-je. Le ruban d'asphalte continue donc son défilement tortueux, tranquillement. D'ailleurs, un superbe point de vue nous donne le prétexte à une pause. Après la
collation d'usage, je me confie : Moi : "Beuh, chai pas ce qu'elle a aujourd'hui la
GPZ mais je la sens pas du tout par rapport à hier. T'as vu comment elle bouge dans les
courbes..." C'était donc ça !! La GPZ avait un comportement de chiotte par rapport à la veille parce que ma passagère se tenait différemment !!! Euréka !! Pour les quelques virolos qui nous séparaient de la N6, je pus en effet constater que mon SDS se penchait à nouveau en avant et que ô miracle, ô joie de la stabilité retrouvée, la GPZ était à nouveau sur son rail !! Morale : tout autant que les éléments mécaniques, le SDS est un paramètre
déterminant dans le comportement de la moto. Evident à posteriori. Philippe - le 7 juin 2001 Vous avez aussi une aventure à raconter ? Ecrivez la moi et je la publierai :-) |
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Dernière modification le 03-01-2007 .