La moto à en perdre la tête,"Bonjour A la lecture des témoignages portés sur votre site, je voudrais vous raconter l'horrible chose que j'ai vu hier sur le périph extérieur à la hauteur de la porte d'Ivry, vers 18 h 30. Essayant vainement de circuler dans un périphérique encore plus bouché que d'habitude, j'arrive enfin au point crucial, un accident. Trois voies sur quatre bloquées, une camionnette de police, des agents (toujours aussi bien organisés ...), un poids lourd, une petite voiture. Un corps pudiquement recouvert d'un drap ou couverture sur la chaussée. C'est bon, j'ai compris. J'atteins la seule file qui circulait, je dépasse l'agent, mon regard est attiré par un deuxième morceau de couverture qui recouvre pudiquement quelque chose de rond ... Rond comme ... Comme un casque de motard ! J'ai eu envie de vomir jusqu'à chez moi N'ayant pas assisté à l'accident, je n'ai pourtant pas de mal à le reconstituer : Un motard un peu trop pressé entre la 3eme et la 4eme file. Un automobiliste distrait qui se rabat en pensant que son rétro extérieur est là pour la déco. Percutage, le motard tombe, le camion ne peut pas freiner, le motard passe sous les roues, son corps est broyé, sa tête arrachée. Fin d'une vie ! Et pourtant. Ne serait-il pas possible de faire autrement ? J'aime la moto et je roule par n'importe quelle saison avec mon NX 125, affectueusement surnommé "Cadichon". Renversé deux fois sur le périph, je l'ai toujours été à petite vitesse. Moralité : un peu de cligno neuf, un peu de pommade et basta ! Tous les matins et tous les soirs j'emprunte (je ne prends pas, j'emprunte) le périph que j'ai surnommé "Tatane land". Parano, je le suis, je recherche l'abruti mondain, le Schumi d'opérette, la grognasse qui se maquille, le Jacky de base qui va encore et encore me couper la route, le rachiot du bulbe qui confond les panneaux, l'ahuri qui va louper sa sortie, bref, celui par qui l'accident arrive. J'en suis arrivé à suivre quatre règles (parmi d'autres) qui me paraissent primordiales :
Avec ces quatre règles, quelques frayeurs, parfois des grosses, mais jamais rien de bien méchant. Ah si, j'oubliais : laisser les motards plus pressés passer devant, je leur laisse la prise de risque. Bon, au final, il n'y a que les voitures qui ne me doublent pas ... Enfin bon, je préfère perdre un peu de temps que la tête. Alors motards, mes frères, prenez garde à droite, prenez garde à gauche, et vieux vous vivrez. Quand à l'avis que les caisseux peuvent avoir sur les motards, je rappelle cette maxime d'Alphonse Allais : "Passer pour un imbécile aux yeux d'un idiot est une volupté de fin gourmet". Cadichon et moi nous vous saluons bien." Fabrice Grosjean, 37 ans, Paris - le 1er août 2001 Vous avez aussi une aventure à raconter ? Ecrivez la moi et je la publierai :-) |
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Dernière modification le 03-01-2007 .