Au chapitre précédent, nous avions laissé notre Vénérable, furibard, digérer sa défaite...Mais point de réussite sans travail : seule la persévérance
paye ! L'erreur de René, il en est conscient, c'est d'avoir surestimé ses acquis (ne lui jetons pas la pierre, avec l'âge, on est tous comme ça, sauf moi bien entendu...). Voilà ce qu'il a médité toute la nuit suivante et, au petit matin, il a enfourché sa belle légèrement égratignée pour filer chez le marchand de tapis rechercher un rétro (heureusement, la moto n'a que ça !). Un peu honteux, il pousse la porte du bouclard et tombe nez à
nez avec le Valentini, lequel lui lance un « B'jour M'sieur ! »
avec un air un peu malicieux... La queue entre les pattes, il se rend au magasin pour commander un rétro
de KAWASUKI V6 au magasinier qui le regarde, l'air faussement dépité
pour son propriétaire : « Vous avez chuté ? »,
lui demande t'il. « Ben M'sieur, vous l'aurez demain : je l'ai pas en stock, car
en principe, on en change pas tous les jours avec ce type de machine.
C'est pas de chance pour vous, elle est toute neuve... » En disant ça, il se tourne pour jeter un coup d’œil
vers Valentini, lequel est affairé auprès d'un client. « Ben ouais ! : c'est un haut de gamme et y'a un clignotant intégré...
» Au moment de sortir du bouclard, René aperçoit le perroquet
en cravtouze qui lui a vendu sa meule, lequel vient vers lui avec un large
sourire : Le vendeur va consulter l'atelier et revient en disant : « Oui,
après demain 09h00, c'est possible... » Comme René semble hésitant à le quitter, le vendeur se souvient : « Ah oui, les stages ! : venez avec moi, on va voir ça ! » Le binôme s'installe à un bureau et le cravaté commence,
en tendant un dépliant à son client : « Ok ! , vendu ! : ce n'est pas que j'ai réellement besoin de ça car, à mon âge, on commence à avoir fait le tour de la question mais j'ai envie de voir c'qu'elle a réellement dans l'ventre, ce qui, sur route, n'est pas possible... », répond René qui, bien malgré lui, n'a pu s'empêcher cette petite phrase... Il songe soudain qu'il ne sera pas seul à ce stage : pourvu que
personne ne le connaisse car il s'est bien rendu compte que dompter les
200 CV de sa bête n'était peut être pas aussi facile
qu'il l'avait imaginé au début... René quitte alors le bouclard en se demandant dans quelle galère il s'était encore laissé entraîner mais, pour se faire une raison, il se dit que, toute façon, faut qu'il en passe par là s'il veut être capable de dominer sa bécane. En attendant, de retour chez lui, pour se vider la tête, René
décide de sortir son matos de pêche pour aller taquiner le
goujon à l'étang du coin (autre habitude sacrée de
tout Respectable digne de ce nom).
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Dernière modification le 03-01-2007 .