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Sport méca : moto ou voiture, faut-il choisir ?

Ma vie de boulimique des sports mécaniques

Des week-ends marathon de la zapette pour ne rien manquer des plus belles courses

Il y a plusieurs choses qui font que j'aime le vendredi. D'abord parce que c'est le dernier jour d'une semaine souvent intense à vos côtés pour vous raconter les dernières nouvelles du monde de la moto, mais surtout parce qu'à la belle saison, ce jour marque le début d'un week-end de sport, où je vais pouvoir passer d'une chaîne à l'autre, à regarder les meilleurs pilotes du monde s'affronter sur les plus grands circuits internationaux, sur deux et quatre-roues. Le programme TV en main, ou plutôt affiché sur mon écran d'ordinateur, je prépare mon petit marathon.

Double podium pour Ferrari

Semaine du 12 juin. Pas besoin de regarder cette fois-ci, je sais ce qu'il m'attend, un gros morceau : les 24 Heures du Mans auto et le Championnat du Monde de Superbike sur le circuit de Misano. "Ouille, ça va piquer" me dis-je alors en pensant aux heures de sommeil qu'il allait falloir que je rattrape. Car ce week-end là, il est impensable pour moi de le passer ailleurs que devant la télé (quoique, dans un stand, ça doit être cool aussi).

Ce week-end là, je quittais mon appart' parisien pour rentrer voir ma famille, dans l'allier. Je commence alors à m'organiser. "Bon, alors la course 1 du Superbike commence samedi à 13H, ça me laisse ensuite 1H30 avant le début des 24 Heures du Mans, dans la foulée il faudra que je pense à rédiger les qualifs du Supersport pour Le Repaire, ok, ça va être dur, mais ça va le faire". Sauf qu'une sortie familiale est prévue. N'ayant pas vu ma grand-mère depuis trop longtemps, je ne voulais pas refuser, sous un grand soleil. Bon, il faut que je revoie un peu mes plans. "Ok mamie" lui dis-je alors. "Tu me laisses voir la course de Superbike et on part après, je vais charger mon téléphone pour pouvoir voir le départ dans la voiture". Ca marche, comme un mécano qui doit réparer au plus vite une panne sans trop de matériel, je bricole mon planning.

Samedi, 13H, début du plan "WSBK-24H du Mans". Devant la télévision, je regarde la première course de Superbike. Chaos total. Pendant que j'explique à ma grand mère comment Chaz Davies s'est fait rouler dessus par Jonathan Rea et l'importance dans ce cas d'avoir une bonne combinaison, je rédige mon article pour partir ensuite rapidement en balade. Après-midi magasins, à la fraîche en pleine canicule, génial pour le réseau Wi-Fi, je n'userai pas mon forfait à regarder la course en streaming via la 4G. A 14H pétantes, me voila parti en virée avec mon père, ma grand-mère, mon frère et ma copine.

Deux batteries portables en poche, montre en main, j'attends le départ des 24 Heures du Mans, prévu à 15 heures. Non, je ne louperai pas le départ du duel entre Porsche et Toyota. Acceptant ensuite de ranger mon précieux écran pour profiter de la balade en famille, je garde le live texte pour ne pas manquer une éventuelle casse moteur, ou un crash chez les favoris. Heureusement, le début de la course a été assez calme. Rentré à la maison, ma grand-mère et ma copine me font clairement comprendre qu'elles ne comptent pas subir le vrombissement des moteurs une fois de plus. Trouvant refuge chez mon père, qui vit juste à côté, me voila parti pour bouffer des tours de circuit.

Je suis particulièrement attiré par le format des courses d'endurance, où il faut gérer un temps de course très long et où une avance de même dix tours de circuit peut se retrouver anéantie par un problème mécanique, comme c'est souvent le cas au Mans.

Le soir tombe. Je continue ma boulimie de course. Au Mans, la nuit est toujours très frustrante. Car on est fatigué, devant sa TV, à lutter contre le sommeil, parce qu'on est sûr qu'en se levant le matin, on va avoir loupé un truc. Je me souviens une année m'être couché avec une 908 en tête de la course et me réveiller en constatant avec effroi qu'elle avait abandonné, laissant sa place à ses rivales allemandes de chez Audi. La frustration montait alors en moi, non pas parce qu'un voiture française avait abandonné, mais parce que j'avais manqué ce fait de course majeur.

Cette année, le sommeil ne m'a pas rattrapé avant 3 heures du matin, tant les incidents mécaniques ont touché à la fois Porsche et Toyota. Je repoussais sans cesse l'extinction de mon écran alors que ma chère et tendre dormait déjà à points fermés, jusqu'à céder au sommeil. Ce n'est que partie remise.

7 Heures, dimanche matin. Les yeux à peine ouverts, je ne peux m'empêcher d'aller les coller devant la TV pour voir ce qui s'est passé pendant mon sommeil : ouf ! j'ai rien loupé cette fois. Avec tous les incidents de la veille, les pilotes ont été assez calmes. Pas le temps de me reposer, petit dej, une douche.. Et Re TV ! Ben oui, à 11H30, c'est la course de Championnat du Monde de Supersport et 24 Heures du Mans ou pas, je ne vais pas la louper. Surtout que là, c'est ric-rac ! Il faut que l'article soit rédigé avant le repas sacro-saint du midi, qui doit lui même être assez court pour que je ne loupe pas la course deux du Championnat du Monde de Superbike, tout en zappant sur les 24 Heures du Mans pour ne rien louper de la fin de course.

Le titre WSBK pour Kawasaki