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Palmarès-1993 : 6ème au Trophée Féminin de Vitesse, sur une 250 RGV. |
En effet, jai eu loccasion dinterroger en exclusivité une de ces étranges créatures : une véritable femme pilote moto : Agnès DUPUY.
31 ans, née à Angoulême, elle partage son temps entre travail et passion.
Elle travaille à mi-temps sur les Champs de Course, où elle prend les enjeux.
Jeune passionnée, elle a passé son permis moto à 19 ans, avant même davoir le permis B. "Lors de mes leçons, mon moniteur m'a fait chuter 2 fois en m'emmenant au plateau, il voulait sûrement m'impressionner et en fait, il m'a angoissée. Mais comme je n'aime pas rester sur une défaite, alors jai persévéré et je l'ai obtenu au bout d'un an".
Agnès roule actuellement sur la 1000 RSV Aprilia que son concessionnaire YPVS lui prête pour la saison, mais ses premières émotions fortes, elles les a eues sur sa 600 CBR rouge.
Le
Repaire des Motards / Solène : Daprès ton expérience, penses-tu
quil faille commencer très jeune pour réussir dans ce domaine ?
Ou, formulé différemment, pourrais-je prendre ta place avec peu dexpérience,
mais beaucoup de travail et de passion ? Agnès Dupuy : Je crois que plus on commence jeune la compétition, plus on a de l'expérience et plus on gagne du temps. Tu peux t'y aventurer aussi si tu as la passion et la motivation !
AD : C'est de l'investissement, des concessions et toutes ses économie à mettre dans la préparation de la saison sportive. Cela dépend aussi des courses ou tu t'engage.
AD : J'ai plus de facilité que les garçons à trouver des partenaires matériels et financiers car il y a plus d'impact médiatique pour les filles, mais cela reste la plus grande course : la course aux sponsors !
AD : Je pense que, pour une fille, la course moto demande plus de combativité pour faire face aux quelques esprits machos... Par exemple, lorsque la petite amie d'un pilote le regarde courir et quil se fait doubler par une fille, cela n'est pas toujours facile pour lui !! ;-)
AD : Oui, je m'intéresse à la mécanique. J'ai dû en faire une saison entière (1994) puisque que je n'avais pas de mécano. J'ai fait beaucoup de bêtises mais j'ai beaucoup appris. Pour moi la complicité entre le mécano et le pilote est très importante, mais pas toujours facile à gérer lorsque l'on est une femme.
AD : Tous m'encouragent vers ma passion, mais quelques un restent assez surpris. Les mecs avec qui je suis sortie au début trouvaient ça fun, mais lorsque je prenais toute mes vacances pour les courses - avec mon mécano :-) - ou que je ne pouvais pas sortir ou m'acheter des fringues, ils me laissaient tomber...
AD : Le danger je n'y pense pas, j'agis pour l'éviter.
AD : La saison dernière, j'ai perdu les freins avants alors que j'étais à près de 230 km/h. Mon cur a pris des tours ! Alors j'ai bloqué les freins arrières, la moto a réagit très violemment, j'ai relâché le frein arrière et à ce moment là je me suis dis quil fallait que je tombe avant la catastrophe. J'ai repris le frein arrière, jai tiré la moto au sol et nous avons glissé séparément et longtemps j'en suis sortie seulement avec quelques hématomes. C'est à la fois rapide et long mais cette chute spectaculaire ma donnée encore plus confiance en moi car jai réagi vite et bien. J'ai déjà eu un arrêt maladie de 6 mois. Cette fois-ci, j'ai eu moins de chance : je roulais sur ma 250 Aprilia en Promo sport. J'étais la seule fille et je suis partie comme une balle, positionnée 8ème sur 30 au premier freinage, alors que j'étais partie avant dernière ligne. Je double un concurrent à l'intérieur de la parabolique du circuit CAROLE : je me suis faite percutée à l'arrière et j'ai été éjectée. Mon bras s'est trouvé entre la roue arrière et le cadre de mon concurrent. J'ai eu très mal et j'ai surtout été très surprise.
AD : Je leurs conseillerais d'essayer en passant dabord par un stage de pilotage,
afin davoir les bonnes bases dès le début (voir les stages de Dominique
SARRON, pour différents niveaux, par exemple).
J'ai déjà moi-même accompagné quelques filles à leurs premiers tours de piste. Il
faut voir chacune des personnes pour connaître les raisons qui les empêchent de franchir
le pas. Elles peuvent aussi me contacter par e-mail pour me questionner (ndlr : passer
par mon
e-mail, je transmettrai, cest promis !)
Actuellement je monte mon site perso, mais en attendant, vous pouvez me
retrouver sur le site de l'Association pour la Participation des Femmes
aux Sports Motocyclistes : www.apfsm.fr.fm.
(ndlr : Agnès en est la Présidente depuis sa création en 1998.)
Vous pouvez également venir me rencontrer à l'une de mes courses d'endurance:
le 5 mai à Ledenon, le 9 juin à Albi, le 11 août à Dijon, le 1er septembre
à Carole et le 5 octobre au Vigeant.
Une chose importante pour moi, les remerciements de mes partenaires sans
qui je ne pourrais m'exprimer : YPVS(49), France Equipement, Le Conseil
Génèral des Yvelines(78), eebeemédia, Serac, Identic'
Enseignes, Secdem, FM et Dunlup.
Eh bien, que démotions
! Jaurais eu encore plein de questions à poser à Agnès, mais entre les
entraînements à Carole, ou son rôle de commissaire aux Championnats de France de Trial,
elle na pas une minute à elle ! Je n'ai que le temps de lui souhaiter un très bon
courage pour la suite.
Alors, ça vous à plu ? Jespère que ce témoignage aura fait naître de nouvelles vocations de championnes en tous cas, moi, JE VEUX LE FAIRE AUSSI !!!!
A bientôt les filles !
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Dernière modification le 03-01-2007 .