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Histoire de la Bolivie

Des tribus précolombiennes à aujourd'hui

Trois siècles de colonisation

Antonio José de SucreSi les dates des premiers peuplements de la région sont encore débattues, on peut considérer que les premières tribus boliviennes étaient présentes entre - 20 000 et - 10 000. Mais c'est au premier siècle av. JC qu'apparaît la première grande civilisation, celle des Tiwanaku. Ils influencent toute la région et la dominent jusqu'à leur disparition autour du 13ème siècle. Le pouvoir revient alors aux Quechuas, de la civilisation inca, jusqu'à l'arrivée des conquistadores.

C'est l’appât du gain qui pousse les Espagnols à s'aventurer dans la région, riche en or et en argent. Pendant plus de trois siècles, l'Espagne va s'enrichir de manière phénoménale grâce aux ressources naturelles de la Bolivie, mais aussi de ses voisins. Renommée Haut-Pérou, la Bolivie fait partie de la vice-royauté du Pérou, avant d'être transférée à la vice-royauté du rio de la Plata en 1779.

Sous la domination espagnole se construisent de nombreuses villes, dont La Paz en 1548 ou encore Cochabamba en 1574. Les autochtones sont soumis aux Espagnols, qui les réduisent en esclavage dans les mines. Comme pour le reste de leurs colonies, ils imposent le christianisme aux habitants et tentent de supprimer les restes de leur culture. Cette oppression, qui va durer deux siècles, va mener à de nombreuses révoltes, dont une particulièrement violente en 1781. Mais suite à un siège de La Paz pendant 109 jours, les instigateurs sont tués et le chef Tupac Katari démembré et exposé aux yeux de tous pour dissuader toute nouvelle révolte.

L'indépendance

En 1809, la guerre d'indépendance débute deux ans après la guerre d'indépendance espagnole, où l'Empire français s'est emparé du pouvoir. Si l'indépendance de Rio de La Plate est déclarée des 1810, la Bolivie reste sous contrôle espagnol. De "petites républiques" vont se former dans la décennie suivante, où plusieurs guérillas pour l'indépendance vont se produire. Les royalistes, nombreux au début du conflit, sont de plus en plus nombreux à plier. Quand Simon Bolivar et José de San Martin entrent en scène en 1821, leur pouvoir s'est déjà considérablement affaibli. En 1825, alors que le maréchal Sucre marche sur le Haut Pérou, une assemblée constituante est organisée pour décider de l'avenir du pays.

La déclaration d'indépendance est signée le 6 août 1825 et la constitution rédigée par Simon Bolivar, qui donne son nom au pays; nom qui est officialisé le 11 août de la même année. Ce n'est pas pour autant que le pays devient soudainement prospère et stable : le maréchal Sucre, élu président, est expulsé du pays seulement deux ans après sa prise de pouvoir. C'est le maréchal Andrés de Santa Cruz qui lui succède et qui s'emploie à étendre le territoire bolivien au Chili. Cela déclenche une guerre avec l'Argentine et le Pérou, que la Bolivie remporte dans un premier temps. Mais en 1899, après une seconde expédition chilienne, la Bolivie doit capituler et rendre sa souveraineté au Chili.

Instabilité politique et coups d'Etat

La seconde partie du 19ème siècle marque une période noire pour la Bolivie, qui subit guerres civiles, instabilité politique, perte de territoire et d'accès à la mer... Le début du 20ème siècle n'est d'ailleurs pas plus glorieux, avec l'éclatement d'un conflit avec le Brésil. En 1903, la Bolivie perd un peu plus de son territoire au profit de son voisin. Les conditions de vie des habitants sont au plus bas, bien que le cours de l'argent remonte et permette à l'économie de se porter un peu mieux. Eclate alors la guerre du Chaco en 1932, qui va plonger le pays dans une profonde crise. La Bolivie perd 200.000 km² de territoire au profit du Paraguay, ainsi qu'une part importante de la population.

On voit alors apparaître les premiers syndicats, partis ouvriers et sociaux. C'est ainsi que naît le Mouvement Nationaliste Révolutionnaire. Il gagne les élections de 1952, mais le pouvoir militaire lui refuse l'accès au pouvoir. Des manifestations, fortement réprimées, vont mener à de nouvelles élections, que le MNR remporte une nouvelle fois. Il nationalise alors les compagnies minières, instaure le droit de vote universel, redistribue les terres et abolit le servage - les habitants devaient travailler trois jours gratuitement pour pouvoir exploiter leurs terres. Le parti va rester douze ans au pouvoir.

Le coup d'Etat contre le MNR en 1964 mène à une instabilité encore plus intense qu'avant. Des putschs sont évités, des élections annulés, de courtes dictatures militaires sont mises en place. En 1980, la Bolivie connait son 190ème coup d'Etat depuis sont indépendance. Avec l'accession au pouvoir de Luis Garcia Meza, qui favorise la production de cocaïne dans le pays, la Bolivie perd même le soutien des Etats-Unis.

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