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Essai moto Kove 625X Pro

Mention pas mal du tout

Bicylindre en ligne de 581 cm3, calage à 270°, 62,5 ch et 56,5 Nm, 221 kg, 6.597 euros

C'est en 2017 que Zhang Xue, pilote cross et enduro avec participation au Dakar, fonde sa société Tibet New Summit Motor Co. Ltd à Hangzhou, Chine. Mais pour la commercialisation de ses machines, la marque a plusieurs fois changé de nom : Colove et Excelle en Asie, mais aussi Daytona en Grèce, Lexmoto en Angleterre, Macbor notamment en Espagne et au Portugal pour les modèles 510X/510F. C'est finalement le nom de Kove qui a été retenu à partir de 2022 pour l'exploitation à l'international de la marque. Son leitmotiv : Focus On Performance.

Essai de la Kove 625X Pro
Essai de la Kove 625X Pro

Après le bon accueil des 510X et 800X, la marque nous propose son étonnante 625X Pro. Associant une certaine originalité à de remarquables capacités dynamiques, ce nouveau trail fait la jonction entre les nombreuses 450 et les plus coûteuses 700 cm3. C’est au nord de Barcelone que nous en prenons les commandes pour un super tracé de 190 km sur les routes enchanteresses du Nord Espagne.

L'essai vidéo du trail Kove 625X PRO

Découverte

La nouveauté se distingue esthétiquement des 800 de la marque, mais aussi de la 510 dont elle semble revendiquer clairement un positionnement plus haut de gamme. Son optique frontale même deux lenticulaires à une lame de feux diurne centrale en X. Raffiné, le feu est surmonté du radar de proximité (idem à l’arrière) et d’une bulle ajustable sur 80 mm, encadrée de deux déflecteurs latéraux. Le bec de canard, guère nécessaire à mon avis, s’étire en épaulements dynamiques vers le réservoir de 21 litres. De longues écopes anguleuses le devancent, parées de crash-barres. Le tout évoque un peu les BMW F 900 XR. Une double assise, encadrée de poignées passager, s’appuie sur la boucle arrière, conclue d’un joli feu. L’éclairage est entièrement à LEDS.

Essai du trail Kove 625X Pro
Essai du trail Kove 625X Pro

Cadre et bâti tubulaire de la poupe sont en acier et tiennent, à fonction porteuse, le twin parallèle de 581 cm3 (92 x 68 mm). Calé à 270° ses deux ACT entrainent 8 soupapes. Il développe 63 ch à 8 500 tours et 57 Nm à 6 250 révolutions-minute. Pas d’embrayage anti-dribble ni de quickshifter, la poignée des gaz est à câble. L’électronique limitée propose deux cartographies (Eco et Sport), un contrôle de traction désactivable et l’ABS peut indépendamment être désactivé à l’arrière ou intégralement. Également un mode Off-road s’engage via un bouton dédié qui supprime toute assistance. Le souffle du twin file vers un silencieux étroit, plutôt élégant, mais placé un peu bas. Un large sabot aluminium pare les collecteurs et le bas moteur.

Le moteur de la Kove 625X Pro
Le moteur de la Kove 625X Pro

Conçue pour la route et des passages sur chemin éventuel, la Chinoise adopte une géométrie plutôt ouverte : 26° d’angle de colonne, 108 mm de chasse, mais seulement 1 495 d’empattement pour conserver l’agilité. Et la garde au sol est efficace avec 205 mm. Le tout s’appuie sur des suspensions Kayaba avec une fourche inversée de 43 mm ajustable en précharge, compression et détente. Monté sur biellettes, l’amortisseur se règle en précharge (hélas planquée derrière des caches latéraux) et en détente sur le bas du combiné et gère un bras oscillant en aluminium. Les débattements sont de 180 mm pour l’avant et étonnamment 230 mm pour l’arrière. Un choix surprenant.

La Kove 625X Pro
La Kove 625X Pro

Pour stopper le trail, des étriers Taisko à montage radial et deux pistons mordent des disques à frètes wave de 298 mm à l’avant. La pince opposée, à deux pistons, serre un élément de 240 mm. Ils stoppent la rotation des jantes Akron à rayons tangentiels, valves coudées et tubeless de 19 et 17 pouces. Elles chaussent de très bons pneus Pirelli Scorpion Rally STR en 110/80 et 150/70. Leur pression et température sont également affichées de série au tableau de bord.

La roue avant de la Kove 625X Pro
La roue avant de la Kove 625X Pro

Valorisante, la Kove 650X Pro bénéficie d’une construction soignée et d’un assemblage sans défaut. Le moteur arbore une esthétique soignée, ses carters sont bien apprêtés, mais une durite reste un peu visible côté gauche. Également, le sabot moteur manque un peu de style, mais protège efficacement collecteur et ligne d’échappement. Béquille centrale incluse, la machine avoue un poids prêt à rouler de 221 kg. Et la nouveauté arbore surtout un équipement très complet listé en fin d’essai. Enfin, la Kove est garantie 5 ans, mais les révisions (vidange) sont planifiées à 5 000 km seulement, comme sur de nombreuses productions chinoises.

Le silencieux de la Kove 625X Pro
Le silencieux de la Kove 625X Pro

En selle

Le trail de Hangzhou est des plus accessibles, peut-être trop. Ses 820 mm de hauteur de selle paraissent d’autant plus faibles que l’assise est étroite à sa jonction au réservoir. Idéale pour les moins grands, cette disposition peut laisser les plus d’un mètre quatre-vingt à l’étroit. Il faudrait rehausser la selle de 30 mm pour réduire la flexion des jambes, dominer davantage la machine et le train avant avec son large guidon. En l’état, celui-ci se retrouve donc trop haut et grève, un peu, le confort. Le recul, correct, est également impacté avec une place passager surélevée qui limite le mouvement vers l’arrière. L’accompagnant pestera tout de même sur ses poignées de maintien peu ergonomiques.

L'ergonomie de la Kove 625X Pro
L'ergonomie de la Kove 625X Pro

Sous les yeux, l’écran de 6,75 pouces est au format 16/9e, un peu étroit. Bon point, il est orientable en inclinaison sur 20° par pression d’une poignée. Via une commande multidirectionnelle, le commodo gauche permet de piloter cette dalle facilement. L’essentiel des informations est clair, mais les indications du TPMS vraiment fines. Le changement de mode doit se faire à l’arrêt tout comme le passage en mode offf-road via le poussoir dédié. Dommage, comme l’absence d’affichage de température extérieure et un seul partiel est disponible... Également certains pictogrammes sont vraiment trop petits et certaines données s’affichent successivement automatiquement (vitesse max, conso moyenne).

L'instrumentation de la Kove 625X Pro
L'instrumentation de la Kove 625X Pro

On apprécie le passe-câble devançant le té supérieur de fourche, les pare-mains de série et le levier de frein ajustable en écartement. Poignées et selle sont chauffantes, le puits de fourche est gainé et supporte prise 12V et deux ports USB A et C.

En ville

Dès sa mise en marche le twin Loncin séduit l’oreille. Oui, le charme se fait déjà plus dense au rythme syncopé des ronflements graves de l’échappement. La moto se révèle vite équilibrée et le moteur disponible dès les bas régimes. On tient sans mal le légal urbain en cinquième à 2 000 tours si on le souhaite et le twin accorde sa douceur à celle de sa sélection. À câble, la commande d’accélération évite tout souci d’injection et participe à la sérénité des évolutions citadines.

Dès les premiers mètres, la moto se montre équilibrée et le moteur disponible
Dès les premiers mètres, la moto se montre équilibrée et le moteur disponible

Dans le trafic, la Kove se dirige aisément avec une direction souple, un train avant plutôt léger qui rend les manœuvres urbaines faciles. Son centre de gravité relativement bas favorise les évolutions étriquées, aidé aussi par le large cintre. De plus le rayon de braquage de la 625X Pro s’avère réduit, bien pratique pour les demi-tours sur voies étroites. Claire et large, la rétrovision est bonne, les miroirs souvent illuminés du témoin de proximité des radars embarqués. On y est vite habitué, donc peu sensible, questionnant l’utilité de ce dispositif.

Facile à emmener au quotidien, le trail donne envie de voir plus loin et de le confronter à ses prétentions de voyageuse.

Autoroute et voies rapides

Que ce twin est volontaire ! Ses performances modestes sont largement mises en avant par une démultiplication courte. Et pour autant, n’allez pas croire que la Kove s’essouffle en haut du compte tour ou guère plus haut que le légal autoroutier. Car son allonge est impressionnante et vous permet, en début de zone rouge, d’aller cocher… 190 km/h ! Oui m’sieurs-dames… quasi 190 km/h en pointe vers 9 500 tours en 6 et sans patienter des kilomètres. Le tout en étant abrité correctement du vent vitesse. Épatant, d’autant que les 150 voire 170 km/h s’atteignent très rapidement et la tenue de cap est sans défaut. Revenu à 130, le bouilleur s’agite à 6 500 révolutions, un régime plus élevé que la normale, corollaire de sa transmission. De légères vibrations se notent dans les repose-pieds, mais sans réelle gêne pour le pilote. La bulle en position haute permet d’abriter le casque et mon mètre quatre-vingt-quatre, mais avec quelques remous. Le flux est nettement plus calme derrière le réglage bas et l’air frappe doucement l’écran. Larges, déflecteurs latéraux et épaulement de carénage tiennent épaules, buste et cuisses hors de la pression d’air. La taille est un peu dans le souffle, les bras, bas des jambes et bottes sont plus exposés. On regrette un peu l’absence d’un régulateur de vitesse (pour cette gamme on devient très exigeant) et l’on en profite pour quitter les voies rectilignes pour un réseau bien plus excitant.

Volontaire, le twin est capable d'accrocher les 190 km/h et est largement capable d'assurer les liaisons à vitesse de croisière
Volontaire, le twin est capable d'accrocher les 190 km/h et est largement capable d'assurer les liaisons à vitesse de croisière

Départementales

Notre itinéraire soigneusement étudié pour sa densité en courbe nous a permis de tester finement le comportement de la Kove. À nouveau la disponibilité moteur et sa verve tonifient les évolutions de la 625 X Pro. Bien sûr, en chiffres, les performances sont limitées, mais pour autant la Chinoise semble exploiter au mieux sa mécanique. Car elle sait en faire ressentir la vie par les pulsations de son twin calé à 270°. Si le gras moteur est peu sensible, le bloc témoigne d’une présence permanente aux mi-régimes. Le choix d’une cartographie Eco ou Sport semble sans incidence.

S'il est limité en puissance, le bicylindre bénéficie de son calage à 270° pour gagner en caractère
S'il est limité en puissance, le bicylindre bénéficie de son calage à 270° pour gagner en caractère

Dans le sinueux, le rythme se fait dynamique si l’on garde la machine dans la deuxième moitié du compte-tour. Pour l’arsouille, privilégiez le dernier tiers. Après 5 000 tours, le couple se fait plus sensible, largement aidé par la démultiplication finale en 15x50. On peut rester en 4 ou 5 à ce régime sur un tracé un peu ouvert. Mais pour la jouer plus sport, on rentrera la 3. Les épingles peuvent même se passer sur ce rapport. Tenue entre 6 et 9 000 révolutions, la Kove présente un autre visage et le fun s’invite au voyage. La santé du moulin, même à haut régime, associé à une réactivité permanente, font oublier une cylindrée assez modeste. Embrayage et sélection sont toujours aussi souple et précis. Contrôle de traction coupé, on n’hésite pas à remettre du gaz tant les gommes se montrent progressives en amorce de glisse. Seule la poignée d’accélérateur au tirage un peu long me gêne parfois un peu. Également, pour rouler fort, il faut ajuster la fourche, un peu souple de base : augmenter la précharge et fermer la détente. Réactives aux réglages, l’élément Kayaba contient alors mieux la plongée aux transferts de masse et ainsi réduit le balayage éventuel de la roue arrière induit par les surprenants 230 mm de débattement de l’amortisseur. Stable, sain, le trail s’emmène joyeusement avec une efficacité bien réelle.

Ses masses savamment réparties, placées bas, donnent de l’aisance aux changements d’angles rapides. On ne force aucunement au large guidon qui mériterait toutefois d’être plus bas et surtout la selle plus haute. Naturel, le trail s’emmène au regard et efficacement aux jambes également, les genoux bien serrés autour du réservoir. La machine s’inscrit précisément en virage et on vient alors parfois faire frotter les repose-pieds, voire le bas du silencieux d’échappement placé un peu bas… si on insiste un peu.

Les changements d'angles sont facilités par une excellente répartition des masses
Les changements d'angles sont facilités par une excellente répartition des masses

Manquant un peu de ressenti et d’attaque, les décélérations se font puissantes et modulables au levier. Et le frein moteur participe à cette phase quand on rentre les rapports. Naturelle, la 625 X se place avec évidence et précision en virage, calée sur ses excellents Pirelli. Le toucher de route est très correct, la direction sensible et le train avant de bonne franchise. La moto suit sa trajectoire sur un filet de gaz, sans à-coup et se relance de même dans le ronflement de sa boite à air et de son échappement.

Pas de tout terrain au programme sur ces contrées trop sèches et inflammables. Un passage sur chemin blanc permet de valider le bouton off-road dédié, coupant tout ABS et contrôle de traction. Dommage, c’est seulement à l’arrêt que l’on peut l’activer ou désactiver. Notez alors la couleur jaune apparaissant à l’écran sur les moyeux des roues du dessin. Excellent point, l’inclinaison sur 20° de l’écran est efficace tant pour contrer les reflets éventuels en étant assis, qu’assurer une bonne lecture en position debout. Étroite entre les bottes, le trail devrait affiner ses volumes aux genoux.

On regrette un petit manque d'attaque et de feeling au freinage
On regrette un petit manque d'attaque et de feeling au freinage

Partie-cycle

Châssis et géométrie conviennent aux prétentions du trail routier. Une fois paramétrées, les suspensions assurent précision, efficacité et confort. On s’interroge toutefois sur la pertinence des 230 mm de course arrière. Un ensemble 200 – 200 eut été plus homogène avec une meilleure tenue de l’amortisseur au freinage.

La fourche inversée KYB de la Kove 625X Pro
La fourche inversée KYB de la Kove 625X Pro

Freinage

Un léger manque d’attaque et de ressenti au levier ne pénalise guère le pilotage dynamique. L’étrier arrière est sans reproche et lisse finement les trajectoires en courbe.

L'étrier de frein avant de la Kove 625X Pro
L'étrier de frein avant de la Kove 625X Pro

Confort/Duo

En conduite tranquille, le trail chinois est agréable, mais les jambes des plus grands seront trop contrainte par une selle trop basse. Prévoyez ou négociez une assise 30 mm plus élevée. La place passager est un peu étroite et surtout ses poignées de maintien anguleuses sous les gants. Dommage.

La selle de la Kove 625X Pro
La selle de la Kove 625X Pro

Consommation

En dépit de la démultiplication courte, la consommation est remarquablement contenue avec 4,9 litres au 100 km mesurés sur un essai effectué sans trainer. De quoi envisager sereinement 400 km avant le passage à tabac étatique.

Le réservoir de la Kove 625X Pro
Le réservoir de la Kove 625X Pro

Conclusion

Cette Kove 6525 X Pro est une belle et bonne surprise. Sans être parfaite, elle n’a guère de gros défaut et sait charmer son pilote. Facile au quotidien comme en virées plus lointaines, sain, fort bien équipé, le trail chinois s’annonce pour moi comme une référence sur son segment. Sa personnalité mécanique est aussi un argument majeur. D’autant que sa cylindrée entre deux mondes lui permet de supplanter d’à peine plus modestes rivales. Et pas des moindres. Tarifée 6 597 €, la nouveauté prend la lumière et va jeter une ombre tenace autour d’elle. Notamment sur ses comparses du grand Est.

La Kove 625X Pro est vendue 6.597 euros
La Kove 625X Pro est vendue 6.597 euros

Sa demi-sœur Voge DS625 X, 6 999 €, se fait bien moins élégante. Chez QJMotor, la SRT600 SX, 6 899 € pâtit de nombreuses imperfections. CFMoto peut compter sur sa 700 MT, 6 799 €, à peine plus puissante mais bien plus lourd. Enfin, l’indo-anglaise Norton Atlas, entre 9 250 et 10 495 € en version Apex, n’a décidément pas l’efficacité ni l’aisance de prise en main de la Kove.

Avec la 625X Pro, la marque de l’empire du Milieu signe peut-être une des motos de l’année 2026. Excusez du peu.

Points forts

  • Esthétique originale et séduisante
  • Personnalité et disponibilité moteur
  • Suspensions réactives aux réglages
  • Sonorité soignée
  • Équilibré

Points faibles

  • Triangle selle-guidon-repose-pieds perfectible
  • Débattement amortisseur trop important
  • Selle trop basse
  • Tirage poignée trop long
  • Bulle ajustable à deux mains
  • Poignées passager inconfortables
  • Entretiens trop rapprochés.

La fiche technique de la Kove 625X Pro

Conditions d’essais

  • Itinéraire : 260 km de routes sinueuses à revêtement variable.
  • Météo : soleil, de 12° à 20°C
  • Problème rencontré : aucun

Disponibilité / prix

  • Coloris : bleu, blanc, noir
  • Prix : 6.597 euros
  • Garantie 5 ans
  • Entretien 5.000 km

Équipements de série

  • Poignées et selles chauffantes
  • Écran TFT 7 pouces connecté
  • ABS et contrôle de traction en courbe modulable et désactivable
  • Mode tout terrain activé par bouton dédié
  • 2 modes de conduite
  • Prises 12V, USB-A et USB-C
  • Connexion Bluetooth
  • TMPS avec indication de pression et température des pneus
  • Navigation turn by turn
  • Crash-bar et sabot moteur

Option

  • Valise+Topcase ALU, Ensemble de bagages 3 pièces : valise latérale gauche de 35 L, valise latérale droite de 33 L et top-case de 45 L - 799 €

Équipements essayeur

  • Casque Nishua NTX-4 Evo
  • Ensemble Spidi
  • Gants MTR
  • Basket Vanucci VTS2
  • Jean Vanucci Armalith 2.0

Commentaires

gibemato

Toutes les motos actuelles sont des enclumes...

08-09-2026 17:54 
Farniente

Mais non, ce n'est pas parce-que cette 600 fait le poids de ma 1200 tout pleins faits qu'il n'y pas que des enclumes !
Par exemple, la Svartpilen 801 fait 184 kg

08-09-2026 18:06 
horneteur

Moto de l'année et puis quoi encore ? Je suis vraiment curieux de comprendre ce qui peut bien vous pousser à mettre autant en avant certaines marques chinoises...

Moto de l'année ?

221kg.... Et du chinois, souvent on peut en rajouter sur la balance, le tout pour un 600 qui tire péniblement 60cv.Il n'y a que moi que ça choque ? C'est le poids de ma grosse Guzzi 850 qui est déjà pas une ballerine.



C'est 30kg trop lourd. Mais on lui pardonne tout car elle va à 190km/h au bord de la zone rouge... Super !

Le prix ? Je dirai que c'est presque trop cher pour ce que c'est, on rappelera que ça ne fait vivre personne en France, de mémoire 5 personnes composent l'effectif de l'importateur qui veut écouler 1000 motos en 2026, bon courage pour le Sav.

Pourquoi ne pas la comparer à des productions de constructeurs plus classiques ? La comparer aux autres merdes chinoises est facile

08-09-2026 19:22 
Saintbab

Mais c'est une version pro !

08-09-2026 20:25 
Marcel Lemahieu

Moins élégante que la Voge 625 DSX alors que c’est une copie avec un peu plus d'électronique ? Succès assuré pour des motards “rationnels” !

08-09-2026 21:19 
ludo51

Sans parler de l'entretien tous les 5000 km et d'une garantie - certes de 5 ans - mais au nombre incalculable d'exclusions : [kovemotor.fr]

08-09-2026 22:24 
Picabia

Kove = Voge = Loncin, on change quelques babioles à la marge et c'est la même soupe. Presque parfaite? Il n'existe pas de moto presque parfaite.

09-09-2026 08:31 
VincentNoir

"Avec la 625X Pro, la marque de l’empire du Milieu signe peut-être une des motos de l’année 2026."
Pauvre année 2026 !

5 ans de garantie c'est mieux. Mais comme souligné, une garantie qui ne garantit rien... Et toujours des entretiens tous les 5000 km.
190 km/h en vitesse de pointe. Compteur ? Combien en vitesse GPS ?
Ma japonaise triche déjà de 10 km/h à 130...

D'ailleurs, ce serait trop demander aux essayeurs de comparer vitesse-compteur et vitesse-GPS ?

09-09-2026 09:13 
Charlie_41

C'est amusant de voir ce moteur LONCIN, copie du CB500 (2013) à la base, devenir séduisant à ce point par la magie d’un (dé)calage à 270°...

Citation
Kove France
PIÈCES, OPÉRATIONS ET DOMMAGES NON COUVERTS PAR LA GARANTIE
Bougies d'allumage, segments, pistons, cylindres, soupapes,
joints d'étanchéité (sauf moteur), embrayage, plaquettes de
frein, disques de frein, pneus et chambres à air, ampoules,
diodes électroluminescentes, fusibles, câbles de transmission
et de commande
, tubes et autres pièces en caoutchouc,
roulements, balai du moteur de démarrage, filtres à air, à
essence et à huile, chaînes, pignons et pignons de
transmission secondaire, vis et outillage. [...]

09-09-2026 09:53 
VincentNoir

Et d'ailleurs, c'est légal ça de ne pas couvrir en garantie les cylindres, les pistons, les soupapes, les roulements, les pignons, les vis, les câbles et commandes... ??

09-09-2026 11:28 
Tempo

Pourquoi 625 ? alors que c'est un 585 cm3 ?
Je m'y perds avec tout ces trails qui se ressemblent.
Next.

09-09-2026 16:37 
ludo51

Après le 510 , le 625 et le 800 , aurons nous droit à une version 700 ?
Et/ou des versions GT/GTX/Pro/GTXPro/X/XPro/....etc etc
Suspense insoutenable , vivement la semaine prochaine puisque c'est le rythme chinois.............

10-09-2026 09:28 
VincentNoir

10-09-2026 09:50 
Strom's

Citation
VincentNoir
Et d'ailleurs, c'est légal ça de ne pas couvrir en garantie les cylindres, les pistons, les soupapes, les roulements, les pignons, les vis, les câbles et commandes... ??

Légal ou pas c'est écrit ange

Et puis ils sont tellement sûr de la qualité qu'ils n'ont pas besoin de garantie,
ou peut être qu'en cas de problème ils n'auraient pas les pièces car pas ou peu de pièces en sav question

10-09-2026 10:37 
gach38

Encore un clone jetable...

10-09-2026 14:15 
horneteur

Succès garanti ? Pas sûr.

Pour le motard rationnel ? Si rationnel c'est jouer contre l'intérêt des occidentaux, alors oui, sinon est-ce rationnel de torpiller l'industrie moto actuelle pour gratter 5% en achetant une merde, a voir

10-09-2026 22:14 
tigermoto

Je suis surpris de votre conclusion et comparaison avec la concurrence.Dixit: " la QJ motor srt600 sx pâtit de nombreux défauts"...votre essai de la QJ en Juillet 2025 ne laissait pas cela apparaitre... j' ai personnellement une QJ qui a 12000kms sans aucun soucis, la puissance et le couple de la QJ sont quasi similaire à ceux de la Kove et bagagerie incluse la QJ est moins onéreuse
Kove serait elle la marque à flatter actuellement ?

11-09-2026 14:36 
Günther

Citation
tigermoto
Je suis surpris de votre conclusion et comparaison avec la concurrence.Dixit: " la QJ motor srt600 sx pâtit de nombreux défauts"

Il convient de citer corectement ce que l'on évoque.
Donc : "Chez QJMotor, la SRT600 SX, 6 899 ¤ pâtit de nombreuses imperfections. "

Citation
tigermoto
Kove serait elle la marque à flatter actuellement ?

Le délire de certains lecteurs face à de supposées accointances me laisse froid comme un scooter électrique.

11-09-2026 20:28 
Sam

Je commence sérieusement à me demander si cette sinophobie persistante et exacerbée n'est pas tout simplement un racisme inavoué.

13-09-2026 21:47 
Sam

Citation

Il convient de citer corectement ce que l'on évoque.
Donc : "Chez QJMotor, la SRT600 SX, 6 899 ¤ pâtit de nombreuses imperfections. "

Imperfection: bavure, carence, défaut, défectuosité, déficience, déformation, démérite, difformité, faible, faiblesse, faute, grossièreté, impureté, inachèvement, incomplétude, inexactitude, infirmité, insuffisance, lacune, loup, mal, malfaçon, manque, mauvais côté, médiocrité, mesquinerie, péché, péché mignon, petitesse, ridicule, tache, tare, travers, vice.

(Source: Dictionnaire Electronique des Synonymes)

sourire

13-09-2026 22:52 
Farniente

Citation
Sam
Je commence sérieusement à me demander si cette sinophobie persistante et exacerbée n'est pas tout simplement un racisme inavoué.
Sûrement pas ! Les motos japonnaises sont adulées !
Sinophobie, oui, pourquoi pas (et vu la place de la Chine dans le "concert des méchants" on peu comprendre...Je ne dit pas axe du mal, mais franchement j'ai pas envie de passer mon reveillon avec Putine, Xi, Kim et Kameineï doivent rigoler quand ils se brulent ces 4 là).
Et xi à repris à son compte la phrase de Lenine : "les occidentaux nous vendront la corde pour les pendre..." Lenine disait les capitalistes...
Mais racisme ?!? 🙄
Après, pour la balance commerciale, à part acheter une Ducati, une Guzz ou un boxer BMW, tous les autres sont aussi nocifs : Japonnais, Thailandais (Triumph),Indiens (KTM, HVA...), Chinois, Américains...
Le problème est notre manque de patriotisme économique (faut dire que quand on a poussé une Ducati sur 7 km, on ne pense plus trop à Von der Leyen ou Thierry Breton !)

14-09-2026 18:07 
Sam

Citation
Farniente
Sûrement pas ! Les motos japonnaises sont adulées !
Sinophobie, oui, pourquoi pas (et vu la place de la Chine dans le "concert des méchants" on peu comprendre...Je ne dit pas axe du mal, mais franchement j'ai pas envie de passer mon reveillon avec Putine, Xi, Kim et Kameineï doivent rigoler quand ils se brulent ces 4 là).
Et xi à repris à son compte la phrase de Lenine : "les occidentaux nous vendront la corde pour les pendre..." Lenine disait les capitalistes...
Mais racisme ?!? 🙄
Après, pour la balance commerciale, à part acheter une Ducati, une Guzz ou un boxer BMW, tous les autres sont aussi nocifs : Japonnais, Thailandais (Triumph),Indiens (KTM, HVA...), Chinois, Américains...
Le problème est notre manque de patriotisme économique (faut dire que quand on a poussé une Ducati sur 7 km, on ne pense plus trop à Von der Leyen ou Thierry Breton !)

Si l'Occident s'est fait avoir et se mord à présent les doigts d'avoir accepté l'adhesion de la Chine à l'OMC, il ne doit s'en prendre qu'à lui même.
Trop d'ethnocentrisme, de mépris , de complexe de supériorité et une forme de condescendance culturelle font irrémédiablement penser à une fable de La Fontaine:
un mépris flagrant envers les capacités technologiques de la Chine. Dans l'esprit de nombreux décideurs et chefs d'entreprise la répartition des rôles mondiaux était figée pour des décennies :À l'Occident : Le cerveau (la haute technologie, la R&D, le design, l'innovation de pointe).
À la Chine : Les bras (l'assemblage de bas étage, le textile, le plastique bon marché).
Ajouté à cela le fait de pouvoir transférer les usines en Chine pour profiter d'une main-d'½uvre très bon marché, disciplinée, et réexporter les produits vers l'Occident avec des marges bénéficiaires démultipliées pour les actionnaires...

Eh bien denigrez maintenant!
L'autre jour j'ai vu une vidéo d'un essayeur moto sur Le Tube balancer carrément au sol une sportive QJ en fin d'essai, avant de ramasser un bout du levier d'embrayage qui avait cassé et commencer son boulot de dévalorisation.
Il aurait osé faire ça avec une bécane d'une marque européenne ou Japonaise?
Flanquer une moto par terre?
Désolé pour moi ça ressemble fort à une forme de racisme

15-09-2026 01:49 
inextenza

Juste pour le coté étymologique: on ne peut pas parler de race pour une moto, ni même pour une nation. Xenophobie envers les dirigeants et ouvriers des marques d’un pays, à la rigueur.

Ensuite, il faut repositionner le problème dans le contexte contemporain. Les individus sont désormais hyper polarisés dans leurs opinions. La nuance et le recul ne sont plus que des notions abstraites voire inconnues pour certains. Ajoutons à cela que nous souffrons tous (oui, y compris les chinois: tout n’est pas rose chez eux) de cette compétition mondiale. Se mettre sur la gueule entre pays et blocs de pays n’est pas nouveau… c’est même une part inaliénable de la nature humaine. C’est toutefois exacerbée par la même chose que ce qui a rendu les individus binaires dans leurs opinions: l’extraordinaire circulation des flux, qu’ils soient humains, économiques, ou informationnels. Il n’y a plus beaucoup de frontières à cela (dictatures dures comme la Corée du Nord par exemple), au mieux des pare-feux filtrants (Russie, Chine par exemple)

Ce contexte posé, regardons maintenant le «monde» de la moto. Un nouvel acteur a continuellement pris de l’ampleur ces 20 dernières années, telle une cellule qui s’est dédoublé, puis à nouveau dédoublé: au début c’est invisible, aujourd’hui c’est une généralisation. Là où ça coince, c’est que l’espace est contraint: si un acteur prend de la place, cela se fait au détriments de d’autres acteurs.
Là, problème: la moto en Europe occidentale est majoritairement un loisir emprunt de passion, parfois de quête d’image pour les individus. Les marques chinoises sont envahissantes, donc cela nuit à des marques dont nous sommes tous attachés. Ce qu’il se passe c’est tout simplement une peur de la perte de ces marques (ou même de l’âme de ces marques, en construisant des motos dont le c½ur est d’origine chinoise). Là, je pense que tu comprends maintenant là où je veux en venir. Nous avons des individus (nous) dont l’opinion est plus ou moins polarisée par notre environnement informationnelle (Internet et les algorithmes de recherche prenant en compte notre affect, donc aux résultats tout sauf objectifs et complets), qui forment un groupe (communauté) voyant un combat économique et industriel à mener dans une guerre d’un bloc sur un autre… et paf les Chocapic. Défiance jusqu’à la haine, sans aucune nuance, sans aucune prise en compte des qualités et défauts des machines.

Du coup, est-ce du racisme ou de la xénophobie? Pas si sûr sourire

15-09-2026 10:46 
VincentNoir

Moto en Europe = essentiellement loisir passion. Oui on peut le constater sur l'expo des marques italiennes du week-end dernier en Comminges. Grosse affluence, des centaines de motards... j'y ai vu sur le parking des japonaises, des allemandes, des autrichiennes, bien sûr tout plein d'italiennes et... une (!) chinoise (une NK).
Ce que ça m’inspire ? Si on sélectionne les passionnés, il n'y a pas de chinoises. C'est à dire (mon impression) que les clients des chinoises ne font pas forcément de la moto par passion. Ce sont essentiellement des urbains qui achètent chinois parce qu'ils peuvent le faire question prix et que ça peut être pratique contre les embouteillages en zone urbaine. Ailleurs, on ne les voit pas... pas encore... mais ils vont bien finir par apparaître puisqu'il s'en est tant vendu.
La moto c'est aussi un message envoyé aux autres. De préférence un message valorisant. Je roule en Kawa, je roule en KTM, je roule en Ducati, je roule en Suzuki, ça veut dire quelque chose. Les marques chinoises n'ont pas encore trouvé leur message. Car un message, une identité, une aura c'est un processus forgé par l'histoire. Et personne n'est encore vraiment persuadé que toutes ces marques chinoises sont là pour durer et marquer l'histoire de la moto.

15-09-2026 11:24 
Godzilla

Citation
Sam

Si l'Occident s'est fait avoir et se mord à présent les doigts d'avoir accepté l'adhesion de la Chine à l'OMC, il ne doit s'en prendre qu'à lui même.
Trop d'ethnocentrisme, de mépris , de complexe de supériorité et une forme de condescendance culturelle font irrémédiablement penser à une fable de La Fontaine:
un mépris flagrant envers les capacités technologiques de la Chine.


Je n'achète pas une seconde la fable de l'occident forcément arrogant qui méprise la Chine et que c'est sa faute, et tout ça.

A partir du moment ou on nous a construit/vendu une économie mondialisée, certaines choses étaient inévitables.
(Monsieur Raffarin, un commentaire...?)

Mais bref...

Pour la technologie, si la Chine fabrique des téléphones, elle a quand même mis un certain nombre de décennies pour accoucher d'un moteur d'avion. Et d'un TGV.
Rétro-igénierie à l'appui.
Et encore le C919 a eu des retards techniques à l'allumage.

Alors personnellement je doute d'une quelconque supériorité, même si le pays forme apparemment un nombre incalculable d'ingénieurs chaque année.


Et puis tout le monde est libre d'acheter chinois.

Vers chez moi, j'ai vu l'enseigne Dafy avoir le panneau Benelli, puis ne plus l'avoir quelques temps plus tard ("Aaah non, on fait plus").
Ensuite, ce fût Qj motor je crois, plus ne plus l'avoir quelques temps après.
Et maintenant c'est une encore autre marque. Et peut-être bien encore une autre entre-temps, mais je ne voudrais pas dénigrer... gnarf

Alors bonne chance à ceux qui ont acheté, pour la garantie ou même pour des pièces.
On a beau dire, dans les marques chinoises, ou leurs importateurs, on a le choix de la caricature.

Et puisque, par exemple, CF Moto vend des millions de deux-roues dans le monde, puisque un des reproches qu'on fait aux chinoises est la question de la fiablité/durée dans le temps, je me demande pourquoi personne n'a encore été demander aux utilisateurs d'un de ces millions de deux-roues s'il a des fois un gros kilométrage avec sa bécane, s'il a eu des soucis, etc...?

15-09-2026 13:03 
inextenza

Citation
VincentNoir
j'y ai vu sur le parking des japonaises, des allemandes, des autrichiennes, bien sûr tout plein d'italiennes et... une (!) chinoise (une NK).

Et combien de chinoises en comptant la motorisation et de manière la sous-traitance? pipeau
Parce que, si un «passionné» ne roule pas en chinoise mais roule en 890 Duke par exemple… ça s’appelle faire l’autruche (ou ne pas assumer, selon).
Inversement, nous avons croisé un ex béhèmiste passé chez les chinois… parce que c’est selon lui très semblable (en particulier exactement le même moteur; il était question de la F900 motorisé par Loncin) mais sans la politique tarifaire où la vaseline est en option.

15-09-2026 14:31 
VincentNoir

L'économie est mondialisée. Donc produire quelque chose en lui assignant un territoire en fonction des composants ne veut plus dire grand chose. Les composants viennent du monde entier et en particulier de Chine.
Mais l'histoire des industries et des marques, reste. En particulier la culture d'entreprise ainsi que les savoirs-faire et les exigences sur certains points. Et la question primordiale des obligations législatives ! Ce qui rejoint aussi la question du service, pour cause de proximité géographique à la clientèle : garanties (durées et termes), réseau, sérieux des acteurs de la chaîne commerciale, approvisionnement et disponibilité en pièces détachées, maintenance, implantation à long terme, etc.

Personnellement je peux regarder un ou deux modèles chinois avec intérêt. Mais je suis loin d'être convaincu des engagements des constructeurs à faire quelque chose de sérieux. Et l'essentiel de la production chinoise n'est là que pour satisfaire le besoin compulsif de consommation des clients.

15-09-2026 15:17 
Through the valley

Sûrement une des raisons pour lesquelles Zhang Xue (co fondateur) s'est barré pour créer ZX moto. Un trail trop lourd et pas assez puissant loin de la philosophie originelle des débuts de la marque.

19-10-2026 19:32 
 

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