Sécurité routière : 5% de tués en moins en septembre
Mais le nombre de blessés graves et d'accidents corporels augmente sensiblement
Une tendance contrastée qui s'inscrit dans la durée
Timidement amorcée en juin, la baisse de la mortalité routière s'est affirmée en juillet et confirmée en août. Voilà que la situation perdure en septembre, comme le révèle le dernier baromètre mensuel de l'Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière (ONISR).
Avec 286 décès provisoirement enregistrés le mois dernier, contre 283 il y a un an, c'est un nouveau recul de 5% enregistré par les autorisés. Cette baisse de la mortalité a surtout touché les automobilistes (-20 tués), les piétons (-6) et les utilisateurs d'EDPm (-5) mais a en contrepartie progressé chez les cyclistes (+14 morts) et les motards (+5).
Mais voilà, le bilan du mois de septembre est loin d'être positif pour autant, car dans le même temps le nombre d'accidents corporels a augmenté de 7% et celui des blessés graves a bondi de 15% avec 1.685 blessés graves essentiellement chez les cyclistes, les piétons et les EDPm.
Et c'est malheureusement cette tendance qui prédomine a plus long terme. Sur les neuf premiers mois de l'année, le nombre d'accidents corporels est resté sable avec 84 accidents supplémentaires par rapport à la même période en 2025. La mortalité routière a légèrement reculé de 2%, mais le nombre de blessés graves progresse de 10%. Moins de morts, oui, mais plus de victimes.

Dans les outre-mer, la situation est bien différente alors que tous les indicateurs ont connu une hausse franche en septembre (+18% de tués, +16% de blessés), mais que la tendance reste à la baisse depuis le 1er janvier.
Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, chargée de la Citoyenneté :
Trois mois consécutifs de baisse de la mortalité routière, c’est une tendance encourageante. Ce n’est ni une victoire, ni une raison de relâcher nos efforts. Mais c’est le signe que nous devons continuer à agir avec détermination pour rendre nos routes plus sûres. Nous avons fait le choix ces derniers mois de cibler des comportements excessifs à risque qui peuvent transformer une imprudence en drame. Le téléphone au volant détourne l’attention et peut tuer en quelques secondes : c’est pourquoi nous renforçons le recours à la suspension administrative du permis. En trottinette électrique, l’absence de casque peut transformer une simple chute en traumatisme grave : nous avançons donc pour rendre son port obligatoire partout en France. Et nous poursuivons notre action contre la consommation de substances comme le protoxyde d’azote, à l’origine d’accidents graves et parfois mortels. Agir sur les comportements ne suffit pas. Avec la relance des enquêtes REAGIR, nous voulons mieux comprendre les circonstances des accidents graves et en tirer toutes les conséquences, notamment sur l’aménagement et la sécurisation de nos routes. Prévenir, responsabiliser, protéger. C'est par ces trois moyens que nous obtiendrons des résultats dans la durée. Il ne s’agit pas de multiplier les règles pour elles-mêmes, mais d’intervenir là où nous pouvons éviter des drames. Trois mois de baisse doivent nous donner confiance dans notre capacité collective à faire reculer durablement la mortalité routière. Notre objectif reste le même : inscrire cette baisse dans la durée et faire en sorte que, mois après mois, moins de vies soient brisées sur nos routes.




Commentaires
Est-ce bien utile de faire écho aux propos de la sinistre déléguée à la Citoyenneté ?
20-10-2026 08:16Cette personne oublie-t-elle sciemment de faire mention des conséquences de l'explosion du coût des carburants sur les modes de déplacement des Français ?
Par souci d'économie beaucoup lèvent le pied, font un usage restreint de leur véhicule. Peut-être même se mettent ils en danger en redécouvrant les joies d'être piéton, cycliste ou adepte des EDPm ?
Décorréler le prix des carburants et l'incidence sur la sécurité routière n'est pas signe d'une grande honnêteté de la part de Madame la sinistre déléguée auprès de l'Intérieur.
" Agir sur les comportements ne suffit pas " voilà une observation qui aura l'heur de plaire à son ministre de tutelle.