La Sécurité Routière en campagne contre le protoxyde d'azote
Une première campagne de sensibilisation nationale avant l'introduction de mesures législatives
Proto : On passe vite du rire aux larmes
La consommation d'alcool, de stupéfiants et de médicaments à toujours eu des conséquences dramatiques sur l'accidentalité routière. Depuis quelques années, c'est la consommation de protoxyde d'azote qui s'est fortement répandue chez les jeunes.
Ces cartouches de gaz utilisées en cuisine pour les siphons et en vente libre ont été détournées de leur usage, le protoxyde d'azote (N2O) étant également utilisé dans le milieu médical pour les anesthésies, avec un encadrement strict. Provoquant un état d'euphorie et de désorientation, peu cher et facilement accessible, son usage récréatif a connu une forte augmentation auprès des jeunes.
La consommation de protoxyde d'azote est devenue un véritable problème de santé publique avec des intoxications y compris chez les mineurs, mais aussi des conséquences beaucoup plus graves chez les consommateurs réguliers : atteintes neurologiques, troubles cognitifs, complications cardiovasculaires. Les conséquences portent aussi sur la conduite.
Pertes de réflexes, vertiges... les conséquences du protoxyde d'azote sur l'organisme sont assez similaires à celle des différentes drogues et se sont ainsi logiquement retrouvées à l'origine de graves accidents de la route.
Face à une consommation en constante évolution, une campagne de sensibilisation vient d'être lancée par la Sécurité Routière dans le cadre de la démarche plus globale de lutte contre la banalisation de ce phénomène. Elle sera prolongée par des mesures législatives et des dispositifs renforcés présentés le mois dernier dans le cadre du projet de loi RIPOST.
Dès ce mardi 7 avril, un film de sensibilisation et des images informatives, sur différents thèmes, sont diffusés sur les réseaux sociaux. À compter du dimanche 12 avril, le spot sera également diffusé sur les grandes chaines de télévision et sur les plateformes de replay.
Marie-Pierre Vedrenne, Ministre déléguée auprès du ministre de l'Intérieure, chargée de la Citoyenneté :
Le protoxyde d’azote n’est pas un jeu. C’est un poison qui détruit des vies. Lorsqu’un danger se banalise, il devient massif — et lorsqu’il devient massif, il devient mortel. Je refuse que notre jeunesse paie le prix de cette indifférence. Dire la vérité, c’est protéger. Agir, c’est sauver.
Derrière quelques secondes d’euphorie, il peut y avoir une paralysie à vie, ou pire, la mort. Nous ne laisserons pas s’installer ce mensonge : ce produit tue. Le Gouvernement sera au rendez-vous : pour prévenir, pour protéger, pour responsabiliser et pour sanctionner sans faiblesse ceux qui mettent des vies en danger.




Commentaires
Il faudrait surtout une campagne pour remettre le cerveau de ces types en place. Malheureusement notre jeunesse devient de plus en plus con.
08-04-2026 07:47Picabia, merci de cette analyse sociologique poussée...
08-04-2026 08:06Faudrait surtout se demander pourquoi les jeunes ont besoin de paradis artificiels, quels qu'ils soient...
La période actuelle n'est pas à la fête, pas mal anxiogène sur l'avenir (regardez le taux de tentatives de suicides des jeunes femmes, c'est flipoant !!!), sans parler des réseaux sociaux qui encouragent les concours débiles (se filmer au ballon en conduisant,...)
Après, est ce vraiment très différent de nos parents qui roulaient (roulent ?!) 1 fois sur 2 raides bourrés en rentrant de bals et boites ?!...
Tout ça pour conclure que ok un spot, ok une enieme loi de répression machin truc, ok...
A la hauteur de l'enjeu de société ? A 20 ans on a un truc a carrer d'un spot et d'une menace ?
Notre jeunesse va mal...c'est à ça qu'il faut s'attaquer !
Ah, vous reprendrez bien une tournée de «c’était mieux avant?»
). Hier c’était les défis alakon sur internet, avant-hier c’était le binge drinking. Avant-avant-hier c’était le shit. Avant c’était le LSD/amphet’. Avant c’était l’opium. Là, je crois que j’ai couvert à peu près 80 ans de «jeunes [qui] ont besoin de paradis artificiels» et «de jeunesse devient de plus en plus con» 
08-04-2026 09:23À chaque période son problème de consommation. Maintenant c’est du gaz (heureusement que j’ai du stock, parce que maintenant, quand on cuisine pour de vrai avec, les cartouches sont devenues bien plus difficiles à trouver, et autrement plus cher
Oui les junkies des années 70 n'avaient rien à envier aux jeunes d'aujourd'hui. Qu'elle soit au volant ou pas, la jeunesse cherche des sensations fortes et expérimente ce qui lui est proposé. Mais il faut rester objectif, les consommateurs de stupéfiants, c'est environ 10% de la population. En contrepartie la conso d'alcool baisse d'années en années même si ceux qui en consomment le font plus massivement lors des évènements festifs. Alors oui certains jeunes vont mal et certains trouvent plus facilement de produits divers qu'avant, et oui, c'est important de les aider à ne pas débuter car après c'est bien plus dur de décrocher. Les jeunes ne vont pas plus mal que leurs parents dont certains sont des usagers plus réguliers, ils consomment différemment.
08-04-2026 10:07- La civilisation du loisir engendre la recherche d'une certaine forme d'oisiveté , laquelle , c'est bien connu , est mère de tous les vices ....
08-04-2026 11:39- Le "moi" et le "ça" de Freud dominent le "surmoi" , fini l'autocensure et la gestion de ses frustrations...
- La religion servait de cadre dans bien des cas , mais à présent ...
Ce n'est pas un plaidoyer du "c'était mieux avant" , juste un constat tentant d'être le plus objectif possible ...
Ouais enfin il y a bien longtemps que les humains s'explosent les neurones avec tout ce qui leur tombe sous la main. De manière ritualisée c'est moins destructeur pour l'individu ; et justement plus le temps passe plus on est renvoyé à la responsabilité de l'individu : c'est le collectif qui se déresponsabilise...
08-04-2026 12:03En tout cas l'alcool fait des ravages, depuis le niveau individuel jusqu'au niveau sociétal en France, bien plus que les autres produits. Dans les campagnes (mais aussi en ville bien sûr) c'est catastrophique. Et triste. Pour ce qui est de la circulation, les vendredi-samedi-dimanche à partir de 18 h tu entres dans la zone de danger apéro ! Faut être sur-vigilant. Et je ne parle même pas des créneaux de sortie de boîte ! Ici ça tournicote pas mal et c'est plusieurs fois dans l'année que les prés de bord de route accueillent des voitures de "fêtards" qui se mettent sur le toît !
Autant oui c'est une pratique nouvelle qui est arrivé chez les jeunes, de la à dire que c'est la jeunesse qui va mal ... c'est un problème de société généralisé, ou des adultes aussi prennent du protoxyde.
08-04-2026 13:50Il y aura toujours de nouveaux truc alakon, de nouvelle règles, de nouvelles façon de contourner, de quoi continuer à se retourner le cerveau, s'envoyer en l'air, s'amuser, s'échapper du monde réel.
@inextenza
08-04-2026 20:19Tu as oublié la colle à boyaux au début des années 80 ;)
Ah ouiiii la colle! Même la colle en tube d'écolier, ça envoyait pas mal
09-04-2026 00:25Pour ne pas en rajouter, la question du recyclage des bouteilles/bonbonnes vides (ou pas vides d'ailleurs) se pose.

09-04-2026 11:46Par endroits ça fait du nombre et quand c'est jeté dans un incinérateur ça explose.
Donc faut fouiller les poubelles pour chercher ces trucs, histoire de pas casser les fours.
Au moins la bouteille de ricard à Gégé elle est recyclable.
Je n'ai pas dis c'était mieux avant car c'était tout aussi débile de se défoncer la gueule mais il faut constater aussi que la société n'a jamais été aussi protectrice et en même temps laxiste.
09-04-2026 12:46Si vous comparez avec autrefois on bossait du lundi au samedi et plus de 35 heures, les aides et les chèques vacances, énergie, de rentrée scolaire, nada.
Pas d’indemnités chômage ou trois fois rien et des conditions de travail bien moins douces.Et au passage deux guerres mondiales.
Mais bon je suis un vieux con réactionnaire mais de là à m'apitoyer, non.
.. et puis a l’époque il y avait aussi ses fléaux,..les « vieux » cassaient la pipe bien avant l’heure,..because trop de pinard dans le cornet,les poumons goudronnés comme une autoroute,d’autres « cassés « par le turbin, ça roulaient bourrés..Maintenant ca glandouille,et ça profite de toutes les « saloperies « qui se trouvent à portée du museau,quitte à renifler la moquette,ses slips sales...chaque époque traîne ses boulets..
10-04-2026 17:10L'éternelle question étant : Sont-ils plus nombreux qu'avant?
(La réponse dépend en grande partie de votre métier. Si vous en fréquentez beaucoup ou pas...)
Débat passionnant qui donne sa pleine mesure à l'apéro, évidemment. 10-04-2026 17:27
Vu le taux de natalité: statistiquement non, ils sont de moins en moins
Chez « Raymond »du coin,c’est un sujet intarissable au fur et à mesure de la « descente » de chacun…plus on avance dans la soirée plus les certitudes sont ancrées..c’est un peu l’alcootest de l’ambiance lancée..Il est tard qui me ramène car suis plus à jeun…😵💫
10-04-2026 17:49