Essai moto Ducati Monster V2
Un monstre de séduction
V2 à 90° de 890 cm3, 111 ch et 91 Nm, 175 kg sans carburant, 12.590 euros
Création originelle du designer Miguel Angel Galluzzi, la saga Monster s'écrit depuis 1993 avec ses modèles de fortes cylindrées. La première de toutes, la M 900 - Il Mostro – évita à elle seule à Ducati une disparition programmée en relançant la marque vers les sommets des ventes. On y voit déjà la marque d’une créature unique. S’en suivit les déclinaisons 1000 ie, S4R et la fameuse 1100 Evo. Au côté de ces têtes d’affiche, les cadettes ont tout autant forgé l'histoire de l'icône bolognaise : M600, M620ie, M750, M696 et M796. En 2018, la Monster cube 821 cc et signe la dernière évolution de ses lignes esthétiques majeures issues du modèle originel.
2021 fait paraître un tout nouveau Monster prêt à s’attaquer aux défis à venir. La concurrence s’est en effet étoffée et l’Italienne s’offre une évolution drastique. Fini les déclinaisons 1200 cm3, le cadre tubulaire et le réservoir iconique. Le modèle est unique en cylindrée, qui passe à 937 cm3.

Star des Italiennes, près de 400 000 unités de cette famille se sont écoulées 33 ans. 2026 marque un nouveau jalon pour l’icône de Borgo Panigale : son nouveau V2 abandonne la distribution desmodromique au profit d’un système classique, mais très performant. Mais la nouveauté intègre à nouveau à sa conception des éléments essentiels de son histoire.
C’est à Malaga et sous une pluie continue que nous prenons en main la nouvelle Monster pour un essai forcément un peu limité.
L'essai vidéo de la Ducati Monster V2
Découverte
Allègement et authenticité, telles sont les sensations procurées, visuellement, par la nouvelle Monster. Si le précédent millésime avait créé la rupture, celui de 2026 semble préciser, légitimer l’icône de Bologne. À commencer par l’optique avant qui perd son cercle de LED ovoïde au profit d’un élément lumineux plus épuré et architecturé. Deux lames de feux diurnes forment une élégante parenthèse encadrant les réflecteurs centraux. L’effet induit modernise, affine et dynamise la signature lumineuse.

Finesse encore avec les nouvelles écopes plus massives qui ne portent hélas plus les clignotants, relégués classiquement autour des tés de fourche. Mais elles intègrent désormais mieux les montants du radiateur. Sur le dessus du réservoir de 14 litres aux épaulements profilés et galbes sportifs, désormais symbole de la génération 2020, apparaissent à nouveau des entrées d’air dot l’ajour fait paraître des grilles plastifiées, évoquant la Monster 1100 evo. Sur le bidon s’appuient la selle monobloc et une boucle arrière largement remaniée.
Un solide cadre monocoque en aluminium utilise le moteur comme élément porteur. À l’opposé, la boucle arrière est faite de composite polymère, MAIS… les deux éléments sont liés à un nouveau bâti central en treillis tubulaire acier, voulu bien visible et en partie fixé sur les têtes de culasses du tout nouveau bloc italien. Un point technique autant que de design qui replace la machine dans la lignée de ses origines. Cette poupe s’allège visuellement, mimant là en lignes modernisées, celle de la boucle arrière de la M900 de 1992. Dans son épaisseur sont moulées des poignées passagers et la machine se conclue sur un feu à Leds placé profondément sous la structure, à la signature lumineuse raffinée reprenant les parenthèses du phare.

Comme les modèles Panigale V2, Multistrada V2 et Streetfighter V2, Ducati égrène ici son V2 à 90° de 890 cm3 (96 x 61,5 mm) à admission variable. Homologué Euro5+, pesant seulement 54,4 kg, il est 4 kilos plus léger que celui de la 937 et basculé en avant de 20° pour d'obtenir une répartition optimale des masses.
Et très visiblement, le moteur parait bien plus étroit, mais au prix d’une concession majeure… Plus de rappel desmodromique et donc de caches latéraux des courroies. Basculeurs et ressorts animent des soupapes à tige creuse. Dans cette version conçue pour le roadster, le bloc délivre 111 ch à 9 000 tours et un couple de 91,1 Nm à 7 250 tr/min. Bien plus courte, la course privilégie l’explosivité et les montées en régime. Au détriment peut-être d’un peu de caractère… D’autant que la démultiplication finale est de 16 x 42, longue comme un jour sans moto.

Pour atténuer cette éventualité et garantir une meilleure disponibilité à tout régime, l’admission variable ajuste en continu le calage des soupapes dans une plage de 52° par rotation de l'arbre à cames (système par pression d’huile). Plus de 70 % du couple est déjà disponible à 3 000 tr/min et entre 4 000 et 10 000 tr/min, la valeur du couple ne descend jamais en dessous de 80 % du maximal. 80 Nm sont disponibles de 4 000 à 10 000 tours et croisent déjà 80 ch à 6 500 révolutions. De quoi dynamiser largement le nouvel étalon de Bologne. Enfin, une version A2, 95 ch bridable à 47,5 ch, est disponible.
Cette vive mécanique est sous contrôle d’une large armée de puces. La centrale inertielle (trois axes six directions) régit à tout moment et sur l’angle le fonctionnement des assistances composant le DAVC (Ducati Advanced Vehicle Control). S’y notent l’ABS, le contrôle de traction (DTC) (8 niveaux /Off), celui du wheeling (DWC) (4 niveaux /Off) et du frein moteur (EBC) (3 Levels). Cinq profils de pilotage ajustent le comportement moteur et celui des assistances : Sport, Road, Urban et Pluie. Les quatre dernières réduisent la puissance à 95 ch. Leurs quatre modes de puissance dédiés (High, Medium, City et Low) peuvent être associés à un autre profil selon les préférences du pilote.

L’embrayage est bien sûr anti-dribble et la sélection confiée à la dernière version du quickshifter maison. Le capteur est désormais positionné sur le tambour/barillet de sélection afin de répondre au plus vite et naturellement aux injonctions et faciliter l'identification du point mort.
La géométrie évolue légèrement avec un angle de colonne très fermé de 23,3° et une chasse courte de 92 mm. Des cotes remarquables pour l’agilité, voire la vivacité, heureusement liées à un empattement de 1 492 unités pour assurer la stabilité.

Elle repose sur une fourche Showa de 43 mm, étrangement dépourvue de réglage qui débat sur 130 mm. Monté horizontalement sans biellette sur le côté gauche, ajustable uniquement en précharge, l’amortisseur coulisse sur 145 mm. Les deux éléments sont entièrement ajustables. Notez le superbe bras oscillant aluminium ajouré de forme boomerang au revêtement granité, inspiré de celui de la… V4.
Pour stopper la gracile voyageuse, des étriers monoblocs à montage radial Brembo M4.32 à quatre pistons attaquent deux disques de 320 mm sous la férule d’un maitre-cylindre radial PR18/21. L'élément opposé à double piston serre un plateau de 245 mm. En alliage d’aluminium léger, les jantes à 5 branches dédoublées de 17 pouces chaussent des Pirelli Diablo Rosso IV en120/70 et 180/55.

Ballerine fine et racée, la Ducati Monster soigne les détails. Carters, platines et autres éléments métalliques arborent des surfaces sans défaut. Câbles et durites sont pour la plupart masqués et la qualité de construction remarquable. Le monstre italien est particulièrement valorisant, tant en style qu’en matériaux et la nouveauté revendique 5 kg de moins que sa devancière avec 186 kilos environ tout pleins fait.
En selle
Basse, la selle pilote s’élève 815 mm (-5 mm) et l’arc de jambe encore réduit de 18 mm permet aux moins grands d’accéder facilement sur l’échine du Monstre. La mousse dense et les volumes bien découpés apportent un confort appréciable. Limité, le recul est suffisant pour permettre à mon mètre quatre-vingt de trouver sa place sans mal. Remarquablement étroite, la Monster s’enserre naturellement avec les jambes. Leur flexion est sensible, mais très supportable sur des commandes reculées. Une position qui entraine une légère bascule du buste vers un large cintre presque plat, mettant à peine en appui les poignets pour un meilleur ressenti du train directeur. L’ergonomie générale est sans défaut pour ce roadster dynamique.

Les leviers sont ajustables en écartement par vis micrométriques, mais l’on regrette l’absence de port USB. Ducati équipe la Monster de son nouvel écran TFT connecté, un peu compact, de 5 pouces. Deux affichages sont proposés, mais chacun offre ou fait disparaitre une ou deux fonctionnalités que l’on aurait aimées conserver à tout moment. Ainsi, en mode Route Pro, deux petits compteurs indiquant le niveau de puissance et de couple délivré, peu utiles, effacent la température extérieure. Dommage pour ces imperfections, car les coloris doux et l’ergonomie générale sont qualitatifs.

L’ensemble se contrôle au commodo gauche via des poussoirs ergonomiques dont un nouveau bouton multidirectionnel hélas non rétro-éclairé. Également les basculeurs de l’optionnel régulateur de vitesse s’actionnent sans mal. Enfin, on pourra bénéficier d’une navigation Turn by Turn, mais pas d’un vrai GPS avec carte.
En ville
Sourde, vrombissante, la mélopée du V2 s’exprime déjà sensiblement au ralenti et trépide sportivement sur les coups de gaz. Vous êtes bien sûr une Ducati à la musicalité unique et sans outrance. Dénué d’inertie, ce bloc chante et monte vite en régime. Cette symphonie syncopée va accompagner notre ballet subaquatique du jour. Les côtes sud de l’Espagne sont inondées, les secours débordés, les alertes météo clignotent, mais nous partons, car le devoir d’informer le lecteur est une urgence prioritaire. Évidemment, notre ressenti sera très parcellaire et je reprendrai la Monster au plus vite pour compléter mon essai.

Pour l’heure, c’est en ville que nous évoluons. Le champ de ses rétroviseurs monté sur bras aluminium est un peu exigu, mais les miroirs restent exempts de vibrations. L’aisance de prise en main en statique se confirme en dynamique, en dépit d’un twin à la souplesse limitée. Sous 2 500 tours, on n’ira pas titiller le quatrième rapport à 50 km/h. La démultiplication longue est sensible, mais ne nuit guère à l’agrément mécanique. On restera en deux ou en trois pour tenir le légal urbain sans taper des bielles.
Boite et sélection secondent agréablement le twin, le quickshifter passant de première en seconde sans à-coups à basse vitesse. Les commandes sont souples sous les gants comme aux bottes, mais, plus encore que la mécanique, c’est déjà l’agilité et l’équilibre de la machine qui fait sensation. Et avec son rayon de braquage particulièrement court et un poids fort contenu, l’Italienne se glisse dans le trafic comme la pluie dans mes bottes… sans aucun mal.

Autoroute et voies rapides
Une autoroute où le 130 est rarement atteint n’est guère chose habituelle lors d’un essai. Il faut un début à tout. Entre la pluie soutenue est les rafales de vent, nous roulons sagement sur les voies détrempées. Et le V2 tout autant, bien que calé à un régime déjà propice aux relances. À 5 300 tours en sixième, il s’active immédiatement, trop heureux de pouvoir s’exprimer plus pleinement. Comme nous, il piaffe d’impatience, mais sait se montrer raisonnable. Surtout en mode Pluie qui régule sensiblement la réaction à la poignée. L’accélération est alors progressive, mais sensible, conservant le caractère latin du twin sans en laisser s’exprimer les exubérances. C’est un tout autre programme en profil Sport qui, lui, laisse toute sa vie au bloc Ducati dans un grondement savoureux. Quel dommage de ne pouvoir en profiter sans limites…

Notre traversée des eaux permet d’apprécier le confort de selle et la position idéale au guidon. Les suspensions filtrent agréablement les petits défauts du bitume, limitant toute vague sur notre croisière improvisée. Ce n’est pas l’ambiance Love Boat, mais l’équipage reste serein à bord du Monster sur le bitume ibérique qui nous déroule le tapis de flotte. La transalpine étant bonne fille, mais d’un tempérament peu enclin à la patience, nous l’emmenons gambader sur un tracé plus varié.
Départementales
Et aujourd’hui, c’est vraiment une promenade de santé, une thalassothérapie pour être honnête. Certes, je n’irai pas vous conter les rugissements du twin, la danse barbare du monstre plein angle et encore moins les freinages tardifs d’un pilotage engagé. Non, tout cela est remis à quelques semaines. Promis.

Malgré tout, notre virée sud-sud Bretonne de Malaga nous a permis de vérifier des points d’importance, car croiser la pluie peut arriver à tout possesseur de l’Italienne. En en pareil cas, ce sont surtout les pneus qui agissent tels des talismans auprès des pilotes. Pas de mauvais œil sur les trains roulants du Monster. La gomme Pirelli tient le pavé et évacue efficacement l’eau, assurant un grip correct sur l’asphalte souvent assez rugueux. Pour autant, on n’ira pas provoquer le mauvais sort. Typés sport- route, parcourus d’entaillements réduits, les Diablo Rosso IV restent limités par ces conditions et il n’est pas rare de faire décrocher l’enveloppe arrière à la remise des gaz. C’est alors que l’on évalue un autre équipement bien utile : l’électronique.
Reine de la catégorie MotoGP, la firme italienne n’est pas novice avec les puces… et sait les dresser avec maestria au sein de sa centrale inertielle. Quand l’adhérence de la roue propulseur se fait aléatoire, notamment en virage, l’antipatinage intervient immédiatement et discrètement pour éviter de boire la tasse. Et ce à de nombreuses reprises sur notre parcours. Également, frein moteur ajustable et freinage bénéficient de l’attention permanente des circuits imprimés.

Autre élément essentiel, le ressenti du train avant. En dépit d’un angle de colonne très fermée, la machine communique efficacement avec son pilote et lui lit la route posément. L’adhérence du pneu n’a pas été mise en défaut, la carcasse travaille subtilement, ce qui permet d’évoluer sereinement par ces conditions délicates. Agile, presque vive sur ses Pirelli, la Monster reste stable sur l’angle et le roadster démontre une grande précision.
Nous n’avons pas mis freins et suspensions en forte contrainte, mais la fourche plonge sans excès à la prise du levier. Toutefois, dénuée de réglage, elle me semble un peu souple en usage plus appuyé. De même, l’amortisseur réagit un peu sèchement sur les compressions importantes. À voir lors d’un roulage plus habituel.

Gardon le meilleur pour la fin. Certes, nous n’avons pas poussé le twin, mais avec cette nouvelle mécanique, la Monster conserve son caractère fantasque. S’il me semble tirer un peu long, on évitera la sixième sous 70 km/h, son caractère reste entier passés les 4 000 tours, notamment en profil de pilotage ou cartographie Sport. La distribution variable assure de bonnes relances sur les intermédiaires et ce moteur aime les hauts régimes. Il tracte fort et sans faiblir avec une allonge remarquable, corollaire de sa démultiplication. Le monstre dévore le compte-tour avec délectation et, pour notre essai, une frustration certaine. Sur le tracé détrempé, ces gentilles balades en gondole ne sont pas sa tasse de ristretto et la fantasque italienne enrage de voir son programme noyé par les cieux. On se console avec une bande sonore toute transalpine vrombissante et trépidante à l’échappement.
Partie-cycle
Masses harmonieusement réparties, équilibre et agilité sont les atouts de la Monster. Facile à dresser, le monstre est un animal de compagnie agréable lors notre essai délicat. Les suspensions restent à analyser plus en détail.

Freinage
La pince arrière assoit efficacement le trail routier sur sa trajectoire et la pédale donne un très bon ressenti du ralentisseur. Je ne peux guère juger des étriers avant, mais la modulation au levier était convaincante.

Confort/Duo
Découpe et mousse de l’assise pilote donnent entière satisfaction. L’accompagnant est plus à la peine et doit lutter avec une monture possessive et peu encline à partager son pilote. Toutefois, de courts trajets sont envisageables sans souffrir.

Consommation
Au rythme peu élevé de notre essai, 5,8 litres au 100 km étaient mesurés, soit 220 km avant de nourrir la bête. On descendra nettement sous cette autonomie en lâchant la bride du Monster.

Conclusion
Plus honnête en style, toujours plus fine, la Ducati Monster perpétue sa réputation de machine épurée, authentique et de caractère. Son électronique de pointe et une géométrie de maître lui donnent des évolutions aussi justes qu’efficaces. À vérifier sur une virée plus en rapport avec ses prétentions. Tarifée 12 590 €, la Monster parait un peu couteuse, mais fait valoir sa construction à Bologne et une qualité de pièces et d’électronique très respectable. Épaulant le modèle standard, la version + s’équipe d'un saute vent et d'un capot de selle. Les deux variantes se déclinent en rouge et en blanc. Il faudra ajouter 200 euros supplémentaires pour le blanc et/ou 300 euros pour la finition +.

De nombreuses opposantes se dressent face à la nouvelle Ducati, à commencer par KTM Duke 990, 12 949 €. Plus abordable, le trois cylindres expressif de la Yamaha MT-09 se place à 10 999 €. Belligérante économique, mais très puissante, la Honda CB1000 Hornet demande 10 599 €. On citera aussi la toute nouvelle Triumph Trident 800, bien équipée en suspensions notamment, qui bénéficie d’un tarif attractif de 9 995 €. Kawasaki place deux machines avec ses Z900 à 9 999 € et Z1100 à 11 999 €, BMW oppose sa F900 R débutant à 9 500 €.
Mannequin sportive et technologique, la Ducati Monster se réinvente en mécanique pour mieux vous séduire. Par tous les temps.
Points forts
- Moteur expressif
- Neutralité et agilité de la partie-cycle
- Électronique précise
- Confort de selle
- Freinage
Points faibles
- Démultiplication un peu longue
- Pas poignées chauffantes de série
- Commodos non rétroéclairés
- Pas de prise USB
La fiche technique de la Ducati Monster
Conditions d’essais
- Itinéraire : 180 km de routes sinueuses à revêtement détrempé
- Météo : pluie et vent, 18°C
- Problème rencontré : ras
Disponibilité/prix
- Coloris : Rouge, blanc (+200 euros)
- Prix : 12.590 euros
- Monster + : Rouge, 12.890 euros
- Disponibilité : février 2026
Équipements de la moto
| De série | Optionnels |
|---|---|
|
|
Équipements essayeur
- Casque Nishua NTX4-Evo
- Blouson Detlev Louis DL-JM-8
- Basket Vanucci VTS2
- Jean Vanucci Armalith 2.0




Commentaires
Sûrement la première Ducati que je fais essayer.
10-02-2026 17:22A qui la fais tu essayer?
10-02-2026 18:51Je crois qu'il a un chefeu sur le pouce 🤷🏻♂️
10-02-2026 19:30Et bien moi le premier monster que je trouve raté esthétiquement : pas d'âme, la fête au morceau de plastique, l'impression d'avoir à faire à une asiatique rouge... Les dessins et choix techniques de Ducati sont peut-être tournés vers l'efficacité mais au détriment selon moi de l'histoire de la marque et de sa culture du design.
10-02-2026 19:41On en voit plus du tout rouler..
10-02-2026 20:03Ça a l'air sympa à conduire même si on est loin esthétiquement des 1ères.
10-02-2026 20:13Après ducati la positionne comme une moto d'accès, de débutant, c'est stupide.
C’est une moto d’accès,de conquête de nouveau client dans le monde de Ducati..1er prix de 12590¤ ..À charge de donner envie au nouveau acquéreur de monter en gamme et en prix,par la suite en essayant de les fidéliser.
10-02-2026 21:01D’ailleurs sur leur prospectus de la gamme 2026 ,au sujet de cette nouvelle Monster V2,il est bien dit noir sur blanc: »Nouveau design et nouveau moteur V2:Le roadster reinvente.Il a lancé des générations de pilotes,soyez le prochain « ..
Le Monster a perdu de son charme. La qualité de fabrication et des composants semble toujours là, j'ai eu 2 Ducati par le passé et j'en garde d'excellents souvenirs.
10-02-2026 21:12Mouais... elle n'est plus vraiment une Ducati telle que je la conçois (absence de desmo, suspensions non réglables, esthétique soit-disant plus consensuelle...). Attention à ne pas perdre son âme !
11-02-2026 04:36Mettre un sticker Ducati sur les Zontes ou CF moto ..et c est pareil.
11-02-2026 08:01Et vu la peu valorisante ressemblance moteur avec la Suzuki 650SV ou 1000 en V par le fouillis de fils et durites divers .. ben la aussi un sticker Ducat monstrass ça va le faire . Le monstre porte désormais bien son nom ..mais pour une autre raison.
Pas mieux : cela n'a plus rien a voir avec la gamme monster , ils auraient dû lui trouver un autre nom , elle aurait presque eu plus de légitimité dans son objectif. Par ailleurs , ça doit se vendre tellement bien que depuis 2021 , j'ai vu 10 fois plus de monster "ancienne génération" (jusquà 2020 en gros) que la nouvelle générration depuis 2021.
11-02-2026 09:56j'irai l'essayer ma deniere DUCATI remonte à la 500 Pantah de 1981.
11-02-2026 10:46Sous réserve de ne pas avoir à l'essai une version A2.
C'est marrant, c'est toujours ceux qui n'aiment pas trop Ducati qui font semblant d'être nostalgiques des modèles plus anciens. Quand on se rappelle les critiques acerbes des toutes premières Monster / Mostro, on rêve !
11-02-2026 11:12Et je suis vraiment désolé pour ceux qui ne voient pas de différence avec Zontes ou CF... relire l'article peut-être, bien regarder les photos, ou alors se nettoyer le cerveau.
Vous êtes bien grognons.
11-02-2026 11:16Ok, l'évolution de style du réservoir me rend tout aussi perplexe.
Celle du moteur est un peu regrettable mais adressons nos reproches aux responsables européens des normes écolo.
Pour le reste, la Monster est une bonne moto. Un poil chère, mais de grande qualité dynamique et électronique.
Le tarif des exotiques est loin d'être une référence de qualité globale et de durabilité.
On aura le temps d'en reparler.
Je trouve les commentaires sévères. Oui elle est chère mais son bras oscillant, sa ligne d’échappement et son allure générale ne me font pas l’effet d’un crime de lèse majesté par rapport aux modèles d’avant. Elle est plus consensuelle peut-être.
11-02-2026 11:53Ce qui me gène c'est le positionnement affiché. Perso c'est la seule ducati que je trouve adaptée à ma vision de la moto et l'idée qu'on la présente comme une moto d'accès voire d'entrée de gamme est problématique. Le syndrome premium dans toute sa splendeur
11-02-2026 12:19Il est où l'effort pour intégrer les divers cables, durites, capteurs, pompe à eau, maitre cylindre arrière ???
11-02-2026 12:39Perso, cette partie de la moto me rebute totalement.
Il n'y a que la selle et le bras oscillant que je trouve jolis.
Ducati a bien changé !
Un peu comme BMW avec ses « 900 » moteur Loncin pour inciter à mettre un pieds dans cette marque,et inviter ,par la suite,, à monter en gamme et prix,..mais le copinage chinois démontre que sa cousine Vogue 900 est plus qu’une alternative,(Plus de Vogue vendue en Espagne que de BMW)….A la différence de Ducati,la Monster V2 est bien un produit Italien..moteur,partie cycle,…
11-02-2026 12:40L'essai parle d'une ducati mais je ne l'ai pas vue.
11-02-2026 13:47Je vois Damien avec une moto rouge.
Ils ont du se tromper dans le titre de l'article. lol
Bah sur la Ducati que j'ai eu, à savoir la Monster 821 Stealth 2018, c'était déjà le fouillis sur les durites, capteurs et tout ça. De ce point de vue donc, Ducati respecte ses propres traditions.
Quant à l'abandon du desmo, sur une moto destinée à la route, est-ce mauvaise chose, surtout si ça simplifie l'entretien ? 11-02-2026 13:58
Toujours eu le sentiment qu’un monster c’était… bah un roadster quoi, en plus cher mais avec un moteur velu et des périphériques haut de gamme.
11-02-2026 16:01Là je vois… bah un roadster quoi, en plus cher.
Franchement je craquerai plus pour une chinoise que "ça" ! Plus du tout dans l'esprit.
11-02-2026 17:10Une Chinoise invendable dans quelque temps.
11-02-2026 17:15Avoues tout de même que si tu gares cette Mostro à coté d'une S2R... l'évolution stylistique en 20 ans ne s'est peut-être pas faite dans le bon sens
Je n'ai pas encore vu celle-là en vrai, par contre la précédente: le coté gauche... c'est SuperMario le plombier
Desmo ou pas desmo: franchement sur des moteurs qui ne prennent pas des tours à tout va... pas sûr que ça change grand chose. A part pour le porte-feuilles, car moins cher à produire, et surtout incomparablement moins cher à l'entretien.
Ce qui m'inquièterait davantage c'est le comportement moteur. J'ai tellement été déçu par le 937cm3 qui pourtant était à distribution desmodromique en 2020, que bon, à voir ce qui se fait maintenant... 11-02-2026 17:30
C'est bizarre mais des durites bien accessibles cela ne me gène pas
11-02-2026 17:36Picabia, tu n'es pas resté au refroidissement à air ?
11-02-2026 17:42Je trouve que cette moto est bien issue de la lignée Ducati.
11-02-2026 17:48Elle ne ressemble pas à une Monster ? Ce n’est peut-être que son patronyme qui ne lui convient pas. Elle aurait été présentée comme nouveau modèle avec un nom se terminant par « er », cela aurait-il été plus acceptable ? La nouvelle Killer / Murder / Ripper…
Après tout, Honda a collé du Hornet un peu partout (cela a aussi défrayé les chroniques). Alors du Monster, pourquoi pas.
Pas de desmo ? Suz fait bien du Vstrom sans V (et devrait faire du SV1050 et du SV-10GX), Guzzi s’est mis à l’eau.
Le prix. Ben oui quoi, elle aurait été tarifée 8.000 ¤, "y’a un loup" ! Ou sont les économies ? Moteur Hero ? Fabrication 100% chinoise ? Avec son tarif, les heureux propriétaires ne se croiseront pas comme ceux du Forza 125, se satisferont de la cote en occasion, seront heureux de ne passer en entretien que tous les 15.000km/2 ans… (je passe sur les côtés moins glorieux).
Elle est très bien cette Monster !
Dm, Vogue c’est un magazine de mode. La marque chinoise c’est Voge. Rien à voir non plus avec le massif. Mais peut être avec l’expression la ligne bleue des Vosges qui symbolise une défaite. Celle du transfert de technologie qui se retourne contre la marque d’origine. Z’ont de l’humour les chinois.
11-02-2026 18:10Une Ducati Monster V2 dans l’air du temps je trouve..une révision tous les 15000kms ou 2 ans, 45000 kms réglage du jeu des soupapes .. Comparez avec une Chinoise?..
11-02-2026 18:19On parle bien de la même chose !
11-02-2026 18:21Oui en effet c’est bien Voge et pas vogue rien à voir..tu as rectifier merci..faudrait parfois relire avant de valider..
11-02-2026 18:23Exact mon Cricri, refroidissement à air sauf la Triumph.
11-02-2026 20:00C'est comme pour les armes : simplicité égale sécurité
Une Ducati "basique" : 2 roues, un réservoir, un moteur. Le précepte de Galluzzi est là.
12-02-2026 10:51Bon, il y a pas mal de plastique noir pour masquer la "misère" et le cadre coque, quand même. Et le moteur "Suzuki" comme la suspension cantilever latérale "façon ER-6" ne brillent pas par leur noblesse.
Difficile de moderniser un mythe aussi frustre que le Mostro originel, mais c'est un peu plus cohérent que le patchwork précédent, c'est déjà ça.
Je verrais bien la Mostro à venir avec un cadre treillis, des amortisseurs double à l'arrière, on aurait une moto basique tout aussi efficace 😋
12-02-2026 12:51Pour ma part, ayant été fervent ducatiste pendant plus de 15 ans, j’ai terminé cette époque avec un mostro S4RS…machine incroyable et bourrée de défauts, moteur dynamite avec un agrément pathétique jusqu’à 6000, vraiment rien dans le sac, puis d’un coup, paf, tout te petait à la gueule! Un bras oscillant sublimissime, une autonomie ridicule…combien de fois je suis tombé en panne d’essence…pfioubref ces machines étaient tellement des divas: belles à tomber et infernales à vivre!
12-02-2026 22:54Est-ce que cette enieme mouture est indigne? Non elle est juste devenue raisonnable, facile et vivable…sûrement plus fiable aussi!
Alors quoi? On crache sur une Audi faute de Ferrari ? Ou l’inverse ? Perso ni l’un ni l’autre, ce sont juste des mondes différents avec d’autres priorités.
Et désolé pour les nostalgiques dont je fais partie, mais du desmo ou du pseudo treillis ne seront qu’une pale imitation d’une époque qui n’a plus sa place parmi nous.
Pour ma part, les motos parfaites m’ennuient mais parfois je les envie…chut, c’est un secret.
En même temps, Pileafond, la S4RS était un monstre de Frankestein de la moto italienne. Rien n'avait été pensé pour que ça se passe bien, Ducati n'a que jeté son testastretta dans une plateforme de Mostro lambda, et hop, contact
13-02-2026 09:59Elle est toute petite, légère, plutôt mignonne et a l'air sympa à piloter cette nouvelle nouvelle Monster. Mais pas de suspensions réglables dessus (sauf précharge à l'arrière)? Je ne vois plus quelle moto concurrente, même vendue nettement moins cher, a aussi peu de réglages de suspension.
13-02-2026 12:11PS: J'ai réglé les suspensions à mon goût sur toutes les motos offrant cette possibiblité que j'ai eues. Donc je trouve cela très utile.
Tu as absolument raison, mais j’ai eu aussi un 600ss, une 900ss puis une 1000ss ie et ainsi qu’un multistrada 1000ds (la toute première)…et bien que j’ai aimé passionnément ces machines, ce n’était pas vraiment une vie calme et sans soucis! La s4rs même caricaturale, finalement résume bien pour moi cette époque de machines italiennes exclusives et exigeantes plus que de raison…
D’ailleurs c’est peut être aussi a cause de ça qu’ils ont failli crever tant de fois.
Aujourd’hui peut on leur en vouloir d’être pragmatiques et de faire des motos faciles et dociles ? Je ne crois pas vu les ventes… 13-02-2026 12:30
Le cadre de la S4RS était quand même largement renforcé par rapport à un Monster type 1000ie.
13-02-2026 14:35Après, bon, c’est vrai que ces Ducati jusqu’au milieu des années 2000 étaient vraiment marrantes à cause de leurs défauts.