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Bien choisir son système de navigation à moto

Tout savoir sur les outils numériques de guidage et de navigation

Déplacements à pieds, en voiture, en transport en commun, voire tous modes combinés... qui n’utilise pas de solution numérique en 2026 pour être guidé dans ses déplacements ? Qui n’a jamais visualisé le plus banal des itinéraires sur l’application de guidage native de son smartphone ? Qui trace encore ses balades à moto sur des cartes physiques et rédige ses road-books sur papier ? Il existe pléthore d’applications de calcul d’itinéraire, de guidage et plusieurs types d’outils permettant de les utiliser : nous avons exploré ce sujet pour vous.

Bien choisir son système de navigation à moto
« GPS » Garmin Zùmo XT3, écran de réplication smartphone ou smartphone durci : nous avons comparé plusieurs solutions moto

La cartographie numérique

Il existe plusieurs types de cartes papier « terrestres » utiles à la pratique de la moto. Les cartes routières indiquent le type d’itinéraire (autoroute, grands axes, routes plus touristiques si elles ont une vocation loisir, chemins vicinaux), les cartes topographiques, les voies de circulation de tous types, les chemins, les reliefs (courbes de niveau), les altitudes, les éléments naturels. Les unes comme les autres sont plus ou moins détaillées selon leur échelle et elles sont parfois agrémentées d’informations diverses et variées comme les stations-service, parking, aires de pique-nique, de camping, car… tout dépend de la cible visée. Déterminer un itinéraire peut nécessiter l’utilisation de plusieurs cartes (selon leur échelle) et les utiliser implique d’être capable de se positionner dans l’espace puis d’être capable de les lire (ce qui n’est pas facile en roulant à moto). Et bien sûr, les mises à jour nécessitent des rééditions.

Routières, topographiques... il existe déjà plusieurs types de cartes papier
Les cartes papier de tout type sont toujours commercialisées.

Pour la cartographie numérique, une poignée d’acteurs (TéléAtlas, Navteq et Keyhole) se sont attelés dans les années 90 à numériser les différentes sources existantes (cartes papier, plans cadastraux, photos aériennes et satellites) et à parcourir des centaines de milliers de km de route en Europe et aux États-Unis avec des véhicules équipés de systèmes de géo positionnement par GPS doublés de caméra haute définition pour enregistrer les itinéraires routiers, filmer les panneaux de signalisation, etc. Chaque acteur a constitué ainsi sa base de données géographiques dans laquelle l’environnement est intégralement décrit sous forme d’attributs (coordonnée géographique, adresse, type de route, revêtement, largeur, vitesse limite, nom des rues, type de bâtiment, accessibilité des commerces et administrations aux personnes à mobilité réduite, lignes de bus, point d’entrée et de sortie des « zones de contrôle » fixes, points dangereux et même, bornes wifi dans le cas de Google). Puis ces entreprises ont été rachetées : Tele Atlas par le néerlandais TomTom. Navteq par Nokia qui l’a revendu à un consortium d’entreprises allemandes (BMW, Audi, Daimler, Bosch, Pioneer et quelques autres…), devenant Here. Keyhole a été acquis par Google qui a créé Google Maps. Les services topographiques comme IGN en France, USGS aux USA et d’autres ont procédé de même et ils proposent désormais leurs cartes en papier ou en numérique.

À ces acteurs professionnels s’est ajouté le projet de cartographie globale contributive gratuite et open source OpenStreetMap qui propose une base cartographique globale tout terrain précise, multilingue et gratuite, fabriquée et mise à jour par des dizaines de milliers de contributeurs passionnés à travers le monde. Cette base de données constitue la seule solution civile disponible pour créer des cartographies dans certains pays où les pouvoirs publics n’existent pas ou n’ont pas les moyens de cartographier le terrain pour les applications grand public. Toutes ces bases sont enrichies, corrigées et mises à jour par des contributeurs humains, professionnels ou bénévoles et désormais par l’intelligence artificielle qui peut utiliser les traces GPS des appareils connectés et toutes les sources disponibles en ligne.

Les solutions de navigation numérique ont supplanté le papier
Généralement zoomables, les cartes numériques sont plus pratiques... à condition de pouvoir les lire sur un outil adapté.

Aussi, lorsque les cartographies numériques sont exploitées sur des appareils connectés, les données de déplacement se matérialisent sous forme de flux et peuvent être analysées par certains fournisseurs (comme par exemple TomTom) : ces cartographes proposent ainsi en temps réel des données supplémentaires qui permettent aux concepteurs d’applications de navigation de fournir de nouveaux services comme comme le re-calcul l’itinéraire, l’estimation de votre l’heure d’arrivée, le signalement de contrôles de vitesse, etc. Les cartographes majeurs sont aussi en relation avec les pouvoirs publics qui peuvent les informer en amont de fermetures d’axe, de grandes manifestations, etc, ce qui permet aussi de mettre à jour les cartes, ou pas (Google et son application Waze font régulièrement l’objet de critiques de maires qui déplorent les nuisances causées par les raccourcis proposés par l’application). Sur certaines applications, les utilisateurs peuvent aussi signaler les anomalies qui s’intègrent temporairement ou définitivement à la base de données.

GPS et GNSS

Pour se repérer sur une carte papier ou numérique, il faut évidemment se positionner. Le gouvernement américain a mis gratuitement à disposition des civils au début des années 2000 son système militaire de géo-positionnement par satellite GPS (Global Positionning System). Or le gouvernement américain peut limiter l’accès au GPS ou en dégrader très facilement la précision (c’était d’ailleurs initialement le cas) : cette technologie étant devenue incontournable, posséder son propre système de géo-positionnement est un gage d’indépendance économique et stratégique. Cependant, pour offrir aux utilisateurs la possibilité de se localiser en tous points du globe, un système satellitaire de géo-positionnement nécessite une constellation de plusieurs dizaines de satellites, ce qui n’est pas à la portée de tout le monde !

Galileo est la réponse européenne au GPS américain
Plus récent, le système de géo positionnement civil européen Galileo est plus précis que le système américain GPS

Les plus grandes puissances (UE, Russie, Chine) se sont ainsi lancées dans le développement de systèmes concurrents et ont déployé leur propre constellation de satellites positionnés sur des orbites différentes, qui émettent sur des fréquences spécifiques. GPS est constitué de 31 satellites, Glonass (Russie, 26 satellites) est opérationnel depuis 2007, l’Union européenne propose la solution civile Galileo (32 satellites, 27 actuellement utilisés, un satellite en cours de mise en service), la Chine, BeiDou (35 satellites). D’autres pays comme le Japon et l’Inde développent des projets régionaux nécessitant moins de satellites (3 pour le système japonais QZSS). On ne parle donc plus de « GPS », mais de «GNSS » (Global Navigation Satellite System).

Comment ça marche ?

Les satellites artificiels dédiés au géo-positionnement sont situés sur des orbites terrestres moyennes de l’ordre de 19 000 à 23 200 km selon les constellations (20 200 km pour GPS, 23 222 km pour Galileo par exemple) et émettent vers la Terre sur plusieurs fréquences radio (certaines sont réservées aux institutions gouvernementales ou militaires) des informations donnant entre autres leur position dans l'espace ainsi que la date et l’heure (atomique) de l'émission du message. Les récepteurs fonctionnent par multilatération : le signal voyageant à la vitesse de la lumière, ils déterminent le temps qu’il met à leur arriver et établissent ainsi la (pseudo) distance qui les séparent du satellite émetteur. Ils ont besoin d’observer simultanément au minimum 4 satellites pour se positionner, mais la précision optimale intervient quand ils en observent un plus grand nombre.

Les récepteurs actuels (dits « récepteurs GNSS ») utilisent les informations transmises par les satellites de systèmes différents (GPS, Glonass, Galileo, Beidou, QZSS...): ils sont dits « multi-constellations » et souvent « double bande », car en plus des fréquences de base (L1/G1/E1/B1…), ils traitent les signaux transmis sur les fréquences dites de « haute précision » L5 (GPS), E5-a (Galileo), B2a (Beidou) et permettent théoriquement d’obtenir une localisation toujours précise dans les environnements défavorables (canyons, zones urbaines comprenant des immeubles…), car multiplier les informations permet de compenser les perturbations (les signaux sont déviés en traversant les hautes couches de l’atmosphère et « rebondissent » sur les obstacles au sol). La constellation européenne Galileo, technologiquement plus récente, permet d’obtenir de meilleures précisions, en particulier dans les environnements difficiles (milieu urbain dense par exemple) : la précision du système européen atteint 1,5 mètre en moyenne sur le plan horizontal (contre 5 m pour GPS) et de 2,6 mètres sur le plan vertical (à 95 %, en mode double fréquence).

Les récepteurs actuels sont 'multi-constellations'
Les récepteurs « GPS » actuels sont multi-constellation et souvent multi fréquences, mais il ne s'agit pas toujours de puces dédiées.

Cependant, le matériel utilisé importe grandement : les smartphones (dont les CrossCall Stellar M6 et iPhone 14 Pro utilisés pour réaliser ce sujet) et la plupart des tablettes grand public sont équipés de composants intégrés dans les puces modem ; la réception et le traitement des signaux de navigation reposent souvent sur une simple intégration logicielle au processeur principal, de plus, les smartphones fonctionnant sous Android ou iOS calculent souvent leur position en utilisant aussi les informations des relais téléphoniques, des points d’accès wifi ou Bluetooth reçus… Ceci permet une localisation dans tous les environnements, même en intérieur, mais la précision s’en trouve souvent dégradée. Surtout, leurs antennes sont minuscules, ce qui ne favorise pas la bonne réception des signaux.

La précision théorique en matière de vitesse est inférieure à 1km/h et Marie Menard, de l’Agence de l'Union Européenne pour le Programme Spatial (EUSPA), nous explique que « sur les appareils GNSS grand public, la qualité de l'antenne, les trajets multiples, le traitement du récepteur et l'absence de corrections de haute précision (RTK/PPP) limitent généralement la précision à environ 2 à 3 m, même avec une réception bifréquence et multiconstellation ». Lors de nos essais avec l’application de test « GPS Test » et d’autres, nous n’avons jamais atteint moins de 3 m, mais toujours selon Marie Menard, « GPS Test fournit une précision estimée et non réelle ».

Bertrand Despaquis de la société TECH4MAPS nous explique que « pour se rendre compte de l’exactitude d’un appareil grand public, il est possible de mesurer et comparer les coordonnées fournies par l’outil utilisé avec celles d’un point connu. L’IGN (Institut Géographique National) fournit une grille de points connus de façon précise sur l’ensemble du territoire Français, le RGF (Réseau Géodésique Français): il suffit de se positionner sur une de ces bornes (que vous trouvez sur l’application iOS / Android Géodésie de Poche, ndlr) et de comparer les coordonnées calculées par l’outil avec celles fournies par l’IGN en répétant plusieurs fois la mesure (à plusieurs heures d’intervalle, ndlr), car le positionnement affiché par le GNSS de votre appareil grand public peut changer en fonction du déplacement des satellites. »

Positionnés au même endroit, ce smartphone Crosscall et ces deux PND Garmin (Zùmo XT3 et Tread) ne donnent pas la même position GPS. Avec les appareils grand public, la précision demeure indicative
Positionnés côte à côte, ce smartphone Crosscall Stellar M6 (à droite) et ces deux PND Garmin (Zùmo XT3 et Tread) donnent des positions GPS différentes. Avec les appareils grand public, la précision est de l'ordre de 5 à 10 m.

En matière de précision, un appareil doté d’une antenne permettant de recevoir les signaux GNSS dans les meilleures conditions possibles comme un « boitier » GPS qui en plus se positionne à l’aide d’une puce dédiée est plus performant qu’un smartphone ou une tablette classique. Pour des précisions encore plus importantes et garanties, il est nécessaire de travailler avec des récepteurs prévus pour fonctionner en mode différentiel comme nous le précise Bertrand Despaquis : les appareils professionnels comme les tablettes Stonex S80G équipées d’antennes optionnelles que commercialise sa société coûtent 3 500 € TTC !

Le « map matching »

Alors comment est-il possible d’obtenir un positionnement parfois « visuellement » très précis sur l’écran d’un smartphone ? Parce que les applications de navigation disposent aussi d’algorithmes dits de « map matching », qui déduisent votre position de la cartographie utilisée ou de votre usage, en vous plaçant sur la route et pas 3 m à côté en circulation routière, sur le chemin et pas dans les arbres lorsque vous randonnez, sur un quai de gare et pas au milieu des rails avec Apple Plan… ou qui utilisent aussi votre localisation par rapport aux points d’accès wifi à proximité (s’ils sont répertoriés dans la cartographie) pour enrichir votre positionnement. Aussi, un récepteur de smartphone ou de tablette grand public se repositionne en général toutes les secondes, mais les algorithmes « lissent » la position reportée à l’écran.

Certaines technologies gratuites comme A-GPS (nécessitant une connexion internet) ou SBAS (corrections transmises par certains satellites de télécommunication) permettent d’améliorer la précision et la rapidité d’acquisition initiale du positionnement. Pour certaines applications et sur abonnement, des systèmes complémentaires dits RTK permettent d’affiner la position au centimètre, par correction, en comparant en temps réel la position obtenue avec celles d’un réseau stations et de balises au sol au positionnement vérifié. L’Agence Spatiale Européenne propose un nouveau service gratuit de correction dit « Galileo HAS » transmis sur une autre fréquence (E6-b), permettant d’obtenir une précision de l’ordre de 10 cm en horizontal et moins de 25 cm en vertical : crucial dans des domaines comme l’agriculture, la topographie, le rail, le pilotage de drones, ce niveau de précision est inutile en navigation moto et seuls certains outils professionnels (comme la tablette Stonex évoquée plus haut) peuvent recevoir et traiter ces signaux. La précision centimétrique pourrait cependant devenir la norme même pour le grand public si les fabricants de smartphones intègrent des récepteurs GNSS compatibles Galileo HAS dans leurs prochaines générations d’outils nomades, sous réserve de proposer aussi des antennes performantes !

Les moteurs d’itinéraire et de navigation

Il existe donc des bases de données géographiques de tout types décrivant la surface du globe terrestre (il existe même des cartes répertoriant les points d’eau potable ou encore des cartes de la diffusion du son du tonnerre), mais les utilisateurs de ces bases de données (cartographes et concepteurs d’applications) ne sont pas obligés de se cantonner à un seul fournisseur : par exemple, des données « OSM » sont utilisées parmi d’autres par Garmin pour ses cartes TopoActive. Apple et TomTom s’en servent pour enrichir ou servir de base à leurs propres cartes. Chaque acteur peut aussi définir sa propre manière de représenter ces données sur un écran : ceci explique pourquoi des cartes utilisant les mêmes informations ne se ressemblent pas forcément. Reste à créer des programmes informatiques permettant de calculer des itinéraires en utilisant certaines des données et en excluant d’autres : c’est le travail du moteur d’itinéraire, qui par analogie avec le monde papier, exécute en quelques secondes ce que vous traceriez sur une carte en quelques dizaines de minutes. Quant à la fonction de guidage qui indique le chemin à suivre et (souvent), le recalcule si vous déviez, elle nécessite aussi un programme spécifique : c’est le moteur de navigation. Ce dernier prend en compte l’itinéraire déterminé, les données de positionnement fournies par le système d’exploitation du smartphone ou le récepteur GNSS de l’outil de navigation et les données cartographiques en direct fournies par le cartographe s’il propose ce service (et si votre appareil est connecté) ; il peut ainsi tout calculer et vous suggérer des modifications d’itinéraire comme le font Waze et d’autres.

L'application CoMaps répertorie entre autres les points d'eau potable et peut vous y mener en établissant différents types d'itinéraires (en voiture, à pied, etc.)
L'application CoMaps répertorie entre autres les points d'eau potable et peut vous y mener en établissant différents types d'itinéraires (en voiture, à pied, etc.)

Les trois éléments sont donc séparés : certains géants comme Google, Apple, Here et TomTom conçoivent et maitrisent chacun d’entre eux et fournissent, soit la carte numérique seule, soit l’application de navigation complète (Apple Plan, Google Maps, Here WeGo TomTom Go Expert et TomTom), ou des plugins clé en main à intégrer dans des sites web et applications commerciales de tout types (VTC, localisation de commerces, etc) qui sont souvent gratuits jusqu’à un certain nombre d’utilisations par les visiteurs du site. Ils peuvent aussi proposer des PND (Personnal Navigation Device, « boitiers GPS » en langage commun) tout équipés comme par exemple TomTom (Rider 500 et 550 et autres), ou encore Apple (iPhone et iPad équipés nativement d’Apple Plan), ou encore Garmin avec les produits outdoor, les Zümo et Tread à carte maison Topoactive ou les PND routiers à carte City Navigator. D’autres sociétés comme Mapbox fournissent des cartographies complètes qui s’intègrent à des applications sous forme d’API. Osmand est une application de navigation qui utilise les mêmes données cartographiques que Mapbox (OpenStreetMap), mais qui maitrise toute la chaine, cartographie comprise.

Apple Plan et de nombreuses autres applications établissent des itinéraires différents selon votre mode de déplacement
Apple Plan et de nombreuses autres applications établissent des itinéraires différents selon votre mode de déplacement

Au final et indépendamment de l’outil que vous utilisez, les moteurs d’itinéraire et de navigations différencient sur le fond les applications : par exemple, les applications françaises Stracks, 68° et l’application allemande routière loisir Calimoto utilisent toutes des cartographies Mapbox, mais elles n’offrent pas le même type d’itinéraires, ni les mêmes services, ni les mêmes représentations à l’écran. En fait, créer, régler et maintenir ces moteurs constitue le travail des développeurs que vous rémunérez directement ou indirectement (publicité) quand vous vous abonnez à des applications, ou quand vous achetez un PND complet.

Traces, itinéraires, guidage pas à pas… ou pas !

Que ce soit sur une application ou par un appareil complet, différentes manières d’obtenir un itinéraire « terrestre» vous sont proposées : le plus simple est d’entrer une destination et de laisser le système calculer. La plupart des solutions de navigation proposent des guidages « utilitaires » (« le plus court », « le plus rapide », « sans péage », « en transports en commun », « à pieds », « à vélo ») avec des filtres permettant d’exclure certaines données (par exemple, « éviter les autoroutes », « les ferrys », « les routes non revêtues »...). Les applications destinées aux motards rajoutent aussi la possibilité d’utiliser des algorithmes de sinuosité et de relief : c’est la fonction « Adventurous Routing » de Garmin, « parcours à sensations » paramétrables de l’écosystème TomTom, « sinueux » ou « super sinueux » de Calimoto. Mais privilégier le côté sinueux ou pentu d’un itinéraire peut parfois vous faire naviguer dans les ruelles d’une ville, vous faire faire des détours juste pour rajouter des changements de direction, ou privilégier de petites routes tortueuses au détriment de routes plus belles et plus touristiques ou plus dignes d’intérêt comme les Michelin « vertes »: telle est la limite du système !

De gauche à droite, l'application Stracks crée des itinéraires off road, Waze demeure très routier. TomTom propose un mode « moto » qui donne accès au menu « parcours à sensations ». qui dispose de curseurs de sinuosité et de relief et offre un mode « vir
De gauche à droite, l'application Stracks crée des itinéraires off road, Waze demeure très routier. TomTom propose un mode « moto » qui donne accès au menu « parcours à sensations » qui dispose de curseurs de sinuosité et de relief

Les PND Garmin Zūmo XT intègrent aussi les cartographies « routes touristiques Michelin » (vertes) et « routes populaires Garmin » (bleues), qui peuvent être affichées à l’écran et donnent la possibilité d’en intégrer des portions d’un simple appui : intéressant en usage moto ! Certains fournisseurs proposent aussi des road-trips clés en main établis par la communauté ou conçus par eux même : c’est le cas de Calimoto, TomTom, Yamaha (MyRide)… on pense aussi à Dafy qui commercialise des Dafy Trip, au format papier et en offre la trace en numérique au format.gpx.

Les applications off-road aussi proposent des services tournés vers le loisir : chez Garmin, la définition du profil de conduite et le type de PND défini l’itinéraire ; avec un appareil destiné au tout terrain comme les appareils de la série Tread, la fonction « Adventurous Routing » en profil de conduite « Off Road » peut vous guider via des chemins. C’est aussi le cas pour le Zūmo XT3, à condition de s’abonner au service de cartographie Outdoor Maps+ (5,99 € par mois ou 59,99 € / an) qui active l’accès aux cartes ART (Adventure Roads & Trails) routables des appareils Tread. Le Zūmo XT3 devient ainsi capable de fournir un guidage virage par virage sur ces itinéraires, de manière similaire aux appareils de la gamme Tread (en sélectionnant le profil de navigation « Moto tout-terrain » plutôt que le profil « Moto » destiné à un usage routier). L’application Stracks ne propose pas de service de navigation routière : les profils d’itinéraires (« easy », « Stracks » et « hard ») définissent la difficulté des parcours offroad, qui peuvent être très compliqués… et parfois interdits : les bases de données qu’utilisent les applications ne sont pas forcément à jour sur ce point, car un simple arrêté municipal peut fermer un itinéraire… et la législation en la matière est stricte, rouler dans des chemins interdits peut coûter très cher. Stracks offre une fonction de signalement des panneaux d’interdiction, la base de données cartographique utilisée par cette application est mise à jour au bout de plusieurs signalements et les moteurs Stracks en tiennent compte : magique !

Le moteur d'itinéraire Gamin Adventurous Routing propose différents types de routes, associés au profil de conduite de certains appareils, il peut aussi établir des itinéraires off road.
Le moteur d'itinéraire Gamin Adventurous Routing propose différents types de routes, associés au profil de conduite de certains appareils, il peut aussi établir des itinéraires off road.

« Tracer » sa balade

Comme au temps du papier, vous pouvez aussi tracer votre itinéraire sur une application dédiée (qui fait office de carte) puis le transférer dans une application de navigation. Deux solutions existent : TomTom propose un écosystème applicatif complet constitué d’une application de planification d’itinéraire sur ordinateur www.plan.tomtom.com qui peut automatiquement synchroniser le trajet avec l’outil de navigation TomTom que vous utilisez (PND Rider ou application TomTom GO Expert).

L'application IGN permet de créer facilement des itinéraires sur son smartphone et les exporter en format .gpx pour les lire avec des applications de navigation.
L'application « Cartes IGN » permet de créer facilement des itinéraires sur son smartphone et les exporter en format .gpx pour les lire avec des applications de navigation.

Garmin procède de même avec l’application smartphone (disponible hors ligne) de conception d’itinéraire Tread synchronisée avec les PND Zūmo et Tread. Vous pouvez aussi concevoir vos itinéraires sur des sites web et applications tierces comme par exemple www.gaiagps.com, www.visugpx.com, www.gpx.studio ou encore l’application cartographique IGN (liste non exhaustive) puis « l’exporter » dans l’un des nombreux formats lisibles par les applications de navigation comme par exemple le .gpx (GPs eXchange format) et enfin l’ouvrir à l’aide de votre application de navigation favorite, qui la convertie en itinéraire ou la matérialise sous forme de « trace » à suivre sur un fond de carte qui défile.

Le dernier point à envisager est celui de pouvoir bénéficier de votre cartographie « hors ligne », ce qui vous délivre de la contrainte d’être absolument connecté pour avoir accès à la base de données cartographiques : Waze (Google), Plan (Apple), Calimoto en version gratuite, 68° ne fonctionnent pas hors ligne, au mieux conservent-ils en mémoire l’itinéraire calculé, mais ils ne pourront jamais recalculer si vous déviez.

L'application payante OsmAnd permet de bénéficier du monde entier en cartes OSM (et marines), donc d'être guidé partout hors ligne. Plébiscitée par les randonneurs off-road, elle offre de nombreuses possibilités de personnalisation.
En version complète, l'application OsmAnd permet de bénéficier du monde entier en cartes OSM (et marines), donc d'être guidé partout hors ligne. Plébiscitée par les randonneurs off-road, elle offre de nombreuses possibilités de personnalisation.

En revanche, Google Maps (depuis peu), Osmand, Stracks, TomTom GO Expert (liste non exhaustive) vous guident hors ligne à condition que vous ayez préalablement téléchargé les cartes : c’est souvent ce point précis qui fait la différence entre les versions gratuites et payantes des applications, ou entre les applications gratuites et les applications payantes… et l’une des nombreuses raisons pour lesquelles les PND sont toujours pertinents !

Les outils

Concernant l’outil de navigation le plus adapté à l’utilisation moto, la solution la plus utilisée reste évidemment le système smartphone (ou tablette) / applications de navigation : pléthore d’applications gratuites et payantes sont disponibles... et qui ne possède pas de smartphone ? Les différentes solutions de réplication de smartphone au tableau de bord Apple CarPlay et Android Auto sont en plein boom : les écrans nomades dédiés (Carpuride, Midland,…) sont de plus en plus diffusés, mais cette technologie ne peut faire fonctionner que les applications compatibles.

Le smartphone est la solution de navigation la plus répandue, mais il vaut mieux garder son téléphone sur soi à moto. Un modèle durci dédié comme ce Crosscall est idéal.
Le smartphone est la solution de navigation la plus répandue, mais il vaut mieux garder son téléphone sur soi à moto. Un modèle durci dédié comme ce Crosscall est idéal.

Vous pouvez aussi opter pour un assistant personnel de navigation, PND (appelé familièrement « GPS »), proposé par les marques Garmin (qui développe toujours des solutions moto), TomTom moins impliqué ces dernières années dans la moto et plutôt tourné vers la navigation poids lourd et la conduite autonome. Il existe aussi des produits plus spécialisés comme les TwoNav Aventura Motor (tout terrain) et les « GPS » de randonnée pédestre à carte topographique.

Quant aux constructeurs moto, Honda et Harley-Davidson intègrent CarPlay et Android Auto sur certains modèles depuis plusieurs années (Honda Africa Twin 1000 et 1100, NT 1100 et Goldwing, Harley-Davidson Touring), Kawasaki, BMW, Ducati, Yamaha et de nombreuses marques asiatiques proposent sur certaines motos des systèmes de guidage (routier) par fléchage au tableau de bord (ou sur une carte lorsque les écrans sont prévus pour) avec application dédiée gratuite ou payantes. Tel est aussi le principe de fonctionnement des mini « GPS » Beeline 2 qui affichent un guidage par fléchage calculé par l’application smartphone payante mais n’embarquent ni cartographie, ni moteurs de navigation et d’itinéraire et ne sont donc pas utilisables seuls. La liste n’est évidemment pas exhaustive ! Alors que choisir ?

Les écrans de réplication smartphone sont pratiques
Les écrans de réplication smartphone sont pratiques

Quelle technologie ?

La luminosité maximale (en nits ou cd/m²) de l’écran paraît prépondérante, car elle détermine la lisibilité en plein soleil. Les exigences actuelles pour les tableaux de bord TFT des motos premium sont de l’ordre de 1 500 à 1 800 nits, avec un minimum de 800 nits. Les Apple iPhone de dernière génération atteignent 3000 nits en pointe contre 1200 nits pour les générations précédentes (iPhone 14 Pro par exemple), le Xiaomi 17, 3500 nits. Christophe Martin, Directeur Produit de la marque française de terminaux « durcis » CrossCall, nous explique cependant que les dalles haute luminosité, c’est à dire au-delà de 1 000 nits augmentent le coût de fabrication et que « sur du rugged, la lisibilité réelle en plein soleil dépend autant du traitement antireflet que de la luminosité brute en nits ». Il faut aussi que l’outil passe en luminosité réduite la nuit sous réserve de vous éblouir. Aussi, la pluie peut rendre le tactile inopérant ou même commander des fonctions de manière erratique: un système de verrouillage du tactile doublé d’une télécommande déportée est un must.

L'idéal serait évidemment ce genre d'écran TFT connecté du type apparu sur les BMW R 1250 RT 2022. Cependant, sa taille ne permet pas de le caser n'importe où.
L'idéal serait évidemment ce genre d'écran TFT connecté du type apparu sur les BMW R 1250 RT 2022. Cependant, sa taille ne permet pas de le caser n'importe où.

Au niveau interne, le type de puce, la compatibilité GNSS multi-systèmes, la double fréquence, le taux de rafraichissement (nombre de fois par seconde où votre position est établie) constituent d’autres critères ce choix : 1 fois par seconde (1 hertz, Hz), 5 fois par seconde (5 Hz) ou 50 Hz (50 fois par seconde) font une différence quand vous naviguez à grande vitesse en tout terrain si les changements de direction sont rapprochés (on parcourt 30 m/s à 100 km/h) ou si votre système travaille au cm (agriculture), mais la consommation d’énergie augmente. 1 Hz suffit en usage routier « normal », mais certaines tablettes haut de gamme utilisée notamment en rallye (Carp Iter et Hugerock) disposent de réglage (1 Hz / 5 Hz). Pour comparer, les PND Garmin Zūmo XT3 et Tread 2 rafraîchissent leur position à respectivement 25 Hz et 10 Hz.

La taille de la mémoire importe aussi si vous voulez bénéficier de cartographie hors ligne : l’application Osmand en elle-même nécessite 250 MO, mais la cartographie OpenStreetMap de la région Île-de-France pour cette application nécessite 344 MO et 4,93 GO pour la carte de France. La carte optionnelle Topo « France / DROM » Garmin (données IGN Topo + Here) exige 500 MO de mémoire. Le poids et l’encombrement de l’outil compte aussi beaucoup: même sur les motos disposant de barre dite « de navigation » prévue pour accueillir un appareil électronique, des systèmes de renforts sont souvent nécessaires pour éliminer les vibrations qui compromettent la lecture. Et surtout, l’utilisation d’appareils lourds sur les supports d’origine induisent des contraintes sur les points de fixation de ces derniers sur le cadre, qui peuvent finir par casser, même sans chute !

Ce genre de petit accessoire (4kpartispeciali) s'avère nécessaire pour éliminer les vibrations et empêcher la barre de navigation de tourner sur son axe.
Les barres de navigation ont tendance à pivoter sur leur axe quand on fixe des appareils plus lourds que des smartphones : ce genre d'accessoire (4kpartispeciali) permet d'éliminer ce problème ainsi que les vibrations qui rendent illisibles les écrans.

Les PND

Nous l’évoquions plus haut, Garmin et TomTom et BMW (Navigator) proposent toujours des boitiers dits « GPS moto» : sont-ils dépassés ? Pas du tout ! Déjà, bien que le Garmin Zūmo XT3 soit équipé d’une puce GPS/Galileo/Beidou simple bande, son antenne développée le rend potentiellement plus précis qu’un smartphone même haut de gamme à puce non dédiée, de plus, sa puce GNSS rafraîchie la position 25 fois par seconde (25 Hz). Le Garmin Tread 2, prévu pour le tout terrain est équipé d’une puce GNSS dédiée, multi-constellations (GPS, GLONASS, Galileo, BeiDou, QZSS, SBAS et NavIC), double bande et avec une fréquence de mise à jour de position de 10 Hz.

L'avantage d'un PND est de disposer de nombreux fonds de cartes hors ligne et fréquemment mis à jour.
L'avantage d'un PND est de disposer de nombreux fonds de cartes hors ligne et fréquemment mis à jour.

Ces produits permettent eux aussi de conserver votre smartphone à l’abri et de ne pas solliciter sa batterie. Ils embarquent des cartographies hors ligne complètes de toute l’Europe (Europe / Moyen-Orient pour Garmin), routière pour TomTom, mixte pour Garmin, avec possibilité d’obtenir des vues satellitaires. Les mises à jour logicielles et cartographiques par wifi, dont gratuites et à vie. Ils disposent aussi tous d’un logement pour carte SD permettant d’utiliser d’autres types de cartes (topographiques ou d’autres pays). Ils bénéficient d’informations connectées comme le trafic, mais aussi l’avertissement communautaire chez TomTom. Leurs écrans lumineux (800 à 1000 nits chez Garmin) sont lisibles en plein soleil.

Les chemins apparaissent l'écran des PND Garmin Zùmo mais ils ne sont pas forcément « routables ».
Les chemins apparaissent l'écran des PND Garmin Zùmo mais ils ne sont pas forcément « routables ».

Les deux marques proposent des écosystèmes applicatifs complets. Cependant, leur prix et leur autonomie les distinguent : un TomTom Rider 550 se vend désormais moins de 400 € et peut vous guider pendant plus de 6 h sans être rechargé. Les Garmin moto sont beaucoup plus gourmands en énergie, principalement à cause de leur écran lumineux: comptez 3 h de guidage avant que l’écran passe en demi-éclairage et devienne illisible. Et rajoutez 1 h 30 pour l’extinction complète: les Garmin Zūmo XT (1,2,3) et Tread (1 et 2) doivent donc être alimentés par la moto, mais pour Garmin comme pour TomTom le nécessaire est fourni dans la boite.

Les Garmin Zùmo fonctionnent seuls mais ils sont synchronisables avec l'application smartphone Tread qui permet entre autres de tracer des itinéraires.
Les Garmin Zùmo fonctionnent de manière autonome, mais ils sont synchronisables avec l'application smartphone Tread qui permet entre autres de tracer des itinéraires.

Les écrans carplay adaptables

La mode actuelle est aux appareils adaptables de réplication smartphone. Il s’agit de petits boitiers nomades à écrans TFT tactiles à fixer sur la moto et à alimenter par la batterie : votre smartphone s’y connecte en wifi et l’écran permet de piloter les applications compatibles CarPlay ou Android Auto (de votre smartphone). Les avantages sont multiples : vous utilisez vos applications préférées et n’avez pas à appairer votre système de communication de casque à autre chose que votre smartphone.

Les produits à 300 € se contentent d’écrans de 800 nits à 1000 nits, le Chigee AIO-6 Max atteint 2 300 nits, mais dépasse les 500 €. Les inconvénients sont nombreux : les appareils en question sont dépourvus de batterie et doivent être alimentés, il faut donc arriver à intégrer le câblage, ce qui n’est pas toujours évident. On peut aussi utiliser la prise d’alimentation 12V de la moto… une solution peu pratique, car votre smartphone est très sollicité puisque qu’en plus de « faire tourner » l’application de navigation utilisée, il transmet des informations en wifi, il doit donc aussi être alimenté et il chauffe.

L'écran de réplication smartphone Midland Bike Play Pro est facile à utiliser et relativement bon marché. Il manque cependant de luminosité pour combattre les reflets, assez présents.
L'écran de réplication smartphone Midland Bike Play Pro est facile à utiliser et relativement bon marché. Il manque cependant de luminosité pour combattre les reflets, assez présents.

Aussi, la liaison wifi smartphone / boitier n’est pas forcément très stable (nous avons subi de multiples déconnexions lors de nos essais, selon le positionnement du smartphone) : le smartphone ne doit pas être trop éloigné. Or l’antenne GPS utilisée est celle de votre smartphone : elle doit donc être intelligemment positionnée… si le smartphone doit être alimenté par la moto et pas très loin du poste de pilotage pour ne pas être éloigné du boitier, la pertinence du système est relative… Notez que certaines marques proposent des boitiers compatibles qui peuvent être montés sur les supports de GPS optionnels BMW et commandés par le multi-contrôleur de la moto. C’est l’idéal… Mais il faut une BMW ! Et ça ne règle pas le problème de l’alimentation du smartphone en énergie et la liaison wifi !

Le choix du Repaire

La solution la plus économique reste donc celle du smartphone équipé d’applications de navigation correspondant à votre pratique. Tout ça pour ça ? Non ! Nous vous conseillons de ne jamais positionner votre smartphone principal sur la moto, même sur un support « absorbant les vibrations »… D’abord parce que l’objet est exposé à toutes sortes d’agressions (vibrations, cahots, poussière, eau) et que les systèmes de stabilisation des capteurs photo des smartphones haut de gamme finissent par rendre l’âme. Mais au-delà ça, si pour une raison ou pour une autre votre deux roues n’est plus accessible, vous ne pouvez plus alerter ! Ainsi, si vous utilisez votre propre smartphone pour le guidage, en ville, dans un but utilitaire, gardez le sur vous et utilisez uniquement les instructions vocales diffusées par un système de communication de casque, on s’y fait très bien !

Le choix du Smartphone reste la solution la plus économique
Le choix du Smartphone reste la solution la plus économique : le positionner dans une sacoche de guidon comme cette Wunderlich Barbag Media étanche est assez pratique, mais gare aux reflets et au fonctionnement pas toujours précis du tactile.

Pour le voyage et la ballade, l’idéal est plutôt de disposer d’un smartphone exclusivement dédié au guidage : vous n’êtes pas obligés de prendre un second abonnement téléphonique / data, car vous pouvez télécharger vos cartes en wifi à la maison et utiliser l’objet hors ligne… en gardant la possibilité partager la connexion de votre smartphone « principal » pour recevoir les données en temps réel ou sur le cloud, les mises à jour de trajets et utiliser les applications sur site web ou de traçage d’itinéraire.Une carte sim supplémentaire est cependant proposée sur certains forfaits pour 4€ / mois.

L'utilisation de tablettes Android impose souvent de remplacer les supports d'instrumentation par une tour rally, comme par exemple cette Volpe Concept (française).
L'utilisation de tablettes Android impose souvent de remplacer les supports d'instrumentation par une tour rally, comme par exemple cette Volpe Concept (française).

Il existe des smartphones Android dits « durcis», étanches, antichocs, dotés d’écrans solides, satisfaisant aux normes IP 68, IP 69K, voire MIL-STD-810H. Abordables financièrement et prévus pour résister aux agressions, ils ne nécessitent pas de supports « anti vibration » chers et pas toujours efficaces. Leurs écrans sont rarement les plus lumineux, car CrossCall nous explique qu’« une forte luminosité échauffe un appareil étanche et scellé, sans ventilation », mais s’ils ne sont pas les plus adaptés au jeu ou à la vidéo, ils conviennent très bien à la navigation et ils peuvent être placés de manière à optimiser la réception GPS. Aussi, ces appareils prévus pour être utilisés sur le terrain embraquent des batteries très capacitaires comme c’est le cas chez CrossCall. La luminosité de 450 nits de notre Stellar M6 d’essai est cependant le minimum du minimum : l’écran reste lisible en plein soleil, mais de peu ! Dans le même esprit, les tablettes Android durcies sont très utilisées en tout terrain, mais les prix sont élevés si vous voulez un modèle à écran très lumineux et récepteur GNSS performant (500 à 1000 €) et la pluie rendant le tactile inopérant ou inutilisable et il faut prévoir une télécommande et vérifier que l’appareil embarque un système de verrouillage du tactile. Surtout, le poids hors support atteint 400 à 800 g (contre 240 g pour un téléphone durci CrossCall Stellar M6 et 210 g pour un iPhone 14 Pro sans coque de protection), ce qui complique l’intégration et nécessite souvent de remplacer l’araignée d’origine par une « tour rallye » (600 à plus de 1000 €). Le budget est donc conséquent.

Les GPS de dernière génération représentent toujours une solution très pertinente
Les GPS de dernière génération représentent toujours une solution très pertinente

Légers (340 g), tout équipés (kit moto et auto), lisibles, tactiles, disposant de cartographies polyvalentes et d’un moteur de navigation ludique et de fonctions annexes pertinentes, les GPS Garmin de dernière génération (Zūmo XT3 et Tread) représentent toujours une solution très pertinente et pas du tout démodée pour la moto, évidemment, l’utilisation de toutes leurs possibilités demande un peu de pratique et plusieurs fonctions sont optionnelles (sur XT3) alors que l’ objet est déjà onéreux, mais en version de base, ils offrent déjà pas mal de possibilités !

Remerciements

Bertrand Despaquis (www.tech4maps.com), Mélanie Debon et Matthieu Lagrange (Garmin), Christophe Martin (CrossCall), Vincent Martinier (TomTom), Geoffrey Fardeau (Stracks), Nicolas Bouissou (Hugerock), Marie Menard (EUSPA), Jeremy Stephan (Mosko Moto)

Plus d'infos sur les systèmes de navigation

Commentaires

inextenza

Sinon, lu première photo est une Aprilia Tuareg: il est possible de faire simple et pratique en lui ajoutant le module Aprilia MIA.
Avantage: le guidage croisement après croisement se fait sur le tableau de bord. Pas d’écran supplémentaire.
Inconvénient: contraint d’utiliser le guidage carte Here.

Mais je fais mes itinéraires par exemple avec l’interface web de Liberty Rider, et j’importe le GPX dans la fonction GPS de l’appli Aprilia. Et je range le téléphone.
Simple, efficace.

22-07-2026 17:53 
Charlie_41

Je suis tout à fait en accord avec Pierre : la navigation à l'oreillette est bien moins perturbante que sur écran... pour moi, en tout cas.
À tel point qu’en voiture, c'est souvent madame qui fait la copilote entre l’écran du GPS et mon cerveau
Bref, trop d'écrans tue l'information et diminue l'attention à la conduite.

22-07-2026 18:17 
gvrun666

La nav' "pifométrique" c'est pas mal non plus si t'as pas d'obligation particulière...

22-07-2026 18:22 
Chanabo

Ça alors! Un vrai article (hors essai moto) ultra complet, très bien documenté et très pertinent sur le repaire des motards. Je suis tombé de ma chaise.

PS: pour un usage épisodique, ton smartphone principal, tournant Waze, fixé sur le guidon, c’est quand même bien: pas cher et tout à fait suffisant.

22-07-2026 19:11 
inextenza

Citation
gvrun666
La nav' "pifométrique" c'est pas mal non plus si t'as pas d'obligation particulière...
il y en a qui dépassent un rayon de 50km de chez soi aussi.
Et planifier un trajet consiste aussi à dénicher des coins et des routes sur lesquelles on n’aurait pas pu atteindre faute d’en connaitre les accès, même avec une «nav' "pifométrique"».

@Charlie: effectivement je préfère également le retour audio. L’affichage d’une carte ne me sert que très rarement en moto, et du coup dans mon cas ce n’est qu’à l’arrêt, en cas de doute sur le guidage. Une grosse flèche avec un décompteur en 10aine de mètres, ou un rond avec le cap de la sortie et le numéro de sortie (parfois bizarrement compté cela dit) c’est plus rapide à voir, donc capte moins l’attention V
D’ailleurs, ici même avait été présenté le Beeline, qui semblait remporter les suffrages ici (à juste titre: sur une moto démunie d’option de connectivité, je pense que j’aurais opté pour ce truc!)

23-07-2026 09:10 
Papy Moustache

Bonjour.

J'ai au guidon sur son support mon vieux Garmin Nuvi 2445 qui date de quinze ans. La cartographie n'est pas à jour mais qu'importe, les nouvelles routes sont anecdotiques et ne changent pas grand chose.
C'est largement suffisant pour ce que je fais (Sud Ouest et nord de l'Espagne).
Le smartphone est dans la poche du blouson, en mode audio sans le vibreur. Il sonne, j'entends pas ! Il n'est pas connecté au Garmin (trop vieux et tant mieux).
Quand je roule en moto, c'est pas pour être sollicité par les réseaux sociaux et autres appels publicitaires.
Les appels officiels sont consultés à l'arrêt.

Bonne route.
V

23-07-2026 10:41 
Koizumi

Quelqu'un connait une application qui permet d'éviterles agglomérations et de mnimiser les feux rouges ?

Merci d'avance

23-07-2026 11:35 
Meuldor

Article complet avec beaucoup d'informations. Merci. En voiture, je conduis de moins en moins au GPS, et en moto depuis qu'il ne fonctionne plus car trop vieux, je ne l'ai pas remplacé. Je vais rester à la préparation de mon itinéraire en amont sur ordi ou smartphone puis je roule aux panneaux. Dans les villes, je fais comme avant sauf que la carte est remplacée par via michelin ou plan Apple, je m'arrête pour consulter mon écran si besoin et j'y retourne.

23-07-2026 13:44 
inextenza

Koizumi : Google maps ou autre solution de cartographie, et ton cerveau clin d'oeil
Sur l’itinéraire envisagé, en cas de doute mettre l’affichage satellite afin d’identifier les agglomérations et donc les éviter. Je cite Google Maps parce qu’il est facile de tirer l’itinéraire proposé pour faire un détour.

23-07-2026 14:32 
troncherouge

Après deux pages, mal à la tête. J'ai quand même retenu que cela abîmer les smartphones. Surpris, car je n'ai jamais constater de dégradation de mes smartphones même après un mois de roulade parfois sur les pistes. Jamais plus de 200e dans un phone, Waze, maps, calimoto et ma femme qui me tape sur l'épaule. Toujours une carte papier car elle ne tombe pas en rade. Article impressionnant réservé a Thomas Pesquet.

23-07-2026 14:39 
inextenza

La dégradation des smartphones sur des supports vibrants est principalement liée aux modules photos.
En fait, il y a maintenant une stabilisation mécanique qui, comme sur un reflex, consiste à déplacer un élément (le capteur ou une lentille; les 2 existent sur un reflex mais je ne sais pas ce qui bouge dans un smartphone) pour compenser tout mouvement nuisible durant la prise de vue.
Or, ce qui peut se passer est que les vibrations et les chocs dû aux irrégularités de la route font bouger en forçant ces éléments sensibles. Jusqu’au jour où ça part en vrille.

Je rajouterais qu’on use également toute l’électronique, en particulier l’écran et la batterie, car les écrans en plein soleil se mettent à éclairer à fond, et le téléphone chauffe très vite très fort, parfois au point de se mettre en sécurité.

23-07-2026 17:43 
Leblon

Super article sur un sujet qui m'intéresse. Pour ma part Osmand + traces GPX faites sur Google My Maps. Par ailleurs j'aimais beaucoup Viamichelin pour sa fonctionnalité "itinéraire découverte" qui s'appuyait sur les "routes vertes" pour proposer des itinéraires sympas en moto même sur des trajets a priori ennuyeux mais la fonctionnalité a disparu il y a quelques années avant de revenir en moins bien récemment.

23-07-2026 21:08 
PierreSied

Citation
inextenza
Sinon, lu première photo est une Aprilia Tuareg: il est possible de faire simple et pratique en lui ajoutant le module Aprilia MIA.
Avantage: le guidage croisement après croisement se fait sur le tableau de bord. Pas d’écran supplémentaire.
Inconvénient: contraint d’utiliser le guidage carte Here.

Mais je fais mes itinéraires par exemple avec l’interface web de Liberty Rider, et j’importe le GPX dans la fonction GPS de l’appli Aprilia. Et je range le téléphone.
Simple, efficace.

Bonjour, il s’agit effectivement d’une Aprilia Tuareg (la mienne), pas équipée du module Aprilia Mia ( 150 ¤). Je n’ai donc pas essayé cette solution précise dans le cadre de cet article mais effectivement, si le guidage par fléchage au tableau de bord est possible à partir de traces gpx perso, c’est intéressant, surtout que les chemins non bitumés semblent être présents dans les cartographies Here…

24-07-2026 15:10 
PierreSied

Citation
Leblon
Super article sur un sujet qui m'intéresse. Pour ma part Osmand + traces GPX faites sur Google My Maps. Par ailleurs j'aimais beaucoup Viamichelin pour sa fonctionnalité "itinéraire découverte" qui s'appuyait sur les "routes vertes" pour proposer des itinéraires sympas en moto même sur des trajets a priori ennuyeux mais la fonctionnalité a disparu il y a quelques années avant de revenir en moins bien récemment.

Merci du compliment. Osmand est effectivement une excellente application’ surtout en version payante qui permet d’accéder à l’ensemble des cartes hors ligne et à des données live mais elle est quand même assez complexe à utiliser car des très nombreux paramètres sont proposés.

Je ne vois rien d’approchant la fonction permettent de choisir les routes touristiques sur Viamichelin ?

24-07-2026 15:18 
PierreSied

Citation
Koizumi
Quelqu'un connait une application qui permet d'éviterles agglomérations et de mnimiser les feux rouges ?

Merci d'avance

Pour éviter les feux de signalisation, il faudrait utiliser une cartographie dans laquelle ils seraient tous répertoriés : j’ignore si ça existe mais je ne le crois pas. Pour éviter complètement les agglomérations, ça doit être le cas avec Stracks car cette application privilégie les voies non bitumés. En mode routier, les modes les plus sinueux des applications moto vont fortement réduire les passages en ville mais pas les éliminer complètement , par contre on peut souvent « post traiter » l’itinėraire proposé et éliminer les passage en ville en les contournant.

24-07-2026 15:30 
PierreSied

Citation
inextenza
La dégradation des smartphones sur des supports vibrants est principalement liée aux modules photos.
En fait, il y a maintenant une stabilisation mécanique qui, comme sur un reflex, consiste à déplacer un élément (le capteur ou une lentille; les 2 existent sur un reflex mais je ne sais pas ce qui bouge dans un smartphone) pour compenser tout mouvement nuisible durant la prise de vue.
Or, ce qui peut se passer est que les vibrations et les chocs dû aux irrégularités de la route font bouger en forçant ces éléments sensibles. Jusqu’au jour où ça part en vrille.

Je rajouterais qu’on use également toute l’électronique, en particulier l’écran et la batterie, car les écrans en plein soleil se mettent à éclairer à fond, et le téléphone chauffe très vite très fort, parfois au point de se mettre en sécurité.

C’est exactement ça !

24-07-2026 15:32 
inextenza

Merci Pierre pour ta participation aux commentaires! super

Citation
PierreSied
surtout que les chemins non bitumés semblent être présents dans les cartographies Here…

Ah ça, je n’ai pas testé, ayant quelques scrupules à sortir (volontairement) du bitume: pas sûr que le sabot en plastique de ma RS apprécierait la blague dingue
(et en bonus, ma compagne me le ferait payer instantanément et durablement mort )

Les deux principaux reproches que je pourrais faire au guidage Here via l’appli Aprilia:
- contrairement à Waze qui anticipe les annonces (du style «à 350m tournez à droite) alors que nous sommes à 400m du carrefour) ce qui permet de finir l’annonce à la bonne distance, Here comme beaucoup d’autres commencent plus tard les annonces. Ce qui fait qu’il est parfois un poil en retard.
- Quand il y a un changement de réseau GSM, typiquement lorsqu’on passe une frontière, l’appli crashe. Chiant quand on ne peut pas s’arrêter facilement! Lors de notre dernier gros roulage jusqu’à Assen, ça n’a pas loupé lors des 4 passages de frontière.

Après, il y en a qui peuvent avoir du mal avec le guidage «turn by turn», car il faut être vigilant en lisant la signalisation routière pour savoir quelle est la suite de cette foutue petite départementale qui part en fourche dans un village.

24-07-2026 17:11 
Popolon69

Bonjour un sacré article mais arrêter de mettre le gps BMW dedans il n est pas fiable ce déconnecte constamment et si je m’arrête pas impossible de le remettre marche, il fonctionne sur le wifi pas stable lol il reste le road book donc obligé de ce reporter ou un gps ou un CarPlay mais là aussi pb BMW sont tellement sûr de leur m… qu’il ne laisse n’y l’emplacement ni les connexion pour info iPhone 16 donc pas un tracassin pour ce connecter à leur daube.

24-07-2026 22:41 
jcz7021

N'hésitez pas à essayer l'application "Cruiser" qui est disponible uniquement sur Android elle propose la navigation hors ligne un peu comme "Kurviger" et tout ça pour 9,99¤/an. Plus simple que OsmAnd à prendre en main de mon point de vue 👍

25-07-2026 07:28 
cajo

Heureusement il reste ça ... bave

Et j'vous épargne les manches à air, la boussole et la mousse au pied des arbres, et les slaloms géants pour éviter les zones orageuses (les grains quoi) que tu vois se former alors qu'elles sont encore à 25-30 bornes devant toi...

V dingue
[attachment 42595 navmoto.jpg]

25-07-2026 10:44 
VincentNoir

Quand même, merci pour cet article, un sacré boulot ! J'en retire l'impression d'ensemble que la solution facile et performante n'existe pas encore pour le motard du quotidien.
Certes comme tant d'autres, préparer une escapade à moto avec cartes et papier j'adore ! C'est la façon de faire qui fait rêver et qui est vraiment agréable. Mais pour se déplacer de manière "utilitaire" dans une zone semi-urbaine, il n'y a que l'électronique qui vaille. Sinon il faut multiplier les arrêts et les pertes de temps énormes !
En voiture je suis très satisfait du guidage par Here, c'est ce qui me convient bien. Je l'ai utilisé une fois en ville à moto, avec le téléphone dans la fenêtre de la sacoche de réservoir, mais outre les difficultés de visibilité, le pauvre ensemble matos/application est souvent carrément dépassé dans les situations compliquées : ça va trop vite !
On n'y est pas encore.

25-07-2026 11:38 
damthemad

sacré article, bravo, pour faire moi même de la vulgarisation (sur d'autres sujets) je mesure bien la quantité de travail.
Pour ma part sur une BMW F8OOGS, j'utilise principalement le guidage intégré sur le tableau de bord via l'application BMW lancée sur mon smartphone couplé en bluetooth avec la moto. le téléphone lui reste dans ma poche. et j'ai une powerbank dans mes bagages en cas de besoin si la durée du voyage excède l'autonomie de la batterie. et surtout j'ai un module SENA SRL3 intégré dans mon casque que je connecte également en bluetooth sur la moto ce qui me permet d'avoir le guidage vocal ce qui est vraiment top. bon de temps en temps ça se met à buguer et tu te retrouves à rebooter le smartphone et la moto (!) pour qu'ils arrivent à se parler, et les indications de l'application BMW sont souvent erronées sur les ronds points mais dans l'ensemble c'est pas mal. je me suis un peu pris la tête sur le setup initial pas si simple au début mais ça valait le coup.
j'ai aussi le garmin vendu sous la marque BMW avec l'intégration sur la moto, mais je m'en sert bien moins maintenant que j'ai réussi à faire fonctionner le reste. Mais c'est bien de l'avoir en complément et comme solution de repli quand l'autre ne trouve pas une adresse ou bugue de façon récalcitrante.

26-07-2026 09:44 
VincentNoir

Oui tu décris assez bien l'état des choses actuel. Pas du tout satisfaisant selon moi (prises de tête à l'installation, rien de vraiment intuitif, investissement obligatoire en temps de cerveau au démarrage sans savoir si on va obtenir ce qu'on voudrait ensuite, bugs, plantages, déconnexions, erreurs...).
Ce que je ne comprends pas (mais il y doit y avoir des raisons que j'ignore) c'est que sur les motos qui sortent nous avons des écrans à la place des compteurs, et aucun constructeur ne se préoccupe de rendre ces écrans compatibles avec les systèmes externes. Plutôt que d'aller chercher des choses compliquées, pourquoi ne pas permettre l'affichage de son smartphone sur l'écran de la moto via liaison Bluetooth ?
Personnellement si je peux afficher Here sur mon écran, je n'ai même pas besoin du guidage vocal.

26-07-2026 10:17 
THE-DUDE

Ma situation depuis 15 ans:

brassard de course en néoprène (5¤) scratché sur le pontet, prise usb sur la batterie (5¤), téléphone perso avec waze (0¤)...pipeau

Et je suis d'accord, usage seulement si besoin...à moto l'important c'est pas la destination, mais le voyage ! V

27-07-2026 14:49 
PierreSied

Citation
VincentNoir

Ce que je ne comprends pas (mais il y doit y avoir des raisons que j'ignore) c'est que sur les motos qui sortent nous avons des écrans à la place des compteurs, et aucun constructeur ne se préoccupe de rendre ces écrans compatibles avec les systèmes externes. Plutôt que d'aller chercher des choses compliquées, pourquoi ne pas permettre l'affichage de son smartphone sur l'écran de la moto via liaison Bluetooth ?
Personnellement si je peux afficher Here sur mon écran, je n'ai même pas besoin du guidage vocal.

Les tableaux de bord TFT modernes peuvent être facilement équipés de puces bluetooth mais pour avoir des fonctions évoluées en bluetooth 5, une application d'appairage est nécessaire (quand on regarde les objets connectés comme les casques audio, le système d'exploitation du smartphone suffit à assurer des tâches basiques comme régler le volume ou décrocher / raccrocher mais les applications sont nécessaires pour régler l'équaliseur ou la réduction de bruit).
Or développer et maintenir dans la durée une application coûte cher.
Pourtant, quand on regarde le marché moto, à peu tous les constructeurs proposent gratuitement ou pas des tableau de bord connectés avec application dédiée et il y a très souvent des modules de guidage. Je crois qu'il y a même un système de traqueur chez CF Moto.

27-07-2026 17:59 
PierreSied

Citation
THE-DUDE

Et je suis d'accord, usage seulement si besoin...à moto l'important c'est pas la destination, mais le voyage ! V

Dans mon cas, j'arpente le Morvan à moto pour les essais depuis 2009 et je suis passé dans tous les coins. Pourtant, le moteur d'itinéraire TomTom avec les curseurs de sinuosité et de relief poussé au max m'a fait découvrir de nouvelles routes (mais aussi les ruelles de certains bourgs sourire .
Tout ça pour dire que ces outils sont parfois surprenants.

27-07-2026 18:06 
THE-DUDE

Alors oui pour de la belle grosse ballade ça peut être cool, moi je rayonne plutôt en idf...😓😒

27-07-2026 22:00 
cipam

Dossier très détaillé, en effet !
Pour apporter ma p'tite contribution:

a/ sur ma CB500, j'ai le tomtom550 fixé sur la barre du pare-brise. Ça me permet surtout de voir le tracé des (petites, voire très petites routes) que j'emprunte... et surtout les virages qui m'attendent, afin de ne pas me laisser surprendre, comme ce fut le cas dans mes débuts. Mais leur logiciel ordi est totalement nul. De plus, j'ai arrêté de recevoir leurs annonces audio dans le casque, car, si tu préfères opter pour une route alternative à celle enregistrée, Tomtom n'arrête pas de t'intimer l'ordre "Faites demi-tour immédiatement", et ce, jusqu'à ce que tu obtempères ! (ça n'va pas, non ?!)

b/ sur le pontet du guidon, j'ai une pince Givi avec mon smartphone, sur lequel il y a Osmand (version gratuite). Très bien. Trop bien. Trop paramétrable, trop touffu, veut faire trop de choses. En plus, ça bouffe la batterie comme pas possible. Tu quittes l'appli... et elle continue en tache de fond ! Dommage, car une version plus light serait très bien. En parallèle, sur ce smartphone, je peux ouvrir "CartesIgn", qui me fournit alors les superbes cartes IGN quand je suis paumé ou si je veux avoir ot'choz que les fonds de carte de type "open". Le smartphone me permet aussi de mettre de la zizique dans mon casque, ou utiliser l'enregistreur vocal du Samsung pour y noter des idées...

c/ en revanche, je prépare mes balades uniquement sur ordi, tranquillement à la maison, avant d'en tranférer mes .gpx sur Tomtom et Osmand. J'utilise "VisuGPX" avec son module EditGpx, que j'ai en abonnement, afin d'avoir les fonds de cartes IGN (même au 25.000ème). C'est super, notamment pour y trouver les "routes vertes", alternatives aux routes classiques.

Tomtom alimenté direct moto, et smartphone sur prise 12v.

16-08-2026 21:15 
Alf

Citation
cipam
Dossier très détaillé, en effet !
Pour apporter ma p'tite contribution:

a/ sur ma CB500, j'ai le tomtom550 fixé sur la barre du pare-brise. Ça me permet surtout de voir le tracé des (petites, voire très petites routes) que j'emprunte... et surtout les virages qui m'attendent, afin de ne pas me laisser surprendre,
Bonjour,
Tu veux dire que sur une route sinueuse, que tu ne connais pas, tu roules un oeil sur le bitume et l'autre sur le GPS pour ne pas être surpris et faire correspondre ta vitesse aux conditions en live ?
Ou
Que le GPS te permet d'éviter un itinéraire trop sinueux que tu ne sent pas ?
Bonne journée

17-08-2026 13:51 
cipam

En dépit de ce que j'ai écrit, faut pas croire que je sois addict à ces aides technologiques ! Je suis de la génération des cartes Michelin, et, quand je planifie un circuit de balade, j'ai déjà bien enregistré dans la tête là où je veux aller.

Le smartphone ne me sert vraiment pas beaucoup, surtout pour choisir un autre chemin, plus intéressant que celui prévu... ainsi que pallier aux déficiences du tomtom, qui m'énerve assez souvent !

Le GPS est fixé un peu en-deça du haut du pare-brise, et, comme le tomtom n'est pas très large, ça ne gêne pas vraiment la vision du bitume. Je ne le regarde, en fait, que quand j'amorce une série de virages, histoire de ne pas me laisser piéger par une vitesse excessive ou un virage trop refermé. C'est juste la vision "globale" de la partie viroleuse qui m'intéresse, pas les virages en eux-mêmes, où c'est le pilotage qui est prioritaire et non pas ce bidule électronique. En revanche, j'apprécie de visualiser les prochaines épingles à cheveux, qui peuvent me poser problème, la CB500X manquant un peu de couple pour les passer tranquillement. Je peux ainsi me préparer plus sereinement...

nb: la preuve que le GPS n'est pas le maître de mes sorties, c'est que j'oublie souvent de tourner quand il me l'affiche. Trop concentré sur la route !!...

17-08-2026 14:36 
Alf

Bonjour,
J'ai bien lu (et relu) ta dernière intervention.
.
Donc c'est bien ma première hypothèse qui était la bonne :

"Tu veux dire que sur une route sinueuse, que tu ne connais pas, tu roules un oeil sur le bitume et l'autre sur le GPS pour ne pas être surpris et faire correspondre ta vitesse aux conditions en live"
.
Qu'importe la position de ton GPS, c'est pour moi, tout simplement hallucinant.

Explique moi
Comment tu mémorises un parcours sinueux inconnu en regardant ton GPS ?

Comment tu te souviens qu'une épingle est ouverte ou fermée, et que cela va te permettre ou pas de mettre du gaz (ou du frein) et à quel moment ?

Puis
Comment tu gères
un plateau de bouse de vache,
un camping car (je fais soft) qui prend toute la route,
une voiture qui arrive en face très vite et qui se place à gauche pour un virage à droite (a gauche pour toi),
un remplissage de gravillons frais
.
Je te le ré-écris,
pour moi,
c'est hallucinant cette utilisation d'un GPS commercial et de ta capacité de mémorisation.
Les deux me paraîssent d'une précision extraordinaire.
.
Bonne journée

17-08-2026 21:41 
inextenza

Alf, du temps où je roulais en moto club (du temps des premiers Zumo et Tomtom Rider), on en avait un qui avait le même discours. En gros, il voulait savoir avant les virages si ça allait tournicoter un peu, ou beaucoup plus fort.

J'avoue que, comme toi, je suis assez étonné par le discours "TomTom me permet de ne pas être surpris par les virages". C'était quelqu'un qui n'était pas du tout à l'aise quand la route n'était pas rectiligne...

Peut-être une bonne alternative durable à cet équipement serait de participer à une des journées "reprise de guidon" que les préfectures et gendarmeries organisent de avril à juin?

18-08-2026 11:05 
VincentNoir

Arrêtez de chercher des poux sur les ½ufs à la moindre demande marginale ! Si ça lui permet d'être confortable c'est super.
C'est un peu comme moi avec mon transport d'essence supplémentaire...

18-08-2026 12:08 
cipam

Euh... comme tout forum, ça s'enflamme (comme toujours, malheureusement) un peu trop vite, non ??

Pour revenir à l'utilisation du GPS, sa fonction première, c'est de me dire
où je dois tourner pour aller à tel ou tel endroit. Point barre. J'peux pas ouvrir une carte IGN pendant que je conduis, j'sais pas encore faire ça ! (même les infos griffonnées sur la sacoche de réservoir ne sont plus suffisantes)

Quand aux virages, je crois que ce que j'ai dit plus haut est suffisant: "C'est juste la vision "globale" de la partie viroleuse qui m'intéresse, pas les virages en eux-mêmes, où c'est le pilotage qui est prioritaire".
Ainsi, juste savoir si le tracé ressemble à un "intestin" de xxx virages ou juste un court épisode. JE NE SUIS PAS AVEC LE REGARD SCOTCHÉ SUR LE GPS, loin de là.

De plus, en ce qui concerne les virages, ça fait moult années que toutes les petites routes (et même les micro-routes pourries) de l'arrière pays héraultais, audois et aveyronnais, aux innombrables virages zet épingles m'ont vu passé. Les lignes droites m'insupportent fortement.

Savoir qu'une épingle se resserre fortement m'évite d'arriver comme un bourrin. C'est une info de sécurité, pas obligatoirement un pilotage "pré-mâché", comme vous semblez le suggérer...

Bonne journée à vous.

18-08-2026 12:18 
Alf

Bonjour,
Le forum, ni personne ne s'enflamme.
.
Malgré ton explication sur le fait que tu n'as pas un oeil rivé sur la route et l'autre rivé sur ton GPS, les routes que tu pratiques, qu'elles soient dans l'arrière pays de je ne sais où ou du fin fond du bush Australien,
Je lis en fin de ton intervention :

"...Savoir qu'une épingle se resserre fortement m'évite d'arriver comme un bourrin. C'est une info de sécurité, pas obligatoirement un pilotage "pré-mâché", comme vous semblez le suggérer..."

Comment est ce que tu peux savoir cela sur un GPS ?

C'est sur ce point que cela me semble hallucinant, moi, pas l'ensemble du forum, juste moi.
Et je ne m'enflamme pas, je veux juste savoir comment est ce que c'est possible, techniquement et humainement.
.
Bonne journée

18-08-2026 13:36 
VincentNoir

De mon côté ça ne me semble pas impossible. Pour ce qui est de la moto je n'en sais rien puisque pour le moment je roule sans GPS à moto.
Mais en voiture j'ai ponctuellement cette utilisation. Le cas le plus fréquent : sur parcours inconnu dans une ligne droite je vois poindre l'entrée d'un virage. Bref coup d’½il au GPS, ah c'est juste une courbe qui s'annonce alors je maintiens ma vitesse - ou - houla ça se resserre sévère alors je commence à lever le pied et si mon rythme était trop rapide pour l'enfilage de virages qui débute je me remets dans ma tête en mode tourisme.

18-08-2026 13:48 
inextenza

Alf, un GPS avec un guidage dont le support est une carte permet en effet d'avoir une visu des tracés des virages à plusieurs dizaines (voire centaines) de mètres devant soi selon le niveau de zoom.

Dans le même style, il y a une fonction dans Liberty Rider qui annonce les virages déclarés dangereux par d'autres motards. Là, on partait d'une bonne intention, mais la plupart du temps la signalisation se suffit largement à elle-même (exemple: annoncer un virage dangereux alors qu'il y a un panneau de limitation de vitesse à 30km/h juste avant, et les gros chevrons bleus et blancs... bon...) ce qui rend cette fonction un peu invasive.

Cipam, je ne doute pas de ton expérience. L'affichage d'une carte apporte peut-être ce confort de prédiction; je me permettais de rappeler l'existence de ces journées conseil car l'un des maitre-mots reste de savoir lire la route et de toujours pouvoir s'aménager un coussin de sécurité. Ce qui m'inquiète un peu lorsque je lis/entends que quelqu'un roule en anticipant grâce à l'affichage d'une cartographie dynamique, c'est de perdre un peu de cette notion de conservation de marge. En tout cas, si je sais qu'un virage s'ouvre (ou tout du moins a une courbure constante et longue) je peux être tenté d'en remettre une louche. Et là, si je dois éviter un obstacle...
Bonne route, tu as beaucoup de chances dans la géographie de ton lieu de jeux V

18-08-2026 15:25 
cipam

Merci à vincentNoir d'abonder dans mon sens, car il s'agit en fait d'un dixième de seconde sur l'écran, juste pour vérifier, rien de plus.

Quant à inextenza, il a mis le doigt sur ce que j'ai oublié de mentionner, mille excuses de ma part: le niveau de zoom ! En effet, si le zoom est au maxi, on se retrouve comme dans un jeu vidéo, avec le virage qui s'affiche, d'où aucun intérêt de pilotage. En ce qui me concerne, mon zoom est paramétré très très faible, ce qui me permet de voir le tracé global de plusieurs dizaines/centaines de mètres, et juste savoir ce qui m'attend dans la suite du parcours. Ce n'est donc pas invasif.

Pour ce qui est de mon terrain de jeu, yeap, c'est vraiment super: le Haut-Languedoc, le Pays Cathare, le Minervois, le Larzac, la Montagne Noire, l'Aigoual, les Monts de Lacaune, etc sont à portée de guidon. En plus, il neige quasiment pas, et je peux rouler toute l'année. Si vous descendez un jour dans le coin, laissez tomber le littoral et ses #&@%# de villes taurines, et roadez dans l'arrière-pays, c'est splendide ! (simples exemples: la descente du Cirque de Navacelles, les Gorges de Galamus, à voir sur le net...)

18-08-2026 15:48 
Alf

Bonjour,
1/10 ème de seconde à 60 km/h c'est 1,65 m de parcouru, si celui d'en face que tu ne voit pas sur ton GPS roule à la même vitesse c'est 3,30 m/s, soit 10 % de la longueur d'une petite épingle et 15-20 % d'une sévère.

Et à 60 km/h il n'y a pas besoin de regarder un GPS pour s'assurer que l'on va pouvoir prendre un virage ou une épingle, surtout si celui ci est dezoomé comme tu l'indique et ne te permet pas de savoir si le virage est méchant ou pas.

Ce n'est pas ce que tu indiquais au départ et qui me paraît assez incroyable.

Bonne journée

18-08-2026 19:38 
cipam

Je ne pensais pas, au début de cette discussion, que ma modeste contribution à cet article allait finir dans un tel délire !

Je résume donc: dans MON cas, j'utilise un GPS pour me guider, à la place d'une carte routière. Il m'aide aussi à "estimer" ce qui m'attend, à plus ou moins brève échéance.

Mais ce n'est pas lui qui pilote la moto.

Il m'est UTILE, mais pas indispensable. C'est pareil pour une montre: on peut avoir le regard scotché dessus, ou la zieuter de temps en temps. On peut s'en passer, aussi, ce qui est mon cas.

Maintenant, qu'on décortique à l'extrême l'usage que je fais de ce GPS... ben ça me gonfle et n'ai aucunement besoin de justifier mon utilisation. Je sors donc de ce truc qui tourne désormais en rond.

En revanche, si certains envisagent un jour de roader dans les parages de l'ouest Hérault, c'est avec plaisir que je leur indiquerai les trucs incontournables, les superbes points de vue et/ou les petites routes sympas...
euh... avec ou sans GPS !

18-08-2026 22:01 
Alf

Bonjour,
Tu n'as pas à justifier quoi que ce soit.
Tu as juste indiqué que ton GPS permettait d'anticiper précisément si un virage allait se refermer (ou pas).
Et conçois que cela peut poser une interrogation sur le niveau de précision et d'analyse de l'objet, et de la personne.
Excuse moi d'émettre des hypothèses précises à une fonction/utilisation précise.
Bonne journée

19-08-2026 09:32 
A-Lain

Citation
Alf
Bonjour,
J'ai bien lu (et relu) ta dernière intervention.
.
Donc c'est bien ma première hypothèse qui était la bonne :

"Tu veux dire que sur une route sinueuse, que tu ne connais pas, tu roules un oeil sur le bitume et l'autre sur le GPS pour ne pas être surpris et faire correspondre ta vitesse aux conditions en live"
.
Qu'importe la position de ton GPS, c'est pour moi, tout simplement hallucinant.

Explique moi
Comment tu mémorises un parcours sinueux inconnu en regardant ton GPS ?

Comment tu te souviens qu'une épingle est ouverte ou fermée, et que cela va te permettre ou pas de mettre du gaz (ou du frein) et à quel moment ?
-----------
.
Bonne journée

Non, j'ai tendance à faire de même, quand je suis dans des coins ou je n'ai aucune visibilité, que je sais que cela tourne, un coup d'oeil au GPS, me dit si cela tourne, beaucoup ou pas, cela me dit aussi comment cela tourne (fort ou pas fort). Bref la même indication que le panneau sauf que j'ai une vision plus globale. et en plus de l'indication du panneau ou de la limitation de vitesse, je peux adapter (freiner plus en général).

19-08-2026 13:14 
Alf

Bonjour,
Et bien chapeau,
Pour plusieurs vos GPS semblent d'une précision extraordinaire.
Qu'un GPS indique si cela tourne à gauche ou à droite, que cela soit une courbe d'autoroute ou une épingle de col, d'accord.
Qu'il permette de lire si l'arc de la courbe va être entrant ou sortant, qu'il se modifie au milieu, peu après l'entrée ou peu avant la sortie (et sans causer de l'altimétrie).
Cela me semble très improbable,
Une épingle serrée avec un arc aléatoire en montagne cela peut avoir une longueur de 15-20 metres, c'est a dire pas loin du niveau de précision maximum d'un GPS commercial grand public.
La visualisation d'un changement de rayon de courbure est impossible, sauf sur un virage assez long.
J'utilise et ai utilisé plusieurs modèles de GPS, dans différents environnements, aucun n'aurait pu réellement influencer ma marge de sécurité (parfois trop, parfois pas assez) en le visualisant sur l'écran (encore moins en live je ne suis pas pilote de chasse ou en essayant de mémoriser un ensemble),
et certainement pas sur un détail de l'ordre de 2 ou 3 mètres de la route qui est invisible sur l'écran.
Il me montre la direction du point A au point B, si cela va tournicoter dans tous les sens où être une ligne droite interminable, mais cela je m'en doute.
J'arrive a ''deviner'' tout comme vous, si je suis dans la plaine de la Marne ou un col des Alpes et je modifie ma conduite en fonction.
Bonne journée

19-08-2026 16:05 
Philippe21

Pierre Siedzianowski à écrit :

"qui n’utilise pas de solution numérique en 2026 pour être guidé dans ses déplacements ? Qui n’a jamais visualisé le plus banal des itinéraires sur l’application de guidage native de son smartphone ? Qui trace encore ses balades à moto sur des cartes physiques et rédige ses road-books sur papier ?"

En moto, ben moi ! inquiet

Adepte depuis toujours de la bonne vielle carte Michelin et de ses petites routes surlignées en vert signalant des itinéraires pittoresques ou d'un grand intérêt touristique !

Et road book papier dans la poche transparente de la sacoche de réservoir !
Avantages: Insensible aux vibrations, autonomie illimité, économique ! super content

20-08-2026 12:02 
cipam

Ah oui ! Je suis d'accord avec toi... mais en partie.

Étant un vieux machin qu'une carte Michelin (puis IGN) faisait rêver dans sa jeunesse, en effet, c'est la méthode que j'utilise moi aussi... mais uniquement pour mes trajets à longue distance, où là j'emprunte des routes... disons... "normales". Dans ce cas, classique, le GPS est quasi-inutile (sauf pour la traversée des grosses agglomérations, où plus rien n'est désormais indiqué pour en sortir).

Mais, en balade "à la journée", préparant mes sorties avec une carte IGN au 25.000ème, je privilégie les routes "blanches" sur ces cartes. C'est à dire des routes plus que secondaires... euh... parfois même tertiaires, voire carrément quaternaires ! Certaines, en effet, devraient même être "transparentes" tellement elles se rapprochent du type "piste" ! (nids de poule à foison, graviers, herbes au centre, plaques de bitume absentes, et parfois... plus rien !).

Hormis les grandes routes, nous avons, en France, un superbe maillage de routes secondaires... mais totalement laissées à l'abandon. Une désuétude tragique.

D'où l'utilité du GPS. car c'est difficile dans ce cas de micro-routes, de suivre un morceau de papelard sur la sacoche de réservoir... car les panneaux indicateurs: que dalle !

Sinon, en effet, avec des routes normales, le GPS me sert peu...

20-08-2026 13:07 
Philippe21

@cipam
Je suis aussi un "vieux machin" d'où mon appétence pour les anciennes méthodes qui ont fait leurs preuves ! clin d'oeil

Comme toi en solo ou avec des potes nous faisons des ballades sur des itinéraires "improbables" qu'on appel cheu nous "routes à tracteurs" bien souvent agrémentées d'une décoration florales en leur milieu, genre, en direction du Morvan:
[attachment 42646 routestracteurs.JPG]
Connaissant notre région par c½ur nous n'avons jamais eu recours à un GPS !

Enfin pour les autres régions, j'ai la chance de faire parti d'un forum avec lequel nous faisons la sortie annuelle organisée par les locaux (France, Suisse, Belgique, Luxembourg), pas besoin de navigateur ils nous font à chaque fois découvrir les routes secrètes et magnifiques de leur coin !

Ceci dit je ne suis pas complètement ignare des nouvelles technologies, ma voiture étant d'origine équipée d'un système de navigation que j'utilise en voyage, je reconnais que c'est pratique !

20-08-2026 19:18 
PierreSied

Citation
Philippe21
Pierre Siedzianowski à écrit :

"qui n’utilise pas de solution numérique en 2026 pour être guidé dans ses déplacements ? Qui n’a jamais visualisé le plus banal des itinéraires sur l’application de guidage native de son smartphone ? Qui trace encore ses balades à moto sur des cartes physiques et rédige ses road-books sur papier ?"

En moto, ben moi ! inquiet

clin d'oeil


Citation
Philippe21

Adepte depuis toujours de la bonne vielle carte Michelin et de ses petites routes surlignées en vert signalant des itinéraires pittoresques ou d'un grand intérêt touristique !

mais achètes-tu les cartes papier ou établis tu ton road book à partir de la carte numérique du site ViaMichelin.fr ?

Citation
Philippe21

Et road book papier dans la poche transparente de la sacoche de réservoir !


Avantages: Insensible aux vibrations, autonomie illimité, économique ! super content

Inconvénients : oblige à baisser la tête pour lire, sensible à l'humidité, pas lisible de nuit... sourire

24-08-2026 12:36 
 

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