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Essai trail Yamaha Ténéré 700 World Raid

Prête à tout, prête pour tout !

Bicylindre CP2 de 689 cm3, 74 cv et 68 Nm, 220 kg pleins faits, double réservoir de 23 litres, 13.299 euros

Essai trail Yamaha Ténéré 700 World RaidLa World Raid est, à peu de choses près, à la Yamaha Ténéré 700 ce que l'Adventure est à la BMW R1300GS. Elle se démarque ainsi du trail de base par des caractéristiques très typées : réservoir généreux, selle haute, équipement orienté grand voyage et capacités tout-terrain affirmées. Après une absence au catalogue l'an dernier, elle fait son retour avec la mise à jour Euro5+, une transition déjà effectuée sur le reste de la plateforme CP2.

La motorisation reste le bicylindre CP2 calé à 270°, mais ce passage aux dernières normes d'émissions s'accompagne de quelques évolutions bienvenues. Les crabots de boîte reçoivent une dent supplémentaire de la première à la troisième vitesse et l'angle des dentelures a été revu pour fluidifier les passages de rapports. La puissance s'établit à un peu moins de 74 ch, tandis que le couple progresse à 68 Nm, dont 80 % disponibles dès 3 000 tr/min. La principale nouveauté n'est toutefois pas mécanique mais électronique avec l'adoption d'un accélérateur YCC-T qui ouvre l'accès à deux modes de conduite. Le mode Sport privilégie la réactivité, tandis que le mode Explorer favorise la douceur, adapté aux longues distances ou à la circulation urbaine. Un régulateur et limiteur de vitesse fait également son apparition, logé sur le commodo gauche.

Le trail Yamaha Ténéré 700 World Raid 2026
Le trail Yamaha Ténéré 700 World Raid 2026

L'électronique bénéficie désormais d'une centrale inertielle, ce qui permet au contrôle de traction et à l'ABS de fonctionner en virage avec une plus grande précision théorique. Le contrôle de traction reste désactivable, exclusivement via le menu de configuration et à l'arrêt. Ce même menu donne accès à un nouveau paramètre, le contrôle de glisse de la roue arrière, baptisé SCS. Ce système permet de maintenir le contrôle de traction actif tout en autorisant une dérive modulable du train arrière, aussi bien sur route qu'en tout-terrain. Le SCS peut être désactivé individuellement, mais ne peut pas fonctionner si le contrôle de traction est coupé, dont il est tributaire. Un contrôle de freinage cornering est également présent et désactivable.

Sur le plan stylistique, la ligne évolue peu. L'avant reçoit un nouveau bloc optique à LED dont la signature lumineuse rappelle ouvertement celle des grandes trails allemandes. Les tampons de protection latéraux ont été revus pour améliorer l'absorption des chocs. La modification la plus substantielle concerne le réservoir. Toujours en aluminium et à double compartiment indépendant, il adopte une contenance de 23 litres dans un encombrement réduit en hauteur, ce qui facilite la prise en mains et le passage des jambes. Chaque compartiment dispose de son propre bouchon à clé, le niveau s'égalisant entre les deux pour préserver l'équilibre de la machine. L'autonomie annoncée avoisine les 500 kilomètres, tous terrains confondus.

La World Raid fait son retour après une courte absence
La World Raid fait son retour après une courte absence

La vocation mixte de la World Raid se lit également dans le choix des pneumatiques montés en série : des Pirelli Scorpion Rally STR, références reconnues sur le segment des enveloppes route-terre, montés sur des jantes à rayons de 21 pouces à l'avant et 18 pouces à l'arrière. Une configuration qui résume bien l'ambition de ce modèle : une machine capable d'avaler les kilomètres sur le bitume tout en conservant des aptitudes sérieuses dès que le revêtement disparaît.

En apparence, tout semble aller dans le bon sens pour la trail japonais, mais est-ce aussi le cas en dynamique ? Essai

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