Marché moto : croissance soutenue en Europe
944.129 immatriculations à fin septembre sur les 5 plus gros marchés
Le marché français peine à redémarrer
Après une année 2025 très compliquée, le marché moto a su rebondir en 2026 avec des ventes qui sont reparties à la hausse malgré un contexte économique tendu. L'Association des Constructeurs Européens de Motocycles (ACEM) vient de dresser un bilan assez positif des trois premiers trimestres sur les principaux marchés.
Pour les véhicules de 125 cm3 et plus, 823.653 motos et scooters avaient été vendus à fin septembre l'an dernier en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne et au Royaume-Uni. Cette année, les immatriculations s'élèvent à 944.129 sur la même période, soit 14,6 % de progression. Non seulement les baisses liées à Euro 5+ ont été compensées, mais en plus le total des ventes est au plus haut depuis l'avant Covid et ce malgré un léger ralentissement par rapport aux résultats du premier semestre.
Tous les marchés ont ainsi profité de cette reprise, en particulier l'Allemagne (+24,1 %) qui avait fortement souffert l'an dernier, mais aussi l'Espagne (+20,9 %)qui poursuit sa croissance. En revanche, le marché français est en net retrait de ses voisins avec 4,8% de progression seulement.
La baisse des ventes avait été encore plus dure pour les cyclomoteurs, thermiques et électriques, sur les six plus gros marchés (Allemagne, Belgique, Espagne, France, Italie, Pays-Bas), avec à peine 110.811 immatriculations à fin septembre 2025. Un an plus tard, on constate une reprise de 7%, mais on reste sous les résultats de 2024 et très loin de 2022 où les immatriculations dépassaient encore les 200.000 unités.
Et là aussi, alors que tous les marchés on repris sensiblement, la France reste de loin le premier au niveau des ventes, mais stagne avec 38.130 immatriculations en 2026 contre 38.020 l'an dernier sur la même période.
Antonio Perlot, secrétaire général de l'ACEM :
La croissance constante observée tout au long de la saison témoigne du vif attrait pour les deux-roues motorisés. À la même période l’an dernier, le marché semblait se stabiliser ; or, si l’on examine la tendance à long terme, les immatriculations de deux-roues — qu’ils soient thermiques ou électriques — se situent nettement au-dessus des niveaux enregistrés à pareille époque depuis 2019. Ce constat est significatif : il reflète un intérêt durable de la part des consommateurs européens, qui perçoivent de plus en plus les motos et les cyclomoteurs comme une réponse aux pressions économiques croissantes et à la congestion urbaine, tant pour les déplacements quotidiens que pour les loisirs.
Pour tirer pleinement parti de ce potentiel, le secteur a besoin de politiques qui reconnaissent le rôle des véhicules de catégorie L dans la mobilité européenne et qui soutiennent l’innovation qui les porte.




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