english

Bilan désastreux de la sécurité routière en France pour 2001

Accidents en hausse en 2001 à cause de l'alcool et des obstacles latéraux

Un bilan sécurité routière à mourir

Les chiffres de la sécurité routière viennent d'être publiés et sont catastrophiques : 8160 tués (à trente jours), soit une nette augmentation par rapport à l'année 2000. Et parmi tous ces morts, ce sont les motards qui en pâtissent le plus, et encore plus ceux qui ont une grosse cylindrée par rapport aux 125 cm3 : plus de 1011 tués, soit 12% des tués alors qu'ils sont 30 fois moins nombreux que les automobilistes.

Ces chiffres mortels sont loin de l'engagement fait en novembre 1997 par Jean-Claude Gayssot de diminuer par deux le nombre de morts sur la route en cinq ans. En fait, après cinq ans de répression, il y a même plus de morts sur les routes, malgré un arsenal répressif sans commune mesure et d'importants moyens financiers. échec d'une politique de répression ? Ce serait encore un euphémisme !

Certes, le nombre d'accidents corporels diminue en 2001... mais ceux qui arrivent sont plus graves.

Les raisons de ces chiffres ? L'alcool au volant en premier lieu, puisqu'il intervient dans la moitié des accidents mortels. Les obstacles latéraux (glissières métalliques, arbres...) sont également responsables dans un quart des cas. Enfin, la vitesse excessive. En effet, 60% des automobilistes et 70% des motards dépassent les limitations de vitesse. Ceci dit, ces dépassements sont au pire de 10 km/h sur les autoroutes... et de 7 km/h sur les nationales et départementales. Ceci ne signifie pas qu'il faut conduire vite, cela veut simplement dire que la vitesse n'est pas la seule cause de mortalité : ce serait un raisonnement trop simple qui vient de démontrer son inefficacité.

Après cinq ans d'investissements de matériels répressifs, il serait peut-être temps de travailler sur le long terme avec une politique de prévention : formation en milieu scolaire, incitation aux formations complémentaires (baisse de TVA, aide de l'état pour une prise en charge partielle des coûts), gratuité des autoroutes (ils sont moins accidentogènes que les autres réseaux routiers), augmentation des budgets pour l'entretien des réseaux routiers...