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Grand Prix moto du Japon : Motegi preview

Une 14e manche entre sec et pluie

Les pilotes Nicky Hayden (Repsol Honda Team RC211V-Michelin), Valentino Rossi (Camel Yamaha Team YZR-M1-Michelin), Marco Melandri (Fortuna Honda RC211-V Michelin) et Dani Pedrosa (Repsol Honda Team RC211VMichelin) occupent actuellement les quatre premières places du classement provisoire, ayant remporté douze des quatorze courses disputées jusqu'à présent cette saison de MotoGP.

Chacune des 17 manches du calendrier du Championnat du Monde MotoGP est importante pour ce quatuor de pilotes, mais Motegi s'avère très spécifique car l'épreuve se situe dans l'épicentre de l'industrie motocycliste et dans le pays même de Honda et Yamaha. Comme pour chaque Grand Prix la victoire permet d'engranger 25 points, mais un succès au GP du Japon a une saveur très particulière.

Motegi a ouvert ses portes en 1998 et accueilli son premier GP moto l'année suivante. Le lieu a été baptisé Twin Ring Motegi car il comprend un circuit traditionnel, utilisé pour le MotoGP ainsi que d'autres évènements moto et voiture, ainsi qu'un circuit en ovale d'IndyCar. La nature du tracé est très « stop and go », mettant l'accent sur la façon dont les pilotes entrent et ressortent des virages, plutôt que leur manière de négocier les virages eux-mêmes.

LE CHALLENGE DE MOTEGI

« Motegi est un circuit particulier, » indique Nicolas Goubert, responsable de la compétition moto chez Michelin. « La traction y est primordiale en raison du nombre important de sorties de virages sur les rapports inférieurs. Je crois que, pour les mêmes raisons, la puissance moteur est également importante, car bien que l'on ne trouve pas de longues lignes droites, il convient d'avoir un très bon niveau d'accélération à la sortie de tous ces virages lents. Il s'agit pour nous d'un gros challenge car nous ne faisons des essais là-bas que très rarement et qu'il s'agit d'une course à domicile pour l'un de nos adversaires. »

« Le circuit n'est pas très exigeant pour les pneumatiques et l'adhérence sur l'angle guère primordiale car tous les virages sont relativement courts et serrés. Il n'existe aucune courbe vraiment longue où les motos se retrouvent sur le flanc du pneumatique pendant une durée significative. Nous pensons que notre pneu arrière 2006 nous aidera, mais peut-être pas autant que sur la plupart des autres tracés car son avantage réside principalement dans l'augmentation de la surface de contact au sol sur l'angle maxi. »

« Le véritable secret de Motegi est de trouver de l'adhérence pour les accélérations en sortie de virage. L'an dernier nous avions fait des progrès intéressants par rapport à notre précédente visite et avions été plus constants. La dernière fois, Max (Biaggi, Repsol Honda RC221-V Michelin) s'était battu avec Loris (Capirossi, Ducati Marlboro Team Desmosedici) pendant plus de la moitié de la course pour la première position, donc nous verrons bien ce que nous pouvons faire cette année. »

« Le circuit s'avère assez exigeant pour le pneu avant en raison d'un nombre important de gros freinages pour aborder plusieurs courbes serrées, si bien qu'il convient d'utiliser une construction plus rigide qu'à l'habitude, et en tous cas différente de celle que nous utilisons sur les autres circuits. Mais seul le centre du pneu subit ces contraintes élevées, la phase d'entrée en courbe pour ces courbes serrées étant très courte car les pilotes passent très rapidement de la position verticale à l'angle maxi. »
« Nous devrons attendre afin de voir ce que nous réserve la météo. Le mois de septembre peut être assez clément au Japon, comme par exemple l'année dernière, mais l'on peut également y rencontrer la pluie. »

LE JAPON

Le marché japonais de la moto est gigantesque et, avec des ventes annuelles de six millions de pneumatiques, il en est de même pour le marché du pneumatique deux roues. Il couvre un éventail très diversifié, des machines supersport aux scooters et des motos tout-terrain aux maxi-scooters. Michelin possède une usine et un centre de recherche et développement au Japon, à Ota City dans la préfecture de Gunma. Etablie en 1975, la Nihon Michelin Tire Co. Ltd compte 1 400 employés.

DATA MOTEGI

Record du tour: Loris Capirossi (Ducati Marlboro Team Desmosedici), 1m 47.968s, 160.081kp/h, 99.470mph
Pole position 2005: Loris Capirossi (Ducati Marlboro Team Desmosedici), 1m 46.363s
Récents vainqueurs à Motegi
2005 Loris Capirossi (Ducati Marlboro Team Desmosedici), 43m 30.499s
2004 Makoto Tamada (Camel Honda RC211V), 43m 43.220s
2003 Max Biaggi (Camel Honda Pons RC211V-Michelin), 43m 57.590s
2002 Alex Barros (West Honda Pons RC211V-Michelin), 44m 18.913s
2001 Valentino Rossi (Nastro Azzurro Honda NSR500-Michelin), 46m 32.600s
2000 Kenny Roberts (Telefonica Movistar Suzuki-Michelin), 46m 23.327s
1999 Kenny Roberts (Suzuki Grand Prix Team-Michelin), 51m 54.386s (course mouillée)

LA LOGISTIQUE PNEUS EN MotoGP pour les courses outre-mer 2006.

Si la compétitivité des pneus MotoGP est le secret de la réussite, la logistique pèse tout autant dans la quête de la victoire, particulièrement lorsque les courses s'enchaînent. Cette année le calendrie nous mènera en Malaisie puis en Australie et enfin au Japon en l'espace de seulement trois semaines.

Michelin fournit les pneus de neuf pilotes (soit un total de 18 motos) lors des 17 manches du Championnat du monde. Depuis le début de la saison 2006, les pilotes Michelin ont signé 9 poles positions, remporté 12 victoires en 14 Grands Prix.

Tous les pneus Michelin sont acheminés à l'aéroport par camion dans des convois sous haute surveillance. Ils sont alors chargés dans des containers aériens sécurisés qui ont quitté la France le lundi de la semaine précédant la course en Malaisie. Un complément de pneumatiques sera envoyé directement sur le Grand Prix d'Australie ainsi que sur celui du Japon. Pour faciliter la gestion du stock et le va-et-vient, tous sont marqués de codes barres. La cargaison comprenant les pneumatiques et le matériel destiné au paddock représente entre 7 et 8 tonnes. Les pneus utilisés sont réexpédiés à Clermont Ferrand chacun courses.

Seize personnes composent l'équipe Michelin sur un Grand Prix MotoGP : le responsable du programme, cinq ingénieurs, huit monteurs, un veilleur de nuit et une attachée de presse.

Michelin transporte en moyenne un millier de pneus sur chaque Grand Prix.

- 60 pour cent de pneus arrière.
- 40 pour cent de pneus avant : disponibles en deux profils , 55 pour cent de profil « large » et 45 pour
cent de profil « étroit ».
- 30 pneus de qualification par course pour l'ensemble des pilotes Michelin.
- Un pourcentage de pneu pluie légèrement variable en fonction du climat attendu.
(un peu plus pour Phillip Island où la probabilité de pluie est plus forte) qui représente environ 10% du paquetage
total.

Les neuf pilotes Michelin utilisent entre 200 et 300 pneumatiques sur un week-end. Les 700 autres permettent de s'adapter à toutes les conditions de piste.

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