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Histoire constructeur : Velocette

Cousine germaine de Triumph

Histoire constructeur : VelocetteA l’instar de la marque Triumph, le constructeur britannique Velocette dispose de racines germaniques. C’est en effet en 1876 que le jeune Allemand Johannes Gütgemann pose ses bagages à Birmingham. Il a alors 19 ans et décide d’adopter le nom de John Goodman avant de se lancer dans l’industrie du cycle. Bientôt, il rachète une société et commence à produire des motocyclettes.
Le premier modèle commercialisé en 1905 porte le nom de Veloce mais ne rencontre guère de succès. Suite à cet échec commercial, la marque décide de réviser sa machine et propose une nouvelle version plus traditionnelle de 499cm3 qui rencontre davantage de succès.

Naissance du nom Velocette

Histoire constructeur : VelocetteEn 1913, la société acquiert de nouveaux ateliers et se lance dans la production d’un deux-temps de 206cm3 doté d’un graissage sous pression. Moderne pour l’époque, la machine s’illustre bientôt en compétition où elle assure une bonne publicité à la marque.
En 1922, la motocyclette adopte un système d’embrayage et prend le nom de Velocette. Une appellation qui perdure par la suite et orne les réservoirs de l’ensemble des modèles de la marque.

Les débuts sportifs

Dans les années qui suivent, les ingénieurs de la marque envisagent de mettre au point une moto plus sportive. Percy Goodman, le fils du fondateur, planche sur le sujet et développe un tout nouveau moteur quatre-temps à arbre à cames en tête en 1924. Il s’agit d’u modèle K, le premier d’une longue lignée.
Deux Velocette équipées de cette récente mécanique sont alors engagées pour courir au Tourist Trophy en 1925 mais les pilotes doivent se résoudre à abandonner. Pourtant, l’année qui suit, c’est bel et bien une Velocette qui remporte l’épreuve.

Velocette MAC (photo : DR)Cette belle victoire permet à Velocette d’accéder à la notoriété et d’adopter une image plus sportive. C’est d’ailleurs vers le monde de la compétition que la marque s’oriente par la suite en proposant divers modèles spécialement conçus pour courir dans différentes disciplines.
La crise de 1929 vient hélas freiner les ventes mais Velocette s’en sort avec l’apparition de la série M, des machines performantes mais moins coûteuses. Le premier modèle de cette série fait son apparition sous la dénomination MOV dès 1933. Avec ses 125kg, ce monocylindre de 248cm3 permet d’atteindre des vitesses proches de 100km/h. Une performance qui lui permet de connaître un succès immédiat.

La MAC

Suite à ce succès commercial, Velocette envisage d’augmenter la cylindrée de sa MOV. La marque met alors au point la MAC, une machine de 349cm3 qui reste à l’ordre du jour jusqu’à la fin des années 40.  Un monocylindre de 500cc dénommé MSS est ensuite proposé. Plutôt orienté vers le tourisme que vers le milieu sportif, cette MSS connait un certain succès mais sa production est stoppée en 1948.

Velocette ThruxtonAu cours de la Seconde Guerre mondiale, Velocette décide de proposer une version militaire de sa MAC par le biais de la MAF. Toutefois, la marque n’obtient aucune commande de la part du gouvernement britannique mais reçoit une demande de la France. Plusieurs MAF sont envoyées dans l’hexagone mais hélas, les machines disparaissent lorsque le navire qui les transporte s’abîme en mer.
Alors que les commandes n’affluent pas et que la production est ralentie, les frères Goodman mettent leur temps à profit pour imaginer une machine plus grand public. Bientôt, la Velocette LE voit le jour. Hélas, la machine peine à trouver son public mais vient néanmoins équiper la police britannique.

Lente décadence

En 1952, Velocette prend la décision de se retirer du milieu de la course, préférant se consacrer à la production de ses modèles MAC et LE. Face à une demande croissante du marché américain, Velocette exporte plusieurs machines outre-Atlantique et augmente la cylindrée de ses modèles. Bientôt, la marque sort la Venom, une MSS améliorée offrant de belles performances.

Le scooter Viceroy et la descente en enfer

Velocette scooter Viceroy (photo : DR)En 1962, la marque se penche comme nombre de ses concurrents sur la conception d’un scooter. Si les modèles italiens s’avèrent légers, maniables et fiables, le Velocette Viceroy se montre pataud. Lourd, grand et peu pratique il marque un nouvel échec commercial et fragilise la société en raison des importants investissements engloutis dans son développement. La production du véhicule est stoppée seulement deux ans plus tard alors qu’en 1965, le constructeur présente le 500 Venom Thruxton dans le cadre du salon d’Earl’s Court.
Cette machine sportive fait preuve de belles performances et remporte de nombreuses victoires dont le titre de championne de France en catégorie 500.

La Thruxton se décline peu à peu en une multitude de versions mais ne connait pas d’évolutions majeures. Malgré des modèles performants telles que la Viper, la Venom ou la Thruxton, Velocette ne parvient pas à assurer sa bonne santé financière et la société est mise en liquidation en 1971.

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