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Essai Suzuki VanVan 200

Moto des plages

Le VanVan est un beach bike comme on l'appelle, dans la série des Bop et des Ovni et autres Dax des années 70 : un engin fun, pour aller à la plage, avec ou sans la planche de surf, très à la mode. Suzuki a remis au goût du jour son modèle, tout en gardant la recette qui en a fait le succès pendant plusieurs décennies : look sympa, longue selle, gros pneus à tétines. On est ici très loin de l'utilitaire pour faire de l'urbain, mais au contraire un objet culte pour se faire plaisir. Et en proposant désormais le modèle en 200 cm3 par rapport au 125 cm3 initial, le VanVan devient moto, suffisant pour combler les lacunes du 125 et s'offrir au permis A2 ? Essai...

Suzuki VanVan 200

Découverte

Roue de 18 pouces à l'avant et gros boudin de 180 à l'arrière, plus gros que certaines cylindrées 3 fois supérieures, le VanVan s'impose à la vue. Phare rond à l'avant, petit phare posé sur le garde-boue arrière, longue selle et large guidon sont en soi une invitation au fun. L'échappement lui-même est délicieusement vintage et se fond presque dans la ligne générale avec son noir mat.

Phare avant Suzuki VanVan 200

Sous le plumage, on retrouve un monocylindre, mais cette fois-ci poussé à 199 cm3 contre les 124 cm3 du petit frère grâce à une modification de la course et de l'alésage. Le modèle gagne ainsi 5 chevaux par rapport aux 125 (17 chevaux contre 12) ainsi qu'un peu plus de couple. 4 temps, refroidissement à air, on retrouve la recette simple qui a fait le bonheur d'une génération, même si le modèle dispose aujourd'hui de l'injection mais reste Euro3. Pour le reste, tout est identique au modèle 125, y compris le cadre, les suspensions et l'accastillage.

Pneu avant à crampons

Pneu arrière à crampons

Coté droit Suzuki VanVan 200

En selle

Le conducteur d'1,70 met parfaitement les pieds à terre, avec une selle à 770 mm. Mais il ne faut même pas se fier à la hauteur de selle, car le poids en bas et de toute manière réduit à 128 kilos, fait que même les jeunes filles de 50 kilos pourront le prendre en main sans se faire peur. Il faut dire que le large guidon met tout de suite à l'aise.

Sous les yeux, on profite alors d'un unique compteur analogique avec un simple totalisateur et un trip partiel unique, avec remise manuelle à zéro, à l'ancienne, via une petite molette manuelle sur le coté. Pourtant, le modèle hérite désormais d'un témoin de réserve; plus besoin donc de passer la réserve à la main.

Compteur Suzuki VanVan 200 avec trip partiel et remise à zéro manuelle sur le coté

Les genoux enserrent parfaitement le réservoir, même si pour cela il faut plutôt les serrer vers l'intérieur.

Les pieds à plat sur le VanVan

En ville

Première, le VanVan 200 bondit gentiment, avant d'enquiller sur la seconde, puis le troisième rapport. La boite se verrouille sans y penser et les rapports s'enchaînent facilement. Il accepte même d'enrouler sur le dernier rapport à 25 km/h. Malgré une largeur de 865 mm, le guidon passe juste en-dessous des rétroviseurs des voitures et permet donc un interfile facilité dans toutes les conditions. Le bras de levier offert par le guidon se confirme sur toutes les manœuvres et gymkhana à vitesse lente entre les voitures, à tel point que l'on repasserait volontiers son permis avec le modèle et les doigts dans le nez. Par rapport au 125, on trouve le plus de peps qui manquait au 125, qui n'a jamais été un foudre de guerre, se laissant dépasser par nombre d'autres 125. Le 200 parvient à tirer son épingle du jeu et se manipule avec aise et facilité pour s'extraire du flot de la circulation.

Essai Suzuki VanVan 200 sur route

S'il n'y avait ces vibrations du monocylindre, se serait idéal.

Sur autoroute

On arrive sur la voie d'engagement à 90 km/h sur le cinquième et dernier rapport, pour gagner ensuite une vingtaine de kilomètres, bien lancé et dans l'aspi, malgré un prétentieux 140 gradué sur le compteur. Pour peu que la route descende sensiblement, on peut même arriver à agripper un 115 km/h compteur, avant de voir l'aiguille du compteur redescendre à 110 km/h, voire 100 km/h si l'autoroute se fait faux plat. Ce n'est pas extraordinaire, mais c'est le surplus de puissance qui faisait défaut au 125 et qui fait que le 200 peut faire de l'interurbain et prendre les nationales sans se faire peur en étant dépassé par les camions. Certes, il s'agit d'un beach bike, plus fait pour la plage que l'autoroute, mais avec sa longue selle, il doit permettre de pouvoir faire une petite virée à la mer sans que cela ressemble à une expédition. Attention toutefois à la conso qui augmente quand on reste à la vitesse maximale et diminue d'autant l'autonomie.

Essai Suzuki VanVan 200 sur autoroute

Sur départementale

Le VanVan 200 retrouve donc les petites routes avec bonheur. Bien lancé, le jeu consiste à le laisser à son régime maxi et ne pas freiner. Sur le dernier rapport, les relances sont inexistantes et demandent malgré tout à descendre un voire deux rapports pour relancer le mono. Mais le beach bike joue volontiers d'un virage à l'autre, tout en se laissant guider sans contrainte.

Suzuki VanVan 200 sur départementale

Le quatrième rapport lui va même très bien, avec ce qu'il faut de reprise notamment aux environs de 90 km/h pour grimper une côté sans décélérer.

Confort

Malgré des suspensions à grand débattement, le VanVan n'est pas particulièrement souple. Mais il est a contrario stable et rigide pour lui faire faire des figures un peu plus sport. Les dos d'âne demandent un peu d'anticipation pour ne pas se casser le dos et ce aussi bien en solo qu'en duo.

Double selle moletonnée

Freinage

Simple frein à disque de 220 mm à l'avant et frein à tambour à l'arrière, le 200 reste à peu près dimensionné comme le 125 et c'est largement suffisant au quotidien. L'avantage est que le feeling est bon, tout comme la progressivité. On regrettera juste l'absence de freinage combiné ou d'ABS (obligatoires bientôt), notamment sous la pluie. Du coup, on il arrive de bloquer l'arrière sur un freinage appuyé, sauf en duo.

Simple disque de frein avant

Consommation

Avec un petit réservoir de 6,5 litres et une consommation moyenne tournant autour de 3.5 litres/100, le VanVan 200 offre une autonomie en fonction de la conduite proche des 190 kilomètres, mais guère plus, quand la réserve en conduite musclée s'allume dès les 140 kilomètres. Il reste alors un peu plus d'un litre dans le réservoir. En urbain, la réserve s'allume invariablement entre 140 et 145 kilomètres.

Réservoir de 6.5 litres

Pratique

La selle ne se soulève pas et il n'y a donc aucun moyen d'y glisser quoi que ce soit. On trouve tout juste à l'arrière une sacoche de transport, qui abrite la trousse à outils. On y glissera surtout un bloc disque. Pour le U, il se logera facilement au guidon, horizontalement de part et d'autre du guidon, mais en reposant du coup sensiblement sur la clef . La position haute de l'échappement empêche de poser des sacoches cavalières mais la longue selle permet de recourir aux traditionnels tendeurs pour arrimer un sac ou baluchon.

Feu arrière avec pochet pour trousse à outils ou bloc disque

Conclusion

Alors que le VanVan 125 était vite limite en inter-urbain et sur nationale, le 200 apporte ce regain de vitalité à tous les régimes ainsi qu'une vitesse maximale un peu plus soutenue qui permet de s'affranchir de la ville ou de la plage, étendant son rayon d'action et ses possibilités. Et même si le 200 est 600 euros plus cher que le 125, pour le titulaire du permis, le surplus de puissance et de plaisir au quotidien doit faire pencher la balance du coté du 200 cm3. On se demanderait presque pourquoi la marque a attendu 14 ans avant de choisir de l'importer en France si ce n'est pas un prix malgré tout assez haut placé à côté d'autres propositions. Mais on n'achète pas un VanVan pour sa liste de points forts mais simplement pour son look, son retour vintage, son côté fun et sa prise en main facile qui une fois le chèque signé font presque oublier le prix.

Points forts

  • look
  • plaisir de conduite
  • facilité de prise en main

Points faibles

  • vitesse maximale
  • vibrations du mono
  • prix

La fiche technique du VanVan200

Conditions d’essais

  • Itinéraire: ville, petites routes variées + autoroutes interurbaines
  • Kilométrage de la moto : 500 km

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Commentaires

olivierzx

14 ans avant de l'importer pour ... 1 seule année. (Euro3)

Ça va être un collector pour lequel on ne trouvera aucune pièce.

06-01-2017 17:26 
didiermorbihan

un vrai marché de niche , il faut vraiment avoir l utilisation adéquate .
une vraie refonte en 300 a 500 , avec un minimum de 35 ch , pourrait séduire les motards passé au scooter, les usages urbains et semi urbain ,ou ceux qui veulent une seconde motos .
c'est plus façile d'importer que de créer un vrai modéle .
vraiment dommage

07-01-2017 13:59 
l'haricot

Franchement, payer aussi cher pour si peu de vitesse de croisière, ça me ferait mal. Autant rester sur la 125, passer sur une TW 125, ou se trouver une City Fly d'occase, qui va prendre ses 120 compteur mini pour 1000 balles d'euros maxi.

13-01-2017 13:09 
 

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