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Essai Yamaha X-MAX 250

Dans la famille XMax, je demande... le père ! Déclinaison du TMax en plus petit, le XMax est surtout le père ou le grand frère du XMax 125. Même nom, même gabarit, même look extérieur, pas facile de distinguer les deux modèles pour le non avertis et même pour l'avertis. Alors, blanc bonnet et bonnet blanc ? Essai !

Yamaha X-Max 250

Découverte

Le XMax 250 est la version 249 cm3 du scooter au look de voyou de la marque aux diapasons. Si la version 125 est en tête des ventes depuis l'apparition du modèle en 2006 (8.033 ventes en 2011), la version 250 n'a pas connu le même succès (1.199 ventes) coincé entre le 125 accessible pendant longtemps au permis B et le TMax pour les propriétaires du permis A (3.555 ventes de TMax en 2011). Pourquoi en effet se contenter d'un 250 quand on peut conduire un 500, voire un 530, qui développe 2 fois plus de puissance et de couple ? Le prix peut-être ? Mais alors, que reste-t-il au 250 ?

Face avant Yamaha X-Max 250

De loin, mais également de près, rien ne distingue le 250 du 125, pas même un logo ou un signe distinctif affichant la cylindrée. Les coloris eux-mêmes sont identiques : blanc, noir ou titane... cette dernière couleur étant particulièrement qualitative. On retrouve donc dans les deux cas, un look agressif à l'avant qui se prolonge à l'arrière avec un double feu arrière à LEDs effilé. La longue selle aux surpiqûres de couleur se termine par une mini plaque alu Yamaha à l'arrière du plus bel effet. Une finition parfaite que l'on retrouve de la poupe à la proue.

Plaque alu Yamaha X-Max 250

On note la béquille latérale et la béquille centrale, bien utile de part l'absence de frein parking. Le scooter quant à lui se place facilement et sans effort sur la centrale, d'autant plus que la poignée arrière est bien placée.

Vue arrière Yamaha X-Max 250

En selle

Le tableau de bord se fait sportif avec un double cadran cerclé d'alu abritant compteur de vitesse d'une part et compte-tours d'autre part. Au centre, un affichage digital permet de bénéficier d'une jauge à essence précise, d'une horloge, d'un double trip partiel, d'un totalisateur et d'un indicateur de réserve ainsi que de la température moteur. Le tout se révèle très lisible, y compris en plein soleil, tandis que le fond s'éclaire d'orange la nuit tombée. Le warning bien pratique se trouve facilement et naturellement sur le commodo droit.

Compteurs Yamaha X-Max 250

Pour le pilote d'1,70, les pieds touchent à peine terre malgré une selle à seulement 792 mm de hauteur mais large. De fait, on prend l'habitude de ne sortir qu'un pied, tandis que l'autre reste sur le plancher. Ceci dit, le poids placé bas, permet de ne pas être gêné par cette hauteur relative, y compris quand un passager monte derrière.

Contact

Le maxi-scooter s'ébroue dans un bruit sourd, valorisant. Un tour de poignée droite et le XMax 250 s'élance vivement alors que l'aiguille du compte-tours saute à 7.000 tr/min. Vif, sportif, on est loin du poussif 125 qui peinait au démarrage. On retrouve de la pêche et de la vigueur, propre aux plus grosses cylindrées et le 250 fait bien mieux que deux fois mieux d'un petit 125. Il offre dès les premiers instants un vrai plaisir, d'autant plus que le moteur plus onctueux, se fait moins rugueux que le 125 et plus agréable en comportement au quotidien. Et pourtant, la différence de puissance est faible entre les deux modèles passant uniquement de 11 à 15 Kw ! Mais le couple lui double presque en passant de 11 à 21 Nm. Et çà se sent !

Pot Yamaha X-Max 250

Les pieds se placent alors soit à plat sur le plancher, soit en avant; le scooter offrant plusieurs positions possibles.

En ville

Vif, rapide, et avec un gabarit de poids léger malgré ses 180 kilos (7 kilos de plus que le 125), le maxi-scoot se débrouille aussi bien que son petit frère 125 dans la circulation, se faufilant dans un mouchoir de poche et autorisant un interfile simple et rapide. Un coup de gaz et çà repart, l'air de rien, pour se dégager d'une situation un peu difficile. Le moteur offre en plus - surtout par rapport au 125 - une onctuosité agréable au quotidien. On sent la puissance en plus disponible de façon plus immédiate et un agrément moteur général qui fait oublier la relative « petite » cylindrée. Le freinage est largement à la hauteur des velléités de l'engin, offrant puissance, feeling et réactivité, dès les premiers instants. Du coup, on se surprend à freiner plus tard, et à prendre les freins forts ou au contraire en douceur et obtenir juste le freinage désiré, en toute sécurité. Difficile ici de faire entrer en jeu l'ABS, qui se révèle discret à l'usage, à moins de ne prendre que le frein arrière et d'arriver sur une plaque d'égouts.

Yamaha X-Max 250 en ville

Autoroute

Le XMax 250 s'élance avec vigueur sur l'autoroute tandis que le compte-tours et le compteur grimpe... jusqu'à 142 km/h et 8.000 tr/min, proche de la zone rouge. On est alors à un peu plus de 130 km/h réels alors qu'il est possible de grignoter encore quelques précieux kilomètres heures en fonction de l'inclinaison. Mais de façon générale, le Xmax peut se maintenir à cette vitesse, même en cas de faux plat prolongé, autorisant du coup des périples péri-urbains, contrairement à son petit frère. A cette vitesse, il offre la même et excellente stabilité offerte par le 125. Que la chaussée de dégrade sensiblement ou que les courbes s'élargissent, le scooter reste en ligne, sans aucun louvoiement, offrant une sensation de sécurité très appréciable, y compris en duo.

A cette vitesse, la bulle ne génère aucune turbulence particulière dans le casque et les jambes sont plutôt bien protégées malgré une poutre centrale qui oblige à avoir les pieds de par et d'autre. 

Départementales

De retour sur départementales, le XMax trouve ses marques, d'autant plus qu'il offre toujours des reprises plus qu'acceptables au-delà de 90 km/h, et alors qu'il ne tourne qu'à 5.000 tr/min, un régime de croisière qui lui parvient parfaitement, quasi identique entre 70 et 90 km/h. Il faut tourner la poignée droite à ce régime pour faire grimper l'aiguille à plus de 7.000 tr/min avant de la faire redescendre sensiblement tandis qu'il se stabilise à 110 km/h et 6.000 tr/min. Là encore, le petit monocylindre tourne rond et de façon onctueuse. Il faut vraiment qu'il dépasse les 6.500 tr/min pour commencer à faire percevoir ses vibrations et être un plus rugueux.

A ce rythme, les virages s'enchaînent avec facilité et naturel, sans besoin de forcer. Le scooter s'incline naturellement et autorise même à rentrer vite dans certains virages en s'inscrivant de façon particulièrement neutre en courbe. Là encore, il est possible de rectifier la trajectoire de façon improvisée sans que cela ne génère de comportement parasite. Le mini maxi-scoot ne rechigne jamais et s'adapte naturellement au comportement de son pilote qu'il aide à passer toujours un peu plus vite.

Yamaha X-Max 250

De nuit, le X-Max offre un éclairage puissant et clair, permettant de rouler à la pleine vitesse.

Freinage

Feeling, puissance et dosage sont les trois maîtres mots du freinage du XMax qui offre précision et efficacité, largement à la hauteur des velléités de l'engin. Facile à prendre en main, il ne surprend à aucun moment, permettant de retarder toujours un peu plus au fil de son utilisation le point de début de freinage. Il suffit alors de prendre le frein un peu plus fort pour freiner encore plus court, et toujours en toute sécurité. Si on prend uniquement l'arrière, on sent bien le scooter s'asseoir sur lui-même et se poser jusqu'à l'arrêt. Il faut uniquement prendre le frein avant de façon forte pour commencer à sentir un déjaugeage et une légère plongée vers l'avant... que l'on ne ressent jamais en utilisation habituelle, à fortiori en utilisation combinée. L'ABS est un régal, ne rentrant quasiment jamais en action et juste quand il faut.

Freins Yamaha X-Max 250

Confort

Avec un moteur un plus lourd de sept kilos, tassant davantage les suspensions (identiques au 125), le XMax 250 se révèle un poil peu plus confortable que le 125, sans arriver au niveau de confort proposé par le TMax. On pourrait penser à un juste milieu, mais il ne faut quand même pas trop le brusquer sur des routes défoncées qu'il fait malgré tout ressentir.

En duo, le XMax est à peine moins véloce, continuant toujours à offrir des élans et reprises plus que respectables à défaut d'être aussi dynamique qu'en solo. La longue selle offre une bonne assise et les poignées placées idéalement permettent de faire des virées à deux sans soucis.
Seuls les repose-pieds passager sont un peu proches du pilote et peuvent permettre à ce dernier de sentir les pieds du passager dans ses mollets.

Selle Yamaha X-Max 250

Pratique

Comme le 125, le coffre du XMax autorise de loger deux casques intégraux, voire parmi ces deux casques un gros modulable. Et il reste encore de la place... pour un petit ordinateur, une combinaison de pluie et un antivol voire un peu plus en tassant bien. On regrette juste l'absence de lumière interne au coffre, bien utile le soir quand on y cherche ses affaires.

On retrouve à l'avant un vide-poche assez large fermant à clef, offrant une bonne contenance pour ranger papiers, mobile, clefs, livre de poche et autre poids dans les poches. Une prise 12V aurait été la bienvenue pour recharger.

Consommation

La jauge à essence se révèle précise, décrémentant d'un bâton son indicateur tous les 40 kilomètres en moyenne. Le Xmax ne commence ainsi à faire clignoter la réserve qu'au bout de 250 kilomètres, alors qu'il reste encore de quoi faire une bonne cinquantaine de kilomètres. Avec un réservoir de 11,8 litres et une consommation moyenne de 3,6 litres au cent, il autorise ainsi une autonomie moyenne de 320 kilomètres. Certes il consomme un litre de plus au cent que le 125, mais l'agrément de conduite supplémentaire est tel que ce surplus de consommation est pleinement justifié. Le ravitaillement s'opère facilement via une trappe au centre du scooter et un bouchon à clef qui se détache aisément et se reclipse ensuite très facilement.

Yamaha X-Max en blanc et bronze

Conclusion

Autant le 125 peut décevoir un motard habitué à un moteur plus démonstratif, le XMax 250 offre tout ce dont on peut avoir besoin en ville et même en utilisation péri-urbaine. Avec une vitesse de pointe utilisable au quotidien sur autoroute sans se faire doubler, il offre en plus la vélocité, la dynamique, le rangement et les possibilités de duo nécessaires y compris pour envisager un week-end à la campagne. A peine plus cher que le 125 de la même marque (5.099€ contre 4.199€ pour le 125 mais 4799€en promotion) il représente plus qu'une alternative au 125, un vrai choix possible pour celui qui n'a pas envie de mettre le double du budget dans un TMax, de plus plus envié au niveau vol. Bref, c'est le compromis presque idéal pour un deux-roues plus qu'utilitaire, pratique et au look sympa, utilisable en ville et ailleurs au quotidien.

Points forts

  • moteur
  • comportement
  • freinage
  • rangement
  • finition
  • look

Points faibles

  • prix
  • confort
  • pas de frein parking

Disponible en 3 coloris : blanc, titane et noir

La fiche technique du XMax 250

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