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La commission mixte paritaire valide la suppression des ZFE

Nouvelle étape franchie vers l'abrogation de la mesure

Le projet de loi soumis aux votes des députés et des sénateurs

La commission mixte paritaire valide la suppression des ZFEComme annoncé, la Commission Mixte Paritaire s'est réunie pour statuer sur les différences des textes adoptés par l'Assemblée Nationale et le Sénat autour du projet de loi de simplification de la vie politique. Composée de sept députés et autant de sénateurs, elle avait pour objectifs de trouver des accords sur les points de divergences afin de permettre une adoption du projet de loi en gestation depuis près de deux ans.

Parmi les points scrutés à la loupe figurait la suppression des zones à faibles émissions (ZFE). En effet, ces dernières avaient été supprimées par le biais d'un amendement adopté par les députés, mais pas par les sénateurs.

Dans un premier temps, le rapporteur Stéphane Travert a proposé un compromis avec des aménagements possibles pour la plupart des collectivités. Mais finalement, la coalition gouvernementale, la droite et le Rassemblement National se sont mis d'accord pour voter en faveur du maintien de la suppression des ZFE à 10 voix contre 4.

Le dossier est toutefois loin d'être bouclé, car deux nouveaux scrutins vont devoir être réalisés le 27 janvier à l'Assemblée Nationale, puis le 29 janvier au Sénat, afin d'adopter le texte de loi dans sa version finale, qui prévoit également de faciliter l'implantation de data centers ou encore de sécuriser certains projets d'infrastructures à l'image de la très décriée autoroute A69.

En première lecture, l'adoption s'était jouée à peu de chose avec 275 voix contre 252. L'adoption du texte est donc loin d'être acquise.

Rappelons aussi que le Conseil Constitutionnel pourrait intervenir pour censurer le texte de loi dont certaines mesures n'ont finalement plus grand à voir avec le projet initial.

Plus d'infos sur les ZFE

Commentaires

Nells

Franchement fatiguant leurs histoires de zfe.. qu'ils laissent les gens tranquilles.. qu'ils s'occupent plutôt du trafic routier où il y a plus de camions 44t que d'automobiles,et encore moins de motos. Je fais souvent de la route nationale,et autoroute, tous ses camions pour un grand nombre étrangers,c'est épouvantable.

22-01-2026 13:34 
Picabia

Des routiers Polonais payés deux tiers en moins qu'un français, qui transportent des produits de Chine où d'ailleurs, des Espagnols qui alimentent les MIN et Rungis car on a délaissé notre commerce de proximité et laissé crever notre agriculture locale.

22-01-2026 14:12 
anguille37

Fumisterie ou hypocrisie ? Les représentants élus se prononcent probablement en considérant l'opinion des électeurs qui les portent aux responsabilités.
S'ils légifèrent c'est sans doute en gardant en mémoire qu'ils sont là, élus par le peuple et pour le peuple. Quand une majorité se dessine contre un projet, ne devrait-elle pas être respectée ?
Que feraient les Français si le Conseil Constitutionnel retoquait le travail des parlementaires ?
Finalement quelques personnalités, compétentes, nommées, sont plus que le Parlement. A quoi bon servent députés et sénateurs si la décision finale n'est pas leur ?
Dans l'ambiance délétère du pays aujourd'hui je serais fort surpris de voir l'idée de FZE maintenue, le gilet jaune est toujours obligatoire dans un véhicule...

22-01-2026 17:09 
cajo

Rien à voir avec les ZFE dont je ne défends pas à tout prix l'esprit et les modalités d'application, loin s'en faut, mais je note quand même avec effroi que dans la foulée, allez hop, les libéraux de tout poil exigent maintenant que les normes en matière de protection de l'environnement soit massivement levées, autant dans le monde agro industriel que dans l'industrie en général, alors ça va être la fête !!
Pour ceux la, le cynisme n'a pas de limites, et pendant que certains s'en mettront plein les fouilles, ce sont les cancéreux qui trinquent...

On vit une époque formidable ... gerbe pipeau

V

22-01-2026 18:33 
VincentNoir

Nos élites/gouvernants/représentants sont à notre image. Notre cynisme, celui de la très grande majorité de la population, est total. Il suffit d'être du côté où tombe le pognon pour que n'importe qui change d'avis.

22-01-2026 19:32 
Picabia

Cajo il y a une différence entre une ZFE qui était une mesure absurde et discriminatoire et l'abandon des normes environnementales.
Normes pour lesquelles je suis entièrement d'accord mais il faudrait qu'elles s'appliquent à tout le monde en Europe et que l'on ne torpille pas notre agriculture avec un Mercosur.
Entre une FNSEA pour un retour aux pesticides et une Confédération Paysane adepte d'une agriculture humaine et raisonnée, c'est toujours la FNSEA qui tient le manche.
Pendant ce temps on constate la diminution dramatique d'espèces d'oiseaux mais tout le monde s'en fiche.

23-01-2026 08:36 
cajo

Picabia > je distingue bien les différences entre les ZFE urbaines et les zones agricoles soumises à quelques normes pour la sauvegarde environnementale et sanitaire.

Sur ces dernières, là où certains y voient des contraintes "comptables", d'autres y voient quelques garanties pour espérer vivre en pas trop mauvaise santé.

Maintenant, que la zone européenne applique les mêmes normes, ça serait déjà pas mal, mais quid des importations massives de produits de merde provenant des régions du monde qui n'y sont pas soumis ?

Quand la majeure partie des revenus liés à l'agriculture "industrielle" proviennent de la PAC (donc de l'argent public), il me semble légitime que nous attendions en retour de ne pas être empoisonnés par l'eau, l'air et par ce que nos assiettes contiennent...

Tu as raison, ça commence par les p'tits zoziaux ... et ensuite (et déjà) c'est not' tour !

V

23-01-2026 11:32 
Picabia

Je suis en zone rurale versant sud-sud-est de la prairie et à l'ouest ce qui était une prairie semi -humide est labourée désormais en maïs.
Je suis au milieu avec un hectare de pelouse et sous-bois que j'ai planté il y a 30 ans.
Dans la zone herbeuse et boisée j'observe tout un tas d'oiseaux, hérons, pies, pic-vert, tourterelles, pigeons, divers petits passereaux, j'ai eu en 2025 un couple de faucons pèlerin, la nuit hiboux et chouettes et dans la partie labourée et bien il ne se passe pas grand chose. Imagine ce que cela donne sur des dizaines et des dizaines d'hectares en quasi monoculture.

24-01-2026 09:05 
BIG83

Salut
L'enfer c'est les autres.
Critiquer une activité qui nous nourrit en partant tous les dimanches faire mumuse avec nos pétoires, ça m'interroge un peu...

10000 m2 de pelouse ??? Tu possèdes un golf... J'imagine que contrairement au maïs tu ne l'arroses pas trop...clin d'oeil
V

24-01-2026 12:02 
VincentNoir

Euh, c'est pas vraiment la monoculture intensive qui nous nourrit... L'agro-industrie qui dirige encore très majoritairement le monde agricole est très critiquable en ce sens qu'elle capte l'essentiel de la valeur au profit de quelques acteurs seulement (exportation, gros producteurs, intermédiaires et grands groupes).
Ce qui nous serait le plus collectivement profitable c'est une agriculture paysanne familiale de qualité (emplois non délocalisables, revitalisation du tissu économique rural, production de produits de qualité, gestion raisonnée de l'environnement, baisse des polluants, santé, plaisir alimentaire, sécurisation des approvisionnements par la souveraineté...). Et sans parler de bio ni d'augmentation démentielle des prix auprès des consommateurs.
La critique existe au sein de la production agricole elle-même par ceux qui se vivent comme des paysans et non pas des exploitants. Ces autres visions du monde agricole rejoignent les préoccupations des citadins.
Et sans même le chercher, les modes de culture non-industriels favorisent la biodiversité.
Seulement voilà, le pognon ne va pas dans les poches des puissants...

24-01-2026 12:19 
BIG83

Salut

Citation
Ce qui nous serait le plus collectivement profitable c'est une agriculture paysanne familiale de qualité (emplois non délocalisables, revitalisation du tissu économique rural, production de produits de qualité, gestion raisonnée de l'environnement, baisse des polluants, santé, plaisir alimentaire, sécurisation des approvisionnements par la souveraineté...). Et sans parler de bio ni d'augmentation démentielle des prix auprès des consommateurs.
Oui, dans un pays idéal, dans un monde idéal...
V

24-01-2026 15:26 
Alf

Citation
VincentNoir
Euh, c'est pas vraiment la monoculture intensive qui nous nourrit...
Bonjour,
Bien sûr que si.
Penses tu que les carottes et les petits pois pas cher et pratique des boîtes de conserves sont cueillies amoureusement à la main ?
Les pommes de terre en filet pareil
Les haricots idem.
Ben non, c'est pas comme cela du tout.
La machine arrive au bout de la parcelle pleine de légume et quand elle ressort le terrain est nettoyé.
.
Il a été demandé aux agriculteurs de nourrir la France, c'est ce qu'ils ont fait et c'est ce que beaucoup font encore, et ce n'est pas moi qui leur ferait un reproche.
.
Ça c'est pour les cultures,
Concernant l'élevage,
Les idéalistes qui considèrent par exemple que les vaches laitières sont 'exploitées' jusqu'à la moëlle sont les mêmes (comme tout le monde globalement), qui ne se posent pas de question sur le prix d'un litre de lait UHT avec le conditionnement nickel presque à la porte de la maison.
Les mêmes idéalistes qui pleurent sur le sort porcs charcutiers.
Bon en même temps,
Les mêmes t'expliquent rapidement qu'il faut manger moins de protéines animales...
Oui oui oui, ceux là, je n'en n'ai jamais trop croisé sur des chantiers du bâtiment entre Novembre et Mars.
.
Bonne journée

24-01-2026 17:06 
cajo

Citation
BIG83
Oui, dans un pays idéal, dans un monde idéal...

Entre tendre vers un monde aussi sain que possible et subir sans broncher un monde destructeur, en effet, mes expériences de vie, mes idées et mes convictions m'indiquent quelques directions.
Sur le sujet dont on parle maintenant, faut peut-être pas redouter ou dénaturer ce mot "idéal" et le confondre avec une utopie complètement irréalisable, et un peu folle, qui fait sourire.

Pour illustrer autrement, prends l'exemple de "l'idéal Républicain", qui te parlera sans doute d'avantage. C'est, ou ça devrait être, comme une boussole qui nous indique une direction, un cap, non ?

Le préalable à une définition de l'idéal, c'est évidemment la critique du modèle en cours, tel qu'il est observé, vécu, analysé et interrogé.

Là encore, le mot "critique" est vécu comme insupportable par ceux qui n'ont pas forcément envie que des déséquilibres soient interrogés, alors qu'ils en profitent. Faut pas déranger l'ordre établi, hein...

Alors, cela semble évident, certains agriculteurs ont pour souci premier de nourrir les z'autres, tout en étant sensibilisés à la qualité de ce qu'ils produisent. Ceux la, travaillent dur, tout en respectant l'environnement et les consommateurs, et ils méritent meilleur salaire et revenus décents, fruit légitime de leur travail et non des aides publiques.
Hélas, saignés par les banques, les coopératives et les transformateurs, les semenciers, la chimie et la grande distribution, deux se suicident par jour en France. Ce monde là, c'est surement pas leur idéal, on sera peut-être d'accord ...

Donc pas de raccourci, pas d'amalgame, on va bien distinguer les petits agriculteurs des professionnels de l'agro industrie représentés par la toute puissante et influente FNSEA, qui maitrise toute la politique agricole et agro-industrielle.

Citation
VincentNoir
La critique existe au sein de la production agricole elle-même par ceux qui se vivent comme des paysans et non pas des exploitants. Ces autres visions du monde agricole rejoignent les préoccupations des citadins.
Complètement d'accord avec ça clin d'oeil

V

24-01-2026 18:07 
VincentNoir

Déjà il faut arrêter avec le "pas cher". La part des dépenses dans l'alimentation doit remonter si on veut un minimum de qualité. La merde pas cher nous tue de diverses manières. On la paie en emplois inexistants et en dépenses de santé. Acheter de la nourriture de qualité 30% plus cher ne nous coûterait pas plus cher au final.
La ruralité française le permet. Elle est capable de fournir en circuits courts pour tout le monde. L'élevage aussi. A condition en effet de manger moins de viande (pas difficile), de manger tout l'animal (pas seulement les "beaux" morceaux)...

C'est le jeu de l'agro-industrie de faire croire (et ça marche) qu'elle seule est capable de nourrir les villes. C'est juste un mensonge.
Au passage, si tu fais tes courses en grande surface, regarde d'où viennent les légumes dans les conserves "pas chères", celles qu'achètent la majorité de la populace : c'est tout de l'importation.

Il y a un équilibre à faire entre des prix trop élevés et le revenu des paysans qui font de la qualité. Un équilibre qui ferait que même le peuple pourrait manger "bon" pour pas beaucoup plus cher. Mais le pognon n'irait pas dans les poches de l'agro-industrie.

24-01-2026 18:22 
Alf

Bonjour,
Au fait,
C'est quoi ta définition physique de l'agro-industrie ?
Bonne journée

24-01-2026 18:37 
fift

Citation
VincentNoir

La ruralité française le permet. Elle est capable de fournir en circuits courts pour tout le monde.

Ca, ce n'est pas garanti justement. Je n'ai pas d'avis complètement arrêté sur la question, mais il me semble que la surface de terres cultivables pour nourrir 70 millions de personnes dépasse les terres disponibles si on veut éviter l'agriculture intensive.


(je ne parle pas de prix là, sur ce sujet je te rejoins totalement)

24-01-2026 19:17 
Alf

Bonjour,
Vincentnoir,
Les légumes super bien calibrés des boîtes de conserves ne viennent pas tous de l'importation, et ne sont pas forcément de la merde.
Pas plus que le jambon sous cellophane, le lait en brick et bien d'autres produits.

Arrête d'idéaliser la "petite ferme familiale" de la France profonde.
Cela n'a aucun lien avec la qualité.
Et, de plus
Cette "petite ferme familiale", même si tous les Français avaient les moyens de payer elle serait incapable de les nourrir tous, par la quantité et par le réseau de distribution.

Je ne dis pas que ce qui est en place est parfait, mais le concept qui tend vers "la petite maison dans la prairie" est complètement utopique.
Il est viable et défendu par ceux qui fument l'herbe de la pente plutôt que de se casser la figure dedans comme la petite Ingalls.
.

Bonne journée

24-01-2026 23:17 
VincentNoir

Je précise que toute ma famille travaille la terre. Je n’ai pas appris le monde agricole à la télé.
Mes parents étaient métayers et ils sont le premiers (et les seuls) à avoir quitté la terre pour un travail salarié.
Mon beau-frère participe à des expérimentations pour de l’agriculture de précision (je ne sais plus quel est le terme exact) : micro-doses d’intrants à des moments précis, arrosage différencié sur une même parcelle, suivi des champs par satellites, conduite des machines guidées GPS, installation de capteurs dans le sol et j’en passe ! C’est d’ailleurs assez passionnant. Lui est à fond productivité maxi et FNSEA…
Les travaux agricoles je connais, j’en ai fait de toutes sortes pour gagner ma vie. Et aussi gratuitement dans les coups de bourre pour aider la famille.
J’ai beaucoup travaillé dans le poulet d’élevage (tu fais ce boulot, tu ne manges plus de poulet qui vient de là). Je connais les différentes qualités, je sais ce qui part à l’emballage pour la grande distribution… Je sais ce que les paysans mangent, ils l’élèvent pour eux et pas dans les installations dédiées aux bandes commerciales et pas avec les aliments fournis par les donneurs d’ordre…
Je peux te parler de souffrance animale. Ceux qui ricanent avec ça, je leur souhaite juste d’être obligés de travailler dans un élevage de poulets bas de gamme ou dans un abattoir. Je peux te dire que lorsque tu es paysan et que tu fais de l’élevage industriel, tu te blindes le c½ur pour devenir insensible et tu n’es pas fier de toi !

Citation

Je n'ai pas d'avis complètement arrêté sur la question, mais il me semble que la surface de terres cultivables pour nourrir 70 millions de personnes dépasse les terres disponibles si on veut éviter l'agriculture intensive.
La surface agricole consacrée au maïs en France est d’environ 1,5 million d’hectares. Essentiellement pour alimentation du bétail, transformation, exportation. C’est énorme. Et si on rend ça à des paysans de fermes de tailles modestes en polyculture élevage, je te laisse imaginer la quantité de nourriture qui concernera directement les humains qu’on peut cultiver.
D’accord, c’est extrêmement difficile d’arriver à se le représenter lorsqu’on ne connaît pas la ruralité et le travail de la terre. Alors pour comprendre, il y a un truc hallucinant à faire par la route (donc possible à moto) dans le Sud-Ouest. Tu pars de Tarbes et, uniquement par les petites routes, tu te fais un trajet sur la diagonale qui rejoint l’océan en passant par Dax. Tu le fais en Août et là… c’est parti pour plus de 2 h de route dans un interminable couloir de maïs de 2 m de haut de chaque côté. De la monoculture de maïs à perte de vue ! Avec toutes les problématiques qui y sont associées et que nous payons collectivement.

25-01-2026 09:49 
Alf

Bonjour,
Pour fournir rien qu'en lait, de très bonne qualité, pas très cher.
Si tu dégages la culture de maïs, va y avoir un sacré problème.
Ce n'est pas la panacé, mais en attendant, question énergétique, pour répondre à la demande, c'est pas mal du tout.
Faire sans,
C'est possible, pas sur,
Cela demande une technicité dans l'assollement et le calcul de la ration qui n'est pas à la portée de tous les éleveurs.
C'est presque même impossible,
Si la matière énergétique maïs n'est pas délivrée par de l'ensilage, elle est généralement dans la ration via du maïs humide ou en grain, donc il y a toujours du maïs dans l'assollement de départ.
.
C'est comme pour tout,
Il ne faut pas mettre en contradiction complète deux systèmes qui fonctionnent, plus ou moins bien mais qui fonctionnent, chacun pour des raions différentes.
Il faut prendre des deux, améliorer les deux (ou plus), et tendre vers le mieux.
Pour ce faire, il faut connaître chaque fonctionnement, s'interresser à celui que l'on aime pas.
A une extrème répond systématiquement une autre extrème, quel que soit le domaine, physique, chimique, et plus compliqué, humain.
Bonne journée

25-01-2026 10:57 
VincentNoir

D'accord sur la théorie.
En pratique les modes de culture industrielles poussées à l'extrême sont des océans de violences et de souffrance. En premier lieu les dégâts psychologiques chez les paysans sont considérables ! Négation de leur culture et savoirs-faire traditionnels, mise en servage auprès de l'agro-industrie, psychismes broyés par les pressions économiques et contractuelles permanentes, double-contraintes et double-discours qui leur sont tenus en permanence, ravalement dans les faits (négociations avec les politiques, les dirigeants, la grande distribution) au rang de moins-que-rien, hypocrisie, tromperies systématiques pour des gens qui viennent encore maintenant d'une culture de la parole donnée...
Bon, ça ne sert à rien de faire des conférences sur un forum.

Et tout le reste souffre de cette violence. Le social, l'animal, les sols, l'environnement.

Pour ce qui est d'un lait de qualité, j'imagine qu'on ne parle pas de la même chose. J'ai pu boire du lait que peu de gens boivent à l'heure actuelle. Mais c'est un détail.

25-01-2026 12:04 
Alf

Citation
VincentNoir
Pour ce qui est d'un lait de qualité, j'imagine qu'on ne parle pas de la même chose. J'ai pu boire du lait que peu de gens boivent à l'heure actuelle. Mais c'est un détail.
Bonjour,
Si,
Je pense que l'on parle de la même chose.
Si tu as pu boire du lait que peu de personnes boivent à l'heure actuelle, tu es passé à travers pas mal d'éventuels problèmes de germes et de gros soucis de santé.
Tant mieux pour toi, et tant mieux pour moi.
.
En ce qui concerne le "d'accord sur la théorie",
C'est autre chose,
Je ne te connais pas et tu ne me connais pas,
Donc je suis incapable de faire la liaison entre ta théorie et ta pratique, tout comme tu es incapable de faire de même me concernant.
Bonne journée

25-01-2026 12:23 
cajo

Alf > en matière d’extrême, faut peut-être s'épargner une imagerie moqueuse et limite méprisante, qui réduit des réalités complexes à des saillies de comptoirs, qu'on connaît tous lors d'apéros musclés (moments dont je suis cependant assez client quand ils sont drôles et impertinents ).

D'après Terre de Liens (étude complète ici sur la souveraineté alimentaire) actuellement en fait le monde agricole est en mesure de nourrir le pays, au vu du rapport suffisant surface agricole par habitant (environ 4000m2/personne).

En théorie on a donc la possibilité d'être autosuffisants.
Mais aussitôt, on modère sérieusement le constat, si on admet qu'on exporte une bonne partie de la production (qui mobilise 43% de la surface agricole), qu'en même temps nos habitudes de consommation ont pour cause et conséquence un recours à l'importation, que toutes les terres agricoles ne sont pas cultivées, que les industriels et la grande distribution importent massivement les produits de base (par ex 75% des pates alimentaires sont importées), qu’on fait du bio carburant au lieu de la nourriture ...etc.

En fait certains se foutent bien de la question de l'autosuffisance, de la survie des agriculteurs et de la santé des consommateurs (et des producteurs !), car ce qui les motive ce sont les profits que le business des matières premières peuvent et doivent générer sur le "marché" des winners.

Le modèle actuel nous menant tous dans le mur, on oppose à la mondialisation destructrice pour la planète, un mode de production qui bénéficierai réellement aux producteurs de ta région, pour une consommation locale, voir limite hexagonale.
Pour cela :
1: les agriculteurs ont donc des perspectives alternatives et saines, et y'en a des caisses, prometteuses en terme de qualité et de quantité pour des coûts à peine plus élevés que ceux pratiqués par la grande distribution.
2: on a plein d'agriculteurs jeunes motivés qui souhaitent s'installer.
3: on a collectivement toutes les capacités et les réseaux d'acheminement et de distribution.

Évidemment, cela suppose une évolution des habitudes du côté des consommateurs et une éducation citoyenne à revoir ; de déconstruire le tout puissant pouvoir syndical aux commandes du bordel ; des choix politiques fermes et clairs appliqués à la souveraineté et l'exigence de la qualité sanitaire de la production ; la redéfinition et la refonte du fonctionnement des coopératives agricoles ; la mise au pas des lobbies de toutes sortes et des banques voraces, etc ...

Sur les questions des coûts à la consommation, 2 observations :
1 : plutôt que de regretter que certains ne puissent pas se payer de la bouffe de meilleure qualité (quand elle est plus chère, ce qui est souvent le cas, mais pas toujours ...), et ainsi accepter donc que des gens mangent mal (avec les conséquences en terme de diabète, d’obésité et de cancers) on ferait mieux de s’interroger pourquoi certains manquent de revenus décents , nan ?

 2 : si l’on tient compte des coûts ’’périphériques’’ du modèle de production agricole dominant (pollution de l’eau, prises en charge des maladies, transports internationaux avec pollution de l’air et l’entretien des routes, nettoyage de l’environnement, etc.) qui sont supportés par la collectivité, on peut comprendre aisément qu’il vaut mieux aider directement les consommateurs dans l’accès à une meilleure qualité, plutôt que de continuer à payer de tels dégâts collatéraux. Ça doit nous coûter moins, au total …

Allez, on va quand même passer à table, hein !!! dingue

V

25-01-2026 12:26 
cajo

Blurp ... dinguespeed

25-01-2026 14:43 
Alf

Bonjour,
"Allez, on va quand même passer à table, hein !!! dingue "
"Blurp ... dinguespeed"
.
Alors ça Cajo,
Les cacahouètes pas fraîches, cela ne pardonne pas.
Bonne journée

25-01-2026 15:24 
coxecab

Et dire qu on était juste entrain de lire ou commenter sur les ZFE …je suis satisfait de lire la qualité des échanges ici ..merci

28-01-2026 18:36 
 

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