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Histoire constructeur : Vincent HRD

Les motos anglaises en avance sur leur temps

Histoire constructeur : Vincent HRDLa genèse du constructeur Vincent HRD débute par une sombre histoire. Lors de la Première Guerre mondiale, l’aviateur britannique Howard Raymond Davies est fait prisonnier par les Allemands. C’est lors de sa détention qu’il se met à imaginer la moto idéale.
A la fin du conflit, Howard Raymond Davies s’associe à E.J Massey pour créer la marque HRD en 1924. Tous deux mettent sur pied une machine très en avance sur son temps et qui ne tarde pas à se faire remarquer en remportant le Tourist Trophy dès 1925.

A peine trois ans plus tard, en 1928, suite à des difficultés financières, la marque HRD est rachetée par Philip Conrad Vincent qui renomme la société Vincent HRD.
Les premières véritables Vincent HRD font alors leur apparition, il s’agit de motos mues par des moteurs Jap de 350, 500 et 600cm3. Toutefois, les machines ne rencontrent pas le succès escompté.

L'arrivée de Phil Irving

Vincent HRD Rapide série AC’est en 1931 qu’entre en scène l’ingénieur australien Phil Irving. Très vite, l’équipe de Vincent HRD a l’idée de concevoir elle-même ses propres moteurs et débute par la production du Comet 500. Vient ensuite la Rapide, une moto V-Twin considérée comme la plus rapide de son époque avec pas moins de 45chevaux et une vitesse de pointe de 175km/h. Elle inaugure en outre la suspension arrière Cantilever qui reste un élément caractéristique des Vincent HRD jusque dans les années 50.
Cependant, alors que la Seconde Guerre mondiale éclate, Vincent HRD doit se concentrer sur la production de matériels militaires tels que des bombes ou des moteurs pour canots militaires.

Performances et déclin

Vincent HRD Black ShadowA la fin de la guerre, la marque revient à ses premiers amours et élabore une nouvelle version de la Rapide dotée notamment d’une selle réglable en hauteur et de commandes ajustables en fonction du pilote.  
Les nombreuses victoires en compétition donnent envie à la marque d’aller encore plus loin en termes d’innovations et de performances. C’est chose faite avec la Black Shadow en 1948 qui développe 55ch pour une vitesse maximale de 190km/h. L’une de ses déclinaisons atteindra même la vitesse impressionnante de 238km/h sur le fameux lac de Bonneville.

En 1949, une troisième version de la Rapide voit le jour tandis qu’Irving quitte la société pour retourner en Australie. Alors que la Rapide prend de l’âge, Philip Vincent décide de lui redonner un coup de jeune en la dotant d’un carénage, c’est la Black Knight.
Malgré les innovations et la grande avance de l’entreprise sur son temps, Vincent HRD connait de lourdes difficultés financières et est rachetée en 1959. Philip Vincent ne se remet pas de la chute de son affaire et meurt vingt ans plus tard.

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