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Le top 5 des excuses de Jorge Lorenzo

Le Champion du Monde de l'excuse foireuse

Casque, pneu, pas de chance, la faute à machin...

Jorge Lorenzo est un cas à part dans le MotoGP. Brillant pilote de vitesse au palmarès plus que fourni, avec son titre en 2015, le pilote majorquin est pourtant loin d'être le plus apprécié par le public.

Une situation que l'on pourrait avoir du mal à comprendre eu égard à son palmarès. Deux fois Champion du Monde 250 cm3 et trois fois Champion du Monde MotoGP, le Majorquin totalise pas moins de 64 poles positions et 64 victoires toutes catégories confondues. Le pilote a également réalisé des prestations incroyables comme en 2013 à Assen où il se fracture la clavicule le jeudi lors des essais libres, se fait opérer dans la foulée puis prend le départ de la course le samedi avec une plaque métallique vissée à la clavicule. A bout de force, Lorenzo parviendra à rallier l'arrivée à la 5e place. Une performance qui impose le respect.

Jorge Lorenzo dispose d'un des plus beaux palmarès en Grand Prix

Mais voilà, à l'inverse d'un Valentino Rossi, son meilleur ennemi de toujours et idole des paddocks, Lorenzo n'a clairement pas une grosse cote de popularité auprès des amateurs de GP. Assez froid vis à vis des spectateurs à ses débuts, ce dernier a toujours aimé fanfaronner lorsqu'il s'imposait. Dans le même temps, l'Espagnol entretient la fâcheuse manie de rejeter la faute sur quelqu'un ou quelque chose dès qu'une course se passe mal.

Car oui, Jorge Lorenzo (prononcez Rorgué, pas George Laurent) est devenu maître en excuses pour justifier ses contre-performances. Voici notre top 5 des déclarations les plus foireuses du triple champion du monde.

Le top 5 des excuses de Jorge Lorenzo

5 - Le coup du casque

La saison 2015 a probablement été la plus compliquée à gérer pour le #99 malgré son titre obtenu dans la controverse du duel entre Marquez et Rossi. Il y a des saisons comme ça, où l'on sent que ce n'est pas la bonne année.

Ainsi, pour la course d'ouverture sur le circuit de Losail, Lorenzo faisait figure de favori pour la victoire face à son coéquipier et aux deux Ducati officielles. Mais voilà qu'au deux tiers de la course, l'Espagnol baisse de rythme et ne termine finalement qu'au pied du podium. A l'issue de la course, il explique que ce sont les mousses de son casque qui se sont décrochées et met directement en cause son équipementier. On ne connaitra jamais le pourquoi de cet incident qui ne s'était alors jamais produit.

Je me sentais de mieux en mieux, mais un morceau de mousse de la partie supérieure de mon casque s’est détaché et j’ai perdu la moitié de mon champ de vision. Je ne voyais plus très bien les virages, je ne pouvais pas me concentrer et je perdais une demi-seconde par tour, voire plus.

4 - Le problème de pneu

En 2016, la saison démarre mieux puisque Lorenzo s'impose au Qatar. Le champion en titre en profite pour poser, embrassant ses pneus Michelin qui viennent de remplacer les Bridgestone au championnat. Mais l'histoire d'amour entre le pilote et le manufacturier ne durera qu'un week-end.

Grand Prix d'Espagne 2016, alors que Marc Marquez, Jorge Lorenzo et Dani Pedrosa sont attendus aux avant-postes pour leur épreuve nationale, c'est Valentino Rossi qui créé la surprise en dominant la course de la tête et des épaules en gérant parfaitement son avance du début à la fin de la course, haussant le rythme lorsque son coéquipier revenait à la charge.

Alors que les deux pilotes Yamaha roulaient avec la même machine et les mêmes pneus, la défaite sur ses terres est un peu trop dure à avaler pour Lorenzo qui préfère rejeter la faute sur Michelin :

La seule chose est que nous aurions gagné cette course si nous n'avions pas ce problème avec le pneu avant.

Après cela, le manufacturier n'échappera aux critiques de l'officiel Yamaha que lorsque celui-ci s'impose...

C'est trop injuste, c'est la faute du pneu

3 - Le "c'est pas pire que Rossi"

Ce Grand Prix d'Espagne disputé sur le circuit de Jerez fut d'ailleurs un formidable exemple de ce que le Majorquin est capable de déclarer. Non content d'avoir blâmé Michelin pour sa 2e place, Jorge ne peut pas admettre que Rossi lui ait volé la vedette devant son public et ne trouve rien de mieux que de dénigrer son coéquipier en rappelant la chute du Doctor deux semaines plus tôt à Austin. Ce n'est pas ce qu'on appelle être beau joueur :

Rossi a chuté à Austin et il est toujours derrière nous au championnat.

2 - Le détournement d'attention

On le sait, le motard peut-être de mauvaise foi. A ce petit jeu, Jorge devrait donc être adulé par tous. Dernier exemple en date, à Brno pour le Grand Prix de République Tchèque. Parti deuxième et retombé jusqu'à la16e place dès le 3e tour, Lorenzo retrouve peu à peu le rythme en remontant jusqu'à la 10 place. Mais dans le 15e tour, le pilote Yamaha rentre aux stands sans crier gare prenant le staff de court. L'Espagnol explique avoir un problème avec son pneu avant et change de moto. Il repart, mais revient juste après pour reprendre la première moto. Une perte de temps énorme qui le fera terminer en 17e position.

Suite à la course, l'Espagnol préfère sous-entendre que c'est ce satané pneu avant qui était en cause sur les deux motos, avant d'en rajouter une couche sur le "c'est la faute à pas de chance" :

À sept tours de la fin, le pneu avant s’est soudainement détérioré. J’ai dû changer deux fois de moto et je n’ai pas pu faire mieux que 17e. Valentino avait joué de malchance au Mugello. Ce fut mon tour ce week-end.

1 - Le coup du casque bis

Après le couac de Losail en 2015, les relations entre HJC et Lorenzo se sont à nouveau dégradées à Silverstone pour le Grand Prix de Grande-Bretagne. Qualifié en 2e position, JL prend les commandes de la course dans le premier tour, mais recul ensuite progressivement pour pointer en 6e position à mi-course. Incapable de revenir, il finira 4e grâce aux abandons de Marquez et Pedrosa. A peine rentré aux stands, Lorenzo court vers le représentant de HJC pour lui montrer son casque dont la visière, toujours fermée, est remplie de buée.

J’ai énormément perdu en visibilité à cause de buée sur ma visière

Oui, mais voilà, c'est la goutte de trop pour l'équipementier qui sort de sa réserve pour remettre les choses au clair : Lorenzo refuse de porter un Pinlock et a demandé à faire boucher les aérations pour ne pas que l'air ne le perturbe pendant la conduite. Dans les conditions pluvieuses de Silverstone, on ne s'étonne pas de voir de la buée se former. A l'issue de ce nouvel accrochage, l'équipementier décide de rompre son contrat avec le pilote qui rejoint Shark la saison suivante.

Après ses accrochages avec HJC, Lorenzo est passé chez Shark en 2016

Irrécupérable ?

C'est toujours dommage de voir un talent terni par un comportement pas toujours fair-play. D'autant qu'en 2010, saison de son premier titre, Jorge Lorenzo semblait bien plus déterminer à affronter la réalité de la course. En même temps, c'est toujours plus facile quand on gagne :

Valentino et moi avons la même moto, il n’y a donc aucune excuse lorsqu'un pilote dépasse l’autre durant la course.

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