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Essai casque intégral Arai QV-Pro

18 coloris, prix constaté de 639 à 759 € selon la déco

Un casque intégral sport-GT haut de gamme avec écran solaire externe

Dans la famille des intégraux Arai, le QV-Pro se situe entre le RX-7, sportif et le Chaser-X, plus routier. Tout en se voulant haut de gamme, cette nouveauté 2016 du constructeur japonais vise un peu le grand écart en étant apte à une utilisation routière, mais aussi polyvalente. Nous en avons récupéré un exemplaire pour lui faire subir un test longue durée.

Essai du casque intégral Arai QV-Pro

L'as de la calotte

Depuis toujours, le secret de la qualité et de la sécurité des casques Arai tient dans la calotte. Arai tient à cette forme ronde, qui présente peu d'aspérités en cas de contact avec la route dans le cas d'une chute éventuelle. Le dessin du casque est donc conforme aux autres modèles de la marque et toujours un peu singulier dans le PMC (paysage motocycliste casquophile). Dans cette même logique, le QV-Pro propose un écran solaire externe, qui prend un peu la forme d'un double demi-écran qui se surimpose sur l'écran transparent. Arai refuse en effet de mettre un écran solaire interne, pour ne pas mettre en péril ni la rigidité de la calotte, ni sa capacité d'absorption. Et c'est encore dans cette philosophie que l'écran est doté de la technologie VAS. Qu'est-ce que le VAS, vous demandez-vous donc ? Excellente question, cher lecteur (ça fait plaisir de voir qu'il y en a qui suivent).

Le casque intégral Arai QV-Pro

Le VAS veut dire "variable axis system" : il s'agit d'une évolution dans les points de fixation de l'écran, les points d'ancrage sont désormais situés plus bas de 24 mm au niveau des tempes par rapport à la technologie précédente, ce qui met le point d'impact dans une position plus diffuse par rapport à la morphologie du crâne.

Une présentation impressionnante

Les Arai ont toujours été synonymes de qualité et ce QV-Pro ne déroge pas à la règle. Certes, avec près de 1700 grammes sur la balance, on peut dire qu'il a une certaine présence une fois en main. Il est dense, mais quel que soit l'angle sous lequel on le détaille, on ne peut qu'être ébloui par la qualité de la finition. Les mousses sont amovibles et sont légèrement réglables en épaisseur, par l'installation de mini-couches de revêtement (sur une amplitude de 5 mm, ce qu'Arai appelle le "Peel Away"). Quand on sait que la taille de la calotte change toutes les deux tailles de casque, on voit à quel point le QV-Pro peut-être réglé pour s'accorder sur mesure à votre morphologie crânienne. Les aspects pratiques ne sont pas oubliés avec la possibilité d'intégrer de petits écouteurs dans des poches situées dans les mousses.

Le QV-Pro est annoncé à 1.680 grammes en taille M

Le revêtement intérieur est, par ailleurs, agréable au toucher. La boucle en double-D se règle parfaitement bien et l'extrémité de la sangle se clipse sur son point d'attache dans un vrai naturel. J'ai également apprécié la présence d'un déflecteur de vent situé sous le menton.

Un écran facile à démonter

Par le passé, les écrans des Arai tenaient du cauchemar à démonter. Le mécanisme était aussi précis que bien planqué et j'ai des souvenirs de craquements de plastique qui vous faisaient couler des gouttes de sueur sur le front, vu le prix du casque, sans pouvoir vraiment parvenir à le sortir de son logement. Le système avait dû être conçu par un gynécologue à la retraite. Ou un pianiste. Ou pire : un pianiste-gynécologue. Dans tous les cas : un pervers.

Bonne nouvelle : ce temps-là est révolu. Désormais, une petite tirette sur le bas des coques latérales est d'un grand secours. Poussez là une fois et les coques s'ouvrent. Poussez là une seconde fois et la platine de fixation s'élargit et l'écran sort alors très facilement de son logement. On ne peut pas dire que c'est super instinctif, mais avec deux minutes d'attention, on a pris le pli.

Démontage de l'écran

Ce qui est facile aussi, c'est la manipulation de l'écran solaire externe, même avec de gros gants. Il se relève et s'abaisse facilement. Par contre et si on entend bien la logique d'Arai pour proposer un tel système, force est de constater, hélas, que c'est peu convaincant à l'usage. Tout simplement parce que dans une météo qui mixe averses et éclaircies, vous aurez alors à refermer ce double écran sur le premier, avec des gouttes d'eau, des moustiques, de la saleté, sur les deux faces en contact ! Du coup on ne s'en sert qu'une fois, mais alors, il génère plus de bruit en position haute. Dommage, l'idée est intéressante, mais le résultat n'est pas à la hauteur.

Le roi du confort

A l'usage, l'Arai QV-Pro met peu de temps à séduire. Grâce à l'ergonomie impeccable, la qualité et la douceur des mousses, on se sent rapidement bien, mais ce sentiment va même au-delà. Il y a une forme de plénitude, de bien-être, lié à feeling "just fit" ou tout est bien à sa place, où la construction de qualité est perceptible dans ses moindres détails. Ici, pas une vibration parasite, un bout de plastique mal ajusté : on sent que c'est fait pour durer.

On retrouve un petit spoiler à l'arrière du casque

La perfection, cependant, n'est pas de ce monde. Si l'idée de verrouiller l'écran à sa base par un système, qui est actionné par une sorte de loquet, est appréciable, on constate cependant qu'il se révèle peu ergonomique avec de gros gants. Dommage.

L'écran se ferme via un petit loquet assez peu pratique à manier avec les gants

Par contre, ce qui ne se soumet pas à la discussion, c'est à la fois le confort de porté en toutes circonstances, ainsi que la qualité des ventilations. Utilisé dans la froideur de l'hiver parisien, comme sur le circuit de GP du Qatar, ou encore sur les routes andalouses, le QV-Pro se satisfait de tous ces usages. Sur circuit, bien que n'étant pas purement "sportif", il a rempli sa mission avec des ventilations efficaces et un excellent champ de vision. Seule limite : à plus de 250 km/h, il vient se plaquer un peu contre le menton... mais a le mérite de ne générer aucune turbulence. Dans tous les cas, une fois sur la tête, son poids que l'on considère élevé, se fait totalement oublier même après plusieurs heures de route. Le silence ressenti n'est pas au top de la catégorie (Schuberth fait mieux), disons que l'Arai est dans la moitié haute du segment, mais le bruit entendu est à la fois régulier et sourd, sans sifflement parasites.

On a testé le casque sur route, mais aussi sur circuit

Du haut de gamme, assurément

Affiché de 639 à 759 € selon sa décoration (le nuancier est riche avec 18 possibilités), le QV-Pro n'oublie pas de tarifer ses prestations à leur juste valeur. De fait, il s'adresse à une clientèle réceptive au prestige de la marque et qui sait apprécier le niveau de confort et le soin du détail à leur juste valeur. Après plusieurs semaines d'utilisation, le haut niveau de confort et le sentiment de haute qualité ressenti à chaque fois que je l'enfile sont bien appréciables.

Points forts

  • Qualité de construction
  • Soin apporté aux détails
  • Ventilations efficaces
  • Confort
  • Aspects pratiques (poches pour écouteurs...)

Points faibles

  • Écran solaire externe shadok
  • Déverrouillage de l'écran avec de gros gants
  • Poids
  • Prix

Conditions d’essais

  • Itinéraire : porté depuis quelques mois au quotidien et en essai sur route et sur circuit

Caractéristiques casque Arai QV-Pro

  • Coque en PN SNC2
  • Ventilation optimisée
  • Mousses lavables et détachables Éco Pure
  • Écran Pinlock et Max Vision
  • Écran solaire externe
  • Déflecteur de vent au niveau du menton
  • Boucle double D
  • Garantie 5 ans
  • Homologation ECE 22-05
  • Une taille de coque différente toutes les deux tailles
  • Disponible en 18 livrées différentes
  • Tailles de XS à XXXL
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