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Essai Kawasaki ER-6f millésime 2009

Essai de la version carénée du bicylindre Kawasaki ER6 ABS

La Kawasaki ER6f est la version carénée du roadster bicylindre ER6 de la marque d’Akashi présenté initialement en 2006 ("f" pour fairing, carénage en anglais). Tout en reprenant la base de la nouvelle ER6n 2009, l’ER6f subit un lifting en profondeur avec une ligne totalement nouvelle qui lui donne instantément plus de présence que l’ancien modèle : adieu les courbes pour un carénage plus anguleux, une double optique proéminente et élargie, des rétroviseurs hexagonaux... qui lui donnent une réelle touche « sport » voire sportive. Juste une touche ?

Kawasaki ER6f sur le lac

Découverte

Toujours déclinaison de la version naked, l'ER-6f partage donc avec cette dernière l'essentiel : le cadre, le moteur et le guidon. Du coup, même la position de conduite est identique, droite et naturelle. Du coup, l'ER6f offre un look de sportive mais avec un confort de conduite de roadster pour les poignets. Par contre, le carénage apporte un peu plus de poids sur l’avant et attire la tête dans la bulle. Donc, on modifie soi-même un peu la position pour aller plus vers l'avant qu'avec la version N.

A côté des courbes de l’ancien modèle 2006, la nouvelle ER6f est extérieurement plus agressive, notamment par sa double optique avant, les caches latéraux intégrant les clignotants, le feu arrière à leds plus effilé, les poignées passager en aluminium aux angles bruts et les rétroviseurs hexagonaux montés sur le carénage.

Compteur vitesse Kawasaki ER6f

Si la ligne extérieure change, cela conditionne également un compteur de vitesse façon « GP » entièrement digital, et remplaçant l'ancien compteur tout analogique qui avait déjà un coup de vieux lors de sa sortie. Surtout le nouveau compteur intègre désormais une jauge à essence.

Le nouveau tableau de bord intègre dans le même bloc, le compte-tour à barres occupant toute la largeur de l’écran (en bas), surplombé par les 3 chiffres du compteur de vitesse. On note pour la première fois la capacité de visualiser trip partiel (à gauche) et horloge (à droite). Le compteur se révèle lisible à l'usage.

Kawasaki ER6f en contre plongée

Côté couleurs, le millésime 2009 se réduit au vert Kawa, au noir et au bleu "roi" (plasma candy). Le tout contribue au fort rapprochement avec les Ninja.

En se rapprochant, on note un peu partout une finition encore plus soignée que le précédent modèle.

En selle

Malgré une hauteur de selle de 790 mm, identique au modèle 2006, les pieds touchent mieux terre que sur l’ancien modèle pour le pilote d’1,70m, grâce à une selle plus basse et plus étroite équipant déjà l'ER6n 2009. Et en plus, la nouvelle ER6f propose toujours en option une selle encore plus étroite et rabaissée.

Contact

Le compteur se réinitialise. Le son du pot est presque rugueux voire grave, alors que la moto n’a que 1.000 km… surtout quand on sait d’expérience que le son de l’ER6 devient plus rauque avec les kilomètres.

La visibilité des nouveaux rétroviseurs s’avère meilleure que l’ancien modèle. On n’y voit plus qu’un tiers des coudes contre plus de la moitié auparavant.

L’ER6f semble presque calme sous les 4.000 tr/min, même si elle accepte d’enrouler sur le couple dès 2.000 tr/min. Du coup, il est même possible de rouler tranquillement sur le dernier rapport à 45 km/h !

Kawasaki ER6f à St-Céneri-le-Gérei

Quant aux vibrations, elles ont pratiquement disparu... grâce à tout ce qui a été monté sur silent-bloc : cadre en plusieurs points, repose-pieds, poignées passager... On sent encore un peu que c'est un byclindre niveau vibrations... mais c'est çà aussi la différence avec un quatre cylindres !

Ville

Légère malgré le surpoids de l’avant face à l’ER6n, l’ER6f se faufile avec facilité dans la circulation. Le demi-tour s’effectue sans effort dans une ruelle, grâce à un rayon de braquage de 3,2 mètres. Le poids plume, inchangé de 200 kilos tous pleins faits y est également pour beaucoup.

Si le moteur cogne sous les 1800 tr/min, il enroule tranquillement à partir de 2.000 tr/min en 6e et ce jusqu’à 5.000 tr/min, avant de s'envoler dans les tours. L‘ER6f s’accommode plutôt en ville des 3e et 4e rapport en tournant aux environs des 5.000 tr/min.

Autoroute

L’ER6f s’élance volontiers sur l’autoroute d’autant plus qu’à 5.000 tr/min, elle tourne lentement à 105 km/h. C’est à ce régime que le moteur prend réellement ses tours et monte dès lors rapidement en régime pour atteindre les 125 km/h à 6.000 tr/min (à 5.000 tr/min de la zone rouge) avec un effet élastique à ce régime pour ensuite la propulser de 25 km/h supplémentaire tous les 1.000 tr/min... jusqu'aux 11.000 tr/min de la zone rouge.

Le carénage joue ici tout son rôle pour protéger son pilote très efficacement. Là, où l'ER6n ibncite à relacher la poignée aux environs des 150 km/h, l'ER-6f incite à ouvrir encore et encore. La limite n’est plus la résistance des cervicales ou la pression du vent mais la capacité du pilote à dépasser les 200 km/h (et sa volonté de perdre ses points sur son permis).

Imperturbable, même à très haute vitesse, l’ER6f ne prend pas l’effet du vent et reste stable malgré son poids plume. Le contraste est important par rapport à l'ancien modèle qui n'incitait pas à la confiance aux hautes vitesses. Ici, c'est au contraire la confiance qui est apportée...

Kawasaki ER6f sur route boisée

Départementales

Comme sa sœur naked, l’ER6f trouve son terrain de jeu favoris sur les petites routes. Accélérations franches au-dessus des 5.000 tr/min, et encore plus au-dessus de 6.000 tr/min, le bicylindre permet d’enchaîner les virolos à rythme soutenu sur la plage d’utilisation de 5.000 tr/min à 10.000 tr/min, rythme auquel le moteur hurle de plaisir… comme le pilote. A ce jeu, les rapports oscillent volontiers entre 3e et 4e. Et en fin de journée, il accepte d'enrouler en 6e sous les 3.000 tr/min.

La partie cycle est à la hauteur de ce que laisse espérer le look; vraiment facile à mettre sur l'angle, l'ER-6f se laisse dicter sa conduite au bon vouloir du pilote ou de l'apprenti pilote tellement elle est facile. De fait, elle se plie à tous les caprices sans sourciller, allant facilement là où porte le regard et sans besoin de la forcer.

La petite cylindrée permet d’ouvrir gros gaz d’un coup franc sans réactions parasites. De fait, les limites de la moto ne seront trouvées que par les gros rouleurs ayant l'habitude des cylindrées sportives maximales.

Kawasaki ER6f sur route

Confort

L'ER6f est plutôt confortable, la position naturelle aidant. Si les suspensions sont fermes, l’ER6f ne saute plus sur les défauts de la chaussée comme le millésime précédent.

Côté pilote, la selle est plutôt agréable d'autant plus qu'elle ne gêne pas les changements de position. Côté passager, les poignées sont désormais montées sur silent-bloc et sont donc absentes de vibrations.

Kawasaki ER6f sur départementale

Pneumatiques

Les Bridgestone BT020 ont fait la place au BT021 pour le millésime 2009 et ne souffrent d'aucun reproche.

Freins

L’ER6f freine fort, de façon progressive tout en offrant un bon feeling. Sans l'ABS, l'arrière bloque assez facilement. Avec l'ABS, des appuis forts sur le frein arrière et/ou avant n’entraînent pas de mise en route de l’ABS. Il faut vraiment commencer à arsouiller, ce que l'ER6f incite à faire, et prendre la poignée droite et écraser le frein arrière pour sentir l’ABS se déclencher, particulièrement à l’arrière. Le tout se montre facilement dosable, notamment pour le débutant.

Kawasaki ER6f freins

Pratique

Il y a un tout petit peu plus de place sous la selle que sur l’ancien modèle, mais pas de quoi mettre plus qu’un U.
Il y a toujours sous la selle, les crochets d’arrimage ainsi que les fils de métal pour le casque.

Les rétroviseurs ne vibrent plus ! Et du coup, leur utilité et visibilité a nettement augmenté.

Kawasaki ER6f en contre plongée

Consommation

La consommation reste identique au millésime précédent et un peu en dessous de la version Naked… globalement juste sous les 5 litres au cent, sauf en cas de conduite musclée où la consommation peut alors monter jusqu’à 6 litres. Si la forme du réservoir a été modifiée, la contenance reste identique à 15,5 litres, et autorise donc une autonomie d’environ 300 km, l’ER6f étant l’une des motos les plus sobres du marché dans cette cylindrée, voire la plus sobre de toutes les cylindrées supérieures à 500 cm3. Et puis, le millésime 2009 a enfin gagné une jauge à essence - précise de plus est - qui perd un baton environ tous les 50 km.

Accessoires

Kawasaki propose avec ce millésime 2009 :

  • un protège-réservoir
  • un top-case de 30 litres aux couleurs de la moto
  • un cache selle arrière

Kawasaki ER6f les yeux fermés

Conclusion

L'ER6f se conduit quasiment les yeux fermés... aussi facilement que sa soeur Naked ER6n mais avec la protection en plus, excellente de plus est. Elle est donc toute désignée pour les débutants qui rêvent d'une sportive sans pouvoir se l'offrir, tant au niveau prix moto que assurance. Elle ravira ceux qui veulent aller loin et que les versions N fatiguent de par leur manque de protection.

Avec un look plus sportif "plus Ninja" que le modèle précédent et une facilité de prise en main accompagné d'un excellent agrément de conduite, l'ER6f 2009 devrait davantage conquérir que la version précédente. Seul son prix en très légère hausse à 6599 euros (7199 euros pour l'ABS) pourrait lisser son succès promis, d'autant plus que le millésime précédant est en train de connaître des promos exceptionnelles.

Bref, l'ER6f 2009 est une véritable évolution, réussie, ayant corrigé les rares défauts du millésime précédant.

Points forts

  • qualités dynamiques
  • carénage protecteur
  • autonomie

Points faibles

  • je cherche, une béquille centrale peut-être ?

Concurrentes : Honda CBF 500, Honda CBF 600, Suzuki SV 650S, Suzuki 650 GSX-F, Yamaha 600 XJ6 Diversion

Les réactions et témoignages utilisateurs sur le guide moto Kawasaki ER6f (ancien modèle)

Fiche technique Kawasaki ER6f 

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