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Essai Triumph Rocket 2300

Essais sur 5 jours - De la balle !

Triumph Rocket IIILa Rocket III est le plus gros cruiser jamais construit : 320 kilos à sec, 142 chevaux, 20 mkg de couple à seulement 2.500 tours, empattement de 2535 mm, pneus surdimensionnés de 240/50 !

Triumph oblige, la Rocket est en plus un vrai 3 cylindres, en rupture vis-à-vis des bi ou même des 6 cylindres en ligne !

Tout est démesuré, sauf le prix qui à 17.990 euros du modèle parait presque raisonnable !

Découverte

Triumph Rocket III
Triumph Rocket III
Triumph Rocket III
Triumph Rocket III

La Rocket s'impose de suite, avec un moteur prohéminent, une double optique frontale massive, une selle ressemblant à un pouf, un pneu arrière du double de la normale... Mais surtout elle brille, de 2300 feux et attire le regard, les regards.

En selle

Une fois en selle, la moto se met sans aucune difficulté en équilibre et semble presque légère.

Les pieds touchent presque à plat pour le pilote d'1,70m. La position est familièrement custom : bras écartés, dos rond, pieds en avant mais sans exagération. La position est custom mais moins exagérée que sur une Kawasaki VN.

Tout est ici traditionnel, de l'horloge à gauche, jusqu'à la jauge à essence à droite en passant par le compte-tour (zone rouge à 7.000 tr/mn) et le compteur (maxi = 220 km/h). Seul le double trip partiel est digital, et se règle d'une poussée prolongée sur le bouton chromé.

Les petits rétroviseurs ronds se règlent facilement et offrent un champ de vision limité.

On est juste étonné de ne trouver qu'un sélecteur simple, face au double sélecteur souvent présent sur les gros customs.

Contact

Triumph Rocket IIIClef sur le phare avant, impulsion sur le démarreur, le 3 cylindres grogne tandis que l'aiguille du compte-tour monte à 2.000 tr/mn avant de redescendre.

Embrayage, première... la moto s'élance naturellement et on oublie même complètement le poids. Et c'est la première surprise. La première se tire jusqu'à 80 km/h, tandis que le bruit du moteur change radicalement au passage des 4.000 tr/mn pour devenir monstrueux. Au global, la boite de révèle précise avec un passage rapide des vitesses.

En ville

Triumph Rocket IIIDémarrage, embouteillages, arrêts et redémarrages se font naturellement. Le passage entre les voitures s'effectue relativement facilement.

On peut choisir de changer ou non de rapport... car la Rocket reprend sans sourciller à partir de 1.100 tr/min, même en cinquième ! Et c'est la seconde surprise.

Les premiers ronds-points font quand même rapidement frotter la béquille à gauche et rappellent que l'angle maximal est vite atteint.

Hormis cela, les changements d'angle rapide ne posent aucun problème et le contre-braquage s'opère avec un déconcertante facilité.

Autoroute

Triumph Rocket IIISortie de Paris, la Rocket s'élance violemment et tire sur les bras. La seconde se mène volontiers jusqu'au 120 km/h et la troisième à 150 km/h. Il n'est alors pas nécessaire de passer la 4e pour s'offrir une bonne séance de musculation. Mais en passant la vitesse supérieure, çà tire encore et fort !

C'est donc le motard qui relache la poignée pour un ryhtme de croisière raisonnable de 150 km/h (sur autoroute allemande). Les grandes courbes s'enchaînent avec facilité et en douceur.

Départementales

Triumph Rocket IIILa Rocket passe facilement de l'autoroute aux départementales mais ne permet pas l'improvisation en courbes rapides. Légèrement sous-vireuse, il faut bien préparer ses trajectoires; mais bien inscrite en courbe, çà peut passer vite et fort, sans surprise ni dandinement particulier, autorisant ainsi un rythme soutenu.

La souplesse du moteur autorise des passages en village en cinquième et à vitesse contrôlée, et sans changement de vitesse, reprendre une vitesse plus soutenue dès la sortie pour reprendre une vitesse de croisière en quelques mètres. Car à titiller la poignée droite, la cavalerie arrive vite et fort, et l'on s'accroche alors au guidon pour suivre.

Route de nuit

Les deux phares éclairent largement la route... qui s'illumine en plein phares. Il est alors possible de maintenir des vitesses inavouables tout en offrant une bonne visibilité.

Confort

La selle conducteur est large, particulièrement bien rembourrée et très confortable. Même du côté passager et même si la selle est moins large, elle est bien épaisse et confortable. Les suspensions se révèlent plutot souples et contribuent à gommer les irrégularités de la route.

Triumph Rocket IIIFreinage

çà freine et çà freine fort, au risque de surprendre avec des amorces de blocage pour la roue arrière (en solo uniquement). Le freinage d'urgence lui convient bien, sans surprise particulière que l'efficacité. Seule la fourche avant a tendance à plonger facilement sur un freinage appuyé.

Pratique

Sissy bar, porte-paquets (sacoches en option), possibilité de mettre une sacoche sur le réservoir, la Rocket y met du sien pour envisager les grandes virées.

La moto lourde se manipule difficilement à l'arrêt. Il manque clairement une marche arrière même si le rayon de braquage s'avère relativement court vu le gabarit.

Le pot d'échappement sortant à droite chauffe beaucoup avec un effet fer à repasser trop chaud pour le pantlon, qu'il est donc conseillé de protéger (j'ai brûlé mon bas de pantalon pendant l'essai).

Consommation

La Rocket reste relativement sobre avec une consommation moyenne de 8 litres au cent. La jauge se révèle précise du début à la fin, sous-estimant même la quantité d'essence restante. Avec un réservoir de 25 litres, l'autonomie finale se situe autour des 270 kilomètres.

Conclusion

Triumph Rocket IIILa Rocket 2300 peut apparaître comme le résultat d'un pari... gagné pour Triumph qui en a déjà vendu plus de 200 en France.

A ceux qui craignent de ne pas avoir la gabarit nécessaire pour maîtriser l'engin, ne serai-ce qu'au niveau poids, elle se révèle maniable, sans avoir l'agilité d'un roadster.

Elle ravira le motard qui recherche une moto valorisante aux deux mille trois cent superlatifs et qui aime faire détourner les regards.

Points forts

  • confort
  • esthétique
  • comportement

Points faibles

  • maniabilité (absence de marche arrière)
  • prix

Concurrentes : Kawasaki VN 2000, Triumph Rocket Touring, Yamaha XV Warrior 1700

La fiche technique

Suzuki