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Triumph Trophy 900

« Excellent tri porteur ! »

Présentée en 1990 et apparue en France dès l’année suivante, la 900 Trophy s’est immédiatement imposée comme une reine de la route. La marque Triumph renaissait depuis son rachat par John Bloor et les sceptiques ont tôt fait d’être rassurés par la qualité des premières motos mises sur le marché. Le modèle présenté ici date de 1993. La Triumph Trophy 900 sera commercialisée jusqu’au début 1996, pour laisser place à une nouvelle Trophy aux formes rondouillardes appelée vulgairement « la baleine ».

Dans sa robe BRG (British Racing Green) le charme anglais opère.

Découverte

Elle est belle, très distinguée en son vert anglais et cache sous ses jupes un moteur trois cylindres aussi onctueux qu’inusable. D’apparence, la 900 Triumph Trophy semble soignée et imposante… On note l'élégante horloge digitale intégrée au carénage, d'époque, avec ses trois boutons de réglages

Pour le fun, une montre digitale estampillée Triumph

Bien proportionnée, élégante, la Triumph Trophy a un petit air de VFR.

Démarrage

Un peu haute à escalader, une fois à bord le buste fléchi juste comme il faut et les mains posées sur les demis guidons, on se sent bien chez soi. Dès la mise en marche, les trois cylindres entonnent une jolie mélopée, rythmée par l’aiguille du compte-tours, insérée dans l’élégant tableau de bord…

Le modèle 1993 est reconnaissable à ses silencieux d'échappement noirs et chromés.

En ville

Le centre de gravité haut perché ne fait pas de cette Triumph une citadine extrêmement pratique. Cette (vague) impression de dérobade à basse vitesse, dès que l’on change de direction, n’incite pas à utiliser miss Trophy pour se propulser au supermarché le plus proche. De toute façon il s’agit d’une vraie moto, aimant se faire bien chauffer avant de réellement ronronner. Autant dire que les sauts de puce ne sont pas ses exercices préférés…

Endurante, confortable, la Triumph Trophy est une boulimique des kilomètres

Sur route

A l’usage, cette « sportivo GT » s’avère une arme redoutable. Le carénage plutôt bien étudié protège de toutes les turbulences et son trois pattes ne manque jamais de souffle. Méfiance, on se retrouve vite fait au-delà 200 km/h sans avoir vraiment cherché la provocation. Bien à l’abri derrière la bulle et sans actions parasites de la partie-cycle, on se surprend à enrouler joyeusement, s’amusant de sa douce boîte six vitesses, tout en oubliant qu’aller trop vite est interdit…

Au quotidien, la Trophy se montre agréable par sa polyvalence.

Sur autoroute

Extrêmement bien protégé au cœur d’un carénage efficace, on peut tracer à haute vitesse, longtemps et sans fatigue. On ne ressent guère les turbulences et avaler les grandes courbes en toute sérénité demeure un vrai plaisir.

En duo

Selle confortable, repose-pieds idéalement placés, arceau de maintien carénage protecteur… A l’étape, le passager en redemande. Le pilote aussi, le comportement de la Triumph étant rigoureusement identique selon qu’elle porte une ou deux personnes sur son dos…

Fière d'en avoir trois !

Freinage

Le disque arrière ralentit à peine l’équipage. En revanche, la paire de disques avant de 296 mm de diamètre aux étriers double pistons s’avère par contre très efficace…

L'inefficacité du frein arrière est compensée par des disques de 296 mm à l'avant.

Consommation

Vorace en sensations, le moteur l’est très peu en consommation. Voire particulièrement sobre. Autour de 6 l/100 à allure raisonnable. Compter un litre de plus les jours de folle excitation. Globalement, l’autonomie est de 350 kilomètres…

Plus de 20 ans, mais toujours pas démodée !

Entretien

Il n’est pas rare de voir des Triumph ayant au compteur plus de 100.000 km sans réels soucis. La T3 est dans la catégorie des motos fidèles si sa carburation est bien réglée et les vidanges effectuées tous les 5000 kilomètres.

3 carburateurs Mikuni de diam. 36 alimente le fameux 3 cylindres.

Production

Présentée en 1990 et apparue en France dès l’année suivante, la 900 Trophy s’est immédiatement imposée comme une reine de la route. La marque Triumph renaissait depuis son rachat par John Bloor et les sceptiques ont tôt fait d’être rassurés par la qualité des premières motos mises sur le marché. Le modèle présenté ici date de 1993. La Triumph Trophy 900 sera commercialisée jusqu’au début 1996, pour laisser place à une nouvelle Trophy aux formes rondouillardes appelée vulgairement « la baleine ». D’après le service presse de Triumph France, environ 500 motos se seraient vendues dans l’hexagone durant sa carrière. Un résultat commercial plutôt modeste devant une large concurrence japonaise. Comme sur la Sprint (semi-carénée), la Trident (roadster) et la Daytona (sportive), le cadre et le moteur de la Trophy sont communs à la gamme des Triumph 900 cm3.

Chronologie

Fin 1991 et début 1992 : Coloris bleu Caraïbe motifs verts et gris ou gris fusain motifs blancs et rouges. Silencieux échappement chromés, moteur gris clair.
1992 : Coloris vert british, Candy Apple (rouge) ou bleu Caspian. Appellation Trophy 3
1993 : Moteur couleur Anthracite, silencieux échappement chromés et noirs, repose-pieds avancés et rabaissés. Nouvelle géométrie de la suspension arrière et montre digitale dans le flanc droit du carénage.
1994 : Roue de 17’’ à l’arrière et pneu de 170/60, jantes 3 branches pleines. Double disque de 310 mm et étriers 4 pistons. Carters moteur fabriqués par Cosworth.
1995 : Etriers AV estampillés Triumph, T de fourche plat noir martelé et plaque émaillée Triumph rivetée. Le bleu Caspian est remplacé par le bleu Nigthshade.

Toutes les évolutions de la Triumph Trophy T3, dans les différents coloris.

Côté cote

La gamme complète des Triumph en 1991 sur la plaquette de l'Idéal Garage de Birmingham.Une bouchée de pain ! A l’inverse des Trident ou Daytona, la Trophy cote peu. Moins connue et peu répandue, il est tout de même possible de trouver une belle Trophy 3 dans les petites annonces à des prix plus que raisonnables. Moins lourde et plus nerveuse que sa sœur la 1200, elle n’est pas reconnue à sa juste valeur. Pour 1500 à 2000 €, on peu dénicher un exemplaire dans un état très correct, surtout que la T3 vieillit bien. De quoi se faire plaisir et accéder au mythe Triumph à moindre coût.

En cas d’achat

Hormis un entretien courant régulier, quelques points méritent d’être observés. Lors des révisions, des mécanos ou bricoleurs ont la fâcheuse tendance à ôter tout ce qui à leurs yeux ne sert à rien afin de faire un peu de place. Hors si le cache sous les bobines d’allumage servant de protection thermique est manquant, celles-ci se feront un plaisir de griller façon merguez.

La roue libre d’entrainement du démarreur ne supporte pas les longs essais de remise en route après l’hiver, d’ailleurs jusqu’en 1994 une trappe d’accès démontable facilite son remplacement. Des suintements au niveau des joints spy de tige d’embrayage et du sélecteur de vitesses n’effectuant pas toujours leur rôle de parfaite d’étanchéité sont fréquents, mais sans gravité.

Triumph Trophy 900 dénudée

Le patin guidant la chaine de transmission est à remplacer en même temps que le kit chaine pour éviter une usure prématurée du bras oscillant.

De biens belles entrailles !

Enfin, ce moteur demande un réglage de richesse air/essence légèrement augmenté pour profiter pleinement de son couple, au détriment des normes anti-pollution. Ces points respectés, la Trophy 900 procure un maximum de plaisir en toute sérénité.

A défaut de taille de guêpe, la Trophy n'a rien d'une grosse mémère. Outre sa latérale, la poser sur la centrale s'effectue du petit doigt...

Conclusion

Dotée d’un moteur trois cylindres particulièrement agréable, jouissant d’une excellente tenue de route, ne souffrant d’aucune vibration, confortable, fiable, la Triumph 900 Trophy T3 mérite absolument d’être redécouverte. Ses pièces détachées encore disponibles, une seconde carrière en occasion lui est grande ouverte. Une délicieuse façon de filer à l’anglaise !

Points forts

  • Excellente routière
  • Moteur fabuleux
  • Fiabilité
  • Charme anglais
  • Rapport qualité/prix

Points faibles

  • Centre de gravité assez haut
  • Freinage sur les premiers modèles
  • Position de conduite (pour les grands)
  • Poids
  • Temps de chauffe plutôt long

La fiche technique des Triumph Trophy

Lunettesà l'effigie de la Trophy, accessoires indispensables pour sortir à temps le Labrador !

Montre à l'effigie de la Trophy, accessoires indispensables pour sortir à temps le Labrador !

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Commentaires

Fabien Bridelance

Merci Michel de ressortir de la naphtaline cette belle moto oubliée.
J'ai un modèle 94,et j'adore particulierement le moteur et la finition.

Plus d'infos pour ceux qui serait tentés par cette génération de triumph, sur le faux rhum "T3passion".

10-07-2014 16:35 
 

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