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Essai scooter Piaggio Fly 125 3V

Scooter chic à petit prix

Avec le Fly, Piaggio donne des ailes à son scooter des villes et surtout au porte-monnaie, puisque le deux-roues s'affiche à seulement 2.090 euros... une vraie aubaine financière sur le marché des scooters 125 cm3 d'autant plus que le modèle
affiche une consommation réduite et un entretien limité. Alors, modèle bas de gamme ou vrai scooter agréable en plus au quotidien ?

Essai scooter Piaggio Fly 125

Découverte

Piaggio a particulièrement travaillé l'esthétique avec le Fly, démontrant que scooter à prix réduit ne rime pas avec design ou finition au rabais. On retrouve donc des lignes très italiennes, avec de jolies courbes tendues et une partie avant plongeante, ainsi que la traditionnelle cravate, particulièrement élégante en noire sur le coloris blanc.

Face avant avec cravate du scooter Piaggio Fly 125

Le guidon se pare d'un phare de forme triangulaire, entouré de chromes, que l'on retrouve sur la face avant et au niveau de l'instrumentation de bord et jusqu'au protège échappement. A l'arrière, on trouve un porte-paquet ainsi que des poignées chromées. Malgré un petit prix, on retrouve deux béquilles, avec une latérale et une centrale.

La finition est soignée et les plastiques de qualité s'emboitent parfaitement. Les coloris et la peinture même sont d'excellente facture et l'on s'étonne presque de trouver pour ce prix une aussi bonne finition. Le tout donne certes un petit scooter en taille (de ceux qui se rapprochent extérieurement plus d'un 50 cm3 que d'un 125 cm3), mais très qualitatif.

Scooter Piaggio Fly 125

Profondément remanié en 2012, le Fly a gagné un nouveau moteur 125 cm3 4 temps à 3 soupapes, optimisé pour offrir un compromis entre puissance et consommation. Un gros travail a ainsi été effectué pour réduire les frictions et surtout la consommation, en baisse de 30% par rapport au millésime précédent. L'entretien lui-même a été facilité puisque l'espacement des révisions est passé à 10.000 km, avec un changement de la courroie seulement au bout de 20.000 km.

Scooter Piaggio Fly 125 vu du dessus

En selle

Avec une selle basse à 760 mm, le pilote d'1,70m mettra parfaitement les deux pieds bien à terre, sans aucune difficulté, ce qui est loin d'être le cas de tous les scooters 125 cm3. On se loge ensuite dans le gabarit global réduit du deux-roues. Le guidon tombe naturellement sous les mains mais tout est proche et les plus grands gabarits s'y trouveront sans doute un peu à l'étroit. On apprécie par contre le vaste plancher plat et l'espace arrondis à l'avant pour laisser plus de place que d'habitude aux pieds.

Espace pour les jambes sur Piaggio Fly 125

Sous les yeux, on trouve une instrumentation analogique réduite avec un simple compteur qui tombe parfaitement sous les yeux et malgré tout une jauge à essence, doublée d'un témoin de réserve. Pas de trip partiel ici, mais un totalisateur unique et une horloge de bord digitale.

Les autres indicateurs sont standards et l'on regrettera juste éventuellement l'absence de warning.

Compteur Piaggio Fly 125

Contact

Le Fly s'ébroue dans un silence feutré. Voilà un deux-roues discret qui ne risquera pas de réveiller le voisinage. Impulsion sur la poignée droite et le moteur réagit instantanément. Pas de montées en régime folles, mais le Fly s'élance efficacement avec une excellente réponse à la moindre sollicitation de la poignée d'accélérateur... Car il démontre à défaut de nervosité, une excellente allonge... renforcée par un poids contenu avec ses 140 kilos tous pleins faits.

Moteur Piaggio Fly 125

En ville

On l'a dit et on le répète, le Fly a plus le gabarit d'un 50 cm3 que d'un 125 cm. Et avec des rétroviseurs bien positionnés, le scooter se faufile partout avec aisance d'autant plus qu'il bénéficie d'un excellente rayon de braquage; le tout apportant une excellente maniabilité aux plus basses vitesses. Du coup, les interfiles se font en mode dynamique et relativement rapides, en souplesse et sans effort. On passe dans un trou de souris à l'arrêt entre les voitures, en étant capable de virer à 90°, perpendiculaire au flux normal de circulation, au ralenti et sans mettre pied à terre. Et du coup, on commence à rouler comme tous ceux que l'on critique d'habitude, vite et à trouver le moindre rou de souris pour s'y faufiler. La partie avant est définitivement légère et agile, donnant une facilité d'utilisation impressionnante au quotidien.

Les démarrages au feu rouge ne sont pas des exemples du genre mais sont largement suffisant pour s'extraire avec le reste des deux-roues aux feux. Et malgré cette douceur au démarrage, on ressent un léger déjaugage dans l'axe, donnant presque l'impression que le scooter s'assoit sur l'amortisseur arrière avant de revenir parfaitement horizontal. Non, on n'ira pas jusqu'au wheeling quand même.

Feu arrière Piaggio Fly 125

Avec ses tous nouveaux freins à disque à l'avant comme à l'arrière, le freinage est à la hauteur du Fly : ni trop puissant, ni pas assez. Si la première impression donnée lors des premiers kilomètres est d'abord un peu mou, on s'y habitue rapidement pour avoir au final un excellent freinage, avec surtout un bon feeling et toute la puissance nécessaire si l'on n'hésite à vraiment prendre les poignées de frein. Il faut juste ne pas hésiter à bien serrer, fort. Du coup, le freinage rassurera les débutants qui ne se feront pas surprendre, tout en laissant aux plus expérimentés, la capacité à freiner fort et vite, sans pour autant de mauvais comportement du deux-roues.

Essai route du Piaggio Fly 125

Sur autoroute

On pourrait penser avec sa vitesse relative en ville que le Fly s'essoufflerait très rapidement sur autoroute, mais loin de là, il accepte volontiers de prendre des tours pour se caler à un bon 115 km/h compteur sur plat (100 km/h réel), soit plus vite que bon nombre de scooters 125 cm3. Il retombera juste à 105 km/h dès que la route se fera faux plat. A cette vitesse là et avec l'absence de bulle, la position est confortable et la tenue de route bonne, même en cas de vent latéral. La stabilité offerte est même étonnement bonne pour un scooter avec de si petites roues, qui entrainent généralement une direction avec peu flottante à "haute vitesse". Par contre, en fonction du temps, les remous au niveau des jambes derrière le tablier sont assez importants et peuvent entrainer un refroidissement non négligeable des jambes par rapport à une modèle de type Vespa GTS bien plus protecteur. Si l'autoroute n'est sans doute pas son terrain privilégié, il accepte toutefois très volontiers de sortir de la ville à proprement parler pour prendre les grands axes péri-urbains et s'y comporte très bien.

Essai scooter Piaggio Fly 125 sur nationale

Nationales

Naturellement, une fois revenu sur nationale, le scooter retrouve une bonne vitesse et ne risquera pas de faire perdre le moindre point. Exempt de vibrations, quel que soit le régime, il accepte alors volontiers de faire des trajets longs, sans fatigue pour le conducteur.

Essai scooter Piaggio Fly 125

Confort

Plutôt agréable au quotidien, les petites roues de 12 pouces et le mono-amortisseur arrière montreront rapidement leurs limites sur les rues pavées et encore plus en duo qu'en solo. On ressentira alors assez bien les défauts de la chaussée, sans pour autant que cela soit vraiment mauvais. Les suspensions sont juste un peu sèches. C'est surtout le passager qui en pâtira, surtout avec le bout de selle qui lui est imparti. Disons, que le Fly se situe dans la moyenne de confort des 125 cm3, ni plus ni moins.

Selle Piaggio Fly 125

Consommation

Après plusieurs pleins, la consommation s'installe à 3,3 litres aux cent kilomètres en moyenne. Avec une jauge assez précise tout au long de la consommation (malgré une sensibilité aux dénivelés), le réservoir descend à la moitié au bout de 90 km, puis en bas de jauge à 140 km. La réserve s'allume ensuite à 150 km, autorisant ainsi avec les 7 litres de réservoir une autonomie globale de 210 km en régime mix urbain.

Pratique

La tablier avant cache deux espaces de rangement latéraux, de quoi mettre des paires de gants.

Le coffre par contre offre plus d'espace, capable d'embarquer deux casques jets. Il il faudra quand même forcer un peu pour y caser un casque intégral (difficile du coup de placer un modulable). Du coup, le top-case est un vrai plus, d'autant plus qu'il s'intègre parfaitement à la ligne générale du scooter, avec un coloris reprenant parfaitement le blanc métallisé de la carrosserie. Mais la capacité d'emport est toutefois supérieure à celle d'un Vespa, pourtant bien plus cher.

Coffre et espace scooter Piaggio Fly 125

Vide poche avant du Piaggio Fly 125

La béquille latérale est pratique au quotidien, arrêtant immédiatement le moteur lors de son dépliage. Quant à la mise sur béquille centrale, il s'effectue avec deux doigts : un modèle du genre.

Top case sur Piaggio Fly 125

Conclusion

Chic, élégant, facile de prise en main, certes le Fly n'est pas un foudre de guerre mais avec une excellente allonge, le scooter en remontre à plus d'un scooter 125cm3. Du coup, il devient très agréable au quotidien et on s'y attache vite. Esthétique et finition au rendez-vous, il ravira ceux qui veulent un petit engin pas cher - 2.090 euros seulement - mais de qualité, fidèle et pratique pour une utilisation urbaine voire péri-urbaine sans aucun souci.

Points forts

  • prix
  • allonge moteur
  • stabilité
  • plancher plat spacieux

Points faibles

  • suspensions sèches
  • pneumatiques sur le mouillé

La fiche technique du scooter Piaggio Fly

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