Essai sportive QJMotor SRK800RR
Pas de géant
Quatre cylindres en ligne de 778 cm3, 95 ch et 78 Nm de couple, 207 kg tous pleins faits, 9.299 euros
Commercialisée en France depuis 2024, la QJMotor SRK 800 RR poursuit son évolution avec une série de modifications techniques destinées à renforcer son positionnement sur le segment des sportives de moyenne cylindrée. Pour cela, les changements se concentrent autour de deux axes majeurs : l’adoption d’un cadre en aluminium et l’arrivée d’un accélérateur électronique.
Cette nouvelle structure remplace l’ancien cadre en acier et constitue l’évolution la plus visible du modèle. Au-delà de son intérêt technique, ce cadre périmétrique en aluminium apporte une présentation plus valorisante et rapproche davantage la SRK 800 RR des standards habituellement observés dans cette catégorie. Revêtu d’une finition noire texturée, il s’intègre harmonieusement à l’ensemble tout en renforçant la perception de qualité de la moto. Malgré ce changement, les cotes de géométrie et les caractéristiques fondamentales de la partie-cycle demeurent inchangées.

L’autre nouveauté importante concerne la gestion moteur. L’apparition d’un accélérateur électronique permet désormais d’intégrer de nouvelles fonctionnalités. Parmi elles figurent un régulateur de vitesse ainsi qu’une gestion plus élaborée des différents modes de conduite. Le shifter bidirectionnel, déjà présent sur la précédente version, est reconduit et adapté à cette nouvelle architecture. Ces évolutions visent à moderniser l’expérience de conduite tout en améliorant l’exploitation du moteur. La fourniture des principaux composants électroniques est assurée par Bosch, qui gère également l’injection moteur. Un partenariat qui contribue à rassurer sur le plan technique, même si la calibration finale demeure spécifique à QJMotor.
Sur le plan esthétique, les changements sont plus discrets. La silhouette générale reste fidèle à celle du modèle lancé en 2024. La ligne d’échappement a toutefois été revue et s’éloigne désormais de certaines inspirations qui pouvaient être relevées auparavant. Le silencieux, au dessin particulièrement travaillé, participe à l’identité visuelle de la moto. L’ensemble conserve une allure sportive affirmée, avec un carénage aux lignes anguleuses et des appendices aérodynamiques qui renforcent son caractère visuel. La qualité de présentation apparaît globalement satisfaisante. Les plastiques utilisés offrent un rendu sérieux et les ajustements se montrent cohérents. L’avant de la moto se distingue par un dessin dense et massif, tandis que le réservoir de 16 litres marque une transition visuelle entre les volumes du carénage et la partie arrière. Certains détails témoignent également d’un effort particulier porté à la finition. C’est notamment le cas du carter moteur droit, recouvert d’un cache au dessin élaboré qui participe à l’intégration esthétique de l’ensemble.

Quelques choix techniques interpellent néanmoins. La monte pneumatique retenue repose sur des Pirelli Angel GT, des pneumatiques à vocation routière dont la conception remonte à plusieurs années. Une sélection qui contraste avec l’image sportive revendiquée par le modèle et avec l’engagement de QJMotor en compétition, notamment en Championnat du monde Supersport.
Le moteur conserve pour sa part ses caractéristiques principales. Ce quatre-cylindres en ligne de 778 cm³ repose toujours sur un alésage de 67 mm associé à une course de 55,2 mm. Le couple maximal demeure annoncé à 78 Nm à 8 500 tr/min. Si les chiffres évoluent peu, l’électronique progresse avec l’apparition d’un troisième mode de conduite. Les assistances restent relativement simples, se limitant à un contrôle de traction et à un ABS conventionnel. L’absence de centrale inertielle signifie que ces systèmes ne bénéficient pas d’une gestion sensible à l’angle.
Un cadre aluminium et quelques ajustements électroniques suffisent-ils à corriger les défauts de jeunesse de la SRK800RR et à la propulsé en concurrence de supersports mieux établies ? Essai !





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