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Coupes moto légende : le singe dans le panier

Rencontre avec Froggy

a Dijon-Prenois les 27 et 28 mai

Les side-cars sont attendus en piste dans une demi-heure et Manu est tout chose. "Le stress monte", avoue-t-il. Le side, c'est pas pour les mous du genou.

"Il y a sept ans, Philippe s'est retrouvé sans singe pour le dernier roulage. J'avais envie d'essayer depuis très longtemps : j'ai sauté sur l'occasion. J'ai mis une semaine à re-marcher normalement après ça, tellement j'avais des courbatures aux jambes, mais c'était génial."

Un Froggy comme le voient les moucherons juste avant l'impact

Avant le side, tu courais déjà ?

"Oui. Au tout début, je donnais juste un coup de main à des copains qui roulaient en CB 500 Cup. J'ai commencé à faire de la piste en 1998 avec ma 900 CBR. Quand je me suis mis à tout faire frotter sur la CBR, je me suis acheté une R1. Là, par contre, j'n’ai pas trouvé les limites de la moto. Mais l'ambiance de la piste avec une moto moderne ne me plaisait plus trop, alors j'ai arrêté."

Pourquoi rouler en ancienne, alors ?

"Parce que l'ambiance est très différente. En ancienne, j'ai retrouvé ce qui m'attire dans la moto : les gens se parlent, s'entre-aident. Ma première moto d'époque a été une CB 350. Je faisais des courses de côte avec, mais j'ai trouvé que c'était lourd côté logistique et organisation pour rouler 10 minutes dans le week-end. Par comparaison, on a six séries dans le week-end des Coupes avec le side. En même temps, c'est beaucoup d'un point de vue physique : à Dijon je ne fais que du side alors que sur d'autres événements je viens aussi avec une moto solo."

Tu as quelle machine ?

"J'ai une Norton Atlas que j'ai d'ailleurs achetée à un membre du Repaire. Et puis là j'attends de toucher une deuxième Anglaise : une Starton. C'est un moteur de Gold Star dans un cadre de Norton. Pour la petite histoire, le copain qui l'a montée a mis 10 ans à rassembler toutes les pièces nécessaires à son montage, vu qu'il avait une idée très précise de ce qu'il voulait. Sur une Anglaise, il faut tout réapprendre : la mécanique, la façon de rouler. Ce n'est pas les mêmes références. J'ai compris pourquoi on dit que ça a été une révolution quand les Japonaises sont arrivées."

D'où vient le side de Philippe ?

"Il a couru en championnat de France de side-car vers 1976. C'est un châssis construit par Philippe Levasseur, donc le moteur n'a jamais été monté dans une moto de route. Philippe l'a depuis 9 ans. Avant, il roulait sur un side-car d'avant-guerre, mais ça ne me tentait pas trop. En tous cas, je n'ai jamais regretté mon premier tour en side. C'est une expérience. Si tu as l'occasion, vas-y, fonce ! "

Philippe et Manu en action

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