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Kronik : Rescapé de la route

Je suis un survivant. Un rescapé de la route

« ouf ! Je m'en suis tiré vivant »

Je suis un survivant. Un rescapé de la route. C'en est au point que je ne sais même pas combien de fois j'aurais pu y laisser la peau, là, sur la route.

Kronik : Rescapé de la route

L'aut'jour, je béquille la moto après un Montrichard-Dijon dans des conditions idéales (sec mais un peu nuageux, vent dans le dos, dimanche d'août sans poids lourds, la flicaille en vacances) et étrangement je pousse un soupir de soulagement en coupant le contact, cette pensée spontanée en tête : « ouf ! Je m'en suis tiré vivant ».

Je m'arrête, surpris. Suis-je vraiment un survivant de la route ?

Quand ais-je été vraiment en danger pour la dernière fois ? Probablement cet aller-retour à Paris où je me retrouve au milieu des embout' sur l'A6 alors qu'il tombe une de ces pluies opiniâtres qui trempent en moins de deux minutes. Derrière moi, une moto pousse le provincial que je suis devenu, roulant trop lentement entre les files qui doivent évoluer aux environs de 40. Je cherche un espace pour me ranger. En trouve un. M'apprête à m'écarter. Sors la main pour dire que j'y vais, amorce la manœuvre et vouf ! Le gars derrière moi s'y engouffre en même temps pour me doubler. Connard !

J'ai été surpris. J'ai eu peur. Je suis furax.

Connard ! Tu pouvais pas attendre une seconde et demie de plus que je me range pour te laisser passer ? Si tu m'avais percuté, on aurait fini au tas tous les deux, juste devant les roues d'une caisse qui n'aurait pas pu freiner.

Je me souviens aussi de cette Clio blanche qui a redémarré de la BAU sur l'A86 sans trop regarder. Il déboîte sans clicos à genre 30 mètres de moi. J'arrive pas vite : un petit 90 tout ce qu'il y a de plus légal. Je ne m'attendais pas à le voir démarrer. Je me fige. Je chope les freins, alors qu'il y a de la place à gauche. Largement de quoi passer. Et puis la Clio me voit et se déporte sur la droite pour me laisser passer.

J'ai été surpris. J'ai eu la trouille. J'ai mal réagi.

Je serais arrivé un peu plus vite, deux secondes plus tôt, je me l'emplafonnais pleine balle. Ça tient pas à grand chose, la survie sur la route.

La cinq. J'ouvre à fond. Devant moi, David sur la Fazer noire de Richard. Encore devant, Richard sur la moto de David – la RSV ? je ne sais plus. Un grand gauche qui se déplie, bordé de peupliers. Deux fois une voie, séparées par une bande blanche. Peu de voiture. Puis la chaussée se dédouble, avec un terre-plein central, avant de passer à deux fois deux voies. Richard passe à l'aise devant la voiture. David double ric-rac avant le terre-plein. J'arrive carrément trop tard. Trop tard pour mettre gaz -je suis déjà fond de cinq, peut-être 170. Trop tard pour freiner, j'arrive trop vite. Je rentre les coudes et vise entre le flanc de la bagnole et la rampe de béton qui sort de terre. Ma bonne étoile... ma bonne étoile...

J'ai eu peur. C'était très couillon. Faut que j'arrête mes conneries.

Le caisseu a dû avoir une crise cardiaque. Désolé, gars. J'étais encore très bête il y a dix ans.

Je suis un rescapé de la route. Toute les fois que je me suis mis au tas sans trop de casse. Toutes les fois où j'aurais pu. Et toutes les innombrables fois que je ne me suis même pas aperçu d'être passé à deux mètres, à deux kilomètres-heure, à deux secondes de la catastrophe. Ça tient à pas grand chose, la survie.

Fais gaffe. On sait jamais quand la bonne étoile jette l'éponge.

Plus d'infos sur les kroniks

Attention Kronik ! 100% mauvaise foi ! Ceci n'est pas un article ni une brève (voir historique si nécessaire). L'abus de kronik peut être dangereux pour la santé de certains. Ne pas abuser.

Commentaires

Le Modérateur

et ça peut arriver n'importe quand !

15-11-2016 18:01 
tom4

tiens, faudrait faire un sujet sur "la fois où votre ange gardien a fait son boulot correctement".

1997, je viens d'avoir le 400, on va boire un verre avec un pote et une copine (qui est derrière moi, yahoooo).
un léger droit où je passe tout le temps, il pleut. je ne sais pas pourquoi, je me dis "putain, ça passe pas", j'élargis, la voiture qui arrive en face a le bon gout de monter sur le trottoir....

2006, le jura, route que je connais "bien" pour avoir bossé à coté en 99. Je suis venu avec un 1100 GSXR, mais j'ai prêté le 400 bandit à un pote. arrivé en bas, on échange de moto, je pars bille en tête avec la ferme intention de poser le genou.
un droit (j'ai un pb avec les droits), j'élargis, je redresse, en face 3 voitures se suivent, je passe entre les 2 premières pour finir sur le bas coté (coup de bol, à cet endroit, il y a un bas coté :) )


tom4

15-11-2016 19:11 
Bronco

C'est un peu pour ça que j'ai pas racheté tout de suite de moto après la BM. Tous les jours, en rentrant du taff, je me disais: encore une journée où tu rentres vivant.

16-11-2016 08:37 
A-Lain

Ah

c'est la vieillesse qui guette là.
Quand on prend conscience du danger c'est qu'on es vieux.

De toutes ces situations, c'est bien l'interfile qui m'ennuie le plus car autant il est facile d'accuser le BAR et son innocence - ignorance - autant le type en interfile qui pousse derrière est lui dans le même état d'esprit de "je suis le meilleur" .
Perso en interfile, je m'en tape d'avoir 10 personnes dernière moi, si je ne le sent pas, je ne le sent pas point. (je suis vieux) et je m'efforce de toujours garder une bonne distance de sécu avec le motard de devant qui va moins vite que moi. (j'aime pas qu'on me pousse donc je ne vais pas pousser hein !)

Mais c'est bien cela, arrivé un certain age, c'est plus la notion de chance qui s'impose sur la notion de maîtrise...

A+

16-11-2016 11:27 
Thor

"la fois où votre ange gardien a fait son boulot correctement"

Tous les jours, comme Bronco : j'habite dans le 93, je travaille dans le 77, je fais A86-A4-A104 le matin et l'inverse le soir.

Le plus courant, c'est en interfile, les voitures qui déboîtent et que tu n'as plus la place de freiner. Sinon une petite route tranquille, arrive un rond point, je penche bien à l'entrée du rond-point mais je sais pas pourquoi, à la sortie ça passe pas. Trop vite, je suppose, et je monte sur le petit terre-plein entre les deux voies de la route où je m'engage. je pousse à mort pour revenir sur ma voie, parce qu'il y a une voiture qui arrive en face, mais trop, et je monte sur le côté droit. La moto finit par s'arrêter dans les graviers en restant à la verticale. J'ai quand même fait une pause avant de repartir, j'avais un peu le coeur en mode tgv.

16-11-2016 11:43 
Aristoto

avec le tps je me dis aussi que je suis un survivant de la route... et moi finalement plus en voiture qu'en moto. Bon faut dire que j'

16-11-2016 12:46 
Aristoto

avec le tps je me dis aussi que je suis un survivant de la route... et moi finalement plus en voiture qu'en moto.

Bon faut dire que j'ai passé le permis moto à 41 ans, un je ne sais quoi qui me retenait (le fait que je savais (inconsciemment et consciemment)que je roulais pas assez prudemment en caisseeeuux). A 35 ans, avt Sarko et les radars, c'était rdvs à Thionville à 11 h00... et départ de Lyon à 7 h 00, 170/180 tout le lonq, appels de phare à tire larigo, plantage de frein dvt des camions qui déboitent... (pas malin du tt, j'en ai encore honte jourd'hui); sinon en contexte WE des Gap Grenoble en se tirant la bourre avec des motards ( moi en golf TDI avec mes 2 minots derrières), idem sur les rtes corses passées en travers... des plaquettes et des pneus qui ne dépassaient pas les 30 000 kms. Du coup j'ai 2 jeunes adultes qui cassent une voiture tous les 6 mois, n'ont plus et presque plus de permis, se contrefichent des limitations de vitesse... (quel con j'ai été, merci encore à ma bonne étoile... que je sollicite bcp moins depuis qq lunes).


V à tous (aux jeunes cons et vieux motards)

16-11-2016 13:06 
Ptit Loup1300

A moto, on est TOUJOURS survivant, c'est un mode de pensée, une conscience salvatrice.
Parce qu'il suffit simplement de perdre l'équilibre, à l'arrêt, pour se faire parfois TRES mal, on n'est qu'en mode survie.

16-11-2016 17:53 
kasskou

Une enfilée de virolos que je connais bien pour les prendre quasi tous les jours, aujourd'hui c'est mouillé alors gaffe quand même, mais à l'entrée des virolos, je ne sais pas encore pourquoi, le cerveau se met sur off, ils sont tellement bons à pleine charge... alors gaaaaazzzz, sauf que c'est mouillé, du coup le deuxième droite je sors trop large, mais alors beaucoup trop large, au point de me retrouver le long du bas côté droit de la voie d'en face! J'ai du avoir à peu près le même regard que la biche quand j'ai vu les phares de la bagnole d'en face, incapable de rien faire sur ma bécane. Heureusement le caisseux à bien réagi, il s'est légèrement déporté comme pour un cycliste. Résultat, le casque qui passe à 3 cm de son aile avant droite, le coeur en arrêt puis en tachycardie, une grosse goutte dans le pantalon et une pause clope de 15 mminutes obligatoire.... pas passé loin la vache!!!! Et si c'était mon ange gardien qui avait pris le volant de la bagnole à ce moment là?

17-11-2016 11:53 
Godzilla

220 km de nuit avec la 400 que je venais d'acheter, avec son phare réglé trop haut que je parvenais pas à régler.
Au début on y va mollo, et puis on se retrouve au bout de vingt minutes à 120-130 sans trop bien y voir, mais après tout elle fait un joli bruit et on est tout seul sur la route...

Heureusement, la lune éclairait un champ sur la droite, j' ai aperçu un mouvement, j'ai instinctivement freiné, et j' ai vu traverser plusieurs marcassins, suivis surtout de leur monstre de mère (la nuit, la femelle était sûrement aussi grosse qu'un éléphant) qui a dû passer à un mètre de ma roue avant.

Alors ensuite, tout vert de trouille, je me suis dit que finalement 65/70 en sixième, c'était bien.pipeau
Et que sans un beau clair de lune, au milieu de nulle part, tout cassé dans un fossé....Avec Razorback pour me tenir compagnie....

17-11-2016 18:21 
Renée

Je suis motarde depuis 44 ans et mon ange gardien a bien veillé sur moi à maintes et maintes reprises. J'ai tout connu et expérimenté ou presque: huile, glace, gravier, pieton qui traverse en courant, pneu avant qui éclate, etc, etc. J'espère qu'il continura encore le relativement peu (?) de temps qui me reste à piloter. Merci mon ange 😇

17-11-2016 20:30 
Renée

Dans la liste des réjouissance il y a aussi la voiture qui fait demi-tour brusquement un jour de pluie sur une ligne droite. Et hop un vol plané dans toute sa splendeur !

17-11-2016 20:33 
dante

Citation
Godzilla
220 km de nuit avec la 400 que je venais d'acheter, avec son phare réglé trop haut que je parvenais pas à régler.
Au début on y va mollo, et puis on se retrouve au bout de vingt minutes à 120-130 sans trop bien y voir, mais après tout elle fait un joli bruit et on est tout seul sur la route...

Heureusement, la lune éclairait un champ sur la droite, j' ai aperçu un mouvement, j'ai instinctivement freiné, et j' ai vu traverser plusieurs marcassins, suivis surtout de leur monstre de mère (la nuit, la femelle était sûrement aussi grosse qu'un éléphant) qui a dû passer à un mètre de ma roue avant.

Alors ensuite, tout vert de trouille, je me suis dit que finalement 65/70 en sixième, c'était bien.pipeau
Et que sans un beau clair de lune, au milieu de nulle part, tout cassé dans un fossé....Avec Razorback pour me tenir compagnie....

ça ça aurait été moche par exemple: mourir dévoré par un sanglier à cause d'un accident de moto !!!

18-11-2016 14:39 
Godzilla

Personne n'aurait cru les pompiers....

18-11-2016 14:53 
getback

Aaah l'époque où pendant un an, par tous les temps, avec une moto qui givre (le ralenti, c'est la main droite), je me tapais Pigalle <-> Porte de Clignancourt <-> Porte d'Italie <-> Athis Mons le tout à un rythme de guerrier (débile) que je serais totalement incapable de tenir aujourd'hui...

A chaque fois que je rentrais chez moi, surtout l'hiver, j'avais l'impression d'avoir survécu aux tranchées.

Ca me manque pas ange

Aujourd'hui la survie c'est différent, c'est devenu: "wouaaahou, j'ai fait 400 bornes de petites routes, et j'ai pas perdu mon permis, ce truc de ouf ! mort"

18-11-2016 15:55 
waboo

Mon ange gardien est comme moi, un peu tête en l'air. Il agit, mais un peu tard.

Bilan, je me fais mal, mais moins que si cela avait été pire.

Enfin, j'me comprends...

20-11-2016 18:02 
cajo

Pas d'ange gardien, de bonne étoile, de fer à chval, de st-christophe, ni de gousse d'ail ...

Et ça va !! V

20-11-2016 18:55 
BIG83

Salut
c'était pas mon jour.

Escorte avec partie sur autoroute.
Rythme ( relativement ) rapide : 160/170.
150 mètres devant, 2 collègues ouvrent.
Je "tire" le convoi qui me colle au Q.

Tout à coup, je vois le 1er collègue faire un léger écart. Oh put. c'est quoi ? Le deuxième y passe juste sur le bord. Ce qui a pour effet de le faire décoller juste devant moi.

Un superbe panneau stop de chantier ( certainement tombé d'un camion )
il vient me heurter entre l'optique et le garde-boue.

Quand je l'ai vu se soulever, je me suis dit : là tu y vas.

J'ai même pas coupé, il a tapé plein fer sur les tubes de fourches. J'ai serré le réservoir et... les fesses. Gros guidonnage, j'ai attendu que le pneu pète. Il n'en a rien été...Je me suis balancé sur la B A U.
( Le convoi se tenant décallé il a pu m'éviter )

La vitesse et le fait qu'il me heurte pleine tranche, l'a repoussé.

Je me suis arrêté. Pendant 2 mn je tremblais comme une feuille. J'ai rejoint la borne pour appeler la sté d'autoroute. Un coup de radio pour dire OK à mes potes....

... J'ai abandonné l'escorte et je suis rentré au pas.. avec mes bouts de carénage qui pendouillaient...

C'était pas mon jour.

PS. Quand je pense que j'aurais pu perdre 4 pts pour non respect de stop
V

21-11-2016 10:20 
kasskou

@BIG83

La vraie question étant : qui pour te verbaliser?

21-11-2016 13:16 
cajo

BIG, tu t'en tires bien ... tant mieux ! clin d'oeil

Tu vas me dire que je suis curieux, mais qu'est-ce qui justifie une escorte à ces vitesses là ... ?
Le mec avait une envie de pisser urgente ??
dingue

21-11-2016 14:11 
dante

Citation
waboo
Mon ange gardien est comme moi, un peu tête en l'air. Il agit, mais un peu tard.

Bilan, je me fais mal, mais moins que si cela avait été pire.

Enfin, j'me comprends...

On doit avoir le même modèle ...

21-11-2016 15:09 
getback

BIG, au final, est ce qu'on peut dire que c'est parce que tu allais vite que tu t'en sors ? ange

T'as eu chaud, t'as eu de la chatte, quand c'est comme ça, c'est resto en amoureux avec ma femme que ça se termine gros bisous

22-11-2016 10:15 
BIG83

Salut
Pas faux. je pense que la vitesse + le fait que le panneau arrive sur la tranche + un gros coup de Q, m'a sauvé.
Après 160 ou 130, je sais pas si ça se passait autrement.

Moi je n'ai pas d'autre explication que " Ca devait se passer comme ça "

>Cajo
Parceque certaines escortes l'exigent.
V

22-11-2016 10:38 
fift

Big, on peut dire que ça n'est pas banal …

Pour ma part, en 15 ans, des frayeurs j'en ai eu deux.

La première, un grand classique : retour de boulot, l'hiver. Il fait noir, il pleut, je suis en interfile sur l'A86, bouchées comme tous les soirs. Les feux des voitures se réverbèrent sur la chaussée et se dédoublent sur ma visière ruisselante. Autant dire que je ne vois pas grand-chose, et que ça doit être à peu près pareil pour les voitures.
Et j'ai froid, l'humidité a commencé à traverser mon blouson. Résultat, je me raidis, je me mets en mode automatique. Heureusement, le rythme est tranquille. De toutes manières, avec ce temps, il n'y a pas de motos pour me pousser au derrière. Les files sont quasiment à l'arrêt, puis commence à réaccélérer gentiment. Merde, un clignotant. J'accélère ou je freine ? La voiture commence à déboiter, pas assez de puissance dans la sevenfifty, trop de risque de ne pas passer, je freine. Fort. Des deux freins. La roue arrière, sur la ligne discontinue, dérape. Commence à partir à droite. Je joue du bassin comme en ski pour maintenir la moto dans l'axe (et sur ces roues) comme je peux, toujours entre deux files de voitures. Put…n, la bagnole ne m'a pas vu et continue son changement de file. J'essaie de viser le trou de souris qui me reste pour passer. Merde, ça passe pas, ça passe pas, ça passe pas !!! Et là, le mec dans la bagnole me voit, reprend sa file en me dégageant le passage juste assez pour qu'on ne emplafonne pas. Je passe.


La seconde fois, c'était madame qui était au guidon, et moi en passager. Elle venait d'avoir son permis, on était parti voir le SBK à MagnyCours. Le soir, on décide d'aller manger sur Nevers. On prend la bécane, on prend une départementale toute droite, déserte. Il fait noir. Dans le sens inverse, un peu plus loin, une voiture arrive, suivie d'une seconde. Tranquille, personne d'autre, pas d'intersection, aucun danger potentiel, on roule à 90-100 km/h. Soudain, je vois 4 phares l'un à côté de l'autre. Je hurle "ah le con, il double !!!". Pas le temps de freiner, madame balance la moto sur le bas côté, on roule sur l'herbe humide juste au moment où la bagnole passe. On réussit à revenir sur la chaussée sans freiner, le bas côté était trop meuble pour tenter quoi que ce soit.

22-11-2016 12:44 
Thor

Elle avait une bonne moto-école, ta femme

24-11-2016 17:31 
fift

Yep.
10 ans de conduite bagnole derrière elle aussi, dans ces cas-là, ça sert clin d'oeil.

Et la moto était pourtant loin d'être "facile" à rouler puisque c'était notre SS 1000.

24-11-2016 22:00 
Galibois

faire de l'enduro avec une SS 1000 ..... avec un big bag à l'arriere .....
madame Fift devait être bien dans sa tête ... avec des nerf d'acier.... et des épaules en béton ...!!!

25-11-2016 10:19 
fift

Et pourquoi tu crois que je l'ai gardée ? ange

Sérieusement, c'est dans ces cas-là qu'on s'aperçoit qu'il est primordial de bien se connaître entre passager et conducteur. On n'a pas eu besoin de se parler (de toutes manières, n'y avais pas le temps), on a agit exactement en phase pour éviter la chute. Si les deux sont bien coordonnés, ce type de mouvement avec une SS est moins physique que quand on est tout seul.
C'est arrivé une autre fois où la situation était inversée (c'est moi qui conduisait) : je m'apprêtais à gérer la sortie de route dans un virage pris de manière optimiste, c'est ma femme qui a appuyé sur son repose-pied intérieur et j'ai accompagné le mouvement, ce qui nous a permis de prendre le virage proprement. C'est passé, c'était beau .

N'empêche qu'arrivés à Nevers, on n'était pas fiers et on avait les jambes tremblantes …
Après le resto, c'est moi qui ai ramené la bécane, ma femme en était incapable.

25-11-2016 10:28 
BIG83

Salut

Citation
Après le resto, c'est moi qui ai ramené la bécane, ma femme en était incapable.
y'a rien de pire qu'une femme qui boit.....


.... plus que son homme
V

25-11-2016 12:47 
Dany

Hé oui... Comment se fait-il, malgré tout ça, que l'on veuille toujours rouler en moto ? Comme vous, bien des fois, après avoir coupé le contact, je me suis dit : "Je suis arrivé vivant..." Je me compare alors "modestement" à un pilote d'avion de guerre qui a terminé sa mission sain et sauf !...

Si on continue de rouler en moto malgré tous les risques, c'est qu'il doit exister chez l'homme un besoin d'héroïsme. Dans la vie, on a besoin de sécurité mais aussi, besoin d'héroïsme afin de se surpasser. Notre petit confort et nos vies si bien réglées ne suffisent pas à notre bonheur... En temps de paix (relative) la moto est, par excellence, un moyen d'exercer son courage et l'envie de se dépasser...

26-11-2016 11:51 
fift

Citation
BIG83
Salut
Citation
Après le resto, c'est moi qui ai ramené la bécane, ma femme en était incapable.
y'a rien de pire qu'une femme qui boit.....


.... plus que son homme
V

Sur le coup, c'est pas faux … mais en l'occurence, pas le soir en question .

26-11-2016 17:31 
 

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