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Essai Suzuki address

Il y a la moto et puis il y a le scooter pour une utilisation purement urbaine. On cherche alors la petite machine pas chère, pratique avec tout de même un peu de patate pour faire un peu de péri-urbain ponctuel et donc un 125 cm3. Mais petit et pas cher ne veut pas dire pour autant être obligé de se rabattre sur une marque inconnue avec un réseau de concessionnaire réduit. Les constructeurs majeurs ont d'ailleurs vu le marché et développé une offre spécifique avec des modèles sous la barre psychologique des 2000 euros. Suzuki a ainsi lancé dans ce mouvement l'Address, un petit scooter 125. Idéal pour la ville et à la hauteur de son prix ? Essai au quotidien...

Face avant

Découverte

Petit, compact, élégant.... L'Address est plus proche d'un 50cm3 au niveau gabarit, ce que confirme d'ailleurs son poids sous les 100 kilos, à 97 kilos : un poids plume ! Rien ne vient rappeler qu'il s'agit bien d'un 125 cm3 ou plus exactement un 113 cm3. La calandre fine et l'allure globale est presque italienne y compris avec cette large cravate sur la proue encadrée par les deux énormes clignotants.

Suzuki Address de coté

Le plancher plat même rappelle les scooters italiens. Il offre une large place pour les pieds et permet d'y loger un bon sac pour le transport.

Pour autant, la selle est bien double et longue pour accueillir conducteur et passager. Le tout se termine par un feu fin et élégant à l'arrière.

Feu arrière Suzuki Address

On notera le frein parking, disponible via un ergot sur le levier gauche. Il est exceptionnel de disposer d'un frein parking sur un 125, dont le système apparait ici tout simple en utilisant "simplement" le levier de frein lui-même. Il est surtout très efficace et permet de se garer en pente, même sur la béquille latérale.

Frein parking grâce à un ergot sur le levier gauche

La finition est au rendez-vous, depuis la qualité des plastiques, jusqu'aux petits clignotants goutte d'eau à l'arrière ou les commodos. On est vraiment à un niveau de finition auquel nous ont habitué les japonais et c'est appréciable, surtout dans cette catégorie de prix.

En selle

Avec une selle à seulement 755mm, le pilote d'1,60m trouve sa place à bord, avec des pieds bien à plat. Le guidon tombe naturellement sous les mains avec une position agréable et instinctive tandis que les pieds se lèvent à peine pour se reposer sur le plancher. Deux vide-poches encadrent l'axe de direction et permettent de déposer des menues babioles; mais ouverts, on les réservera à ce qui ne craint pas la pluie. Pour autant, il peuvent accueillir une petite bouteille d'eau ou une canette.

Vide-poches de respectivement 600 et 500 ml

Prix oblige, le compteur est réduit à sa plus simple expression avec un compteur de vitesse intégrant un simple totalisateur. Pas de trip partiel, mais une jauge à essence assez précise... On trouve ensuite les témoins obligatoires de changement de direction ainsi qu'un témoin moteur et d'huile.

Compteur avec totalisateur et jauge à essence

Contact

Main sur la poignée de frein, béquille latérale repliée (sécurité oblige) le petit mono 4 temps de 113 cm3 s'ébroue doucement. Le deux-roues réagit instantanément à la sollicitation des gaz et s'élance doucement, aidé par une transmission à variation continue CVT vraiment agréable.

En ville

Un vélo. On retrouve souvent cette expression pour souligner la maniabilité. Avec son petit gabarit, l'Address se faufile dans le moindre tour de souris. Les interfiles sont donc naturellement particulièrement aisés mais plus encore, il est possible de se faufiler à 90° entre les voitures avec un guidon et un rayon de braquage très court. Les pieds à plat pour rattraper une manœuvre lente, toute manœuvre est légère et sans effort. Un peut coup de gaz et ça repart pour sortir avec élégance et facilite du flot de la circulation. Les accélérations ne sont pas dantesques et on sent la limite des xx poneys, mais c'est fluide et agréable et largement suffisant en ville. Il est toujours utile de rappeler qu'avec un ordinateur de bord temps, la vitesse moyenne en ville est de 30 km/h en moyenne et la puissance de l'Address est plus que largement suffisante pour s'échapper de toutes les situations.

Suzuki Address sur route

Autoroute

L'Address s'élance gentiment sur autoroute pour atteindre naturellement les 90km/h. Bien lancé et avec un peu de vent aidant sur une ligne droite en sensible déclinaison, il est même possible d'aller chercher un petit 110 km/h. Comme quoi le moulin est somme toute volontaire. Mais dès que la ligne droite se transforme en faux plat, la vitesse retombe à 90km/h, voire 80km/h en cas de montée un peu plus forte. On est ici un peu limite pour envisager des longs parcours autoroutiers mais dans la limite de petits trajets peri-urbains, entre un Paris et un aéroport' cela reste encore envisageable ponctuellement d'autant plus qu'il offre une excellente stabilité à sa vitesse maximale, surtout eu égard à son gabarit qui pouvait faire craindre le pire.

Essai Suzuki Address

Départementales

L'Address se trouve naturellement plus à son aise une fois revenu sur un parcours moins rapide et moins susceptibles de se voir doubler par des camions. La maniabilité est au rendez-vous et on peut improviser totalement l'enchaînement des virolos tellement le scooter se manie avec aisance. En fait, la maîtrise repose plus sur le gaz en grand, tout le temps, afin de ne pas obliger le moulin à déccélérer pour réaccélérer, sachant qu'il lui faut toujours un peu de temps pour retrouver toute son allonge.

Suzuki Address sur départementale

Confort/Duo

On trouve tout de suite sa place et ses aises sur le scooter, aussi bien en solo qu'en duo. La selle est confortable et les suspensions encore plus, permettant de bien gommer les défauts de la chaussée et d'absorber avec aisance les gendarmes couchés. Un sans faute donc qui le place parmi les scooters les plus confortables sans pour autant pomper ni comportement instable.

Double selle confortable Suzuki Address

Freinage

Avec un simple disque à l'avant, on pourrait penser que le freinage est limité mais il n'en est rien. Au contraire, le freinage est largement à la hauteur des vélléités du scooter, offrant feeling, effacité et endurance au quotidien. Mieux, en prenant vraiment les deux leviers, il est possible de s'arrêter très court mais sans violence, offrant ainsi également une facilité de prise en main tout à fait dosable.

Simple frein à disque à l'avant

Pratique

Les deux vide-poche d'un demi-litre chacun à l'avant offrent un peu de place, mais la praticité repose essentiellement sur le plancher plat qui permet d'embarquer un gros sac, d'autant plus avec l'aide du crochet.

Le coffre sous la selle offre 20,6 litres, soit juste la possibilité de placer un jet et un pantalon de pluie, voire un petit intégral. Par contre, un gros modulable ne rentre pas ou plus exactement rentre mais ne permet pas de fermer la selle.

Un coffre de 20,6 litres pour un petit intégral

Place pour mettre un petit intégral mais pas un modulable

De nombreux scooters 125 offrent uniquement une béquille latérale. L'Address propose à la fois une latérale et une béquille centrale. Léger, on a à peine à appuyer sur la béquille pour monter le scooter en toute facilité.

On retient une nouvelle fois, l'ingénieux frein parking, dont très peu de scooters 125 disposent.

Consommation

Suzuki annonce une autonomie de 250 kilomètres avec une consommation minimale de 2,04 l/100 km (mesures officielles WMTC). Dans la réalité, on titille un peu la poignée avec beaucoup de départ arrêtés en ville avec une conso plus proche de 2,3 l/100 km. Du coup, l'Address passe sur réserve au bout de 160 km, autorisant plutôt une autonomie de 200 km en fonction de la conduite avec son réservoir de 5,2 litres. C'est juste qu'à partir de 170 kilomètre, la jauge est dans le rouge en-dessous de la partie "réserve" et donne l'impression qu'il ne reste plus de marge alors qu'il reste encore une bonne trentaine de kilomètres d'autonomie.

Conclusion

L'Address est une bonne surprise, surtout en rapport avec son petit prix, presque imbattable. Car forcément, le concept existe également chez Yamaha avec le D'elight ou encore chez Piaggio avec le Fly. Au final, à prestations quasi égales, le look sera le facteur clef du choix à moins que ce ne soit l'accueil et la qualité du concessionnaire qui fera l'offre.

Points forts

  • agilité, légèreté
  • freinage
  • confort
  • consommation

Points faibles

  • vitesse de pointe limitée pour un 125

La fiche technique du Suzuki Address