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Histoire de motard: ma saison de WERC : Lédenon

12-13-14-15 mai 2011

En route

Ce jeudi 12 mai 2011, je termine le chargement du camion, prêté par SBR Menuiserie, et je me prépare à faire la route seul, car mon mécanicien Christophe a eu une crise d’appendicite en début de semaine. Le trajet s’annonce long pour se rendre au circuit de Lédenon, près de Nîmes. Et en plus, sur le chemin, j’ai gagné le droit de faire tout le tour de Lyon pour cause de travaux dans le tunnel de Fourvière.

WERC à Lédenon

Arrivée à Lédenon

DidierJ’arrive vers 3 heures du matin au circuit de Lédenon. Je me gare en vrac sur l’emplacement pré-réservé par Stéphane qui fait partie du Staff de Motors Events, et je m’allonge sur la banquette avant du véhicule afin de me reposer un peu.

Au petit matin, je me réveille sous un soleil radieux. Il fait une chaleur estivale. Je commence à déballer les affaires du camion, quand arrive Didier (alias DCD), un repairien, venu me donner un coup de main pour le week-end, grâce au post sur le forum du site.

On finit d’installer le barnum et les fanions du Repaire des Motards, puis je me dirige vers le camion de l’organisateur des WERC (Motors Events) pour réserver les sessions de roulages d’entraînement. Je me suis inscrit aux sessions de 13h55 et 17h15, car j’ai mal dormi. Didier s’adonne au découpage des autocollants du numéro pendant que je me prépare.

WERC à Lédenon

Le circuit

Voilà, il est l’heure de poser mes roues sur ce fameux parcours, et de découvrir le triple gauche ainsi que le fer à cheval. Moi qui pensait avoir tout vu lors des WERC à Pau, "Ben que ni ni", là c’est pire. La plupart des virages sont en aveugle. Par exemple, on trouve une ligne droite en montée, suivie d’une bosse et d’un virage légèrement en dévers sur la gauche. Et la grande descente après la légère bosse est pas mal, aussi. Bref, encore un vrai grand huit qu’il va falloir apprendre assez rapidement.

WERC à Lédenon

Au bout de mon troisième tour, j’essaye de suivre la trajectoire d’un des pilotes concurrents, et là c’est le drame… Je me fais surprendre par le virage et je me loupe littéralement sur le freinage. Je termine mon tour de piste tout droit dans le bac à gravier… Je me dis "Ce n’est pas grave, reste sur tes roues, freine bien de l’arrière, et ça va le faire". Et ben non, le bac est tellement profond, que l’on s’enfonce directement. Du coup ma roue avant plonge, et moi avec. Voilà, j’suis baptisé. Ça c’est fait !

WERC à Lédenon

Maintenant il va falloir réussir à remettre le R1 sur ses roues et à en ressortir de ce bac de m… à gravier. Encouragé par les bons conseils hurlés par le commissaire de piste, j’arrive à reprendre la piste pour finir la session. Un petit coup de nettoyage sur la moto par les doigts de fées de Didier (dixit ses courtisanes), et c’est reparti pour la validation du contrôle technique, et la seconde séance d’essais. Après le briefing pour le déroulement du week-end, rien de tel pour se remettre de ses émotions de la journée que le petit Punch de l’organisateur, avec la remise du t-shirt offert par l’un de sponsors des 2 motos du team Motors Events engagées au championnat du monde d’endurance.

WERC à Lédenon

Prêt pour les séances de qualif

En ce samedi, après quelques modifications de réglage de l’amortisseur arrière, je suis paré pour ma première séance qualificative. Je réussis à descendre en dessous des deux minutes. Mais rien à faire, j’arrive difficilement à inscrire la moto dans les virages. A l’issue de la séance, je vais prendre quelques conseils, afin de régler au mieux la suspension. Et je repars pour la seconde séance. A la fin de celle-ci, le couperet tombe, mon ressort est trop dur. La pluie, de faible intensité, fait son apparition par intermittence, mais rien d’inquiétant pour l’état de la piste.

Vitesse... jusqu'à 1h du matin

Du coup pour la course de vitesse on va tenter de minimiser l’effet, en essayant de compenser par l’hydraulique. Les feux verts s’allument et c’est parti pour 17 tours. J’essaye de suivre, mais rien n’y fait. En plus des problèmes de suspensions, il y a le moteur qui fait des siennes. L’aguille du compteur vacille entre 9 milles et 8 milles tours/minutes, comme si j’étais en rupteur. Je passe le drapeau à damier à la 36ième place des 40 partants. Dans la soirée, Yamaha Racing invite tous les pilotes, avec leur moto de la marque, à poser pour la photo de famille.

WERC à Lédenon

Après la séance de pose, on s’attelle, avec Didier, à démonter le réservoir et à nettoyer la pompe à essence. Cette opération finira à 1h du matin à cause du joint qui se repositionne mal et une vis récalcitrante.

Endurance

Dimanche matin, on découvre avec stupeur l’état du campement. Le Mistral s’étant levé dans la nuit, il a redoublé d’intensité au matin, et a complètement détruit le barnum, en arrachant les toiles et en pliant les mats. (Snifff…)

WERC à Lédenon

Heureusement, on venait juste de finir de préparer la moto et de changer la roue arrière en passant le pneu en 190. Etant donné que nous ne sommes que deux, on se rapproche de l’équipage de Ludovic Bernard pour planifier le ravitaillement pendant la course d’endurance. On définit que lui rentre au bout de 19 minutes de course et moi au bout du 10ième tour. On empruntera le derrick de Motors Events car le notre fait des dépôts de rouilles dans la cuve. (Re-snifff…).

WERC à LédenonLes feux passent au vert et c’est parti pour une heure de course. Je pensais que le fait d’avoir nettoyé la pompe, ferait mieux tourner le moteur, perdu, l’aiguille vacille toujours entre les 9 milles et 8 milles tours/minutes. Enfin le 10ième arrive, et je m’apprête à rentrer aux stands. Je suis étonné de voir Ludovic. Ouf, il part juste au moment où j’arrive. En fait, il n’a pas attendu qu’on lui indique de rentrer, et du coup cela s’est joué de peu. Mais l’équipe a bien géré. Surtout que j’ai eu l’honneur de me faire béquiller ma moto par le pilote Frédérique Chaplain qui est dans le top 5 au trophée de France Roadster Cup.

Je repars, et là, la moto roule mieux. Je n’ai plus de problème moteur. A mon avis je dois avoir un problème de mise à l’air du réservoir. Bref, j’arrive à tourner en 1 minutes 50 secondes malgré mes soucis de suspensions, et je termine cette course à la 33ième place, sur les 40 inscrits.

Sur le chemin du retour, j’ai eu la chance de discuter vers 1 heure du matin avec trois confrères du magazine Moto Journal, qui revenaient d’Italie.

Un grand merci à Didier pour son aide de dernière minute et le prêt de son ordinateur portable, ainsi qu’à mes sponsors et partenaires : le Repaire des motards, SBR Menuiserie, NGK Spark Plugs, Leader Bikes, Emprinte.

Je vous donne rendez-vous à la prochaine course WERC, de la Promotion Cup 1000, au circuit de Dijon-Prénois les 17,18 et 19 juin 2011.

Avec le plaisir, je l’espère, de vous accueillir sous un nouveau barnum, si jamais un nouveau partenaire venait à se manifester afin que l’aventure puisse continuer dans de bonnes conditions pour les 3 prochaines courses du championnat.

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