Essai sportive QJMOTOR SRK 421 RR
On dit que…
Quatre cylindres en ligne de 421 cm3, 77,5 ch et 38 Nm, compatible A2, 185 kg avec les pleins, 5.999 euros
Alors que le marché moto semble aujourd'hui dominé par les trails et les roadsters polyvalents, les sportives de moyenne cylindrée apparaissent de plus en plus rares. Dans ce contexte, la QJMotor SRK 421 RR, désormais commercialisée sur plusieurs marchés sous l'appellation SRK 450 RR, fait figure d'exception. Avec son moteur quatre-cylindres à haut régime, son équipement ambitieux et son design affirmé, elle s'adresse à une catégorie de passionnés que de nombreux constructeurs ont progressivement délaissée.
Au cœur du projet se trouve un bloc quatre-cylindres en ligne de 421 cm³ à 16 soupapes. Cette mécanique développe 77 chevaux à 14 000 tr/min et un couple maximal de 39 Nm à 13 000 tr/min, des valeurs qui la placent parmi les références de sa catégorie. QJMotor propose également des déclinaisons de cylindrée inférieure sur certains marchés.
Sur le plan stylistique, la SRK 421 RR adopte une identité visuelle moderne et distinctive. Son dessin s'inspire largement du concept SRK Ten78 RC dévoilé par le constructeur en 2023. La partie avant se caractérise notamment par une face agressive et un nez particulièrement avancé, intégrant un système d'éclairage dissimulé derrière une ouverture étroite. Cette signature visuelle résulte du travail d'Adrian Morton, ancien responsable du design chez MV Agusta, qui a participé à son développement au sein du studio italien C-Creative. L'ensemble se distingue des standards habituels du segment et affirme une personnalité propre.

Au-delà de son apparence, la sportive chinoise mise sur une mécanique sophistiquée. Son moteur présente des caractéristiques proches de celui équipant la Kawasaki Ninja ZX-4RR. Les deux modèles affichent d'ailleurs une puissance identique de 77 chevaux ainsi qu'un couple maximal de 39 Nm. La différence principale réside dans une course légèrement plus importante sur la QJMotor, tandis que la sportive japonaise atteint sa puissance maximale à un régime légèrement supérieur.
Le constructeur met également en avant le recours à de nombreux fournisseurs reconnus dans l'industrie motocycliste. Parmi les composants internes figurent notamment des disques d'embrayage FCC, des roulements NTN, des segments de piston RIK et des coussinets de vilebrequin Daido. La mécanique bénéficie également de solutions techniques plus avancées, telles que des poussoirs traités DLC, des cylindres dotés d'un revêtement céramique électrodéposé ou encore des arbres à cames forgés. Des choix qui témoignent d'une volonté de proposer un produit techniquement abouti plutôt qu'une simple alternative à bas coût.
La partie-cycle adopte également une approche originale. Contrairement aux sportives quatre-cylindres de moyenne cylindrée des décennies précédentes, qui privilégiaient généralement les cadres périmétriques en aluminium, la SRK 421 RR repose sur un cadre treillis en acier associé à une boucle arrière en aluminium. Cette architecture rappelle certaines productions européennes, notamment celles de MV Agusta.

Les suspensions font appel à une fourche inversée entièrement réglable ainsi qu'à un amortisseur arrière fourni par Marzocchi. Le freinage est confié à Brembo avec deux disques avant de 300 mm pincés par des étriers radiaux à quatre pistons, complétés par un disque arrière de 240 mm. L'ensemble est assisté par un système ABS à deux canaux. Avec un empattement contenu à 1 385 mm et un amortisseur de direction Marzocchi monté de série, la moto promet un comportement dynamique à la fois vif et stable.
Affichant 185 kg tous pleins faits, la SRK 421 RR se situe dans des valeurs comparables à celles de sa principale concurrente japonaise. Son réservoir de 16 litres favorise une autonomie confortable, tandis que la hauteur de selle de 800 mm permet de rester accessible à un large éventail de pilotes.
L'équipement électronique complète cette fiche technique ambitieuse. Un écran TFT couleur de sept pouces centralise les informations de conduite et intègre la connectivité smartphone ainsi que la navigation. Deux modes de pilotage, Normal et Sport, permettent d'adapter la réponse de l'accélérateur ainsi que le niveau d'interaction du contrôle de traction et de l'ABS.
La QJMotor SKR 421 RR a-t-elle toutes les qualités pour remettre en lumière cette catégorie délaissée par les constructeurs et les motards ? Essai




Commentaires
Jacky le kéké s'est mis à la moto ?
26-06-2026 10:551° Virez-moi ces horribles feux DRL.
2° Enlevez ces ailerons ridicules.
3° ...